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 ft Julian || Tell me I'm a good part of your story.

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MessageSujet: ft Julian || Tell me I'm a good part of your story.   Mer 26 Aoû - 19:28

Tout partait un peu en vrille ces derniers temps. Depuis la parution des photos de Julian et moi, c'était un peu comme si mon monde ne tournait plus vraiment rond. Ça avait commencé par un appel de ma mère. Étrange appel d'ailleurs. Entre deux « il est tellement mignon », elle m'avait bien fait comprendre qu'elle n'approuvait pas Julian. Du moins pas le Julian dans mes bras. Elle avait ajouté que mon père serait furieux quand il l'apprendrait, ce qui n'avait pas manqué d'arriver. Pour éviter une nouvelle presse contre ou sur nous, j'avais un peu évité Julian. Et nous avions fini par cesser tout contact après son interview télévisée. Le pauvre, cela ne s'était vraiment pas passé comme il l'avait espéré et j'avais trop peur que ce soit ma faute, que notre histoire révélée au grand jour ne lui ait apporté plus de soucis qu'autre chose. Je ne lui avais pas envoyé de messages, j'avais tout fait pour éviter les lieux qu'il fréquentait et il n'avait pas forcément cherché à me contacter non plus. Je refusais de croire que c'était parce qu'il voulait couper les ponts avec moi et préférait penser qu'il avait d'autres soucis en tête. Que le « scandale de la jeune fille », sa tournée promotionnelle et le reste lui prenait tout son temps et qu'il voulait se concentrer pour bien faire les choses.

Comme si les choses n'étaient pas assez dures ainsi, j'avais pris tellement de retard dans mes révisions que je passais toutes mes journées à la bibliothèque pour essayer de rattraper ça, mais mon esprit vagabondait sans cesse vers Julian, vers les récriminations de ma famille et je n'avançais que peu. Et enfin, pour finir, ma cuisine avait pris feu. Rien de grave, mais ça l'était quand même assez pour que ma colocataire et moi soyons à la rue pour la nuit. Elle avait trouvé où dormir, mais je n'avais pas vraiment envie de la suivre. En fait, j'espérais stupidement que Julian allait me proposer son lit pour la nuit. J'avais même laissé un message de ma mésaventure sur les réseaux sociaux en espérant que cela parviendrait à ses oreilles et qu'il me contacterait...

Et aussi idiot que cela soit, je n'avais pas tardé à avoir de ses nouvelles. Il avait su, il voulait savoir si ça allait, si je savais où passer la nuit. « J'ai toujours l'option de l'hôtel », avais-je soufflé, rappelant que ce n'était que l'histoire d'une nuit après tout. Mais il m'avait proposé son chez lui et j'étais incapable de dire non à une telle invitation. C'est pourquoi après avoir bêtement vérifié que je n'étais pas suivie et que personne de louche ne rodait autour de l'immeuble de Julian, j'avais discrètement rejoint la porte, chapeau vissé sur la tête pour cacher mes cheveux et grosses lunettes de rigueur en cette journée ensoleillée afin de dissimuler au mieux mon visage.

Je sonnais à sa porte, me mordant la lèvre. Peut-être que ça n'était pas une bonne idée après tout. Peut-être que j'aurais dû aller chez une amie, comme je l'avais dit à mon père, ou à l'hôtel, comme je le lui avais dit. Il ne mit pas longtemps à ouvrir la porte et je restais là, les mains vissées autour de la bandoulière de mon sac, la lèvre inférieure pincée entre mes dents, un léger sourire timide et maladroit sur mes lèvres. « Salut », soufflais-je, comme aux premiers jours de notre rencontre, quand je ne savais pas comment m'y prendre avec ce grand et bel homme séduisant. J'avais envie de me lover dans ses bras, de l'embrasser, de respirer son odeur et de profiter de l'apaisement que sa présence m'apportait toujours. Mais je restais là, immobile, crispée sur mon sac et incapable de faire le moindre mouvement tant qu'il ne m'y invitait pas.

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Luck's karma: Votre dernier livre en date ne rencontre pas un franc succès, surtout à cause d'une critique acerbe dans une émission. Émission qui vous invite d'ailleurs à vous défendre sur leur plateau, en sachant que c'est une opportunité pour eux de vous enfoncer encore plus..
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MessageSujet: Re: ft Julian || Tell me I'm a good part of your story.   Mar 1 Sep - 11:17

Julian était tranquillement assis au milieu de son studio, une pièce unique au sixième et dernier étage d’un immeuble du centre-ville, mansardée, avec une petite salle de bain attenante. Il se désolait encore d’avoir livré à ses lecteurs l'ignominie qu’était son dernier roman, et tout en sirotant son whisky pur, se promettait de ne plus en écrire aucun sous la contrainte d’aucun éditeur. De presse écrite en plateaux télé, il avait été victime d’un acharnement médiatique qui n’avait pourtant rien à voir avec ce livre qu’il tentait tout de même de défendre, comme cela lui était stipulé dans son contrat. Depuis quelques temps, on ne lui posait plus qu’une seule question : "Qui est cette jeune fille que vous teniez dans vos bras et qui a fait avec vous la couverture des magasines people ? " La question était réthorique, et non sympathique, chacun avait fait sa petite enquête et savait tout de cette étudiante qui n'avait rien demandé.
Julian lui-même n’avait rien demandé. Cette relation, restée secrète depuis déjà quelques mois, devait le rester, à cause du sérieux de la chose. L’auteur le savait bien, cette relation n’était pas faite pour durer, vouée à un échec pur et simple, un moment de détente et une sensation de jeunesse retrouvée pour l’homme qui avait passé difficilement la trentaine. Mais il s’était attaché à Alice. Elle était jolie, rayonnante de joie, dotée d’une conversation interessante. Et elle semblait l’aimer, même si ce n’était que pour son statut d’auteur à succès.

Mais depuis cette histoire, ces plateaux télé ratés, Alice s’était éloignée, ne semblait plus vouloir prendre contact avec celui dont on considérait déjà la fin. Julian s’était alors mis à l’envisager comme une énième groupie idiote et était passé à autre chose, sans toutefois mettre dans son lit une nouvelle fille. Il s’était à peine acoquiné dans les bars avec de charmantes demoiselles, mais, toujours aigri de la subite disparition de sa dernière conquête, n’avait jamais poussé ses expériences plus loin. Il se retrouvait donc seul, comme ce soir, à déguster une bouteille d’un bon whisky de son pays. Mais ce soir était différent des autres, car Alice avait refait son apparition. Elle avait lancé une bouteille à la mer, et lors d’un de ses courts passages sur les réseaux sociaux, il l’avait attrapée. La demoiselle était à la rue, à cause d’un incendie, et, ne cherchant qu’à avoir de ses nouvelles, il avait pris vaguement contact jusqu’à ce que, de fil en aiguille, il lui propose une place sur son canapé pour une nuit. Un simple geste amical, comme elle l’aurait fait.

La sonnette retentissait près de la porte, un son non mélodieux que Julian détestait. Il restait un instant assis sur son fauteuil, pour ne pas sembler pressé de revoir la demoiselle. Puis il se levait, enfilait un sweat et descendait le dernier étage à pied avant de prendre l’ascenseur pour les cinq étages restants. Il marchait non chaland dans le hall pour rejoindre la porte. Il aurait bien pu ouvrir la porte depuis son appartement, mais l’interrupteur ne fonctionnait plus, l’obligeant à faire face plus rapidement et dans un lieu public à celle qui avait appris à ne plus aimer ce dernier mois. Il ouvrait la porte et tombait nez à nez avec Alice, cachée derrière de grandes lunettes et un grand chapeau, telle une grande star de cinéma. Il trouvait cela comique, riait dans sa tête mais restait stoïque devant la jeune femme. Alors qu'elle le saluait, timide comme une débutante, il lui répondait d'une voix neutre : “Entres avant qu'on te voies...” Il avait pris consciemment une approche froide pour ne pas sembler heureux de la revoir, mais à l'intérieur, son coeur battait étrangement à un rythme effréné. Objectivement, ils étaient deux adolescents qui ne savaient pas trop comment se parler.
Julian appelait l'ascenseur qui n'avait pas bouger depuis son arrivée dans le hall, montait à bord avec Alice et restait silencieux alors que commençait la montée.

(août 2015)

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Aimer quelqu'un qui vous aime aussi, c'est du narcissisme. Aimer quelqu'un qui ne vous aime pas, ça, c'est de l'amour.
— Frederic Beigbeder.

lent retour à la normale - karma de juillet (août soon)
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MessageSujet: Re: ft Julian || Tell me I'm a good part of your story.   Mer 2 Sep - 17:02

Découvrir mon visage dans la presse à scandale était la dernière chose que je voulais. Au début de tout ça, oui, j'aurais adoré ça, trop consciente que cela aurait été le point d'orgue de ma vengeance, mais ça faisait bien longtemps maintenant, des semaines, qu'il n'était plus question de ça. Qu'il sache ou non n'avait aucune espèce d'importance, parce que tout ce qui comptait pour moi, c'était ce qui était en train de se passer dans ma vie. Cet auteur à succès, fort d'expériences de la vie et d'une maturité que mon âge ne permettait pas encore et qui semblait s'intéresser sincèrement à moi. Je n'avais pas l'habitude d'être ainsi regardé, ainsi traité, moi la fille enfant, le trophée... Il me regardait comme aucun autre et j'aimais découvrir chaque jour ce que voulait dire ce regard. Les longues discussions qu'il entamait et se plaisait à poursuivre des heures durant, son plaisir de ma simple compagnie... Bien sûr, il y avait tout le côté charnel de notre relation, cette petite victoire de la femme désirable sur l'enfant, mais il n'y avait pas que ça et il nous arrivait de nous retrouver juste pour discuter autour d'un verre ou d'une tasse, sans aucune pression et sans enjeux.

J'aimais la simplicité de ces échanges et leur naturel, comme si nous avions passé toute une vie à tenir de grand débat sur l'impact de la vie des sœurs Brönte sur leurs écrits ou sur la capacité d'entrer dans la postérité de nos contemporains... de lui-même. J'aimais plaisanter sur le fait que dans un siècle ou deux, ces œuvres seraient peut-être des classiques. Jouant tantôt les groupies écervelées, convaincue que si ça n'était pas le cas, alors nos générations étaient des causes perdues, tantôt les pires des critiques, martelant qu'il vaudrait mieux pour le bien de l'image de notre époque que ces histoires standards et ses épilogues faciles disparaissent au plus tôt des esprits. Je ne pensais ni l'un, ni l'autre, bien évidemment. Je n'avais que trop conscience de n'avoir aucune influence sur la postérité, sur l'impact et l'image de ses livres et du fait que j'étais la plus mauvaise des juges. Trop aimante de cet homme et de tous les mots qu'il pouvait dire ou coucher avec application sur le papier, je n'avais rien d'impartial.

J'avais si peur de perdre tout ça maintenant. Nos moments d'intimités si nouveaux pour moi, nos conversations passionnées,... lui... J'ignorais à quel moment les choses avaient assez changé pour que j'en vienne à avoir peur de le perdre, mais c'était le cas désormais et je détestais ce sentiment. C'était sans doute pour ça que j'avais mis fin à la longue période de silence, envoyant un message aux sphères du net en espérant qu'il saisirait la perche. Il l'avait fait et rien que d'y penser, mon cœur bondissait follement dans ma poitrine. Aussi furieusement et déraisonnablement que lorsque mon regard croisa à nouveau l'azur de ses yeux.

Sans émotion, sans rien pour trahir ses pensées, il m'intima seulement d'entrer, assurant qu'on pourrait me voir. J'obtempérais sans un mot, me pressant pour disparaître dans l'immeuble et devenir invisible à tous yeux indiscrets, mordant ma lèvre un peu plus fort, regardant le sol à mesure que mes pas me guidaient à sa suite vers l'ascenseur. Les portes se refermèrent et l'engin commença son ascension, dans un silence pesant. Un de ces silences qu'il n'y avait jamais eus entre nous et que je n'avais jamais su supporter avec personne. « Merci infiniment. Au vu des circonstances tu aurais eu... toutes les raisons du monde de me laisser me débrouiller... Je suis désolée de t'avoir causé autant de torts... » Je triturais nerveusement la lanière de mon sac maintenant, mal à l'aise. De part leur métier, mes parents géraient très bien ce genre d'ambiance lourde, mais pas moi. « Comment tu vas ? »

Question piège, mais question qui me hantait. Sa promo se passait mal. Son livre n'était pas bon - clairement écrit sous la contrainte, sans sa passion et sa plume habituelle – et la révélation de notre relation avait rendu le débat encore plus houleux lors des interviews. Il était accusé d'avoir perdu ce qui faisait de lui un bon auteur, un homme de succès et d'être impliqué dans une liaison scandaleuse. Tout se mélangeait dans les interviews, sur les plateaux télés, dans la presse à scandale et je l'avais laissé seul face à ça, ayant peur qu'il me repousse si j'étais trop présente. J'avais fui, clairement et c'était sans doute la pire chose que j'avais pu faire, mais il n'avait pas appelé non plus, n'avait pas cherché à me joindre ou à me rejoindre... Comment aurais-je pu interpréter ça correctement ? J'avais juste fait ce que je pensais le mieux pour lui à ce moment. Lui donner de l'espace et le pouvoir de choisir s'il voulait me voir ou pas...

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