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 before all of this, what did i miss ? costings.

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AND YOU SAID YOU ARE
U N C O N S O L A B L E

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{ CONCRETE WALL }
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MessageSujet: before all of this, what did i miss ? costings.   Dim 17 Jan - 14:17


I wanna burn this film, You alone with those pills,
What you couldn't do I will. I forgive you, I'll forgive you.
For blue, blue skies.

@strays don't sleep

Regarder en face, dans le vide. Il ne fait que cela, depuis qu'il est éveillé. Pas un sourire, ni une expression à demi-humaine n'a traversé son visage. Il reste silencieux, et de temps en temps, il regarde ce qui se passe autour de lui. Les infirmières et infirmiers qui s'agitent, qui triturent des boutons, changent des aiguilles, versent des produits dans ses veines. Il reste apaisé, encore assommé par les sédatifs qui peinent à évacuer de son système. Il se sent comme ailleurs. Est-ce que tout cela est bien réel ? Ou est-ce encore un tour que lui joue son esprit ? Parce que, en voilà un détail qu'ils ne mentionnent pas sur la brochure, en essayant de vous vendre le coma. Le coma n'a rien de paisible, il n'a rien eu de calme et silencieux, pour Sam Costello. Il y a eu les phases de déconnexion complète oui, mais d'autres aussi, bien plus vicieuses. Comme la sensation d'être enfermé dans son corps. Entendre de vagues voix pour l'entourer, sa voix à elle en particulier. Sentir que quelqu'un rôde autour, sans pouvoir ouvrir les yeux, ou agiter un peu les doigts pour faire comprendre qu'il était là oui, endormi, mais là. Puis, outre la douleur psychologique, il y a eu celle qui tordait tout son corps. La souffrance dans ses os, ses muscles. Pour respirer, quand on le bougeait, rien qu'un peu. Une souffrance qu'il ne pouvait pas déclarer à cause de son état, mais qui était bien là. Ou bien, tout cela n'était que le fruit de son imagination ? Même éveillé, il a du mal à différencier le vrai du faux. À écarter ce qui s'est réellement passé de la grosse masse d'informations dans sa tête. Il n'y a qu'une seule constante, quelque chose de bien concret dont il est convaincu. Liv. Liv était là, plusieurs fois. Il a entendu sa voix, ses sanglots parfois. Il aurait voulu se relever, la rassurer. Mais tout ce qu'il a fait, c'est demeurer inerte, présent physiquement mais totalement absent à la fois. Liv. Liv, leur enfant. Il a envie d'éclater en larmes rien que d'y songer. Liv, il a abandonné Liv, alors qu'il lui avait promis d'être là. Il se sent ridicule, et stupide, et bien des choses. Mais une fois de plus, rien ne transparaît sur son visage. Ça viendra. Avec un peu de temps. Il en aura besoin, de ce fameux temps, oui. Pour oublier, se reconstruire, redevenir celui qu'il était avant l'accident. Faire son deuil, même s'il n'en a pas encore conscience. Et ils seront là pour lui, pas vrai ? Liv, leur gosse, les Costello, Warren, ses collègues, leurs amis. Ils seront là, n'est-ce pas ? Sam est nerveux. Il est nerveux, parce qu'il attend. Il l'attend elle. Il appréhende de la revoir, et ses doigts s'entortillent dans les draps blancs. Il a peur que son regard ait changé. Que tout ait changé en son absence. Combien de temps est-il parti ? Il n'en a pas vraiment conscience, et ça aussi, ça l'inquiète. Il a dû en louper des choses. Plus qu'il ne peut l'imaginer. Comment vont-ils tous ? Encore une réponse qui lui manque, pour des dizaines d'autres questions qui s’accumulent dans sa tête. La porte de sa chambre s'ouvre, il se redresse comme il peut dans son lit d'hôpital. Elle est là, et il aimerait tant se lever. Venir la serrer dans ses bras, s'excuser, l'embrasser et lui dire qu'il ne la quittera plus jamais. Mais il ne fait rien. Parce qu'il se sent encore un peu engourdi. Parce qu'il ne sait pas comment il doit se comporter. « Liv ? » Sa voix est faiblarde, un peu rauque. Différente de celle, enjouée, qu'il laissait échapper avant. Son regard glisse sur elle. Sur cette silhouette, différente de celle qu'il a quittée. Le ventre, où est le ventre ? Elle a accouché ? Il faut croire, mais l'équation ne se fait pas encore dans l'esprit de Costello. « I'm back, Riggins. » Minable tentative d'humour. Il a un rire nerveux, et sa lèvre inférieure se met à trembler. Le rire devient sanglot, et ses yeux rougissent. Les voilà, les premières larmes. I'm so sorry, Liv.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Dim 17 Jan - 22:30


Pick it up, pick it all up. And start again.
You've got a second chance, you could go home.
@daughter

La jeune femme transverse le hall de l'hôpital avec un sentiment étrange. Les gens autour d'elle ne sont qu'à demi visibles, un sifflement persiste dans ses oreilles, elle regarde le sol vaciller sous ses pieds. Elle s'est habituée à ce sinistre sol, à cette odeur, à ses bruits de machine. Un peu trop. Mais aujourd'hui, c'est la dernière fois qu'elle traverse cet hôpital avec la peur au ventre, du moins, elle l'espère. He's coming home. Même si elle ne peut pas s'empêcher de jouer avec ses doigts par grande nervosité, elle accélère le pas. Elle ne veut pas perdre plus de temps, elle ne veut pas prolonger cet enfer. Oui, depuis plusieurs semaines elle vit un cauchemar. Depuis l'accident, elle est là, sans être là. Elle est présente physiquement, pour Mattie. Tandis que son esprit, lui, n'est qu'une projection astrale, à la recherche de Sam, coincé quelque part. Elle dort peu et mal. Étrangement ceci n'est pas la faute à son nouveau né et ses premières nuits. À vrai dire, il est d'un calme presque effrayant. Mais les bébés calment, ça existe. Elle s'en est assurée. Ce n'est donc pas de sa faute, ni celle de personne. Si elle ne dort plus c'est parce qu'elle n'y arrive pas. Elle fixe l'autre côté du lit toute la nuit, elle rafraîchit ses appels manqués, par sécurité. Elle ne mange plus vraiment non plus. Le nécessaire, bien entendu, pour l'allaitement, mais elle n'y prend plus de plaisir comme avant. Au-delà cette idée sombre. Au-delà du cauchemar, Liv est heureuse. C'est ce qui rend cette situation si complexe. Comment un petit être peut apporter tant de beaux moments ? C'est d'ailleurs pour lui qu'elle reste forte, qu'elle ne flanche pas, pour eux, Sam y compris. Mattie est d'ailleurs tout ce qui le raccroche à lui. Il est si merveilleux, Sam, si tu pouvais voir ça. Il a tes yeux et ton sourire aussi. Parfois, elle dort à ses côtés et c'est dans ces moments-là qu'elle dort le mieux. Dans tous ce chaos, il lui apporte la paix. Mattie c'est le résultat d'une équation bancale, la victime d'épisodes dramatiques, mais c'est avant tout le nouvel amour de sa vie. Ça surprend encore. Elle ne s'est jamais vue comme quelqu'un de potentiellement maternelle. Bien qu'elle est toujours été à l'aise avec les enfants, mais ça restait ceux des autres et c'était mieux ainsi. Liv elle avait bien trop peur d'être embarqué dans ce genre d'histoires, trop de responsabilités et pas de droit à l'erreur. On ne peut pas se permettre d'être maladroit ou d'avoir la tête ailleurs avec un enfant. Une minute d'inattention et c'est la catastrophe. Seulement elle, elle excelle dans ces domaines. Aujourd'hui cependant, c'est différent. Peut être parce qu'on ne lui a pas donné le choix non plus et qu'elle est pour le moment son seul pilier. Enfin elle n'est pas vraiment seule, fort heureusement, ils étaient là. Les parents de Sam, sa famille, leurs amis. Puis Mattie ne complique pas les choses que ça, il est si calme et si joyeux. Et c'est pourquoi elle ne peut pas se permettre de briser ça. Il ne mérite pas d'être la victime de circonstances atténuantes. Elle se demande parfois s'il comprend ce qui se passe. Il faut dire qu'elle lui parle souvent. De son père principalement, mais aussi de l'océan, ce qui l'apaisait enfant. Étrangement elle ne parle de Sam qu'avec lui. Peut être parce qu'il ne risque pas d'engendrer un débat. Elle n'aime pas en parler, échanger avec d'autres à ce sujet. Elle préfère ressasser le passé avec Mattie. Elle sanglote aussi quelquefois. Mais seulement quand Mattie dort ou encore au chevet de Sam. Disons qu'avec eux, elle peut se le permettre. Elle aurait tant aimé que les choses se déroulent autrement. Elle aimerait cesser de vivre dans la peur. Mais ça ne s'arrêtera jamais, pas vrai ? Maintenant que Sam a tant d'importance et que Mattie fait partie de ce monde, elle aura constamment peur pour eux. C'est donc ça être parent ? Et c'est donc ça l'amour ? Si seulement elle pouvait en connaître les bons côtés. Puisque pour le moment, quand elle pense à lui, elle pense à son corps, inanimé, sur un lit d'hôpital. Liv passe enfin le pas de la porte. À peine entrée, Sam regarde la jeune femme. Il a les yeux ouverts. Il est de nouveau là. « Liv ? » Son nom résonne comme une douce mélodie. Ses yeux brillent et les siens aussi. « I'm back Rig... » Elle ne l'écoute plus vraiment, la faute aux bruits assourdissants que son cœur fait contre sa poitrine. Elle se dirige vers lui, enroulant ses bras autour de son coup, délicatement mais solidement à la fois. Elle ne voudrait vraiment pas lui faire mal mais pour être honnête, elle est au-dessus de ça. Elle a juste besoin de ça. Pas des besoins que les autres inventent pour elle, non. Elle a réellement besoin de lui, de ça, maintenant. Les larmes se suivent et roulent le long de ses joues. Une de ses mains tremblantes vient se placer à l'arrière de sa tête. Elle chuchote quelques mots proche de son oreille. « Don't ever leave me… leave us. » Une requête on ne peut moins claire. Liv est allongé à moitié sur Sam. C'est pourquoi elle se détache un instant de lui, pour vérifier qu'elle ne l'ait pas trop malmené dans son élan de folie. Ses mains glissent le long de son visage, un peu humide. Elle n'avait jamais vu Sam dans cet état. Sans plus tarder, elle avance son visage du sien pour un baiser, presser ses lèvres contre les siennes, comme avant tout ça. Peut importe si le gout salé des larmes s'invite lui aussi. Au fond, n'est-ce pas ce dont ils ont besoin ? Son front vient ensuite se poser contre le sien. « Tu m’as tellement manqué Sam.. » Elle ne pensait jamais avoir à dire cela et pourtant, regardez la. Maybe the worst part is, it’s true. She missed him like crazy.

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EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.
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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Sam 23 Jan - 21:16


When did I become so numb? When did I lose myself?
All the words that leave my tongue Feel like they came from someone else
I'm paralyzed, Where are my feelings? I no longer feel things, I know I should.

@nf

Ça ne faisait pas partie du plan. Rien de cela ne faisait partie du plan. Ni les jours dans le coma. Ni l'accident. Ni son absence à l'accouchement de sa petite-amie. Sam, des fois, il lui était arrivé de croire qu'on puisse programmer la vie. On lui avait très tôt montré que non, et aujourd'hui encore, il s'en rend compte. Parce qu'elle est là, sur le pas de sa porte, avec des yeux que les larmes de soulagement bordent. Parce que lui, il est dans ce lit, sous un drap trop blanc. Il pue l'antiseptique, les hématomes fleurissent sur sa peau, de petits tuyaux courent le long de son bras pour plonger dans ses veines. C'était pas prévu, qu'il disparaisse de la circulation. Encore moins après lui avoir promis d'être là, toujours. Il ne sait plus ce qu'il sent, ou même comment est-ce qu'il est censé ressentir les choses. Doit-il être reconnaissant, d'être en vie ? Doit-il ressentir de la culpabilité, d'avoir dormi si longtemps ? C'est brouillon, confus, ça se mélange. Such a mess, again. Un bordel qu'elle avait clarifié ces derniers temps par sa simple présence. Ses petits sourires en coin, et sa manière d'arracher la couette en plein milieu de la nuit. Tout ce qui n'allait plus – ou presque – elle l'a remis dans l'ordre, sans même en faire exprès, parfois. Et le voilà, le glorieux destin, comme un arbre abattu en travers d'une route, inopinément. Costello a foncé dedans, sans avoir le temps de freiner. Et à cause de ça, à cause de lui, il a l'impression que c'est retour à la case départ. Mais pas vraiment, n'est-ce pas ? Les choses ont évolué. Bien plus qu'il ne peut s'en rendre compte encore. Mais ça viendra, avec le temps, la culpabilité. Elle est son retour à la réalité. Une étreinte douloureuse et apaisante à la fois. Elle tire sur les petits fils, elle appuie sur ses bleus ou ses côtes endolories. Il n'y prête même pas attention, il referme ses bras sur elle, dans une force qu'il ne se connaissait plus. « Don't ever leave me… leave us. » Il hoche un peu la tête, en la gardant contre elle. Il aimerait lui promettre. Mais le destin lui a encore montré que rien n'est acquis. Tout peut arriver, le meilleur, comme le pire. Peut-être que c'était pour lui prouver que les promesses ne sont pas faites pour lui. Qu'il n'est pas de ceux qui doivent ou peuvent en faire. Elle s'arrache un peu à lui. Il s'efforce de soutenir son regard du sien, rougi, fatigué. You need to be brave now. She needs you. Your son needs you. Stop crying, and you'll be just fine, right ? Et si c'était si simple. Il n'y est pas encore, mais il apprendra à ses dépends que rien ne sera plus aussi simple, désormais. Un baisé au goût salé. Il ne demande rien de tel que de sentir ses lèvres contre les siennes. Le contact est presque trop court, mais suffisant. Elle est là. Elle est là, et elle ne baissera pas les bras, pas vrai ? Il aime se rassurer à cette pensée. Leur proximité a quelque chose de rassurant, il ne demande rien de mieux que ça. Elle, eux deux contre le monde, comme avant. « Tu m’as tellement manqué Sam.. » Il hoche un peu la tête, une fois de plus. Il ne sait pas quoi dire, alors il reprend sur ce qui lui paraît le plus légitime. Des excuses. « Je suis tellement désolé, Liv. » Il secoue la tête, il détourne le regard pour observer le jour, entre les deux rideaux de la grande fenêtre. Liv. Focus on her. She's the one that keeps you from drowning. Il fait l'effort, pour la regarder en face, essayant d'être moins fuyant que précédemment. Mais il se sent coupable, pour tellement de choses. « J'ai loupé tellement de choses... J'avais promis d'être là, je suis tellement désolé, Liv... » Il se répète, il n'en a qu'à moitié conscience. Il avait promis, oui. D'être celui qui lui tiendrait la main au moment de l'accouchement. Qu'il couperait le cordon. Qu'ils quitteraient tous les trois l'hôpital, pour aller chez eux. Pas à l'appartement, non, mais bien dans cette maison qu'il retape depuis quelques temps maintenant. La maison. Autre détail auquel il ne préfère pas penser. Il s'efforce de retrouver le sourire, pour la regarder, même si tout cela est faible et maladroit. « Alors, on a un fils, ou une fille ? » Il serait peut-être tant de s'en inquiéter. Pas qu'il ait une préférence, non. Mais il est père désormais, et elle est mère. Ils sont parents, et l'aventure n'a pas démarré dans les meilleures conditions qui soient.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Sam 23 Jan - 23:22


Maybe there's another way
Maybe words don't have to play another part
@aquilo

Liv tremble légèrement. Si elle était debout en cet instant elle sentirait probablement ses pieds se dissoudre sous son poids. Ses crispations sont le résultat d'un mélange fouillis de sentiments. La peur, de lui faire mal. L'appréhension de la suite. Elle est chamboulée. Hier encore elle se demandait quand le cauchemar prendrait fin. Si un jour il prendrait fin. Le coma reste un sujet sensible, un concept encore assez flou. Chaque cas est particulier. On ne peut juste se fier à des faits, des expériences d'autres médecins. Mais ceci ne permet aucune certitude. N'est-ce pas le problème ? Vivre chaque jour dans le doute. Quand va-t-il se réveiller ? Dans quel état ? Avec quelles séquelles ? Comment va-t-il réagir à la suite ? La suite… Une chose à la fois. Mais il doit forcément avoir besoin de réponses et avoir des questions. Pour certaine Liv n'a pas hâte d'y répondre. Elle préférerait même ne pas être celle qui lui accordera ces réponses-là. Mais c'est son job pas vrai ? Pour le meilleur et pour le pire, en quelque sorte. Bien qu'ils ne soient pas mariés, cela peut s'appliquer tout autant. Surtout maintenant qu'ils font partie, ensemble, du patrimoine génétique d'un autre petit être. Un job qu'elle assume volontiers pour tout le reste, excepté être colportrice de mauvaises nouvelles. Comme s'il n'avait pas assez de choses à assimiler. Elle le sait. Ceci a le pouvoir de l'anéantir. It's like Milo, all over again. Why so many bad things happen to him. Why he can't just be happy with us. Elle chasse de son esprit ceci pour le moment. Elle aimerait, égoistement, profiter de cet instant. Profiter de lui, éveillé et réceptif. Chasser de son esprit la vue de son corps inerte,  ces nuits à gémir contre lui, ces semaines épouvantables sans sa présence. « Je suis tellement désolé, Liv. » Ses excuses viennent se heurter à la surprise de Liv, qui le fixe se désintégrer. Son regard est fuyant puis retrouve le sien. Il fait peine à son petit cœur. Elle aimerait pouvoir faire plus, l'aider davantage mais elle n'est pas sûre de savoir comment et se pose soudainement des tas de questions quant à l'avenir. Sera-t-elle suffisante en temps voulu ? « J'ai loupé tellement de choses.. J'avais promis d'être là, je suis tellement désolé, Liv… » Elle n'encaisse pas facilement ces quelques paroles. Des paroles qui n'ont aucun sens. Comme si elle pouvait le tenir responsable de ce qui lui arrive. Elle pourrait. Sam avait par le passé jugé le métier de Liv dangereux, réflexion qu'elle avait directement transposé à son métier à lui, tout autant dangereux. Mais blâmer le métier de l'autre n'y changera rien et si les rôles avaient été inversés, ce n'est pas ce qu'elle aimerait entendre. Elle ne voit pas les choses ainsi. L'important aujourd'hui, c'est que Sam soit de nouveau parmi eux. Sa main cherche la sienne, qu'elle s'empresse de serrer solidement. « Des excuses ne sont pas nécessaires Sam, ne comprends-tu pas ? Ceci n'a aucune importance à présent. Tu es là et restons focalisés là-dessus d'accord ? » Une autre larme, de joie, vient perlé le long de sa joue. « De plus. » Un rire nerveux s'échappe à son tour. « On t'a épargné le côté obscur de la chose. Je peux donc rester présentable et conforme à l'image que tu as de moi. Même si techniquement, je sais, tu m'as déjà vu au réveil. Mais là, c'était d'un tout autre niveau, crois-moi. » Dégoulinante de sueur, en pleure, hystérique parfois, il est même probable que quelques jurons ce soient échappés. Bref. L'accouchement, un grand moment, a tout niveau. Et bien qu'elle n'ait pas tellement de raisons d'en rire, elle préfère l'amener sous cet angle là. Elle pourra très certainement pas l'oublié. Et pourquoi le voudrait-elle en soi ? Elle a donné ce jour-là naissance au plus précieux des êtres. Et même si cela n'avait rien d'un conte de fée, que ceci ne s'est pas fait sans douleur, elle l'a fait. Et indirectement, il était là. Avec elle, tout au long du chemin. Si elle tient cette force depuis quelques semaines, c'est grâce à lui. Mais ça, il n'en a surement pas conscience. « Alors, on a un fils, ou une fille ? » Et le voilà, l'once d'un sourire. Sourire pour lequel Liv ne résiste pas, en général. Il est bel et bien de nouveau là. At least, for now. « Un fils…avec tes yeux. Sam, .. il est tellement merveilleux. » Et elle est consciente que tous les parents tiennent le même discours. Mais aujourd'hui elle comprend mieux pourquoi. « Mattie t'attend sagement à la maison. » Parce que ça, elle y tient. Le retrouver, à ses côtés, chez lui, chez eux. Ne plus se réveiller le matin en tapotant l'autre côté du lit à sa recherche. Sentir sa présence. Pouvoir se coller contre lui la nuit. Sentir son corps à ses côtés, entendre sa respiration la nuit. Le savoir sain et sauf, près d'elle. « Tu rentres à la maison, pas vrai ? » Une manière peu subtile pour s'en assurer. Comme s'il pouvait en décider autrement et comme si elle pouvait le laisser faire.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Mer 3 Fév - 20:45



I ain't holdin onto dreams gone, this is real and I will always stay.
It's your skin, your face, your scent, your taste.
Your heart, it moves in my embrace.
@matthew mayfield

Le tempête, l'eau pour le glacer jusqu'au creux de ses os. Ces souvenirs sont ancrés, des images parfaites imprimées dans sa tête. Il s'en souvient si bien que sa peau en frissonne, qu'elle en réagit, avec ce froid imaginaire pour caresser sa peau, enserrer son cœur. Parce que c'est bien là tout ce qu'il est capable de réellement ressentir, sur l'instant. Le froid. Macabre, décevant, inquiétant. Le froid qui aurait pu l'emporter à jamais, mais qui lui a laissé une chance, sûrement la dernière d'entre toutes. Ce froid, il persiste, jusqu'à ce qu'elle soit là. Elle, l'autre tempête. L'ouragan qui fait chavirer son cœur. Dans tout son paradoxe, elle est celle qui apporte la chaleur. Celle qui l'aide à respirer normalement, à raviver ce cœur fatigué. Elle peut bien presser ses bleus, et même lui casser quelque côtes ; toute la douleur du monde vaut bien cette étreinte, précieuse, unique. « Des excuses ne sont pas nécessaires Sam, ne comprends-tu pas ? Ceci n'a aucune importance à présent. Tu es là et restons focalisés là-dessus d'accord ? (...) De plus. (...) On t'a épargné le côté obscur de la chose. Je peux donc rester présentable et conforme à l'image que tu as de moi. Même si techniquement, je sais, tu m'as déjà vu au réveil. Mais là, c'était d'un tout autre niveau, crois-moi. » Il rit un peu, il essaye du moins, pour sauver les apparences. Il rit, nerveux, soulagé à la fois. Heureux de comprendre par ces simples mots que tout s'est bien passé, et que quelque part, elle ne lui en veut pas d'avoir failli à ses premières heures de devoir de père. Mais toujours, il culpabilise. Parce qu'il aurait dû être là, plus que n'importe qui au monde, il aurait dû être dans cette salle de travail, à se faire broyer tous les os de la main, peut-être à tourner de l'oeil un peu, aussi. Mais il n'était pas là. Il se battait, pour un tout autre combat, celui de sa propre vie, mise sur pause pour quelques longues journées. Il se rassure en se disant qu'il aura peut-être l'occasion de se rattraper, il l'espère du moins. Il sourit toujours, dans son silence. Les larmes ont freiné leur course sur sa face un peu mal rasée. Une question se pose, presque essentielle, même si dans le fond, il sait qu'il aimera leur enfant quoi qu'il en soit. « Un fils…avec tes yeux. Sam, .. il est tellement merveilleux. » Il se sent stupide, d'avoir envie de pleurer à nouveau. Ses yeux en brillent toujours autant, et il hoche la tête. Un fils. Un fils, et c'est merveilleux, autant que si ça avait été une fille à vrai dire. Ça lui semble soudainement si concret, si réel. Ils ont un fils. La meilleure chose d'eux deux, dans un petit être qui ne demande qu'à vivre. « Mattie t'attend sagement à la maison. » Mattie. Il s'en mord la lèvre, avant de retrouver un grand sourire. « Mattie. » Qu'il se contente de répéter. Ils en avaient parlé, de ce fameux prénom, et ces quelques lettres le comblent de joie aujourd'hui. « J'en reviens pas Liv. C'est tellement... C'est merveilleux. T'es merveilleuse. Je t'aime tellement. » Il ne sait pas pourquoi il l'a dit, et il s'en fout si ça peut paraître gros ou cheesy, mais après son flirt avec la mort, il en avait besoin. Il a besoin qu'elle le sache. Qu'elle en soit certaine, et qu'elle n'en doute jamais. Il l'aime. Plus qu'il n'aurait pu l'imaginer. Plus qu'il n'a jamais aimé Lucy, même s'il ne faut pas se méprendre, il a eu son lot de belles aventures avec elle aussi. « Tu rentres à la maison, pas vrai ? » Elle semble s'en inquiéter. Lui aussi, d'un côté. Et pourtant, il est resté tellement de temps entre ces murs, qu'est-ce que quelques jours de plus changeraient ? Tout, apparemment. Il ne veut pas passer une journée de plus entre ces murs. Loin d'elle, de Mattie, de tout. « Bien sûr. Hors de question que je vous abandonne une semaine de plus. Mais le doc a dit que je devais rester jusque demain matin, au moins. Pour l'observation, je crois. » Il tire sur sa couverture, bouge un peu de manière à s'asseoir sur le bord de son lit. Son corps est encore douloureux, et ça lui vaut une grimace, mais il ne se plaint pas. Il se retrouve face à elle, et il l'attrape doucement par la taille. « Et toi, c'est hors de question que tu t'en ailles tout de suite. » Il l'attire à lui, pose son front contre la clavicule fine de la blonde. Un soupir lui échappe. « Tu m'as manqué et pourtant, tu étais là. Je l'ai senti, Liv. Tu m'as aidé, plus que tu ne peux l'imaginer. » Sa simple présence, elle a joué quelque chose, il en est persuadé. C'est typique de certains comas. De sentir plus ou moins ce qui se passe autour. Elle l'a soutenu, même quand il n'en avait pas pleinement conscience.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Dim 7 Fév - 22:52


My wave, my shark, my demon in the dark
The blue tide pulling me under,
Are you my soul, my heart, pull everything apart
@ohwonder

Leur fils, Mattie. Le fruit de deux êtres réunit par l'inattendu. Ou étaient-ils destinés l'un à l'autre dès le début ? Liv, elle ne croit pas franchement au destin, mais pourtant, elle ne peut pas ignorer la chance qu'ils ont, aujourd'hui. Sa vie a basculé, certes, mais c'est comme si, tout ceci, était la meilleure chose qui puisse lui arriver. Comme si elle en avait besoin finalement. Parce que, jusqu'à présent, sa vie n'était qu'un incroyable fouillis. Sa vie sentimentale pour commencer. Mais aussi ses choix, son but, ses motivations. Aujourd'hui, elles sont amplifiées. Elle a trouvé un équilibre. Equilibre chamboulé depuis quelques semaines. Mais qui reviendra à la normale, pas vrai ? Parce que cet équilibre est devenu beaucoup trop précieux. Lui, comme Mattie. Cette nouvelle vie, elle y tient. Elle l'avait difficilement imaginé. Pas forcément prête, remplie de doutes. Mais ils ne sont plus d'actualité aujourd'hui. Elle a grandi. Beaucoup plus qu'en vingt-cinq ans. Par obligation au départ, mais par volonté par la suite. Elle se sent plus épanoui désormais. Elle a des ambitions professionnelles, des idées, des rêves. Tout ceci grâce à l'encouragement de Sam, à ce que lui apporte Mattie. Elle sait que dès qu'elle le pourra, elle ira au bout des choses, pour ne pas dire, enfin. Mais Liv sait aussi que ça n'aura rien de facile. Sam aura besoin de temps et elle sera là pour lui, comme ils ont toujours été là pour l'autre, au fond. « Mattie. » Oui, Mattie l'attend. Et elle angoisse soudainement, bêtement. Comme s'il pouvait ne pas l'aimer. Comme si on pouvait ne pas aimer ce petit être parfait. Impensable. L'entendre de sa bouche, ça fait tout de même quelque chose. « J'en reviens pas Liv. C'est tellement… C'est merveilleux. T'es merveilleuse. Je t'aime tellement. » Ces quelques mots percutent la jeune femme de plein fouet, de manière extrêmement positive. Il l'aime. Et c'est peut-être préférable, étant donné qu'ils ont désormais un enfant ensemble. Pour autant, leur histoire n'est pas banale. Et ils n'ont rien fait dans l'ordre. Quand la plupart des couples s'amusent, profitent, se disent je t'aime ensuite, emménagent ensemble, se marient, ont des enfants, Sam et Liv, eux, prennent globalement le schéma à l'envers. Autrement dit, ils peuvent s'amuser et profiter maintenant ? Mais je t'aime. C'est nouveau. Pas si nouveau que ça disons. Ils l'exprimaient tous les deux plutôt clairement. Puisque c'est vrai, ils s'aiment. Elle l'aime, profondément. Mais les mots, ils ont toujours été plus discrets. Pour cause, Liv n'a jamais été très douée avec ces mots-là. Quoiqu'elle se surprenne aujourd'hui à exprimer cet amour avec Mattie. Peut être parce qu'il n'est pas en âge de comprendre et qu'elle en profite. Bien qu'elle saura toujours lui dire ô combien elle l'aime dans le futur. Mais ces mots, ils déstabilisent la jeune femme. Autant qu'ils lui procurent le plus grand bien. Elle exprime ses craintes, presque insignifiantes. « Bien sûr. Hors de question que je vous abandonne une semaine de plus. Mais le doc a dit que je devais rester jusqu'à demain matin, au moins. Pour l'observation, je crois. » Elle pouvait l'observer elle aussi. En sachant qu'elle n'arrivera surement pas fermer l'œil la première nuit, de peur de ne pas le retrouver à ses côtés le matin. Mais elle comprend, bien entendu. C'est l'impatience qui mime son air déçu. Mais plus qu'une petite nuit sans lui, ils peuvent y arriver, après tout, ils ont traversé bien pire. Sam en profite pour s'asseoir sur le bord du lit. Liv l'observe attentivement. Il grimace et elle se sent tout autant affecté par sa peine. Elle se doit d'être délicate, c'est pourquoi, même face à face, elle n'avance pas davantage, de peur d'avoir un mouvement brusque. La bonne vieille Liv Riggins en action serait très malvenue. Il est censé rentrer demain, elle aimerait, si possible, éviter d'aggraver les choses. Pourtant, elle aimerait tellement lui sauter dessus. Pas lui sauter dessus, comme vous l'entendez. Il faudrait peut-être éviter. Mais juste, lui sauter dans les bras, encore, le serrer fort, lui envoyer son poing dans l'épaule, lui pincer le nez, toutes ces petites choses peu délicates qui font pourtant partie de leurs petits rituels, petite chamaillerie de couple peu banal. Comme deux gamins flirtant dans la cour de récréation. Mais elle n'en fait rien. D'ailleurs, elle est devenue un peu plus délicate. Au contact d'un enfant les choses sont, disons, différentes. Les mains du jeune brun viennent agripper subtilement sa taille et elle ne peut bien entendu pas lutter contre ça. C'est plus fort qu'elle, plus fort qu'eux. « Et toi, c'est hors de question que tu t'en ailles tout de suite. » Sa tête rencontre son torse, celle-ci s'emboîte parfaitement, Liv appose l'une de ses mains derrière la tête de Sam. « I’m not going anywhere. » Cette tête qui lui avait tellement manqué, ses cheveux aussi, avec lesquels elle aime tant jouer du bout de ses doigts. « Tu m'as manqué et pourtant, tu étais là. Je l'ai senti, Liv. Tu m'as aidé, plus que tu ne peux l'imaginer. » Elle était, pour sûr. Le plus souvent possible, sinon, elle avait comme l'impression de l'abandonner. Et elle avait besoin de lui parler, de ce qu'il se passait à la maison, de Mattie, de ce qui lui passait la tête aussi. Il faut savoir qu'il se passe beaucoup de choses là haut. « Mattie était là aussi tu sais, quelquefois. » Puisqu'il lui arrivait de l'amener, durant sa sieste. Ceci est arrivé une ou deux fois. Sans le savoir, il était plus proche de son fils que jamais. Elle se souvient l'avoir allonger près de lui lors d'une de ces visites. Elle se souvient les avoir regarder dormir, tous les deux, si paisiblement. Eux, les deux hommes qu'elle aime le plus au monde. Suivi de très près par Steve et Warren, bien sûr. « D'ailleurs, je l'aurais bien emmené avec moi aujourd'hui, mais, je ne savais pas si.. tu sais, tu dois être fatigué, enfin.. j'aurais peut-être dû, ça paraît soudainement stupide. Peut être qu'au fond, je voulais juste que tu le vois, en dehors de cette chambre d'hôpital ou peut-être qu'égoïstement, j'avais besoin de t'avoir pour moi toute seule un petit temps encore.. » Elle se rend compte à quel point ça sonne mal. Peut être que Sam aurait tout simplement voulu voir son fils. Depuis le temps. Ça n'a rien d'une excuse… Pourtant, c'est vrai, elle avait besoin de se retrouver seule avec lui. Avant que tout le monde se précipite sur lui, ce qui est tout bonnement normal. Sa famille, ses amis, ils ont eux aussi besoin de le retrouver. Tout autant qu'elle, après tout. « Tu sais, à propos de… Je veux dire… Je suis pas si merveilleuse que ça, mais, moi aussi, je t'aime Sam. » dit-elle nerveusement. Mais ces mots, elle le pense.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Sam 26 Mar - 21:45



Then one day, you took me out to sea.
You grabbed me and pushed me in. You could have come with me.
Silent screams are hurting me, Just ask for my help.
@hayden calnin

S'endormir avec des rêves plein la tête, et se réveiller pour constater qu'il en a loupé la réalisation. Ça a quelque chose de frustrant, le goût amer du regret tapisse son palais. Mais c'est ainsi. Il ne reviendra pas en arrière, ils ne reviendront pas en arrière. Et au final, elle ne lui en veut pas. Alors pourquoi se torturer pour cela ? En effet, c'est inutile. C'est ce qui le pousse à cesser de se lamenter. À se bouger, pour la savoir plus proche encore. Il en a besoin, de ce contact. Il crève d'effleurer ses lèvres, d'enserrer de ses mains abîmées cette taille qui a retrouvé ses proportions normales. « I’m not going anywhere. » Il ne demande rien de mieux. Rien de plus que d'avoir le loisir de rester contre elle, comme ça, et ne plus bouger. Écouter son cœur, suivre le mouvement de sa respiration, un frisson dansant sur sa nuque quand il sent ses doigts glisser dans ses cheveux. « Mattie était là aussi tu sais, quelquefois. » La simple idée qu'il ait été là ravive un sourire. Mattie, leur fils. Ce n'est pas tant le contexte dans lequel il aurait aimé l'accueillir. Mais voilà, ils n'y peuvent rien. Il essaye de se l'imaginer. De dessiner sa petite bouille dans sa propre tête. Il l'imagine avec de grands yeux bleus, et le sourire mutin de sa mère. Il se trouve soudainement si stupide d'avoir pu un jour en parler comme d'une erreur, comme quelque chose qu'on pouvait effacer. Maintenant qu'il est là, Sam ne reviendrait pour rien au monde en arrière. Jamais plus il ne pourrait considérer sa vie sans ça en plus, et sans elle. « D'ailleurs, je l'aurais bien emmené avec moi aujourd'hui, mais, je ne savais pas si.. tu sais, tu dois être fatigué, enfin.. j'aurais peut-être dû, ça paraît soudainement stupide. Peut être qu'au fond, je voulais juste que tu le vois, en dehors de cette chambre d'hôpital ou peut-être qu'égoïstement, j'avais besoin de t'avoir pour moi toute seule un petit temps encore.. » Il décolle la tête de sa peau tiède pour la regarder. Il l'observe avec un doux sourire qui se veut rassurant. C'est normal, il comprend. Il n'a pas envie de le serrer pour la première fois dans ses bras ici, dans cet environnement qui respire les mauvais souvenirs. Il veut le voir ailleurs, dans ce contexte chaleureux où ils sont censés vivre. « Hé, c'est rien Liv. Tu as bien fait. » Il vient presser ses lèvres contre les siennes, et c'est sans doute trop furtif, mais quelques mots lui brûlent encore les lèvres. « Et moi aussi, ça me fait plaisir de t'avoir un peu pour moi tout seul... » Il sourit d'autant plus qu'il lui vole un autre baiser. Mais c'est le cas. Ils auront bien des années à passer avec leurs fils. Que sont quelques minutes prises pour eux deux ? Rien du tout, mais tellement à la fois pour eux qui en ont tant besoin. « Tu sais, à propos de… Je veux dire… Je suis pas si merveilleuse que ça, mais, moi aussi, je t'aime Sam. » Le voilà qui n'arrive plus à se séparer de son sourire. Elle est si merveilleuse oui, même si elle a tendance à ne pas le penser comme lui peut le faire. Mais rien qu'à la regarder, il le voit. Cette manière d'être nerveuse, cette sincérité dont dégoulinent des propos un peu maladroits. C'est ce qui fait qu'il l'aime, une raison parmi mille autres. Il bouge légèrement pour se reculer dans son lit trop grand pour lui tout seul. Il lui fait une place là, pour s'étendre à côté. Il a besoin de la sentir là, proche, de savoir qu'il ne quittera plus jamais ses bras. « Je crois que tu as beaucoup de choses à me raconter. » Et il veut tout savoir oui. Les catastrophes et les grands sourires, toutes ces précieuses minutes passées trop loin d'elle.

✻✻✻


Blanc, comme ce pavé qui l'insupporte. Ces draps froissés et trop rugueux, ou encore ce néon qui saute parfois. Il fixe son regard dans le vague, observant tous ces infimes détails pour la dernière fois – il l'espère du moins. Ses doigts agrippent le bord du lit, un bref vertige le ramène à lui, avant qu'il ne plonge à nouveau dans sa contemplation du néant. Il l'attend, elle. La femme qu'il aime. Il l'attend, elle qui doit l'arracher à cet endroit qu'il ne supporte plus. Mais Sam ne sourit pas, à vrai dire, il n'est pas très expressif. Il se contente d'être là, assis et de patienter. Quelque chose a changé dans la nuit, avec la première insomnie. Une nuit à regarder l'heure défiler sur le réveil, à discerner entre les volets métalliques les lampadaires de la rue. Une nuit à écouter le silence, sans pouvoir trouver le repos pour autant. Et le pire dans tout ça, c'était de réfléchir. De longues heures durant, de penser, à tout, à rien, au meilleur, mais surtout au pire. L'accident. Ses collègues. Mattie et Liv. Sa famille. L'accident. Le coma. Le froid, encore. Des images gravées à jamais dans son esprit. Il a compté chaque forme géométrique de la pièce avant de dormir pour une heure ou deux. Et le voilà, prêt et impatient de quitter ces lieux. Il a besoin de retrouver l'appartement, les bras réconfortants de Liv. Besoin de passer à autre chose, tout simplement. Pourtant, le médecin l'a prévenu. Il lui a fait comprendre, plus ou moins clairement, que le retour à la réalité serait difficile. Car il est longtemps resté sous perfusion, ce bonheur en seringue qui fait disparaître toute la peine. Mais quand la kétamine et autres substances disparaissent, tout semble plus froid, plus brutal, le monde est soudainement moins chaleureux. C'est sans doute ce qui s'est passé. Il regarde enfin ce bout de papier qu'il tient entre ses doigts depuis tout à l'heure. Adresse, nom et numéro délivrés par le médecin qui s'est occupé de lui, comme une carte de visite sommaire pour un rendez-vous chez un psychologue. Il n'a pas besoin de ça, Sam, il a juste besoin des siens. La porte s'ouvre derrière lui, mais il ne réagit pas tout de suite. Physiquement présent mais l'esprit perdu à mille lieues d'ici. Il croit entendre quelque chose. Peut-être son prénom qui résonne jusqu'à ses tympans. Autre bruit qui lui passe bien par-dessus la tête, loin d'imaginer que c'est elle, qui vient d'entrer. Il froisse le papier entre ses doigts et le jette finalement à la poubelle et en faisant, la remarque. « Oh. T'es là. » Maigres mots qui lui échappent. Il a du mal à sourire, mais il fait un effort, pour elle. Il se relève donc et il s'approche, pour l'enlacer. Une étreinte un peu froide, un peu distante malgré leur proximité. Quelque chose a changé. Comme si la vie reprenait son cours, mais que lui, il était figé dans un instant passé.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Ven 1 Avr - 21:32


Throwin' my soul, throwin' my soul
Takin' our minds back
Hopin' I will carry you (carry you)
Carry you home
@layla

Liv ne lui en veut pas. L'accident, les semaines d'absence. Après tout, comment pourrait-elle lui en vouloir ? Ces évènements sont totalement hors de leur champ de responsabilités. Ils en sont que les victimes. Les victimes d'une tragédie. Ou plutôt Sam, est victime. Encore une fois, il gravite autour du noyau de catastrophes. Liv, elle, gravite autour de lui, de sa famille dont elle fait maintenant officiellement partie. Sont-ils maudits ? Ils pourraient se le demander. Mais, à quoi bon ? Sam n'en veux pas non plus à la jeune femme. Pour être venue seule. Comme s'ils avaient le temps pour ça, pour s'en vouloir. Profiter de cet instant précieux, de ces retrouvailles qu'ils attendaient, c'est ce dont ils ont besoin. De ce répit. Avant de plonger de nouveau tête baissé dans une réalité toute autre. « Je crois que tu as beaucoup de choses à me raconter. » Oui, la jeune femme a des choses à raconter. Elle pourrait lui raconter le premier sourire de Mattie, vous savez, le genre de sourire qui illumine une pièce. Elle pourrait également lui raconter ses premiers pleurs et cette sensation d'inquiétude grandissante, comme si quelque chose n'allait pas, alors que c'est tout à fait normal. Les nourrissons pleurent, pour exprimer tout un tas de choses. Des choses légères, parfois des choses graves. Le parent devient alors traducteur d'un langage dont il ne connait rien, mais il finit par devenir un spécialiste avec le temps, il arrive, par la suite, a discerner tout ça. De toute manière, c'est ainsi, être parent. Ils doivent s'habituer à côtoyer l'inquiétude, celle ci n'est pas prête de disparaitre. Mais quelque chose semble coincé à l'arrière de la tête de la jeune blonde, de bien tristes nouvelles. Des choses dont il doit être au courant. Maintenant, ou plus tard. Des mots qu'elle n'est pas certaine de pouvoir articuler. Your friends…. they're dead Sam, you're the only one that survived. Son regard devient légèrement plus dur à ces quelques pensées sombres. Des pensées qu'elle repousse encore un peu contre la paroi. Beaucoup plus attirer par l'idée de se blottir contre lui, de le serrer dans ses bras, de lui murmurer que tout va finir par s'arranger, qu'ils survivront, qu'il survivra. Parce qu'ils sont là, elle, Mattie, sa famille, ses amis. Il est entouré. Il n'est pas seul. Mais qu'elle le connait, il aura envie de l'être. C'est bien de cela qu'elle a peur. Elle vient juste de le retrouver, elle n'est pas prête à le perdre de nouveau, not again.

✻✻✻

Les rideaux volent dans la chambre de Sam Costello ce matin-là. La brise s'invite sur les contours du visage d'une jeune femme, endormie, seule, dans ce lit. Lit, où tout à commencer il y'a de cela bientôt un an. Riggins se réveille, souriante, conscience qu'elle ne se réveillera plus à côté d'une place vide et froide désormais. Les choses vont de nouveau redevenir à la normale. C'est ce qu'elle espère du plus profond de son cœur. Mais la normalité ne s'applique rarement à ces deux-là. Elle le sait aussi. C'est peut-être ce qui les rend si, différents. Si, eux. En quelque sorte. Elle se prépare. Reste quelque minutes avec Mattie, le long de son torse, paisible, comme à son habitude. « Your daddy is coming Mattie and he's so excited to see you. » Elle dépose un baiser sur sa petite tête et le replace de nouveau dans son berceau. Quand soudain, une voix « Comment ne pas avoir hâte de retrouver cette bouille d'ange. » La mère de Sam. Qui a été d'une grande d'aide et d'un grand soutien durant ces semaines. Mais surtout, une grand mère incroyable. Mattie est entre de bonnes mains avec elle, c'est pourquoi, elle peut aller chercher Sam le cœur léger à l'idée de laisser Mattie derrière elle. Puisque étrangement, se détacher de ce petit être, n'est pas si facile que ça encore. Liv y est beaucoup trop attaché encore, c'est sans doute normal. Enfin, le cœur léger. Une crainte veille toujours. Le genre de crainte qu'un « T'es là. » absent ne réconforte pas. Elle sait très bien que ce n'est pas facile pour lui. Qu'il est encore, instable. Aussi bien physiquement que mentalement. Il ne s'en remettra pas d'un claquement de doigts. Mais c'est pour cela qu'elle est là, qu'il rentre. Pour reprendre un semblant de routine de vie. Pour que Mattie soit aussi bénéfique pour son père que sa mère. Ses bras l'entourent un instant, trop court, trop simple. Quelque chose sur lequel elle ne s'attarde pas. « Prêt à retrouver ton lit, ton appartement, tes repères ? » Demande t-elle, délicatement. Mais aussi, Mattie, c'est tellement évident. « Promis, tornade Liv n'a pas fait trop de dégâts en ton absence. » Ajoute-t-elle avec un léger sourire. Elle aurait essayé, du moins. Mais sa maladresse persiste quand même en cuisine, avec les objets et autres détails.


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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Mer 13 Avr - 21:31



Do you know Your lip shakes When you're mad?
And do you notice when you're sad?
You don't like to be touched, Let alone kissed.
Does her love make your head spin?
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C'est comme ça. C'est là le pire ; il ne peut pas revenir en arrière. Il y a pourtant songé. À bien des manières de changer les événements. À mesure que les souvenirs sont revenus, il a essayé de tourner le problème dans tous les sens. Pour deviner, comprendre. Réfléchir à comment est-ce qu'il aurait pu les aider. Est-ce que c'est bon ? Sans doute pas. Se tirer ainsi en arrière, ça lui fait plus de mal qu'autre chose. Mais il n'arrive pas à songer au reste. Ni à son fils, ni à Liv. Il n'arrive qu'à penser à tout cela, à tout ce qu'il aurait dû faire autrement. Parce que oui, ils sont morts. Tous. Il n'a pas su quoi dire sur l'instant, il s'est contenté de hocher la tête et d'avaler la nouvelle avec difficulté, mais en silence et la tête haute. Maintenant, la tête est basse, le regard rivé sur le sol, et une question parmi tant d'autres le tiraille ; pourquoi lui ? Pourquoi est-ce qu'il continue à survivre quand tout le monde s'effondre autour de lui ? Où est la logique là-dedans ? Il pensait avoir épuisé toutes ses vies. Apparemment pas. Pire qu'un chat, increvable. Certains s'en réjouiraient. Lui, ça l'esquinte. C'est comme une malédiction. Continuer à se réveiller pour constater les autres qui disparaissent du tableau, eux. C'est vivre avec les souvenirs, avec la souffrance. C'est pas constant, ce sont des vagues, qui vont et qui viennent, dans une houle plus ou moins régulière. Il joue nerveusement avec son bracelet de patient. Papier plastifié qu'il a hâte d'arracher, comme pour se libérer des chaînes fictives qui le retiennent ici, comme un animal en cage. Des bruits de pas. Liv est là. Et même si ce ne sont sans doute pas les retrouvailles qu'elle espérait, ce sont tout de même des retrouvailles. À leur manière ; maladroite, différente. « Prêt à retrouver ton lit, ton appartement, tes repères ? » Il aimerait lui offrir un grand sourire, l'embrasser et lui dire qu'il en crève d'envie. « Hm. » Un petit son, qui n'est même pas un mot. Juste une manière simpliste d'approuver et trop peu expressive. « Promis, tornade Liv n'a pas fait trop de dégâts en ton absence. » Il y a quelques semaines, il en aurait sans doute ri. Parce que c'est vrai, Liv, ça a toujours été sa tornade. Maladroite et amusante à la fois. Incertaine, et pourtant, elle s'est présentée comme une évidence dans sa vie. Il se contente de s'approcher, d'encadrer le visage de la jeune femme de ses mains. Il sourit un peu et plante un baiser sur son front. Puis il la relâche et s'éloigne vers la porte, il ne veut plus rien avoir à faire ici. « Allons-y. » Qu'il souffle finalement. Il commence à connaître l'hôpital par cœur, il pourrait rejoindre l'accueil les yeux fermés. Le temps de signer les papiers de sortie, et les voilà devant. Il marque une pause, regarde le ciel et tout ce qui les entoure. La vie, elle a continué son cours, même sans lui. C'est effrayant. Il prend une grande bouffée d'air, il la suit jusqu'à la voiture, passant naturellement en passager. D'habitude, c'est lui qui conduit. Mais pas aujourd'hui, pas encore. Il s'installe donc, regardant son poignet et le bracelet qu'il triture depuis ce matin. L'arracher est facile, et le bout de papier termine dans sa poche. Mais si c'est l'hôpital qu'il laisse derrière, ce n'est pas pourtant les ennuis ; ils auront le temps de s'en rendre compte. Pour l'instant, il rive son regard sur le paysage qui défile derrière les vitres. Une ville familière, des quartiers qui font écho dans son esprit. C'est pas forcément la meilleure chose, parce que ça ne fait que lui rappeler qu'il a perdu des amis. Ces fameux amis avec lesquels il sortait dans ce bar là, en face. Ou cette rue où il s'est fait casser le nez pour eux, dans une bagarre alcoolisée. Que des souvenirs débiles, et pourtant indélébiles. Il prend une inspiration, détourne le regard pour ne pas affronter son passé. Il la regarde elle, seule chose qui le rapproche désormais de son futur. « J'ai hâte de voir Mattie. » Parce que lui aussi, il le rapproche du futur. Lui aussi, il l'aidera à passer à autre chose. Mais ce n'est pas la seule raison pour laquelle il a dit ça. Il a dit ça parce qu'il avait besoin de parler. Besoin de combler ce silence aujourd'hui inconfortable. Où sont-ils, les beaux jours où ce même silence était agréable, supportable ? Ils ne sont plus là, il faut croire. Il repose les yeux sur le tableau de bord, sur la boîte à gants. « J'aimerais qu'on soit que tous les trois. Pour quelques temps, tu sais. Juste quelques jours... » C'est tout ce qu'il demande. Être seul, avec elle, et leur fils. Ne se soucier de rien d'autre que d'eux. Il sait pourtant que sa famille aimerait vraiment le revoir. Faire un grand repas, comme les Costello savent si bien les organiser. Il sait que ses amis ont hâte d'avoir des nouvelles. Que ses employeurs s'inquiètent un peu, eux aussi. Tout comme il sait que les familles de ses collègues aimeraient sans doute le rencontrer, prendre des nouvelles pour ceux qu'il connaît le mieux. Pourtant, tout ce qu'il désire, c'est un peu de calme. Liv, Mattie, lui. Eux seulement, avant que la vie ne reprenne réellement son cours.

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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Sam 16 Avr - 22:18


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Elle le regarde signer les formulaires de sortie, son bracelet d'hôpital toujours au poignet. Ses mains, elle les imaginait autrement. Elle se rappelle les voir sur son ventre rond, les sentir sur ses hanches, sur son visage, le long de son corps, le long de son dos. Elle lui trouve presque quelque chose de différent. Avant de comprendre que c'est juste l'absence qui abîme ses souvenirs. Sam n'a pas changé, du moins, pas physiquement. Il est toujours aussi beau, aussi grand et toujours aussi rassurant. Comme quand il a pris son visage entre ses mains quelques minutes auparavant. Bien que ce geste fut bref. Trop bref.. Il semble calme, mais surtout, distant. Liv le sent et Sam sait probablement qu'elle perçoit cela aussi. Elle n'ajoute cependant rien. Elle comprend très bien. Elle savait que tout ceci ne pouvait pas, ne pas l'affecter. La jeune femme aimerait qu'il lui parle. Mais elle sait aussi que Sam n'est pas comme ça. Il lui faut du temps. Et elle est prête à être là en temps voulu. Elle le sera toujours. Il devrait le savoir. Est-ce qu'il le sait au moins ? Une fois dans la voiture, un silence s'installe. Un silence auquel elle ne prête pas vraiment attention. Trop heureuse de l'avoir à ses côtés, qu'il parle ou non. C'est ce qui est étrange. Elle qui était habituée à une certaine forme de solitude avant et qui appréciait cela, aujourd'hui, sans lui, elle ressent comme un vide. Choquant. Liv Riggins, cette jeune femme si indépendante a aujourd'hui besoin de lui, besoin de Sam Costello. Elle n'a pas honte de le penser, mais n'irait pas le crier sur les toits. Peut être par peur. Parce qu'en soi, Sam, c'est son point faible. Le plus beau des points faibles, mais il a tant de pouvoirs sur elle que s'en est effrayant. « J'ai hâte de voir Mattie. » Quelques mots, simples, mais qui font sourire la jeune femme. Bien sûr qu'il doit avoir hâte de voir son fils. Il s'en veut probablement encore d'avoir raté autant. Quand bien même ceci n'a pas d'importance. Il peut tout rattraper. Mattie l'attend lui aussi, il ne va nulle part. « J'aimerais qu'on soit que tous les trois. Pour quelques temps, tu sais. Juste quelques jours… » Elle détourne le regard de la route quelques secondes, pour le détailler. Son ton est léger mais presque grave. C'est ce dont il a besoin. Du calme, du temps. C'est normal. Puis comment pourrait-elle être contre cela ? C'est ce dont elle a besoin aussi. Depuis que Mattie est né elle n'a jamais vraiment été seule. Pas que cela soit une mauvaise chose, mais des gens, elle en a vu passer par la porte. Alors qu'elle n'attendait qu'une personne. Lui. Ces quelques jours, ils en ont tous besoin. « J'aimerais beaucoup ça aussi. » Ajoute-t-elle le sourire aux lèvres. Elle aurait aimé ajouter "On pourrait passer une après midi à la plage." mais se ravise de suite. Ce n'est peut-être pas le bon moment et surtout pas après ce qui s'est passé. L'océan, qui emporte ses proches par vague. Est-ce que cela affecte aujourd'hui son amour pour l'océan ? « Tu as faim ? Besoin de quelque chose avant de rentrer ? Je suis votre chauffeur, vous pouvez tout à fait en profiter. Enfin, je sais que tu as hâte de rentrer pour notre petite tête blonde. » Une fois arrivée devant l'appartement de Sam et le moteur coupé, ils avancent tous les deux vers la porte, avant que la jeune femme marque un arrêt et le retienne par le bras. « Je… ». Des mots qu'elle n'arrive pas a exprimer autrement qu'en le prennant dans ses bras et en serrant très fort pour enfin chuchoter à son oreille « Welcome home. » Quand soudain, la porte s'ouvre. Une femme avance sur le porche avant de s'approcher rapidement de son fils, pour l'enlacer à son tour. Liv en profite pour s'écarter et emporter ses affaires au sein de l'appartement. Quelques minutes après, ils entrent enfin à leur tour, visiblement secoué autant l'un que l'autre. L'amour d'une mère pour son fils, c'est incommensurable, elle sait de quoi elle parle aujourd'hui. Délicatement, Liv attrape la main de Sam, l'entraînant à l'étage. « J'ai quelqu'un à te présenter. Spoiler alert, il a tes yeux et un penchant bizarre pour le lait maternel. » Une fois devant la porte, Liv laisse passer Sam en premier et l'examine s'approcher du couffin.

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ADRESSE: DOWNTOWN, n°137.
Luck's karma: il va être père.
RÉPERTOIRE:

MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Lun 18 Avr - 11:55



And I'll build a fire, you fetch the water and I'll lay the table,
and in our hearts, we still pray for sons and daughters.
and all those evenings out in the garden, where we went,
These quiet hours turning to years.
@allman brown & liz lawrence

Ça n'a rien de rassurant. Tout va potentiellement changer dans les jours à venir, des questions vont se poser, des doutes vont se frayer un chemin dans leur vie commune. Peut-être que demain, il ne sera plus suffisant. Peut-être qu'elle changera d'avis, et qu'elle le quittera comme elle lui est tombée dans les bras ; en un misérable claquement de doigts. Tout cela lui fait peur. Que sa vie bascule à nouveau. Car il n'est pas prêt à revivre tout cela, pas en ce moment, pas maintenant qu'ils ont un fils pour s'ajouter à l'équation. Il n'a pas envie de reconnaître le goût amer qu'avait eu sa séparation avec son ex-fiancée. La même qui lui avait reproché d'être trop absent. Et s'il recommençait ? Si à nouveau, malgré sa présence physique, il était distant ? Il ne sait pas comment est-ce que tout cela va tourner pour lui. De tels accidents changent des vies, bousculent tout l'équilibre qu'ils avaient construit. C'est pour cela qu'il lui demande un temps d'adaptation, juste quelques petits jours tous les trois et sans personne pour les perturber d'avantage. Il n'en a pas envie, il en a besoin, clairement. Et même si cela risque de dépasser les autres, de les surprendre voir de les agacer, ça l'importe peu. Il aurait pu ne jamais revenir de cette mission, et laisser derrière lui Liv, jeune maman endeuillé. « J'aimerais beaucoup ça aussi. » Il esquisse un maigre sourire en coin. Tant mieux. Il n'est pas d'humeur à une welcome home party surprise, loin de là. Il veut juste Liv et Mattie, c'est tout. « Tu as faim ? Besoin de quelque chose avant de rentrer ? Je suis votre chauffeur, vous pouvez tout à fait en profiter. Enfin, je sais que tu as hâte de rentrer pour notre petite tête blonde. » Faim ? Pas spécialement, même s'il a perdu un peu de poids avec l'hospitalisation et qu'il aurait bien besoin de recommencer à manger solide. Il se contente de secouer négativement la tête. Ils se rapprochent de l'appartement et il a plutôt hâte de s'y enfermer, comme pour se protéger d'un monde extérieur qui ne lui veut pourtant aucun mal. Il prend une grande inspiration quand le moteur se coupe. Ils y sont finalement, et il revient enfin à lui quand les petits bras de Liv se referment sur lui. « Welcome home. » Il ne demandait rien de mieux, et il en profite pour l'embrasser sur la joue, avant que la porte ne s'ouvre. Il ne saurait dire s'il est vraiment surpris, en voyant la personne qui s'approche. Il s'était posé la question de qui gardait Mattie, oui et ce n'est donc pas une grande surprise de la voir ici. Pas que ça ne l'enchante pas, bien au contraire, il accueille avec plaisir son étreinte. Sa mère qui devait être morte d'inquiétude pour lui. Sa mère à qui l'océan avait déjà pris un fils. Liv les devance, Sam lui, il profite de la première femme de sa vie. Elle n'a pas envie de le lâcher, elle a sans doute peur qu'il disparaisse à nouveau. Mais il est bien là, il ne compte aller nulle part. Au bout de quelques minutes donc ils rejoignent l'appartement, et Costello n'a pas le temps de prendre une pause dans le salon que Liv l'entraîne déjà à l'étage. Ça lui fait mal à la jambe, mais il ne proteste pas, bien trop heureux d'enfin voir son fils. « J'ai quelqu'un à te présenter. Spoiler alert, il a tes yeux et un penchant bizarre pour le lait maternel. » Il sourit un peu plus franchement à l'idée de découvrir ce petit être. Ce petit bonhomme, un peu d'elle, un peu de lui. Pourtant, il hésite sur le pas de la porte. Une hésitation de quelques secondes dont il ne trouve aucune raison, alors il entre. Il s'approche du couffin où repose le bébé et il se penche un peu pour l'observer. C'est étrange, cette sensation qui le submerge. Comme un bien être reposant, mais aussi l'envie de pleurer à l'idée que tout cela, il aurait pu le perdre s'il n'avait pas été secouru. Il le détaille, puis vient un peu maladroitement poser une main sur sa petite tête toute douce. Il a l'air si paisible dans son sommeil. Le gamin finit pourtant par ouvrir les yeux et alors il peut vraiment constater que Liv n'a pas menti. Il a ses yeux. Ça aussi ça lui arrache un sourire. « Il est merveilleux. » Qu'il lâche finalement avant de se tourner vers la jeune femme. Il lui fait signe d'approcher et quand elle se trouve suffisamment près, il passe un bras autour de sa taille pour la rapprocher un peu plus de lui. Il plante un autre baiser contre sa tempe avant de revenir vers Mattie. Déjà plein de vie, souriant aux anges. Un vertige rappelle à Costello qu'il n'est pas encore totalement remis de tout cela, alors il attrape un tabouret dans le coin pour venir s'asseoir à côté du couffin. Il a besoin d'être avec son fils, rien qu'un peu. De le détailler, pour rattraper le temps perdu. Il glisse doucement une main sur le corps de leur fils et un autre sourire étire ses lèvres. « Papa est rentré, Mattie. » Il n'est pas sûr que le gamin comprenne et à vrai dire, ça n'a aucune importance. Peut-être qu'il disait plus cela pour lui-même qu'autre chose au fond. Liv bouge un peu, elle tend les bras pour attraper leur fils. Sam regarde faire, encore paisible. Du moins, jusqu'à ce qu'elle lui demande s'il veut le porter. « Non, non j'pense pas que ce soit une bonne idée. » Il s'éclaircit la voix et se relève un peu maladroitement du tabouret, dans un mouvement de recul. Il a peur. De mal faire, de tout casser une fois de plus. « Non, je vais lui faire mal Liv. » Il s'inquiète, et peut-être que c'est tout naturel, peut-être que c'est bien plus. Peut-être que Mattie lui rappelle Milo quelque part. La même mission, qu'il ne peut pas foirer cette fois, il se le pardonnerait jamais. C'est peut-être ça, qui le rend aussi hésitant, alors qu'avec distance il les regarde.

_________________

    It's spiraling down, biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, but we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, still with eyes meeting, still our hands match, still with hearts beating. @daughter
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NOT A GIRL, A STORM WITH SKIN

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{ CONCRETE WALL }
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MessageSujet: Re: before all of this, what did i miss ? costings.   Mer 15 Juin - 19:43



Your body is made of ice inside
gets hard just to see your heart
Your brain is my favorite place to hide
it's broken in seperate parts
@maldito

Son sourire apparaît petit à petit et réchauffe le coeur de Liv presque instantanément. Il a ce pouvoir sur la jeune femme, il le sait sûrement elle le sait, tout le monde devrait le savoir. Ce n'est d'ailleurs pas nouveau. C'est ce qui rend toute leur histoire incroyable. Mais aussi incroyablement tragique. Les tragédies, c'est un peu ce qui rythme leurs vies. Malheureusement. Mais ils n'ont pas d'autres choix que de s'y faire ainsi que d'espérer qu'un jour, les tragédies cesseront. Mattie résulte peut être de l'union de deux tragédies mais il est loin d'en être une, c'est d'ailleurs tout le contraire. C'est une petite merveille. Sam le dit bien lui-même. C'est peut-être même la petite merveille dont ils avaient besoin, après tout. A les regarder l'un contre l'autre au-dessus du couffin, c'est en tout cas ce qu'on pourrait penser. Mais les blessures sont toujours là, certaines encore bien trop fraîches, d'autres, ré-ouvertes. Il est maintenant temps de déterminer s'ils pourront survivre à ce qui les attend. Le rôle de parent, la vie de couple, les responsabilités, les épreuves, la mort. La mort. Un thème beaucoup trop récurrent. « Papa est rentré Mattie. » Pour de bon. Un soulagement ampli la jeune femme. Elle n'est maintenant plus seule dans cette aventure, Mattie va désormais être entouré de ces deux parents. Alors pourquoi reste-t-elle encore sur ces réserves ? Peut être que cela est dû au fait qu'elle sait. Que Sam a besoin d'encore beaucoup de temps, qu'il ne va clairement pas bien. Elle sait, ce qu'il endure, de nouveau. Enfin, dans la demi-mesure. Elle ne peut pas savoir vraiment. Elle n'a jamais perdu de frère, juste un meilleur ami. Elle n'a jamais perdu de collègue, n'a jamais eu à assister à tout ceci. Elle ne peut pas l'imaginer clairement, n'en a pas l'envie, mais elle sait. Sam aura besoin de temps, d'elle, de Mattie. Mais est-ce que ceci sera suffisant ? Elle se le demande toujours. On n'oublie pas aussi facilement. Nous ne possédons pas de bouton on/off. Les sentiments sont beaux, non quantifiables, instables, mais surtout, ils nous contrôlent, peuvent nous faire mal, très mal. Nous pouvons avoir la main sur eux, bien entendu, mais ceci n'est pas aussi facile qu'on ne le pense. Il faut le vouloir et parfois, dans le plus grand des désespoirs, tout comme l'espoir, l'envie s'enfuit elle aussi. Tout le monde sait, inconsciemment ou non. C'est ce qu'on retient assez vite, avec de l'expérience, au fil du temps. Ceci fait partie des leçons de la vie. Une leçon que l'on doit apprendre en souffrant, suffisamment pour marquer l'esprit à jamais, au fer rouge. Tout ceci se confirme quand elle tente de lui tendre l'enfant. « Non, non j'pense pas que ce soit une bonne idée. » Une bonne idée ? Un mouvement de recul plus tard, elle comprend de nouveau. Il ne retourneront pas aussi facilement à la case before the accident. Certains événements ne  le permettent pas. There is no coming back from that. « Non, je vais lui faire mal Liv. » Elle le regarde quelques secondes, silencieuse, speechless. « Comment tu peux dire ça ? Enfin, Sam, tu ne risques pas de lui faire mal. Regarde, une main derrière sa petite tête et il est en sécurité. Il le sera toujours avec toi.. » Elle ne tente pas pour autant de le rediriger dans ses bras. Elle veut qu'il en est envie et elle ne souhaite pas le brusquer dès son retour, juste le rassurer. Parce qu'elle sait que c'est ce dont il a besoin, même si elle sait aussi que ça ne sera pas aussi facile. Après tout, le temps ne leur manque pas non plus, pas vrai ? Il arrivera bien à surpasser cette peur. Du moins, elle l'espère de tout son cœur. « Et tu sais, il est beaucoup moins fragile que tu ne le penses, il est coriace. Un peu comme son père, je crois. » Peut-être que l'humour aidera. Après tout, c'est leur truc. Rire de tout, se lancer des petites perches. C'est ainsi que tout à commencer, pourquoi les choses devraient être différentes maintenant ? Ils sont toujours Sam et Liv, les inébranlables fous.

_________________

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YOU SET THE OTHER ON FIRE
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