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 i promise, i'll do better | costings.

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AND YOU SAID YOU ARE
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{ CONCRETE WALL }
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MessageSujet: i promise, i'll do better | costings.   Jeu 8 Oct - 20:23




because you are loved.
You are loved more than you know.

@sleepingatlast

« Tu sais, j'ai eu l'impression que tout allait bien, dernièrement. Que... Y'avait enfin un sens à tout ça. Qu'elle donnait un sens à tout ça. Et je ne te parle pas de Lucy tu sais, elle, elle est déjà loin. Je parle de Liv. Oui, Liv Riggins. Tu sais, c'était si simple. Si facile. Tout ça, pas de prise de tête, ni d'étiquette sur ce qu'on était. Ça nous convenait très bien comme ça. Puis, il y a eu cette nouvelle. Elle est enceinte. Et j'ai l'impression que tout ça a pris un tournant dramatique. Pourtant, c'est pas comme ça que je devrais ressentir les choses, pas vrai ? Parce que dans le fond, je suis heureux tu sais. Je suis profondément, sincèrement heureux. Je vais être père. Seulement, j'ai cette sensation que tout est devenu tellement plus concret, réel et inquiétant à la fois. J'ai l'impression de ne plus pouvoir faire d'erreurs désormais. Elle l'a dit, pourtant ; c'est humain d'en faire. Et il semble que je les enchaîne dernièrement, bien malgré moi. Je ne veux pas lui faire de mal. Ça n'a jamais été mon intention. Je n'arrive pas à comprendre pourquoi est-ce que les choses se passent ainsi. Tu te souviens de la loi de Murphy ? Celle qui dit que, tout ce qui peut mal tourner, va mal tourner ? That's my life right now. A giant mess. And I feel like, there's nothing I can do to change that. J'aimerais que ce soit simple à nouveau, tu sais. Mais ça ne sera plus le cas ; plus comme avant en tout cas. Alors, il reste à trouver des solutions. Les bonnes solutions. Et c'est là que ça bloque. Si tu savais, comme je me sens incapable, et stupide, et tellement idiot. Tu sais, toute mon existence, je me suis senti comme un lâche. Pas que je sois de ceux qui fuient devant la difficulté ou les risques. Tu me connais assez pour savoir que ce n'est pas de mon genre. Mais, en fait, j'ai l'impression de fuir tout autre chose. La douleur, le deuil. Les responsabilités. Les conséquences. Mais si pour une fois, je n'avais pas le choix ? Pas envie de me donner ce choix ? Ce serait plus simple, non ? Maman pense que je dois m'excuser. Je sais que c'est le cas. J'ai été infâme. J'ai dit ces choses que je regrette désormais. Choses que je ne pensais pas. Je suppose que j'étais – je suis juste un peu perdu. J'ai envie de tout ça, autant que j'en ai peur, et elle en paye les frais. Time to man-up, comme dirait Louis. I can't screw this up too. » Il balaye du dos de la main la dalle de marbre, gravée au nom de Milo Costello, avant de se redresser pour consulter sa montre. C'est l'heure, et la tension monte. Qu'est-ce qui le rend si inquiet ? Que les choses ne se passent pas comme prévu. Qu'elle refuse, qu'elle le dégage. Il le mériterait, il le sait, il se dégoûte de ses derniers propos rien que d'y repenser. Mais il sait aussi qu'il doit encore essayer, aller s'excuser. Ça fait quelques jours que ça le tourmente, et sa mère y a mis un terme avec une bonne paire de claque – et pour la nouvelle tardive, et pour son comportement. Bref. Le trajet n'est pas si long en voiture, pour rejoindre l'hôpital. Il s'adresse à l'accueil pour qu'on le renseigne sur la salle du médecin en question, celui que Liv lui a désigné, avant la tempête, avant son accident. Sam monte les marches quatre à quatre malgré le stress qui persiste, et en poussant une porte, il se retrouve dans une petite salle d'attente. Les regards se tournent vers lui. Dont le sien. Liv. Il hésite sur la conduite à tenir, mais finit par venir s'asseoir à côté d'elle. Après tout, elle ne lui mettrait pas une paire de claques en public, si ? « Au moins je ne suis pas en retard. » Murmure-t-il simplement, dans le silence pesant de la salle. Il aurait pu trouver mieux, tellement mieux, n'est-ce pas ? Il ne sait juste pas quoi dire, sans que cela ne tourne à la scène de ménage ici même.

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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Ven 9 Oct - 20:47



And I wish that I told you then what I realize now
And I wish that I told you when you were still around
@hurts

Elle est bien loin la jeune femme qui se plaignait d'une vie vécue en dessous des ambitions de départ. Dire qu'il y a quelques mois, elle était juste lassé de sa vie. Lassée de se contenter du strict nécessaire, du possible. Aujourd'hui, elle donnerait beaucoup pour retrouver ce minimum. Elle ne va plus surfer. Elle ne va même plus à la plage. Par peur d'avoir trop envie de s'y élancer. Mais ça lui manque, cruellement. Depuis qu'elle est enfant, l'océan a toujours fait partie d'elle. Au même titre qu'un besoin primitif. Pourtant, quand on y réfléchit. Ce même océan lui a retiré quelqu'un de cher. Ne lui a pas fait de cadeau non plus. Elle travaille toujours, mais donne seulement des cours pour les débutants, autrement dit, ses pieds ne font que marteler le carrelage blanc de la piscine municipale. Son emploi du temps est plus léger. Elle passe le plus clair de son temps à la maison. Enfin, chez son oncle. Des moments qu'elle passe à réfléchir, dormir, manger, et encore réfléchir. Des réflexions qui l'amènent loin. Qui ne l'amènent nulle part en même temps. Plus particulièrement quand seuls quelques mots font écho dans son esprit. « Si tu n'en voulais pas, il suffisait de le dire, y'a des cliniques pour ça. » Des sons qui font mal. Mais des mots qui lui font tout remettre en question. D'où son sevrage. Plus de surf, plus de plongée. Des heures de silence, de néant. Elle compte même abandonner les cours pour débutants. Bizarrement, ceci ne lui fait ni chaud ni froid. Quitte à s'ennuyer, autant le faire à fond. S'ennuyer. La grossesse n'est t-elle pas, en dehors des inconvénients notoires, un processus fascinant, mémorable ? Un petit être est en train de prendre forme à l'intérieur d'elle. Un petit être dont elle aura bientôt la responsabilité. Un petit être qu'elle devra accompagner dans ce monde, formé, aimer, chérir. Qu'elle vénèrera très certainement. Parce qu'on dit que l'amour d'un parent n'a rien de comparable. Elle en est d'ailleurs persuadée. Peut être que c'est la gifle dont elle avait besoin. Peut être que ces mots-là, ont déclenchés quelque chose. Elle a soudainement pris conscience de tout ça. Ceci n'est pas un rêve. Ceci ne devrait même pas être un problème. Parce que ce petit être, elle l'aime déjà. Elle le désire. C'est son enfant. Derrière ce petit ventre demi lune, qu'elle s'obstine déjà à protéger en formant une barrière de ses mains, se cache la plus belle des surprises. Le plus grand des risques. Une transformation qu'elle ne peut pas s'empêcher de surveiller de prêt à le matin, en s'imaginant qu'il faudrait bientôt lui trouver un nom, y penser du moins. Qu'elle devrait commencer à s'informer sur le sujet, braver les magasins à la recherche de vêtements adaptés, s'équiper, se poser les bonnes questions, penser à son éducation, il paraît que ces choses-là prennent du temps, qu'il vaut mieux s'y prendre en avance. Seulement Liv, elle a besoin de temps. Besoin de beaucoup trop de temps. Ceci est tellement nouveau et contraire à son caractère. Elle n'a jamais eu à s'inquiéter que d'elle. Elle y est toujours arrivée. Mais cette nouvelle responsabilité, en est-elle capable ? Elle l'espère. Du moins, elle y travaille. A commencer pour ne pas manquer les rendez-vous chez le médecin, des rendez-vous importants. Pour les vêtements et autres commodités, elle verra plus tard. Elle n'a pas la tête à ses futilités. Un pas devant l'autre, une marche après l'autre, voici sa nouvelle philosophie. If she needs time so be it. If she has to do that alone, fine. Parce que le point noir dans cette histoire, c'est bien ça. Un jour il est ici, un jour, il ne l'est plus. Elle n'y est pas allée de main morte, lui non plus. Ils ne sont bons qu'à cela. Des valses d'amertume, entre chaque round de montagnes russes. Des montagnes russes sans fin.. Et alors que la jeune femme patiente, seule, dans cette salle d'attente intimidante autour de nombreux couples, le voilà qui débarque, à son tour. Contre toute attente. Son rythme cardiaque s'accélère. Non préparée à ce genre de situation. Elle se souvient alors lui en avoir parlé. Il a visiblement une meilleure mémoire qu'elle. Mais à quoi bon venir ici après l'épisode précédent. « Au moins je ne suis pas en retard. » dit-il, en s'installant à ses côtés. Les voici, à leur tour aussi cliché que ces couples qui les entourent. Excepté qu'eux, ne semblent pas traverser cela de la même manière. Ils l'ont tous très certainement vu venir, où du moins, ils auraient pu l'envisager. Ou, est-ce qu'eux aussi, ceci leur est tombé dessus ? Ils semblent tous si heureux. Seront-ils aussi heureux un jour ? Pourquoi est-ce qu'elle en doute.. Elle ne sait pas quoi dire. Elle n'en ressent même pas l'envie. Seulement, soudainement, elle se souvient. De ces derniers mots échangés avant qu'il claque la porte. « If you're looking for the abortion center, wrong address. » murmure t-elle, calmement. D'un calme qui rend tout ceci déstabilisant, même pour elle. Peut être qu'elle cherche avant tout à paraître détachée. Chose qui n'est très clairement pas le cas. Elle se détourne, les yeux brillants.

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EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.


Dernière édition par Liv Riggins le Dim 18 Oct - 15:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Sam 17 Oct - 22:38



Oh your mouth is poison,
your mouth is wine.
@thecivilwars

Tout ça. Tout ce qui se passe en ce moment. C'est beaucoup, et peut-être trop pour eux deux. Mais tant qu'ils sont deux justement, pourquoi est-ce que ça ne marcherait pas ? Il y en a d'autres qu'ils le font. D'autres qui s'en sortent. Tantôt mieux, tantôt moins bien. Il ne sait pas où ils peuvent se situer, tous les deux. Il ne pense pas qu'un classement existe pour cela, et quand bien même, il n'est pas sûr de vouloir connaître leur position sur l'échelle des parents modèles ou déconseillés. Mais ça, ce n'est qu'une question qui a tourné en boucle dans son esprit parmi tant d'autres, ces derniers jours. Pourquoi est-ce que les choses devraient être si compliquées ? Parce qu'ils sont compliqués. Ils sont humains, deux être complexes qui se composent d'erreur et de bons choix, de sentiments intenses et parfois douloureux. Ils sont l'illustration du flou et de l'hésitation, deux catastrophes qui se sont rencontrées, par le plus grand des hasards, et qui ont donné cette petite chose là, qui déformera le ventre de Liv comme un gros ballon de baudruche. Alors pourquoi se prendre la tête ? Tout cela est si beau, dit ainsi. Si simple. Peut-être que c'était juste trop inattendu. Peut-être qu'ils ne sont pas assez sûrs de ce qu'ils sont l'un pour l'autre, aussi. Que sont-ils, hein ? Il n'a pas plus la réponse à cette question qu'aux autres. Et c'est ce qui l'effraye, en partie. Et si elle ne voulait pas de lui ? Et si elle tolérait juste sa présence car il est en partie responsable de ce petit être qui ne demande qu'à grandir ? Peut-être que c'est juste cela, et qu'il se pose juste trop de questions. Peut-être qu'elle veut juste qu'il assume son rôle de père, et pas plus. Mais si justement, elle voulait plus ? Comment devrait-il réagir ? Les possibilités s'emmêlent et lui ont donné la migraine ces derniers jours. Des nœuds au cerveau, et un nœud au ventre, maintenant qu'il grimpe les marches du service maternité pour rejoindre la salle d'attente de consultation aux échographies. Et ça aussi, ça lui fait peur. De la revoir, mais pas seulement. De voir l'écran aussi. Quelques pixels s'allumant, se mouvant pour illustrer la vie qu'elle porte derrière son abdomen. Effrayante réalité qu'il n'est pas sûr d'être prêt à affronter. Pourtant, il est bien là. Il entre bien dans cette salle d'attente, et s'assoit à côté d'elle. Sa remarque est ridicule, il en est bien conscient. Mais il est aussi terriblement nerveux, oui, lui, Sam Costello, nerveux. Il le cache comme il peut derrière ses sarcasmes, mais ça ne prend pas. « If you're looking for the abortion center, wrong address. » Fine. Il s'en doutait un peu. Qu'elle allait trouver quelque chose de brillamment cynique à lui répondre. Quelque chose pour lui rappeler sa connerie. Il sait qu'il le mérite. Il mérite même une claque de sa part, si ça peut la soulager. Il aimerait juste éviter que ça se passe sous les yeux de tous ces couples heureux qui patientent dans la même salle. Éviter qu'on les repère, qu'on comprenne que quelque chose ne tourne pas rond, chez eux. But somehow, isn't it what makes all of this strangely beautiful ? Il échappe un bref soupir, mais il la regarde en face. Pourquoi détourner le regard ? Pour prendre la fuite à nouveau ? Plus maintenant. Il n'a plus envie d'être lâche face à elle, face à cet avenir de plus en plus concret qui l'empêche pourtant de dormir. « Navré de te décevoir, mais je suis exactement où je suis supposé être. » Il la détaille. Il n'ose pas trop sourire, de peur de l'agacer. Il se contente d'être neutre, mais malgré tout chaleureux. Loin de lui l'envie de s'excuser en plaçant un mur de glace entre eux deux. « Come on, I know, i screwed up big time. » Il hoche un peu la tête. Pas besoin de s'en convaincre ou de l'en convaincre. Ils le savent déjà parfaitement. « Et je sais qu'être désolé ne sera sans doute pas suffisant cette fois mais... » Il soupire un peu, à nouveau. Il hésite sur les mots. Mais en même temps, comment pourrait-il se tromper dans ses propos ? Il veut juste être sincère, et vrai, qu'elle le croit ou non. Sam Costello, dans toute sa splendeur, avec ses maladresses et ses défauts. A big, huge mess, right ? Il se reprend, parlant toujours aussi doucement. Loin de lui l'envie que tous ces couples s'intéressent à eux. « Je sais que c'est important aujourd'hui. Enfin, c'est toujours important mais. Aujourd'hui en particulier. J'aimerais juste rester. Si tu ne veux pas alors d'accord, dis-le. Sinon... Je pensais juste que ça pouvait être bien que je sois là. » Arrête, tu t'enfonces. C'est ce qu'il se dit. C'est pour ça qu'il arrête de parler. Qu'il se contente de poser un regard doux sur la jeune Riggins. We can be ordinary people for once, right ?

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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Dim 18 Oct - 21:51



What's wrong with me
Why not understand and see
I never saw What you saw in me
@msmr

L'animosité n'a pas le goût escompté. À peine ses mots ont-ils franchi le seuil de sa bouche qu'elle regrette déjà ceux-ci. Elle regarde autour d'elle. Des couples, des ventres ronds, des mains entremêlées. Cette salle transpire l'amour. Cette hostilité qui s'installe, n'a donc rien à faire là. Elle le sait. C'était tout simplement plus fort qu'elle, sur le moment. Maintenant, elle aimerait rembobiner, ravaler sa fierté. Réagir en adulte, pour une fois dans sa vie. Ne pas se laisser porter par sa spontanéité parfois trop dévastatrice. Seulement, quelque chose d'étrange s'est immiscé. Quelque chose s'est brisé. Elle n'arrive plus à le regarder comme avant. Elle n'arrive plus à penser clairement. Pas quand elle pense à ce qu'il a pu dire, penser. Ce qu'il pense peut-être toujours. Que pourrait-elle bien avoir à dire ? « Navré de te décevoir, mais je suis exactement où je suis supposé être. » Où il est supposé être ? Qu'est ce supposé vouloir dire exactement ? Son regard, interpellé certes, reste toujours autant fuyant.  « Come on, I know, i screwed up big time. » Elle réagit via un jeu de respiration tremblant. « Et je sais qu'être désolé ne sera sans doute pas suffisant cette fois mais... » Elle se revoit, au pied de sa porte, quand c'était à son tour de ne pas soutenir sa présence. Quand elle ne souhaitait qu'une chose, arranger les choses, s'excuser, oublier, repartir sur de bonnes bases. De bonnes bases qui n'auront pas duré, malheureusement. C'est bien le problème avec eux. Ils passent leur temps coincé dans les montagnes russes. Mais si c'était le voyage de trop ? Pire. Si c'était uniquement le genre de relation qu'ils peuvent avoir ? Si Sam et Liv, se résumait à cela. Et si les relations saines, comme ces couples autour d'eux, ce n'était pas fait pour eux. S'ils en étaient incapables ? Quel avenir aurait cet enfant dans tout cela ? On lui a demandé de prendre conscience des choses, c'est fait. Maintenant, elle ne peut pas s'empêcher de ne penser qu'à ça. L'avenir de cet enfant. Leur avenir à eux. Est-ce qu'un avenir commun est-t-il même envisageable ? Telle est la question. « Je sais que c'est important aujourd'hui. Enfin, c'est toujours important mais. Aujourd'hui en particulier. J'aimerais juste rester. Si tu ne veux pas alors d'accord, dis-le. Sinon... Je pensais juste que ça pouvait être bien que je sois là. » Être là. Après plusieurs jours sans nouvelles, à attendre, pour qu'il réapparaisse. Elle attendait. Le jour suivant ? Ou peut être le jour d'après. Puis elle a décidé d'arrêter d'espérer. Pensant qu'il avait pris sa décision, changer d'avis. Après tout, seul les idiots restent cantonné à des idéaux. Peut être même qu'elle ne lui en aurait pas tenu rigueur. Il avait au moins eu la décence de se retirer au bon moment, avant que les choses deviennent trop sérieuses. Toutes ces choses qu'elle pouvait dire pour se rassurer, pour se raisonner. « I guess I'm okay with that. I won't get in the way of you, caring about your child. If that's what you want, fine. » Want. A tricky verb, a tricky thing. She wanted him here with her. Now she wants to feel safe and the uncertainty of his acts is not reassuring, at all. « Tant que tes intentions sont déterminées au préalable. Parce que clairement, nous ne ressemblerons jamais à ces gens-là, pas vrai ? » Murmure t-elle, désignant ces couples dans les environs d'un mouvement de tête. « Nevermind. » Elle se sent soudainement bien bête. Elle se compare elle-même à une simple mère porteuse. Parce qu'au fond, c'est cette image qu'elle a d'elle-même. She feels disposable. Mais le principal étant qu'il soit là pour lui – Ou elle –. Quant à son cas, c'est une autre histoire. Elle ne rend pas réellement les choses faciles. Elle en est beaucoup trop consciente. Elle a merdé et cela ne sera sans doute pas la dernière fois. Il a merdé aussi, après tout, ils ne savent faire que ça, n'est ce pas ? « Est-ce que tu te souviens, de mon treizième anniversaire ? » Elle plonge son regard dans le vide en face d'elle. « La seule chose que je souhaitais réellement ce jour-là, c'était que mon père soit là … la suite, nous la connaissons. Je suis partie me réfugier, à l'abri de tous. Puis, tu as fini par me trouver. » Elle se souvient alors très clairement de tout ça, comme si c'était hier. De ses cheveux blonds, de son gigantesque sourire, de ces silences, du mystère planant autour de lui. Mais aussi, de la manière dont son cœur s'emballait en le voyant. « You probably don't remember your exact words from that day.. But I do. You said to me, in a very calm voice that everything will be okay, because my guardian angel was always there when my father wasn't. You said that with a cocky smile. And you know what ? That day, I thought it was you... my guardian angel. » Elle rigole un instant. Conscience de la stupidité d'une préadolescente amoureuse, de cette naïveté dont elle ne faisait preuve qu'avec lui. Aussi étrange que cela puisse paraître. « Enfin, je ne sais plus où je souhaitais en venir. Peut être que c'est une manière de dire que je ne souhaite pas qu'il ou elle vive l'absence d'un parent. » Elle aimerait que la chronologie de ces paroles soit cohérente. Elle aimerait pouvoir organiser ses idées. Mais le problème, c'est qu'une part de cette jeune fille est toujours là. À ses côtés, tout est différent. Elle n'arrive pas à rester campé sur quelque chose. Parce que Sam Costello remet tout en question. Et si c'était lui, son ouragan, depuis le début ?

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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Sam 24 Oct - 11:53



I think I might've inhaled you,
I can feel you behind my eyes.
You've gotten into my bloodstream,
I can feel you flowing in me.
@stateless

« I guess I'm okay with that. I won't get in the way of you, caring about your child. If that's what you want, fine. » Il la regarde toujours de ses grands yeux bleus. Quelque chose a changé. La distance demeure, d'une certaine manière. Mais elle n'a pas l'air contre l'idée qu'il reste, et ça, cette petite chose lui réchauffe un peu le cœur. Ils sont loin d'en avoir fini, des conversations pénibles, des questions existentielles. Mais pour une fois, ce qui est compliqué paraît simple. Elle veut de lui ici. Il dénote tout de même un mot. Un seul qui détonne dans la phrase. Quelque chose qui sonne faux désormais. Your child. Cela relève sans doute du détail. C'est sûrement stupide, et peut-être pas volontaire de sa part. But it's our child you know. Our baby. Not my child, not your child. Our child.  Il ne sait pas pourquoi. Il y tient. Il se dit que cela fait partie des petites choses, des détails qu'ils corrigeront peut-être avec le temps. Il l'espère, du moins. « Tant que tes intentions sont déterminées au préalable. Parce que clairement, nous ne ressemblerons jamais à ces gens-là, pas vrai ? Nevermind. » Sam ne sourit pas. Il se contente de l'observer. Le regard triste, d'une certaine manière. Il n'a pas besoin d'observer ce qu'elle désigne, c'est tellement évident. Tous ces couples qui irradient le bonheur. Mais quelque part, ça lui fait un choc. Là, à l'intérieur, d'entendre ça. Est-ce que c'est ce qu'elle aimerait ? Qu'ils soient comme ces gens ? Un couple heureux, construisant une famille ? Il est confus, et perdu. Peut-être parce que c'est ce qu'il voudrait lui aussi. Mais s'il interprétait juste mal tout ça ? S'il se faisait des idées, qu'il ne voyait que ce qu'il voulait bien voir ? Les possibilités s'emmêlent, une fois de plus. Mais tu sais Sam, la vie, elle passe. Elle file à une vitesse inimaginable. Les choix, à force de les repousser, tu finiras par ne plus les avoir. Quelqu'un d'autre choisira pour toi, et dans quatre-vingt-dix pourcent des cas, tu regretteras. This is your life boy. It's ending one minute at a time. « Est-ce que tu te souviens, de mon treizième anniversaire ? (...) La seule chose que je souhaitais réellement ce jour-là, c'était que mon père soit là … la suite, nous la connaissons. Je suis partie me réfugier, à l'abri de tous. Puis, tu as fini par me trouver. » Les mots les tirent de ses pensées. Il la regarde, tandis que ses yeux à elle sont perdu sur un point dans le vide. Les propos font vaguement écho à des souvenirs. À toute cette partie de sa vie qu'il a essayé d'oublier après la mort de Milo. Partie devenue floue à ses yeux désormais. Mais des choses marquent, plus que d'autre. Liv l'a marquée. Son anniversaire, il s'en souvient. Peut-être pas dans les moindres détails. Mais il s'en rappelle, de cette petite fille déçue qu'il avait mis du temps à trouver, qu'il avait pourtant réussi à consoler. « You probably don't remember your exact words from that day.. But I do. You said to me, in a very calm voice that everything will be okay, because my guardian angel was always there when my father wasn't. You said that with a cocky smile. And you know what ? That day, I thought it was you... my guardian angel. » Il ne peut pas s'empêcher de sourire. Il s'en souvient, oui. Pas mot pour mot, ce serait mentir. Mais la pseudo-confession lui arrache un sourire nostalgique. À l'époque, tout était si simple... Liv, l'adorable petite voisine qui rougissait quand il lui accordait toute l'attention du monde. Est-ce qu'ils auraient imaginé un seul instant à l'époque, qu'ils en seraient là aujourd'hui ? Certainement pas. Ils étaient trop innocents, trop naïfs. Trop insouciants. « Enfin, je ne sais plus où je souhaitais en venir. Peut être que c'est une manière de dire que je ne souhaite pas qu'il ou elle vive l'absence d'un parent. » Elle semble confirmer ce qu'elle a dit plus tôt. Mais une fois de plus, qu'est-ce qui dit qu'il n'interprète pas simplement les choses à sa manière ? Qu'il n'entend pas ce qu'il veut entendre ? Il souhaite le meilleur pour son fils ou sa fille, le meilleur pour Liv, pour eux deux. Il n'a pas envie de ne pas faire partie de cela. De laisser ça de côté. Il n'a pas envie d'être un père absent, celui qui fuit ses responsabilités et qui débarque comme une tempête des années plus tard en faisant comme si de rien n'était. Il veut être là pour leur enfant. Mais pour elle aussi. Les sentiments sont de plus en plus évidents. Mais ça l'effraye. Parce que la dernière fois qu'il a dit à quelqu'un qu'il l'aimait, on a piétiné son cœur. But loving someone, isn't it about taking risks ? « Je ne veux pas de ça pour notre enfant tu sais. L'absence d'un parent. Je sais ce que c'est, toi aussi. J'ai envie d'être là pour lui, ou elle. » Sa voix est calme. Douce. Il se veut rassurant. Mais aussi sérieux. S'ils doivent avoir cette conversation là, maintenant, alors c'est ainsi, il n'est pas contre. Ils ne peuvent plus fuir ou faire marche arrière, et même si on lui proposait, il dirait sûrement non. Il veut de tout ça dans sa vie. Il veut d'elle aussi. C'est pourquoi certains points doivent être mis au clair, à ses yeux. Il attrape une des mains de la jeune femme, détaillant ses doigts fins un instant. « Mais, faut que tu saches quelque chose, Liv. Juste écoute moi. Tu pourras dire non, ça ira quand même, je veux juste... » Il hésite. Il ne devrait pas. Come on boy. You need to do this. Now. « Je ne veux pas être juste là pour lui, elle. Je veux être là pour toi aussi. Et non, je ne parle pas d'être juste ton ami qui partage ta vie pour surveiller sa progéniture. » Rire maladroit pour couvrir sa nervosité. Il a l'impression que tous les regards sont tournés sur eux, même si ce n'est pas le cas. Sam, il a toujours eu du mal à exprimer tout sentiment différent de la colère. Il lève finalement le regard vers elle. Pas sûr du tout de comment dire ça. « J'ai envie d'être le père de notre enfant. Mais j'ai aussi envie d'être ton copain. Du style. Petit-ami. » Il l'a dit. Est-ce qu'il regrette ? Certainement pas. Il devait le dire à un moment ou à un autre. Rien que pour fixer les choses. Il a envie de lui montrer que oui, ils peuvent être comme ces couples. Heureux. C'est précipité ? Peut-être. Et après ? Tout es précipité. La vie est un enchaînement de choix et de conséquences, de projets qui se cassent la gueule et d'autres qui se concrétisent. Tout file trop vite pour hésiter. Il l'a compris, plus d'une fois. Milo. Lucy. Il n'a pas envie de faire la même erreur avec elle. « On pourrait essayer d'être comme eux. Vraiment. » Puis, il tente un sourire, se penche un peu vers elle pour terminer sa phrase. « Tant que tu ne m'obliges pas à porter un pull aussi vilain que celui du type d'en face. » Il a besoin de sortir une connerie, quelque chose pour ne pas craquer. Il n'aime pas se moquer des gens. Mais faut admettre que le pull en question est vraiment laid, d'autant par la couleur que les motifs, à tel point que ce type doit être daltonien, ou juste qu'il le fait par amour. Bref. Costello dérive. Pourtant, c'est comme un poids qui s'enlève de ses épaules, même si c'est un millier d'autres responsabilités qui s'y ajoutent.

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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Mar 27 Oct - 22:07



My heart is broken
Somebody fix it
My walls are closing in
Caught in a deep hole
@morgantaylorreid

Et si, à eux deux, ils formaient le plus dévastatrice des catastrophes naturelles ? Bien sûr elle n'avait jamais pensé à cela. Parce qu'en ce moment, penser devient difficile, compliqué. Des complications auxquelles ils n'étaient plus habitués. Ils avaient fini par gouter à quelque chose de différent, de simple, de beau. Quelque chose d'éphémère aussi, comme tout le reste. Mais ce fut trop rapide, trop court. Elle aurait aimé en profiter davantage. Elle aurait aimé que les choses se développent normalement, dans l'ordre des choses. D'abord des rendez-vous, fréquents, des moments partagés, des baisers, des petits jeux, ensuite, du sérieux, juste un peu. Pourquoi pas ensuite de l'engagement. S'ils étaient toujours aussi heureux à ce moment-là, pourquoi pas ? Après l'engagement, vient les responsabilités seulement. Mais des responsabilités étudiées au préalable, si possible. Toutes ces choses, ils n'en auront pas la chance. C'est ainsi, ils ont brulé les étapes. Que ce soit volontaire ou non. Ce sont des choses qui arrivent. Liv devrait s'estimer heureuse, elle aurait pu tomber sur bien pire. Au moins, c'est quelqu'un qu'elle connaît plutôt bien. C'est d'ailleurs le seul point rassurant. Parce qu'au fond, Costello, c'est Costello. Qu'elle veuille l'avouer ou non, elle a toujours aimé sa compagnie, son sourire, ses blagues médiocres, la manière dont ses cheveux bouclent légèrement à l'humidité, cette façon qu'il a de jouer avec ses cheveux, ses mains ou encore ses lèvres quand il est nerveux. Elle a bien eu le temps de remarquer toutes ces petites choses. Elle aurait pratiquement pu écrire un livre sur le jeune homme. Si ce n'est pas à moitié fait. Il est vrai qu'il apparaissait beaucoup dans son journal intime d'adolescente. Mais rien avoir avec les discours d'adolescente sur ô combien il était beau et ô combien elle rêvait de faire sa vie avec lui. Elle était bien loin de tout ça, c'est pour cela qu'elle préférait le terme de journal de bord. Liv elle commentait les détails. Des détails, des anecdotes, des discours sur comment elle l'imaginait plus tard. Milo aussi. Elle avait une toute autre vision du futur. Elle imaginait Sam, marié, à une grande artiste, allez savoir pourquoi. Elle l'imaginait comme quelqu'un qui voyageait beaucoup, qui aidait son prochain. Elle imaginait aussi Milo et elle en colocation, toujours aussi inséparables, avec des ambitions communes mais des différences flagrantes. Des hauts, des bas. Mais toujours ce lien si fort. Dans un sens, elle avait raison sur une chose. Sam aide son prochain. Pour le reste, et bien, disons qu'elle était totalement à côté de la plaque. Mais jamais, ô grand jamais elle ne s'imaginait dans cette situation. Avec lui, pour commencer, et enceinte, pour finir. Liv a toujours beaucoup apprécié Sam étant jeune, ceci n'a plus de secret pour personne, mais en petite incrédule qu'elle était, elle ne se laissait pas aller à penser qu'un jour, ils finiraient ensemble. Pourquoi ? Pour des raisons évidentes. Sam n'avait jamais montré d'intérêt de ce genre pour sa personne, il n'aurait eu aucun intérêt à le faire, c'était le frère de Milo, il était plus âgé, il pensait très certainement à elle comme à une sœur. Aujourd'hui, elle a du mal à croire que ce sont vraiment eux, ici. Dans cette salle d'attente, avec ce petit être entre eux. Elle n'aurait jamais imaginé qu'une partie de lui grandirait un jour dans son abdomen. Elle est prise de frissons. Parce qu'au plus profond d'elle, elle doit prendre conscience d'une chose, les sentiments qu'elle porte aujourd'hui à son égard sont réels. Que ceci n'a rien d'une amourette d'adolescente puisqu'ils n'en sont plus ces enfants là. Ils ont changé et même si elle aimerait s'y raccrocher, pour Milo, elle n'a plus rien de cette petite fille. Elle revient à elle au touché des douces mains du jeune homme sur les siennes. « Mais, faut que tu saches quelque chose, Liv. Juste écoute moi. Tu pourras dire non, ça ira quand même, je veux juste... (…) Je ne veux pas être juste là pour lui, elle. Je veux être là pour toi aussi. Et non, je ne parle pas d'être juste ton ami qui partage ta vie pour surveiller sa progéniture. (…) J'ai envie d'être le père de notre enfant. Mais j'ai aussi envie d'être ton copain. Du style. Petit-ami. » A l'entendre, c'est possible et elle a vraiment envie d'y croire. Mais elle ne peut pas s'empêcher d'avoir peur. Parce que ceci n'a rien d'innocent. Ceci ne leur appartient pas seulement. She can't screw that too. She can't, for him, or her. But for Sam totoo. She don't get the right to screw this up and that's what she's scared of. Mais un simple mot l'effraie également : petit-ami. C'est étrange. Ce sentiment qui la submerge brusquement. C'est chaud, c'est apaisant, mais c'est aussi nouveau. « On pourrait essayer d'être comme eux. Vraiment. » Pour ce genre de sourire, c'est certain, elle tenterait l'expérience les yeux fermés. « Tant que tu ne m'obliges pas à porter un pull aussi vilain que celui du type d'en face. » Elle ne peut pas s'empêcher de rigoler à ces quelques paroles. Ces quelques paroles sont une invitation à revenir à ce qui fonctionne le mieux entre eux, l'humour, la simplicité. Est-ce qu'ils en sont encore capables ? Son rire s'efface quand son regard croise le sien. Elle lui offre un sourire à son tour, referme gentiment ses doigts contre sa peau. Un silence s'installe. Le genre de silence calme et familier. « Impossible de rester crédible et contrarié à la fois, un joli sourire, un peu d'humour et je tombe déjà dans le panneau…. How and why are you doing that to me ? » C'est étrange. Toute cette rancœur, cette colère, elles semblent avoir disparu. Aussi rapide et facile qu'un claquement de doigts. I guess, you're just win Costello, again. Est-ce malsain ? Est-ce que ceci lui jouera des tours par la suite ? Elle n'a jamais été très rancunière, mais là, c'est un sacré record. Pourquoi ceci ne pourrait pas être une bonne chose pour une fois ? Et s'ils avaient juste besoin de remettre les compteurs à zéro. Elle déglutit. Reprends délicatement sa respiration. Il est nécessaire qu'elle obtienne des réponses à ses questions. À une question, en particulier. « Mon petit-ami ? Même si passer le seuil de cette porte avec moi signifie qu'aucun retour en arrière n'est envisageable ? » Would you still go in ? Would you still want me if I screw up again ? Would you still want me when I get fat, ugly, old ? Would you ? Elle se sent profondément idiote. Comme si elle se transformait en ce qu'elle a toujours trouvé étrange, inaccessible. Ce qu'elle n'a jamais connu. Le réel engagement, les réelles responsabilités, les sacrifices qui comptent, l'amour, en quelque sorte. « En passant, rectification, je ne te laisserais jamais porté un pull de ce genre, soit rassuré. » Elle rigole de nouveau. Il est vrai que ce pull est assurément affreux. « Tant que tu ne me trouves pas de surnom gênant du style bébé ou chaton. Que tu me laisses piquer toute la couette – et oui, je suis ce genre de cliché – et que tu… non, tu sais quoi, je te faxerai tout ça, histoire que les bases soient solides. » Ajoute-t-elle accompagné d'une long sourire espiègle. Brusquement, la peur revient. Mais une peur bien différente de celle apprivoisé ces derniers jours. Une peur qui la confronte à quelque chose. Liv est heureuse qu'il soit là aujourd'hui. Elle ne pensait pas pouvoir y arriver seule et elle n'a plus vraiment à s'en faire pour ça, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Jeu 29 Oct - 23:23



So feel the love and let it in
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@ohwonder

Les choses n'ont pas tourné comme ils s'y attendaient. Pourtant, ils ne peuvent blâmer qu'eux même pour ce qui se passe. Blâmer. Pourquoi voir les choses de manière si négative ? Il ne sait pas. Ce n'est pas volontaire. Abus de langage, dira-t-on. Il ne veut plus voir les choses ainsi, désormais. Il veut voir cela comme une superbe chance. Une nouvelle aventure qui débute. Il ne veut pas penser aux responsabilités et aux conséquences. Il veut juste se dire que tout cela est merveilleux. Qu'elle est merveilleuse, elle aussi. Qu'il l'aime. Est-ce que c'est de l'amour, réellement ? Il n'en sait rien. Tout ça, c'est confus. C'est précipité, et un peu effrayant. Mais pourquoi aller contre ? Pourquoi ne pas se laisser emporter dans le courant pour une fois, aller dans son sens, accepter les surprises, bonnes comme mauvaises. Ça ne ferait sans doute pas de mal. C'est pour ça qu'il se dévoile. Il cherche ses mots, le bon chemin à prendre. Au final, il se perd. C'est pas plus mal, à trop réfléchir, ça lui monte à la tête. Alors il dit ce qu'il en est. Ce qu'il en pense. Ce qu'il aimerait. Il se montre authentique, en attendant des résultats. Oui, non, peut-être. Il pourrait même accepter   rien qu'un regard, pour simple réponse. Il a juste besoin de savoir, pour arrêter de stagner. Arrêter d'espérer pour rien si c'est le cas. Concrétiser ce qu'ils veulent tous les deux si c'est ce qu'elle désire. Décompresser. Une touche d'humour lui semble nécessaire. Même si c'est bidon, pas très fin, pas du tout recherché. Don't you know that feeling ? When you feel like your world is about to collapse, but still, it feels awesome. He's just anxious you know. « Impossible de rester crédible et contrarié à la fois, un joli sourire, un peu d'humour et je tombe déjà dans le panneau…. How and why are you doing that to me ? » Il sourit d'autant plus, quand il la regarde. Rien que pour ce sourire, lui aussi pourrait fondre. Abandonner tout le reste. L'éclat de son rire, il est précieux. Douce mélodie à ses oreilles. Pourtant, il déraille un peu parfois. Et ça aussi, ça le fait sourire. Y'a tant de petits détails. Infimes choses chez elle, qu'il a noté inconsciemment. Des choses ordinaires, et pourtant si caractéristiques d'elle. Liv et ses petites manies. Il se contente d'observer, sans répondre. Il n'y a pas réellement de réponse à cela, en réalité. « Mon petit-ami ? Même si passer le seuil de cette porte avec moi signifie qu'aucun retour en arrière n'est envisageable ? » Quelque chose est redevenu sérieux. Lui aussi, au moins suffisamment pour lui donner une réponse claire. Il hausse un peu les épaules, hoche légèrement la tête. « Si c'est ce que tu veux. C'est ce que je veux aussi. » I can be that kind of guy. I guess. I know I'm far from perfect. I'm a mess, huge one, but i'll get over it for you. I'll be there for you. Les choses qu'il aimerait lui dire. Qu'il ne sait pas formuler, qui ne veulent pas quitter ses lèvres. Mots trop fins pour lui, il faut croire. Il déglutit un peu toutefois. Se reprend. « But. That sounded pretty frightful. Like a horror movie quote you know. 'If you get into this house, you'll never get out'. Do you plan to attach me to my bed or brainwash me so I become your slave ? » Il peut faire peur des fois, il en a conscience. Il se fait peur tout seul, même. Mais c'est vrai. C'est comme ça qu'il l'a ressenti. Mais c'est surtout pour dédramatiser. Il ne sait pas rester sérieux bien longtemps, au final, encore moins face à elle. Les choses deviennent juste trop simples pour rester froid et passif. Ils ont besoin de cette chaleur, de ces sourires et de ces blagues médiocres pour s'en sortir. « En passant, rectification, je ne te laisserais jamais porté un pull de ce genre, soit rassuré. (...) Tant que tu ne me trouves pas de surnom gênant du style bébé ou chaton. Que tu me laisses piquer toute la couette – et oui, je suis ce genre de cliché – et que tu… non, tu sais quoi, je te faxerai tout ça, histoire que les bases soient solides. » Le rire de l'italien fait écho à celui de la jeune femme. Des conditions, toujours des conditions. Même si elles sont plus amusantes qu'autre chose. C'est ça aussi, quelque part, d'être à deux. Faire quelques petits sacrifices ici et là. Ça en vaut la chandelle, parfois. Il a l'impression que ce sera le cas avec elle. Dans le fond, ils ne sont pas si différents. Peut-être un peu trop fous, c'est tout. Ils ont juste cette étincelle, eux. Celle qui anime les jours et les nuits, qui évite de tomber dans une routine étouffante et terne. Il rit d'autant plus à l'idée du fax. Elle lui ferait presque peur, avec sa liste. But like everything else, they'll figure this out too. Il hoche la tête. « Je sens la grande, longue liste terrifiante venir. Mais pour la couette, ce n'est pas négociable. Sauf si tu veux entrer en guerre contre moi, il va falloir partager la couette. » Un air presque sérieux tandis qu'il hoche la tête. C'est soudainement qu'il prend conscience de quelque chose. Wait a sec. Est-ce que tout ça, ça veut dire vivre ensemble ? Apparemment. Pas que ça le dérange, tout ça. Mais c'est brusque dans son esprit. Ça se renverse. Et la chambre pour le gosse ? Ils ont encore le temps d'y réfléchir. Mais autant qu'il aime l'aventure, Sam aime les plans. Il aime l'inconnu, mais pas tant que ça, paradoxalement. Que les choses soient un minimum planifiées, surtout quand il ne s'agit pas que de lui. Pourtant, ça n'a rien de planifié, quand il s'approche d'elle pour presser ses lèvres contre les siennes, un instant. C'est spontané, ça lui vient comme ça. Comme cette main qu'il glisse doucement contre le ventre de la blonde, instinctivement. Ventre qui s'est arrondi déjà un peu, suffisamment pour sentir la différence. Il rompt le baiser un peu à contre cœur. Surtout quand la porte du cabinet s'ouvre et qu'on appelle Liv à la consultation. Sam se relève avec un grand sourire, se tourne un instant vers elle, proclamant haut et fort. « Tu viens chaton ? » Sans honte aucune. C'est juste lui, dans toute sa splendeur. He's a mess. He's awkward, and anxious. He's angry, and happy. He's sad, and fine. But the most important thing is the fact that, he's in love.

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MessageSujet: Re: i promise, i'll do better | costings.   Dim 1 Nov - 21:33



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« Si c'est ce que tu veux. C'est ce que je veux aussi. » Ce qu'elle souhaite ? Elle a encore peur de le dire à haute voix, mais oui, bien sûr qu'elle veut de lui. À ses côtés, que ce soit ici ou ailleurs. Ça sonne si solennel. C'est pourquoi, c'est aussi effrayant. « But. That sounded pretty frighful. Like a horror movie quote you know. ‘If you get into this house, you'll never get out'. Do you plan to attach me to my bed or brainwash me so I become your slave ? »  Elle rigole à nouveau à ses idioties. Son esclave. Quelle drôle d'idée. « Don't tempt me Costello. » ajoute t-elle le sourire aux oreilles. C'est agréable. De sourire, de le retrouver, cet homme aux blagues douteuses, à l'humour similaire au sien. Retrouver ce pourquoi tout à commencer. Il ne faut pas l'oublier, ils ne sont pas tombés dans le même lit par obligations, par faute de. Mais parce qu'ils l'ont souhaité. C'est son cas en tout cas. Certes, ce n'était pas prévu. Mais elle aurait pu reculer, avec un peu de raison, de lâcheté. Seulement, soyons honnêtes. She was doomed from the start because she wanted this. Ses lèvres sur les siennes, ses mains entremêlées avec les siennes, la chaleur de son corps contre le sien. Elle s'est d'ailleurs surprise à ressentir un manque quand, le soir, elle se glisse dans les draps d'un lit vide. Chose qui ne l'avait jamais vraiment dérangé jusqu'ici. Parce qu'elle peut se permettre de prendre tout le lit, toute la couette, dormir dans des positions plus étranges les unes que les autres, parler la nuit, s'endormir quand elle le souhaite. Puis avec ses insomnies passagères, elle ne remplit pas vraiment la case "meilleure partenaire de vie nocturne du monde". Maintenant, c'est différent. Elle s'est habituée à une présence, la sienne. Seulement, c'était occasionnel. Elle n'avait pas besoin de trouver de solution sur le long terme. Puis tout c'était bien passé jusqu'ici. Mais, il ne connaît pas la véritable Liv. Celle qui est un enfer à vivre, disons, au moins une fois par mois. Et n'allez pas penser que ceci soit en rapport avec ses menstruations, ce n'est pas le cas. Elle a quelques soucis. Parfois elle ne dort pas. Parfois elle démarre au quart de tour. Elle peut être impatiente, colérique, surtout envers elle-même, démesurée. Il ne faut pas le cacher, elle aime bien semer la zizanie. Son cousin pourrait en témoigner. Le nombre de fois où elle a déboulé dans son appartement en dansant, l'entrainant dans sa folie éphémère. Elle a horreur de la routine et arrive aisément à combler celle-ci par de petits incidents, qu'ils soient sollicités ou non. De plus, les hormones n'ont encore pas joué un rôle au milieu de tout cela, ce qui ne saurait tarder. Enfin, elle n'est pas si terrible. Elle a peut-être peur que ce ne soit pas du gout de tout le monde, pour ne pas dire franchement, du goût de Sam. Elle s'interroge parfois. Au sujet de lui et Lucy. Une simple curiosité. Il a l'air si calme et posé parfois, si.. tranquille. C'est vrai, depuis qu'elle a bousculé un peu sa vie, beaucoup moins. Mais, elle y est peut-être pour beaucoup. Si c'était d'ailleurs ça, le problème. Toujours des problèmes. C'est comme si la jeune femme avait besoin de les anticiper tous. Afin d'éviter les travers, d'éviter le pire. Cependant, elle ne peut pas toujours les esquiver. Parfois, ils sont nécessaires. Quelquefois, ils n'ont pas lieu d'être. Comme maintenant. Qui a d'ailleurs parlé de rendre les choses permanentes ? Il vient seulement d'utiliser le mot petite-amie pour la première fois. Ne plaçons pas la charrue avant les bœufs, ne lançons pas des plans sur la comète. Ils ont tout simplement besoin de prendre un peu leur temps. Ou plutôt, bien manager ce précieux temps. Relativiser aussi. Apprécier chaque moment. Comme aujourd'hui. Leurs remarques moqueuses qui entraînent des sourires, des regards, une certaine forme de bonheur. « Je sens la grande, longue liste terrifiante venir. Mais pour la couette, ce n'est pas négociable. Sauf si tu veux entrer en guerre contre moi, il va falloir partager la couette. » Elle ne s'attendait pas vraiment à ce qu'il réplique quelque chose du genre. Comme elle ne s'attend jamais vraiment à rien de sa part. Il la surprendra toujours. Elle en est pratiquement certaine. « Comment ça, non négociable ? Je te rappelle que dans quelques mois, que tu veuilles le croire ou non, tu ne feras plus le poids face à nous. » Dit-elle en plaçant les mains sur le nouveau concerné. La guerre est comme qui dirait, perdue d'avance. Délicatement une main vient rencontrer les siennes contre son abdomen. Des lèvres familières compriment les siennes. Le voilà, le portrait de la famille presque parfaite. Ils se fondent maintenant dans la masse de ces gens-là, autour d'eux. Mais elle n'y porte pas grande attention. Trop préoccupée dans l'instant, dans ce qui est en train de se passer. Elle ne peut d'ailleurs pas s'empêcher d'étirer ses lèvres vers le haut de ses joues. Même occupée à ne former qu'une avec d'autres. Puis, ils récupèrent précipitamment l'usage basique de la parole à l'appel du nom de Liv. « Tu viens chaton ? » Elle attrape ses affaires, se relève, les yeux au ciel. Il a osé, bien sûr qu'il a osé. L'inverse l'aurait étrangement étonnée. Mais puisqu'il souhaite jouer à ce petit jeu là. Liv décide d'entrer elle aussi dans la partie en pressant rapidement le derrière de son partenaire avant de lui passer devant. Elle espère lui avoir couper l'herbe sous le pied. Il ne s'attendait surement pas à ça. « Alors, mon sucre d'orge, qu'est-ce que tu attends ? » Un clin d'œil vient minimiser la scène. Faire les imbéciles, c'est tellement dans leurs cordes. Mais surtout, la peur s'est dissipée. Elle est plus sereine. Liv est prête à affronter la suite.

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