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 and it hurts like hell | costings.

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AND YOU SAID YOU ARE
U N C O N S O L A B L E

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{ CONCRETE WALL }
ADRESSE: DOWNTOWN, n°137.
Luck's karma: il va être père.
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MessageSujet: and it hurts like hell | costings.   Sam 1 Aoû - 16:52




I don't want them to know the way I loved you,
I don't think they'd understand it, no.
I loved and I loved and I lost you.
And it hurts like hell.

@fleurie

Il aimerait dire que ça va bien. Que oui, il s'en sort. Il aimerait que ce soit le cas, vraiment. Mais non, ça ne l'est pas. Encore moins depuis qu'elle est partie. She's gone. Just like the others. Il est fatigué. Fatigué de tout cela. Fatigué de constater une fois de plus que les choses dérapent. Que tout ce qu'il y a de bon fini par s'évaporer dans la nature. Elle a disparu. Et c'est de sa faute à lui, il le sait. Il aurait dû réagir autrement. Mais est-ce que pour autant, il ne méritait aucune nouvelle, pendant ces longs jours vides ? Des journées à essayer de l'appeler, à envoyer des messages, prendre des nouvelles par tous les moyens. Il faut croire qu'il l'a inquiétée. Au moins un peu, à cause de son dernier message. Enfin, il a eu une réponse. Mais curieusement, il n'a pas sauté de joie de enfin, savoir que oui, elle était bien en vie. Il a juste écouté le message, et il l'a supprimé. Il a lâché son téléphone, et il s'est tourné dans l'autre sens dans son lit. Like it was a little too late. Mais cette nuit, il ne dort pas. Et là, il rentre en béquilles du bar, après avoir gentiment décliné la proposition de son beau-père de le déposer chez lui. Il a dit qu'il avait besoin de marcher. De respirer un peu. Que ça allait bien se passer Everything will be just fine you know, as usual. Mais, est-ce que tout va réellement bien se passer ? Il ne sait plus trop. Il a appris qu'il allait être père. Elle a pris la fuite. Que va-t-il faire ? Ou mieux encore ; que doit-il faire. Il poursuit sa route. Cette question, il ne se l'est que trop posée, ces derniers temps, quand elle était occupée Dieu sait où à faire Dieu sait quoi. Il a besoin de se reposer l'esprit, là, de prendre du recul. Il rejoint rapidement sa rue. Et bientôt, l'entrée du bâtiment où il réside. Et elle est là. Comme un fantôme faisant son apparition sur le pas de la porte. Il s'arrête d'avancer un instant. Plisse un peu les yeux. C'est bien elle. C'est bien Liv Riggins, en chair et en os. Il serre légèrement les mâchoires, ne sachant trop comment aborder la chose. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il n'a pas envie de la voir. Pas maintenant, pas ce soir. Il n'a pas besoin de ça, il en est persuadé. Alors il avance, grimpe les trois marches qui le séparent de la porte d'entrée, passant à côté de la jeune Riggins. Il reste froid. Imperturbable. Pourtant, il ne peut pas se retenir de poser les yeux sur elle un instant, sans le moindre sourire pour décorer ses lèvres. « Une revenante. » Fait-il avec une bonne dose d'ironie. Il échappe un long soupir, pose sa béquille contre une rambarde pour récupérer son sac à dos. Il glisse une main dedans pour choper ses clés, sans un mot de plus. Qu'est-ce qu'il pourrait bien rajouter de tout façon. Il n'y a plus rien à dire. Ou justement, il y a trop. Bien trop pour déclencher une troisième guerre mondiale au milieu de la rue à cette heure si tardive. Il finit par récupérer ses clés, mais en voulant en glisser une dans la serrure, fait maladroitement tomber le tout par terre. « Merde. » Murmure-t-il avant de se pencher dans un équilibre instable pour récupérer ses clés. Il n'a pas besoin de son aide. Il n'en veut pas. Alors il se redresse, et il parvient enfin à ouvrir la porte, se débrouillant comme il peut entre ses béquilles, ses deux mains et les clés. « Tu devrais rentrer chez toi Liv. » Pas un regard. Ni un sourire. Rien. Juste un froid terrible qui s'installe là où il y avait de la chaleur autrefois. Et sur ces mots, il pousse la porte. So just go, ok ? I'll be fine. I'll get used to it. Being alone. It'll be ok.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Sam 1 Aoû - 20:25




All these voices get so loud but they still can’t drown the sound
Of me knowing this is all my fault, We’re still too young, this is too much
But I still know that there must, Have been something that I could have done
I was so sure, but I fell short

@formervandal

Plus de vingt heures de vol. Plus de quarante en l'espace de six jours. Comme si l'annonce de cette grossesse lui donnait envie de prendre plus de risques que d'habitude. Comme si elle vivait dans le dénie le plus total. This can't be happening. Elle n'a pas beaucoup dormi. Elle est partie plus tôt que prévu, elle a bouclé sa valise en vitesse. Elle a sans doute oublié certaines choses. Liv avait peur de dire encore une fois adieu à son père, mais, étrangement, elle n'a pas eu le temps d'y penser. Il l'a déposé et très vite, tout s'est accéléré. Pourtant, ce vol fut comparable à une éternité. Une éternité à trop penser. Penser à lui. Lui qui ne va pas si bien. Elle, qui y est pour beaucoup… Elle avait juste besoin de le retrouver, lui, son père. Celui qui au fond, lui ressemble beaucoup trop. Celui qui a toujours été là, sans l'être vraiment. Un courant d'air dans sa vie. Mais un pilier imposant. Elle se souvient alors avoir pleuré dans ses bras, à son arrivée. Elle n'a jamais eu l'occasion d'aller le voir avant. Peut être même qu'elle n'y a jamais vraiment mis du sien non plus. Par peur. Peur d'y découvrir une vie bien mieux que celle qu'il aurait pu voir avec elle. Peur d'avoir mal. De se rendre compte que c'est donc ça, qu'il a choisi. Alors qu'elle a toujours été en paix avec cette décision. Au plus profond d'elle-même, une noirceur se cache. Une once d'envie, de colère, d'incompréhension, de tristesse. Pour une enfance plus ou moins volée. Elle est aujourd'hui rassurée de voir que ce n'est pas le cas. Ils n'ont rien à regretter. Steve reste un père formidable, in a way. Elle avait besoin de lui. Seulement. À quel prix ? Cette décision lui revient à la tronche. Comme à chaque fois. Elle n'a pas réfléchi. Liv elle est comme ça, elle fonce. Droit dans le mur. Elle a tendance à être égoïste. À ne rien comprendre. À n'en faire qu'à sa tête. Elle se justifie. Mais là. Est-ce que la justification est-elle pertinente ? Elle n'en ait pas vraiment sûre. Là où elle a merdé, c'est qu'elle aurait pu lui répondre avant. Elle le sait. Elle en mourrait d'envie. Mais elle n'en a rien fait. Elle voulait tout nier. Nier ce qui leur arrive. Nier que c'est réel. Elle n'était pas prête à affronter tout ça. Dans un sens, sa dernière question a eu l'effet d'un couteau en plein coeur. Une douleur qui pique encore un peu. Alors. Elle a fuit. Quand bien même cela ne lui ressemble pas du tout. Seulement, elle ne s'est jamais retrouvée dans une situation comme celle là. Faux. Disons alors qu'elle ne sait jamais retrouvée dans cette situation-là avec lui.. Une personne qu'elle apprécie vraiment. Et qu'elle ne veut pas embarquer dans son échec, dans la danse dangereuse de son tsunami. Tout est allé trop vite. Tout était si simple. Tout était si.. beau. Maintenant dès qu'elle pense à lui, son coeur se serre. Ça fait mal. Tellement mal. De se retrouver là, dans le hall de l'aéroport, vide. Il ne viendra pas. Of couse, He won't. You screwed up. Again… Six jours se sont écoulés. Seulement six. Rien n'a vraiment changé. Et pourtant. En six jours, elle est allée en Afrique du Sud, elle a pu revoir sont père, elle s'est teint les cheveux, comme une adolescence avec son acte de rébellion ou pour changer de tête, comme si sa réflexion dans le miroir devenait de plus en plus difficile, mais c'est du semi-permanent alors, aucun risque de catastrophe si ça ne plait pas. Quoiqu'elle aime assez cette nouvelle couleur. C'est sombre. Un peu comme son humeur dernièrement. Elle a perdu quelque chose, elle a perdu son petit rayon de lumière. Elle a aussi surfer des vagues impressionnantes et elle ne compte pas en parler à son médecin, à personne à vrai dire. Elle ne veut pas qu'ils pensent tous qu'elle est inconsciente parce qu'elle n'en a rien à faire de cet enfant. Ce n'est pas le cas. C'est compliqué. De plus, son père était là pour superviser l'escapade et elle sait ce qu'elle fait. Is she ? Elle se sent mal. La fatigue, les nausées, mais surtout, ce profond dégout pour elle-même. Elle a juste envie de dormir, crier, pleurer et vomir accessoirement.. Là-bas, tout était différent. L'air, les gens, les paysages. Tellement qu'elle pouvait s'imaginer la vie autrement. Mais ici, la réalité lui revient en pleine face comme une vague un peu trop violente qui vous fait perdre l'équilibre si vous n'êtes déjà pas très stable. Elle n'aime pas ça. Elle n'est toujours pas prête et elle commence à se demander quand est-ce que cela sera le cas ? Elle se pose toujours autant de questions. Bien que son père l'ait aidé. Elle peut aujourd'hui répondre à quelques-unes d'entre elles. Du moins, c'est ce qu'elle pensait. Ici, tout est remis en question étrangement. Là voilà maintenant en route, il est tard, mais elle se dirige là où son cœur lui ordonne d'aller. Très vite, là voilà devant chez lui. Elle se demande alors si c'est une bonne idée, un peu tard, mais à vrai dire, elle ne veut pas être ailleurs. Seulement, il n'est pas là. Pourtant, elle ne trouve rien de mieux à faire que de s'asseoir au bas de sa porte. Et si, il ne revient pas ? Et si.. Elle tremble. Elle sait que ceci n'envisage rien de bon. Elle sait que ceci ne se finira pas en accolade. Il confirme cela. Quand il arrive enfin, placide. La tension est palpable. Elle comprend tout de suite qu'elle n'est pas la bienvenue. Elle ne l'a jamais vu ainsi. Il n'a jamais été comme ça avec elle… Son cœur se serre un peu plus. Il lui manque. Le Costello avec qui elle pouvait rire, de n'importe quelle situation. Rire. La dernière fois qu'elle a fait une chose pareille, c'était avec lui. Et si ce n'était plus jamais le cas ? Il passe devant elle, en ajoutant quelques mots mais rien de plus. « Une revenante. » Il est visiblement blessé. And It's on you. How could it be different ? You were such a bitch Riggins. Rapidement, il fait tomber ses clés. Il est toujours en béquille. Mais son plâtre a disparu. À la place, une simple attelle. Elle veut l'aider. Mais très vite, elle recule. « Tu devrais rentrer chez toi Liv. » Il veut plus de son aide. Il ne veut plus la voir. Alors pourquoi elle reste planté là ? Ces quelques mots font mal. Simplement, elle mérite tout ça. Chez elle ? Elle a soudainement l'impression de n'appartenir nulle part. Elle comprend que les futilités sont à éviter. Elle va donc droit au but, enfin quelque chose qu'elle sait faire. « J'ai des réactions démesurées parfois. Je ne pense pas vraiment aux conséquences. Je suis extrêmement bornée et quand je suis perchée sur mes idées, je suis un peu trop persuadée que ce sont les bonnes, mais c'est faux. Je finis toujours par le comprendre trop tard. J'ai merdé, pour ne pas dire encore.. Mais… je suis comme ça. » Et si ce dont elle avait le plus peur était en train de se produire. Et s'il venait à la détester… « Sam... Je suis sincèrement désolé. Je ne voulais pas que tu te retrouves au milieu de tout ça... Je..» Elle soupire, le regarde, joue avec ses doigts. Tente d'attraper un regard. Elle aimerait jouer la carte de "Je suis enceinte aie pitié de moi" mais ce n'est pas elle. Elle n'est pas là pour ça. Elle est là pour lui. Parce que certains de ces mots restent coincés dans sa mémoire. "Milo, it was all my fault. I am not okay. I am not fucking alright like I pretend everyday. I can't figure out what's wrong with me." She wants to answer that no, nothing is wrong with him. And that it is not his fault.

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EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.
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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Sam 8 Aoû - 20:11


Two oceans in between us, And I wait for shore
There's a gate I see, There's a way for me.

@FAMY

Dingue pas vrai. Comme sa vie a basculé, si soudainement. Bam. Comme le revers d'une histoire trop simple pour être vrai. La petite vengeance de celui qui se joue d'eux, là-haut. Pourtant, il en vient à se dire que c'est mal, de considérer ça comme une vengeance. C'est vrai quoi. Il s'agit d'un petit quelque chose humain. D'un petit quelque chose qui deviendra peut-être grand, selon la décision des parents. Ce petit quelque chose d'inattendu pour bouleverser leur quotidien à jamais. Est-ce qu'il peut alors en parler en mal, de cette chose ? Non. Du moins, ce n'est pas lui. Malgré tout. Quand il repense à tous ces gens qui se battent car ils ne peuvent pas avoir d'enfants. Lui risque d'être père sans même l'avoir désiré. Ça fait froid dans le dos, de voir à quel point la Fortune peut-être cruelle des fois. Comment elle peut s'amuser de leurs malheurs, et être injuste, plus avec certains qu'avec d'autres. Mais l'histoire de l'enfant, elle lui semble lointaine. Tout ce qui percute son esprit sur l'instant, c'est qu'elle est là, revenue comme une fleur, déposée sur le pas de sa porte. Is this some kind of joke or something ? Il se dit qu'elle a du culot. De se pointer là comme si de rien n'était. Comme si lui ne lui avait pas couru une semaine après à travers ses messages. Inquiet. En  colère. Triste. Il était passé par tous les états, et le manque de réponses de la blonde – nouvellement brune – lui avait laissé pensé qu'elle n'en avait plus rien à faire. Alors dans ce cas, lui non plus n'en a plus rien à faire. C'est pour ça qu'il est froid. Pour ça qu'il joue l'indifférence. Comme un stupide gamin rancunier. See, how it hurts ? Mais il est blessé, quelque part, là, au fond. Derrière cette façade glaciale. Y'a quelque chose à réparer. Quelque chose qu'elle a piétiné en s'enfuyant loin d'ici, par sa faute. Et maintenant, c'est lui qui lui demande de partir. De rentrer chez elle. Qu'elle s'en aille. Il ne se sent pas de la voir. Pas ce soir. Il ne se sent pas d'affronter ce qui peut l'attendre. Ce qu'elle peut lui réserver. Il se débrouille un peu maladroitement avec ses clés. Mais finit par les coller dans la serrure. Une bonne chose de faite, alors qu'elle décide de jouer la défense, enfin. « J'ai des réactions démesurées parfois. Je ne pense pas vraiment aux conséquences. Je suis extrêmement bornée et quand je suis perchée sur mes idées, je suis un peu trop persuadée que ce sont les bonnes, mais c'est faux. Je finis toujours par le comprendre trop tard. J'ai merdé, pour ne pas dire encore.. Mais… je suis comme ça. » Il hoche un peu la tête, mais préfère jouer l'indifférence. Comme s'il n'en avait rien à faire de ce qu'elle pouvait bien raconter. Mais ce n'est pas le cas. Il écoute malgré tout ce qu'elle a à dire. Malheureusement, ce n'est pas pour autant que cela va jouer en sa faveur. « Sam... Je suis sincèrement désolé. Je ne voulais pas que tu te retrouves au milieu de tout ça... Je..» Il serre un peu les dents, et il finit par la regarder. Il l'observe. Elle. Ses cheveux bruns qui cadrent son visage. Pourquoi est-ce qu'elle a fait ça à ses cheveux ? Une question parmi un milliard d'autres. Pas qu'il n'aime pas. Le brun lui va très bien. Et il désespère de constater que, blonde ou brune, elle est toujours la jeune femme qu'il apprécie sûrement un peu trop à ce jour. Il l'observe dans le silence. Sans rien rajouter pour l'instant. Il en revient à la clé qu'il tourne dans la serrure. Il pose sa main sur la clanche, mais ne bouge pas plus. « Un message Liv. Un foutu message, c'était tout ce que je demandais. Mais non. C'était déjà beaucoup trop, pas vrai ? » Il y a toujours de la rancune dans sa voix. De la colère. Plus qu'il n'aimerait en mettre avec elle. Mais il ne sait donner que de cela sur l'instant. Que de la colère. L'agacement. La tristesse un peu, aussi. Il soupire avec un sourire assez ironique. Pousse finalement la porte, bien décidé à rentrer. Mais il fait demi-tour, ou plutôt, il se ravise. Il la regarde une fois de plus. Secoue légèrement la tête et détourne les yeux. Il regarde au loin. Dans la nuit. Dans le silence, avant d'en revenir à elle. « Je croyais qu'on était dans cette histoire tous les deux, tu vois. » Il ne sait pas s'il dit bien les choses. Il ne veut pas s'avancer. Il ne veut pas qu'elle le comprenne dans le mauvais sens. Pas qu'il s'engage dans quelque chose. Pas  qu'il mette un nom sur ce qu'ils sont tous les deux. Mais jusqu'à preuve du contraire, pour faire un gosse, faut deux éléments. Elle. Et lui. C'est ça, qu'il veut dire par là. « Et je pensais aussi que mon avis importait un minimum, depuis que c'est en partie de ma faute. » Dingue. D'en parler comme ça. Comme si c'était une erreur. C'était qu'un accident. Un accident dont ils devraient sans doute se réjouir. Mais c'est plus compliqué, tellement plus compliqué. « Mais comme tu l'as si bien dit, tu vas tout gérer toute seule, pas vrai ? You can handle this, right ? Fine. Je voulais juste t'aider. Maintenant, je suis fatigué. » Il a dit ça de manière détachée. Toujours aussi froide. Et alors que ses derniers mots meurent sur ses lèvres, il pousse la porte d'entrée. Fatigué oui. De tout. De lui, surtout.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Dim 9 Aoû - 18:13



I'm starting to think she's just a monster in my head
Wearing a blue dress
She'll try to tell you that it's all in your head

@mikkyekko

Liv s'en mord déjà les doigts. Au fond, cela n'a aucun sens. Elle aurait mieux fait de la fermer. De rentrer chez elle peut être. Chez elle. Elle est partie si subitement la dernière fois qu'elle n'ose pas imaginer comment elle va retrouver son appartement, surtout après l'inondation, le bazar. C'est d'ailleurs pour cela qu'elle va surement finir par rester encore un peu de temps chez son oncle. Warren et lui sont les seuls à être vraiment au courant de son départ. Enfin, Sam aussi. Évidemment. Mais il ne connaît pas toute l'histoire. Pas encore. Ils l'ont bien pris. Ils savent que Steve est important pour Liv. Ils l'ont toujours encouragé à aller le voir. C'est chose faite aujourd'hui et elle commence à regretter de ne pas être resté vers lui. Manifestement, elle n'est pas à sa place ici, sur son palier. Palier qui, les dernières semaines, avait été accueillant, chaleureux. Le voilà glacial aujourd'hui. Même quand il l'observe un instant. Aucun sourire ne vient illuminer son doux visage. Rien. Rien qui lui permet de se raccrocher à lui, à quelque chose auquel elle avait finalement pris gout. Beaucoup trop. Il n'ajoute rien. Elle en a déjà beaucoup trop dit. Elle attend nerveusement. Elle n'attend pas une parole douce, un geste aimant, non, elle attend plutôt l'orage après la lourde averse. Grondant, foudroyant, inévitable dans son cas.. Une tempête, l'orage, un ouragan, à croire que rien ne se termine jamais bien avec elle. Il s'immobilise quelques secondes après s'être détourné, de nouveau face à la porte. « Un message Liv. Un foutu message, c'était tout ce que je demandais. Mais non. C'était déjà beaucoup trop, pas vrai ? » Sa voix est tellement différente de celle qu'elle a l'habitude d'entendre. C'est quelque chose avec lequel elle a du mal, si bien, qu'elle s'immobilise elle aussi, d'abord le regard porté sur le jeune homme, puis le sol à ses côtés. Il est blessé, en colère, contre elle. Mais tout ça, elle l'a provoqué, elle l'a bien cherché. Il est hésitant, ouvre la porte puis revient poser ses yeux sur elle. Une torture pour ses suppositions. Pour son petit coeur qui feinte à chaque minute l'évanouissement. « Je ne vais pas me trouver d'excuses et tu le sais.. Comme tu sais également à quel point je suis désolé. » Elle est fatiguée. Dans tous les sens du terme. Fatiguée du vol, d'elle-même, de tout ceci. Elle ne peut s'empêcher de s'imaginer les choses autrement, égoïstement. Soyons réalistes une minute, si elle ne portait pas la vie, ils n'en seraient pas là. Ils pourraient simplement continuer à apporter l'un à l'autre ce dont ils ont besoin. Sans pression, sans contraires et sans conditions. Ils auraient pu être heureux, si le temps leur avait permis. Maintenant c'est comme s'ils étaient destinés à faire de la vie de l'autre un enfer. C'est le genre de sentiment qui la ronge de l'intérieur depuis quelques jours. Si bien qu'elle se demande si ce n'est pas dangereux. What if this feeling just destroy everything inside, including the child that i'm carrying. What if… always, what if. « Je croyais qu'on était dans cette histoire tous les deux, tu vois. » Elle redresse le regard. C'est la première fois qu'elle l'entend dire une chose pareille, donc bien sûr que non, elle n'en avait pas vraiment conscience. Il faut dire que leur derrière entrevue n'a pas été totalement rassurante. « Et je pensais aussi que mon avis importait un minimum, depuis que c'est en partie de ma faute. » Sa faute. La faute de jeu. Insinuation d'il y a eu boulette dans le Big Mac. Ce n'était pas au programme d'accord, rien de tout cela ne l'était. Seulement, elle s'en prend déjà assez à elle-même pour supporter encore un mot de plus. « Tu vois, c'est ça le problème Costello. Ta faute. Comment tu peux me demander d'être rationnelle une seconde quand je passe pour une malencontreuse erreur, une étourderie de débutant ?! » Elle peut être en colère, elle aussi. Mais, est-ce réellement le problème ? Est-ce que cela a du sens ? Elle ne sait plus. Encore une fois, elle ne sait rien. Elle est perdue. Elle ne l'a même jamais autant été. Elle trouve toujours des solutions. Elle garde toujours les pieds sur terre. Elle réagit toujours avec bravo aux épreuves de la vie. Jusqu'ici, elle a toujours préféré prendre du recul, encaisser, se laisser porter par les vagues. Pas qu'on est bien le choix de faire autrement au fond. Mais aujourd'hui, tout est différent. Elle aimerait reculer, repartir d'où elle vient, agripper la voie de sortie, la solution de faciliter. Rentrer chez elle, dormir et repenser à tout ça demain. Mais demain ou maintenant, ça n'a aucune importance, les questions persistent. De plus, elle n'en a pas envie. Elle n'a pas envie de partir. Elle sonne comme un fichier corrompu. Mais sa présence elle en a besoin. Elle en avait besoin. Il lui a fait tellement de bien qu'elle en redemande, comme une droguée. Comme une désespérée. C'est ce qui la dégoûte, ce qui la déstabilise. Jamais elle n'avait eu besoin de quelqu'un jusqu'à aujourd'hui. Du moins, quelqu'un en dehors de son cercle habituel. Cercle qui se compose principalement de liens de sang.  « Mais comme tu l'as si bien dit, tu vas tout gérer toute seule, pas vrai ? You can handle this, right ? Fine. Je voulais juste t'aider. Maintenant, je suis fatigué. » Et là, c'est le drame. Des mots, ses propres propos, retourner contre elle. Tu parles toujours trop vite Riggins. Ta maladresse s'étend beaucoup trop loin. Ce n'est pas juste tes gestes, ta façon d'être, mais tes mots aussi. Trop de maladresse dans un seul corps. Il arrive un moment où la case retour est déjà bien trop loin derrière. Il est fatigué, au moins, il leur reste un point commun. Sa porte est désormais ouverte. La fin de cette discussion est donc proche. Elle ajoute une dernière chose, désespérée. « I… You said you needed time, remember ? Well, guess what, .. me too. It's not easy anymore, and like you, I'm not okay. You can't blame me for that.. » Elle s'attend maintenant à ce que sa porte se referme à ses pieds. Peut être que c'est tout ce qu'elle mérite. Aussi pour ramener sur la table ses messages, son dernier message pour être plus précis. Peut être qu'il lui rendrait service. Ainsi, il abrègera ses souffrances.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Mer 12 Aoû - 23:04


It's only love, it's only pain,
It's only fear that runs through my veins.
It's all the things you can't explain,
That make us human.

@civiltwilight

Here you go boy, showing who you really are. Après le calme, la tempête, après les sourires, les mines graves. Ils sont fatigués. De l'un et de l'autre, d'eux-mêmes. Dans le fond, ils se complètent. Plus qu'ils ne veulent l'admettre. Ils se ressemblent. S'assemblent d'une manière incompréhensible parfois. Tout était si simple. Et tout est devenu si compliqué, soudainement. Comme un mauvais coup du destin. Et une fois de plus, Sam se déteste de penser ça. Que de voir cette nouvelle dans ce sens là. Mais dans le fond, ce n'est pas tant le fait qu'il va être père, qui le rend dingue. C'est son comportement à elle. D'être partie sans même se retourner. De s'être envolée, pour quelques temps. Une semaine. Déjà beaucoup trop, quand on est sans nouvelle. C'est ce qui fait vriller Costello. Ce qui lui retourne la tête soudainement, le poussant à montrer tout ce qui n'est pas forcément bon chez lui. Son impulsivité. Son sang-chaud. Sa manière d'être froid et distant, quand il a mal. Ça les ramène des années en arrière. Quand il a envoyé baladé le monde entier. Quand Milo est mort. Il retrouve cette attitude presque désinvolte. Ce côté sombre de sa personne qu'il en vient à détester parfois. « Je ne vais pas me trouver d'excuses et tu le sais.. Comme tu sais également à quel point je suis désolé. » Il regarde ailleurs. Toujours fuir du regard, quand ça devient trop dur de l'observer elle. Parce qu'elle arrive, à chaque fois, à trouver le meilleur dans lui. À l'apaiser, malgré tout. C'est un peu contradictoire. Il n'a pas envie d'être calme. Pas envie de baisser les armes aussi simplement, autant qu'il est fatigué, et qu'il a envie de reporter cette histoire à demain. Mais elle est là. C'est ce soir que ça doit se régler, pas vrai ? Parce qu'il faut croire qu'être désolé, ça suffit plus. « Tu vois, c'est ça le problème Costello. Ta faute. Comment tu peux me demander d'être rationnelle une seconde quand je passe pour une malencontreuse erreur, une étourderie de débutant ?! » Il serre les dents. Elle sait très bien, que c'est pas dans ce sens là qu'il voulait le dire. Il a jamais voulu la blesser, c'est pas lui de balancer les phrases qui font mal. Il s'est juste montré maladroit, et il n'arrive pas à en être désolé. Il secoue la tête. Il regarde ailleurs à nouveau, puis il en revient à elle. Toujours à elle. « Peut-être que c'est le cas. Peut-être que c'était qu'une erreur, dans le fond. » Il balance ça sous le coup de la colère. D'un ton acide. Acerbe. Involontairement mauvais. Tu as vraiment dit ça, Sam ? Oui. Mais est-ce que tu le penses vraiment ? Non. Et elle dans tout ça, comment va-t-elle démêler le vrai du faux. Aucune idée. Il desserre les mâchoires. Se reprend un peu. Il vient de jeter de l'huile sur le feu, et maintenant, il faut calmer les flammes. « Enfin, je. J'en sais rien Liv. Je suis paumé. » Il secoue la tête à nouveau et il baisse le regard un instant. C'est juste tellement précipité tout cela. Il s'en veut, sans trop comprendre pourquoi. Peut-être parce que malgré tout, il lui arrive de songer à Lucy parfois encore. Et que ça fait mal, d'avoir la brune et la blonde – enfin maintenant les deux brunes – dans sa tête. Ça lui file la migraine. Une douloureuse migraine pour laquelle il n'a aucun remède encore. Le silence, il retombe entre eux deux. Il se fait une place un peu trop confortable. C'est pas un de ces silences agréables. C'est un silence qui glace le sang. Un silence qui peut laisser présager le pire. « I… You said you needed time, remember ? Well, guess what, .. me too. It's not easy anymore, and like you, I'm not okay. You can't blame me for that.. » Ses yeux, ils brillent. Il les pose sur elle. Ça fait écho dans son esprit, ce qu'elle raconte. Même si le souvenir est flou, il croit reconnaître en partie ce qu'il a débité en monologue sur sa boîte vocale. I'm not okay you know. Il passe nerveusement une main dans ses cheveux. Il baisse les yeux une fois de plus. Il se rappelle. Tout ce qu'il a sorti. Il n'aurait pas dû, il n'aurait pas dû, qu'il se répète en boucle. Mais la voilà, ici, juste devant lui. Il se sent stupide. Ou plutôt, n'ayons pas peur des mots, complètement con. Il faut être brutal pour être vrai parfois, n'est-ce pas ? « J'ai jamais reporté la faute sur toi Liv, c'est juste que... Je... » I am scared Liv. I'm scared to have feelings. I'm scared because I like you too much. I'm scared, because this might hurt, again. And I don't need this pain. I don't want this pain. I've suffered enough, don't you think ? Son regard ne reste pas fixe. Il bouge, à droite, à gauche. Il est fatigué, mais toujours aussi nerveux. Il n'arrive pas à changer ça, quand elle est dans les parages. « Tu l'as dit. C'est compliqué. Tout est toujours compliqué. Je... C'est confus. J'ai jamais voulu t'imposer ça, j'ai jamais pensé que ça pouvait tomber sur nous. Mais ça arrive. C'est bel et bien en train d'arriver. » Il a peur de fuir. À nouveau. Il n'a toujours été bon qu'à cela ; fuir, quand la réalité est trop dure à supporter. Avec Milo. Avec Lucy. Avec elle maintenant. Il se sent stupide. Il regarde l'intérieur du bâtiment, et il se dit qu'il ferait bien de rentrer. « La chose est qu'on ne vit pas dans un film Liv. C'est pas une foutue comédie romantique tu vois. C'est juste moi qui prend la fuite comme d'habitude, et toi qui en porte les conséquences. » Il déglutit un peu. Marque une pause. Il ne va définitivement pas mieux. Mais d'un côté, il n'a pas prétendu le contraire. « Tu veux que je te dise, Lucy s'est pas barrée pour rien Liv. I'm such a mess. » Qu'il ajoute en riant un peu. Un rire qui est plutôt douloureux. Il secoue la tête, désespéré par sa propre personne. Fatigué d'être là, d'être lui. Il ne peut pas s'empêcher de se dire que Louis a sans doute raison. Il aurait dû rester coincé sous l'eau à la place de Milo. Peut-être que ce dernier serait avec Liv aujourd'hui. Peut-être pas. Toujours est-il que la vie de la jeune femme ne serait pas devenue aussi catastrophique, si c'était Sam Costello qu'on avait enterré.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Sam 15 Aoû - 15:57



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Très vite, il suffit de quelques mots pour que la colère laisse place à un tout autre sentiment. Le genre de sentiment que vous sentez frapper au plus profond de vous, comme si quelqu'un jouait avec vos organes, comme si une main invisible tirait sur la corde, traînait votre âme dans la boue. « Peut-être que c'est le cas. Peut-être que c'était qu'une erreur, dans le fond. » Comme un couteau en plein coeur. Sans qu'aucune sonnette d'alarme n'est été tiré. Sans prévenir, les voilà les mots qui font mal, les mots qui entraînant la chute qu'on redoute tant. Est-ce qu'elle a vraiment cherché ça, aussi ? Est-ce qu'elle le mérite ? Allez savoir. Peut être bien que oui, peut être bien que non. Liv recule un peu. Blessée. Ressentir ce genre de sentiment seule dans son coin et faire face à la vérité sont deux choses totalement différentes. Elle a beau se sentir comme la pire des erreurs elle n'était pas préparée à l'entendre de sa bouche à lui. Elle pensait être forte. Elle se trompait. Comme sur pratiquement tout.. « Enfin, je. J'en sais rien Liv. Je suis paumé. » Elle ne l'entend qu'à moitié. Ne comprend que la fin. Paumé. Parce qu'elle ne l'est pas, elle aussi ? C'est ce qu'elle s'évertue de prouver, de lui faire comprendre. Ce qu'elle aimerait savoir c'est, quand est-ce que ce sentiment va disparaitre ? Quand est-ce qu'ils pourront finalement parler de tout ça, quand est ce qu'elle sera capable de prendre une décision sans regretter deux secondes après ? Quand est-ce qu'elle prendra la bonne décision, pour changer ? La jeune femme croise les bras, frictionnant l'une de ses mains contre l'autre bras, regardant à droite, à gauche. Elle ne peut rien répondre à cela. Elle ne veut pas qu'il découvre une voix rongée par le chagrin. Alors, elle n'ajoute rien. Ne le regarde même plus. Elle comprend enfin, c'est devenu trop difficile de faire comme si tout allait bien. Elle devient enfin raisonnable, terminé l'optimiste. Elle ne voit plus à quoi ça sert. Tout ceci.. c'est fichu. Comme un vieux bout de tissu. À peine deux mois à l'arrière, tout allait bien, mais toutes les bonnes choses ont une fin. C'est un fait. Dommage que celle-ci fut précoce. « J'ai jamais reporté la faute sur toi Liv, c'est juste que... Je... » Chaud, puis froid, chaud, froid. Fautive ou non ? Elle daigne le regarder. Il n'y a pas dix minutes, il proclamait pourtant le contraire, pas vrai ? Pour elle, cela en revient au même. Peut être que la fatigue n'aide pas non. Qu'elle comprend que ce qu'elle veut. Parce que c'est plus facile et qu'on est tous plus ou moins comme ça. « Tu l'as dit. C'est compliqué. Tout est toujours compliqué. Je... C'est confus. J'ai jamais voulu t'imposer ça, j'ai jamais pensé que ça pouvait tomber sur nous. Mais ça arrive. C'est bel et bien en train d'arriver (…) La chose est qu'on ne vit pas dans un film Liv. C'est pas une foutue comédie romantique tu vois. C'est juste moi qui prend la fuite comme d'habitude, et toi qui en porte les conséquences. (…) Tu veux que je te dise, Lucy s'est pas barrée pour rien Liv. I'm such a mess. » Liv écoute, attentivement, seulement elle a du mal à le suivre. Vraiment. Mais c'est familier tout ça. Elle a même l'impression de se voir elle-même. Si bien qu'elle en a peur. Peur de la suite. Mais il marque un point. Ceci n'a rien d'une foutue comédie romantique. Ils avaient tant en commun, tant de différentes bénéfiques à l'autre. Elle n'avait jamais été aussi bien. Et aujourd'hui, elle n'a jamais été aussi mal. Elle aimerait qu'il en soit autrement. Elle va donner la vie. Cela ne devrait pas se passer comme ça. Elle a quand même de la compassion pour lui. Elle s'en veut terriblement. Lui qui sortait seulement de quelque chose de difficile, elle ne vaut pas mieux que cette Lucy finalement. Si ce n'est pas même pire. C'est avec qu'elle qu'il aurait dû vivre ça. Il l'aime encore. Comment cela pourrait en être autrement. Ils ont vécu ensemble pendant pas mal de temps. Liv elle, n'est que de passage dans la vie des gens. Seulement, cette fois-ci, elle frappe fort, involontairement. « Je ne porte aucune conséquence de quoi que ce soit Sam, que ce soit clair, mais un enfant, appelons un chat un chat. » Et montrons lui un peu de respect, surtout. C'est ce dont elle a le plus peur. Qu'il puisse par je ne sais quelle magie entendre ceci et venir à le comprendre, plus tard. Aucun enfant ne devrait avoir à vivre ça. « And, don't you understand ? Everyone is a mess. We're all living in a giant one. Une chose est sûre, j'ai ruiné ta vie et c'est probablement avec Lucy que tu aurais dû vivre ça, pas moi…  Tu n'as pas besoin de ça, de moi. I get it. Disons le franchement aussi. Seulement...... Ça me rend malade. » La jeune femme s'arrête un instant. Quelque chose cloche. Elle reprend tranquillement sa respiration. Porte une main à son abdomen, l'autre à la démarcation de son front. Elle peut sentir le regard du jeune homme se figer sur elle aussi. Surement un regard d'incompréhension. Elle ne sait même plus où elle voulait en venir. Mais elle ne se sent pas bien. Soudainement, un retour des choses, une sensation familière depuis quelques jours. « Littéralement… Pard.. » Elle ne daigne pas terminer sa phrase, elle lui passe devant, le pousse un peu, mais légèrement puisqu'il a de lui-même le réflexe de se détourner de la porte. Elle aurait préféré qu'il l'invite à entrer. Mais c'est une situation d'urgence. Elle ne tient pas à poser une galette sur son porche, devant lui. Elle s'empresse de monter à l'étage, d'entrer dans la salle de bain, qu'elle connait finalement bien. Ironiquement. Mais ceci ne l'a fait pas rire. Satanée nausée. Elle se rince finalement le visage. Entrevoit la réflexion de son visage blanc et fatigué dans le miroir. Elle a petite mine. Elle entend finalement des pas en sa direction. Elle prend alors soin de se poster derrière la porte, pas totalement fermée. Elle a envie de s'y laisser glisser. De dormir. Oublier. Mais à son réveil, tout ceci ne disparaitra pas, alors, à quoi bon ?

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Ven 28 Aoû - 23:20


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Les mots, ils filent vite. Toujours trop vite. Ils ne laissent pas trop le temps de réfléchir, et si certains n'ont aucun effet, d'autres ont des conséquences désastreuses. Certains sauvent, d'autres détruisent. Les mots, ils font du bien, il font du mal. Comme une arme bien trop puissante pour être manipulée par un ignorant comme Sam Costello. Qu'on se le dise. Il n'est pas ignorant, non. Mais sur l'instant, c'est ainsi qu'il se sent. Ainsi qu'il voit les choses. Il se sent stupide, et perdu, et mal. Il se sent bien des choses. Et pourtant, il devrait garder la tête haute. Sourire. Dire que tout va bien, que tout ira bien, et la serrer dans ses bras. Il aimerait. Il en rêve, quelque part, de cette étreinte. Mais il reste froid, et distant. Le parfait idiot, celui dont il a tout bonnement horreur. « Je ne porte aucune conséquence de quoi que ce soit Sam, que ce soit clair, mais un enfant, appelons un chat un chat. » Elle a raison, sur toute la ligne. Ce gamin, cette petite chose qui grandit là, instant après instant dans le ventre de la jeune femme, ce n'est pas une conséquence. Ni même une erreur, et aucun autre terme aussi affreux soit-il qu'on pourrait lui mettre sur le dos. Sam ne veut pas voir les choses comme ça, même s'il ne va clairement pas bien, il sait qu'il ne peut pas se le permettre. Car même si tout ça, c'est peut-être mal, même si tout ça, ça leur tombe sur le coin de la gueule sans prévenir, comme une bombe dans une vie trop rangée ; c'est tout, sauf une conséquence. C'est un morceau de vie, un petit être, une partie d'eux qui se matérialise jour après jour. « And, don't you understand ? Everyone is a mess. We're all living in a giant one. Une chose est sûre, j'ai ruiné ta vie et c'est probablement avec Lucy que tu aurais dû vivre ça, pas moi…  Tu n'as pas besoin de ça, de moi. I get it. Disons le franchement aussi. Seulement...... Ça me rend malade. » Il la regarde. Il ne sait pas quoi dire. Ce qu'il devrait répondre. Elle a tellement tort. Tellement raison à la fois. Il ne sait pas, il a peur, Sam. Peur que les mots prennent le devant une fois de plus, et causent plus de tort qu'autre chose. Mais non Liv. Tu n'as rien ruiné. Pourtant, quelque part, elle a raison. C'est avec Lucy que ça aurait dû se produire. Il aurait dû se marier avec Lucy, et avoir de merveilleux enfants qu'ils auraient élevés ici même, à Auckland. Et ils auraient été heureux de les voir grandir, et devenir adultes à leur tour, les voir faire des erreurs, eux aussi. Mais non. Finalement, ce n'est pas avec Lucy que ça aurait dû arriver. Parce que, où est-elle là, Lucy ? Elle n'est pas là. Il détourne le regard. Prend une grande inspiration. Le silence est sûrement préférable. Alors le silence ce sera. Il l'observe, et elle n'a pas l'air d'aller bien. Ou alors c'est la lune, qui la rend si pâle. Il ne sait pas. Il esquisse maladroitement un geste en avant avec ses béquilles, quand il la sent vaciller. Elle n'a vraiment pas l'air bien. Il fronce un peu les sourcils, il reste perplexe. La suite se passe vite, comme les quelques mots qu'elle balbutie à son attention. « Littéralement… Pard.. » Et elle rentre, la tornade. Elle rentre chez lui comme ça, sous le regard ébahi du blond qui finit par la suivre, fermant la porte derrière eux. Il prend plus de temps, c'est normal, avec ses béquilles. Il se demande ce qui se passe, même si ça lui paraît évident ; les joies de la grossesse. Comme si toi, tu pouvais te plaindre Costello. Il se déplace difficilement jusqu'à la salle de bain, s'arrête un instant devant la porte. Est-ce qu'il peut rentrer ? Il n'en sait rien. « Hm, Liv, je peux ? » Il attend son accord. Alors seulement, il se décide un peu à pousser la porte, pour tomber face à elle. Il se trouve bête, là, à la regarder dans le blanc des yeux. Elle est toujours aussi pâle. La mine fatiguée. Et quelque part, il ne peut s'empêcher de se dire que c'est de sa faute. « Tu es sûre que ça va ? T'as l'air.. Exténuée. » Il baisse les yeux sur le ventre de la brune. Sans même comprendre pourquoi. Comme un réflexe qu'il essaye pourtant de cacher. Tout ça, c'est tellement nouveau. Tellement inattendu. Il n'ose pas la toucher. Il n'ose pas s'approcher. Il fait maladroitement un pas en avant, réfléchit à la situation, à ce qui serait le plus sage. « Tu.. Hm, tu devrais rester. Enfin, je ne t'oblige à rien mais, tu as l'air fatiguée, et te laisser partir dans cet état, je préfère pas... » Back to the start. C'est dingue comme ses paroles font écho à cette fameuse soirée. Cette soirée où elle a préféré rester avec lui, cette soirée qui s'est terminée dans son lit, en toute insouciance. Le schéma se répète, faut croire. C'est Sam dans toute sa splendeur. « Au moins, tu devrais t'asseoir un instant. Reprendre tes esprits tu sais, ce genre de trucs. » Il hoche un peu la tête, comme pour s'en convaincre lui-même. Il n'est plus sûr de rien, de toute façon. Peut-être que tout ce qu'il veut, c'est la savoir en bonne santé. Qu'il veut qu'elle soit là, un peu plus longtemps encore, à ses côtés. Il lui fait un petit signe de tête, l'invite à la suivre jusqu'au salon. Il est pas sûr que ce soit une bonne idée, mais il n'est pas vraiment à cela près, dernièrement. « Puis, tu sais... Lucy, elle est pas là. Si c'était vraiment avec elle que je devais vivre ça, on ne se parlerait sûrement pas à l'heure actuelle, toi et moi. » Il regarde ailleurs. C'était juste comme ça, un écho à ce qu'elle a pu lui dire plus tôt. Il se sentait obligé de se justifier. Il l'a fait. Est-ce que c'était une bonne idée ? Peut-être pas. But he couldn't care less.[/i]

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Jeu 3 Sep - 22:51



Oh, what came of the things we once believed?
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@foals

La jeune femme se décolle de la porte. Elle n'est pas chez elle, elle n'est donc pas en position d'agacer son petit monde ou de jouer à la princesse qui ne souhaite plus parler tout d'un coup. Elle n'aime pas se rabaisser à ce niveau-là. Mais cet incident lui a coupé l'envie de dire quoique ce soit. En faite, elle a juste envie de disparaître. Par gêne, principalement. Pour s'être introduit comme ça chez lui, peut être même pour avoir pathétiquement pensé qu'elle pouvait venir sur le pas de sa porte ainsi, sans même y avoir été convié. Elle pensait être quelqu'un de plutôt maligne, mais en effet, elle n'est rien de tout cela. Voilà comment elle finit par se retrouver ici, dans cette situation, dans tout ce merdier dont elle, au plus profond d'elle, envie, étrangement. Parce que cet enfant, elle le veut. Parce qu'il fait partie d'elle depuis des semaines maintenant et que cette fois-ci, tout est différent. Et si cette enfant, c'est ce dont elle avait besoin ? Et si ce n'était pas le cas ? Et si elle arrêtait enfin avec des si. Sam finit par entrer. Il est chez lui après tout. C'est elle l'intruse, l'encombrante, l'éléphant dans la pièce. Bref, vous avez compris l'image. La gêne entre eux deux est palpable et Liv déteste ça. Comment on-t-il pu en arriver là ? Eux qui arrivaient toujours à retourner n'importe quelle situation à la rigolade. Ils n'en sont aujourd'hui plus capables. Voici le réel drame. « Tu es sûre que ça va ? T'as l'air.. Exténuée. » Exténuée, le mot est faible. Elle a l'impression que ses jambes sont tremblantes, elle ne comprend pas comment elle tient encore debout. Mais apparemment, ses jambes sont immobiles et ne savent pas ou se mettre. Entre paralysé par la fatigue et à deux doigts de courir par peur. Seulement, elle ne veut pas voir apparaitre une once de pitié dans ses yeux bleus. Déjà que son regard n'a plus rien de ce qu'il avait avant. Plus rien de rassurant, plus rien d'amusant, charmeur ou d'attendrissant. Il se veut froid. Une froideur qui donne à la jeune femme des frissons inexplicables. Puis ce regard-ci se penche furtivement sur son abdomen. Liv préfère ignorer cela. Pas certaine de vouloir savoir à quoi il pense pour une fois. « Tu.. Hm, tu devrais rester. Enfin, je ne t'oblige à rien mais, tu as l'air fatiguée, et te laisser partir dans cet état, je préfère pas... » Soudainement, là voilà. La pitié. Une pitié qu'elle a cherché cette fois ci. Elle s'en veut déjà d'être comme ça. D'être comme les autres. Venir ici, s'attendre à ce qu'il accepte ses excuses et quand monsieur joue au gentil, lui en vouloir égoïstement. Liv détourne le regard, recule légèrement, inspire un bout coup. Une main vient se poser sur son front, l'autre sur son flanc. Elle a chaud, mais froid également. Elle se demande si elle n'a pas attrapé quelque chose. Est-ce donc cela, être enceinte ? Perdre entièrement le contrôle de son corps ? « Au moins, tu devrais t'asseoir un instant. Reprendre tes esprits tu sais, ce genre de trucs. » Elle aimerait être raisonnable. Dire ce qu'il faut ou plutôt ce que le monde entier aimerait entendre d'elle. Mais ceci n'est pas arrivé depuis vingt-sept ans. Pourquoi cela commencerait-il maintenant ? Le problème c'est qu'elle ne se sent pas de rentrer chez elle. Elle est épuisée, autant physiquement que moralement. "Tu as l'air exténuée ?!" Sans blague. "Tu ne préfères pas ?!" Depuis quand tu as quelque chose à dire à ce sujet. "Reprendre mes esprits ?" Je ne suis pas cinglée merci. Ou peut être un petit peu… Est-ce possible que les hormones l'affectent déjà ? « Puis, tu sais... Lucy, elle est pas là. Si c'était vraiment avec elle que je devais vivre ça, on ne se parlerait sûrement pas à l'heure actuelle, toi et moi. » Ceci l'achève à petit feu. Parce qu'elle ne se concentre que sur la fin, sur la tournure, sur le millier de sous-entendus possibles. Elle se sent soudain comme la fille qu'elle a toujours été pour les autres, une passante. Comme si cela pouvait être différent avec lui. Bien sûr que non. Il se remet difficilement de quelque chose. Encore une fois, Liv, c'est l'éléphant dans la pièce. Celle qui ferait mieux de se faire discrète à partir de maintenant. Elle marmonne. « Ça ira.. J'ai passé la plus grande partie de ma journée/nuit.. peu importe, dans un avion, torturé par je ne sais quelle sorcellerie à l'intérieur de mes combinaisons nerveuses, pour ne pas dire clairement que j'étais morte d'inquiétude bref je n'ai pas vraiment dormi, ou mal, ou je.. who knows and who cares. » Elle débite cela comme un message de machine erronée, avec des mots qui sautent, avec un sens douteux. Elle ne sait plus vraiment ce qu'elle dit, ce qu'elle doit dire ou ne pas dire. Ce qui est approprié et ce qui ne l'est pas. Pas que ceci l'arrête autrement, mais, elle sait émettre un peu de retenue le reste du temps. Elle se souvient alors qu'elle doit se faire discrète. Et cette fois-ci, elle y compte bien. « Si tu me le permets donc.. je vais récupérer quelques heures de sommeil sur ton sofa afin reprendre la route ensuite, c'est préférable, comme tu dis et encore désolé d'avoir déboulé chez toi de cette manière, très mauvaise idée visiblement… je… fais comme si je n'étais pas là, je fermerai la porte derrière moi en sortant plus tard. » Elle ne revient même pas sur Lucy. It's not her call. She doesn't have to be involved. Even if she is, a little. It's not what she wants. At the end, she just want the old "us", the old Sam and Liv, back.. Elle se rend compte soudainement a quel point elle est horrible. Elle se dégoûte. Elle est encore plus imprévisible et lunatique que d'habitude. Et encore une fois, Sam se retrouve là. Toujours présent dans ses pires moments, ses pires facettes. Toujours là, au mauvais moment et encore, aujourd'hui, c'est elle qui ose se pointer au pied de sa part. What are you thinking you stupid human being. Elle passe une deuxième fois devant lui, plus délicatement et calmement que la première fois. Le frôlement de leur deux corps est un supplice avec lequel elle n'a plus envie de faire face. Elle se dirige vers l'escalier, sans tenter de se retourner.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Ven 11 Sep - 23:39


Everything will change,
Nothing stays the same,
Nobody here's perfect,
Oh, but everyone's to blame.

@andrewbelle

Mais dis-moi Liv, dis-moi comment est-ce qu'on en est venu là. Dis-moi pourquoi ce qui faisait tant de bien il y a encore peu de temps, vient à faire si mal aujourd'hui. Dis-moi en quoi ça ne va plus, en quoi c'est différent. Cite mes erreurs, corrige mes faux pas, excuse mes maladresses. Je suis désolé Liv. J'ai rien du prince charmant. Je ne suis qu'une grosse blague sur deux pieds, qui traîne son cœur en panne. Je suis désolé des mauvais choix, des ratés. Désolé de tous ces mots qui dégoulinent de bonne volonté, et qui s'acidifient avec le temps, pour faire mal. C'est pas volontaire, tu le sais, j'espère. Faire du mal, c'est pas moi. Mais faut croire que je ne suis pas très doué, quand il s'agit de faire le bien. Tout ça, ça s'effondre aussi. Inévitablement. Je pourrais t'en citer des exemples. À quoi bon. Tu les connais déjà. Tu en es un, d'exemple, bien malgré toi. Désolé. Je le suis, encore, chaque jour de ma vie, et ce ne sera peut-être jamais suffisant. Mais j'ai voulu que ça marche, d'une manière ou d'une autre. Et quand ça a fonctionné, il a fallu d'une petite erreur dans le programme pour que ce soit la panique générale. Mais non. Ce n'est pas une erreur. Il, elle n'est pas une erreur. Et il va falloir s'y faire. Non, tu ne vas pas gérer ça toute seule, Liv. Je ne suis pas comme ça, même si je t'ai peut-être montré le contraire. On a couru à deux vers le mur. On s'est cogné la main dans la main contre ce dernier. Maintenant, c'est la convalescence, et le début de quelque chose de nouveau. Et ça aussi, ce sera à deux. En voilà, un millier de mots qu'il aimerait lui dire sur l'instant. Rien que pour arranger la situation. Pour faire que les choses aillent un peu mieux. Il aimerait lui dire tout ça, mais Sam Costello n'est pas doué avec les mots. Il n'a pas l'âme d'un Baudelaire, le talent d'un Verlaine. Il n'est que lui, maladroit, bégayant, écorchant mots et expressions comme tout individu lambda. Il aimerait lui dire tout ça, oui. Mais il en est incapable, voilà tout. « Ça ira.. J'ai passé la plus grande partie de ma journée/nuit.. peu importe, dans un avion, torturé par je ne sais quelle sorcellerie à l'intérieur de mes combinaisons nerveuses, pour ne pas dire clairement que j'étais morte d'inquiétude bref je n'ai pas vraiment dormi, ou mal, ou je.. who knows and who cares. » Il serre les dents. Quelque part, il croit être en tort. Il a peur que d'une manière ou d'une autre, ce message qu'il a laissé sur le répondeur de la jeune femme soit la cause de tout ce trouble. Il s'en souvient. C'est vague, et il n'a pas conscience à quel point il a été inquiétant. Ses yeux bleus, ils sont tristes. Ils se posent sur la jeune femme, avec un air un peu contrarié. Elle a l'air chamboulée, et exténuée, et tant de choses. La grossesse ? Peut-être. Pourquoi pas. He'd like to say that, he does. He cares. Mais Liv, c'est comme une tornade sur l'instant. Il devrait peut-être rester silencieux, et la laisser se calmer un peu, avant de tenter quoique ce soit. « Si tu me le permets donc.. je vais récupérer quelques heures de sommeil sur ton sofa afin reprendre la route ensuite, c'est préférable, comme tu dis et encore désolé d'avoir déboulé chez toi de cette manière, très mauvaise idée visiblement… je… fais comme si je n'étais pas là, je fermerai la porte derrière moi en sortant plus tard. » Il déglutit difficilement. Elle est autoritaire, et froide, et tant de choses qu'il n'avait encore jamais vues chez elle. Il le mérite. Il se dit que c'est la monnaie de sa pièce. Il mérite ça, il mérite cette grande claque, ce seau d'eau glacée qui le ramène à la réalité. Il lui a fait du mal. C'est légitime qu'elle lui en fasse à son tour. Mais ça fait un peu plus mal que prévu. Il s'avance difficilement, il en oublie ses béquilles dans la salle de bain. Mais il veut la suivre, la rattraper avant qu'elle n'aille trop loin, et qu'elle scelle définitivement cette conversation avec le silence. Il ne le supportera pas. Il ne veut pas. Il en a marre de tout foutre en l'air constamment. He needs her. Il a mal à sa cheville, de forcer dessus comme un idiot. Mais il la rattrape par le bras, doucement, l'arrêtant dans sa progression. « Vraiment Liv ? » Il la lâche, maintenant qu'il a son attention. Il se contente de la regarder de ses grands yeux brillants. Il se sent tellement coupable. Tellement stupide. « Tu vas juste t'éloigner, et prétendre que ça va aller, que tu as juste besoin de repos ? Et après Liv ? Après, qu'est-ce qui va se passer ? » Ses mâchoires sont crispées. Il ne sait pas s'il est énervé, ou épuisé, ou triste, ou un mélange des trois. Mais définitivement, il ne va pas bien. Il ne va plus bien, depuis qu'elle n'est plus là. Elle était comme son médicament, son remède quotidien. Celui qui lui mettait du baume au cœur, qui lui collait un grand sourire sur ses lèvres, un sourire sincère, un sourire qui avait du sens, une signification. « Qu'est-ce qui va se passer dans un peu moins de neuf mois ? Ça ira toujours tu crois ? Et même avant Liv. Pour plein de petites choses. J'suis pas sage femme, ni gynéco, ni ce que tu voudras, mais je ne suis certainement pas stupide. Tu vas t'en sortir, vraiment ? » Pas qu'il remette en doute ses qualités de femme ou de mère. Sam fait partie des gens qui pensent un peu naïvement que les femmes ont ça dans le sang. Enfin. Tout dépend des cas, une fois de plus. Il secoue la tête. Il regarde ailleurs. Ses yeux, ils brillent toujours autant. « Ok, je comprends, tu en as déjà marre de moi. T'étais prévenue dès le départ, pas vrai ? I'm fucked up. Je sais que je suis désespérant parfois, et je regrette mon message, d'avoir écourté tes vacances ou Dieu sait ce que tu faisais à l'autre bout du monde. Mais moi aussi je m'inquiète. Je suis terrorisé, tu comprends ? Parce que jamais dans ma vie j'avais envisagé ça. Pas une seule seconde j'avais imaginé que ça puisse nous tomber dessus comme ça. Et tu as le droit d'être en colère contre moi, oh que oui, tu as même plus que le droit. Mais t'as pas le droit de me jeter comme ça, juste parce que je suis un poids en plus. » Il ne sait pas d'où il débite tout ça. S'il a raison, ou même s'il a le droit de le faire. Mais ça le tanne depuis tellement de temps. Ça pèse trop lourd sur ses épaules. Il avait besoin de le dire, même si ce n'était pas nécessaire judicieux. « Depuis que je suis le père de notre enfant, j'ai mon mot à dire Liv. I'm not giving up, not on this, not again. » Parce qu'il en a marre, de fuir. Il veut rester. Faire face. Essayer du moins. Pour elle. Pour eux. Pour leur famille.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Sam 12 Sep - 20:32



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Liv ne s'attendait pas à ce qu'il s'oppose à son ascension dans les escaliers. Mais Sam retient la jeune femme par le bras, avec une délicatesse surprenante, surtout à la suite de son accueil de tout à l'heure. Ce qui vaut l'installation d'un air troublé sur le visage de la jeune femme. « Vraiment Liv ? » A ces quelques mots, il se détache d'elle. Par réflexe, elle fait pression avec son autre main sur ce bras-là. Pas certain d'apprécier la manière dont il s'en est détaché soudainement. Toujours désespérément en recherche de ce genre d'attention de sa part, comme autrefois. Son touché qui se faisait si chaud, si rassurant, si agréable. Une sensation de plus en plus lointaine, une sensation atténuée depuis ces derniers mois. Pour des raisons bien évidentes. « Tu vas juste t'éloigner, et prétendre que ça va aller, que tu as juste besoin de repos ? Et après Liv ? Après, qu'est-ce qui va se passer ? » Liv en tombe encore des nues. Parce qu'elle ne s'attendrait encore moins à ça. Il ose enfin en parler. Enfin secouer les choses. C'est donc aujourd'hui, ici, à cette heure là qu'ils vont avoir, enfin, cette discussion ? Quand elle n'est finalement pas sûre d'être prête pour ça. Principalement parce qu'elle est exténuée. Qu'elle n'attend qu'une chose, hors de portée : ses bras. Elle se même coupable de vouloir ce qu'elle veut. Il pose les bonnes questions, mais, des questions dont elle n'a pas les réponses. Sans qu'elle puisse ajouter quoique ce soit, parce qu'il lui faudrait beaucoup trop de temps pour réfléchir à cela, il continue. Comme instoppable tout d'un coup. Et si ses nerfs à lui aussi finissait à lâcher ? Et si ils finissaient par perdre la raison ? « Qu'est-ce qui va se passer dans un peu moins de neuf mois ? Ça ira toujours tu crois ? Et même avant Liv. Pour plein de petites choses. J'suis pas sage femme, ni gynéco, ni ce que tu voudras, mais je ne suis certainement pas stupide. Tu vas t'en sortir, vraiment ? » S'en sortir ? Nous passons nos vies à cela. Pourquoi cela devrait-il changer ? Alors oui, elle aimerait très certainement de l'aide à cela. Mais comme ça, pas comme si elle s'imposait dans un quotidien qui n'est pas le sien et dont elle ne connaît pour le moment pas grand chose. Parce qu'au fond, Sam n'a rien du Costello qui vivait à côté de chez elle, que c'est un homme aujourd'hui et qu'elle ignore sans doute encore beaucoup de choses sur lui. Comme il ignore beaucoup trop de choses sur elle. Comme le fait qu'elle ne soit pas réellement du matin, mais qu'elle se force exclusivement quand elle sait que de bonne vague l'attendent, sinon, elle n'est pas aimable à cette période de la journée, pas du tout. Elle n'aime pas parler le matin. Elle peut sourire, mais c'est tout, il ne faut pas s'attendre à plus. Elle n'est pas facile à vivre, elle n'a pas de rythme auquel se tenir, elle vit au rythme que la vie lui présente. Au jour le jour pour certain. Elle n'a jamais vraiment vécu avec personne, à part des amis, de la famille. Mais avec un homme, jamais. Pourquoi ? Parce que l'occasion ne s'est jamais présentée premièrement mais aussi parce qu'elle sait. Elle sait qu'il en faut du courage, pour la supporter du matin au soir. A vrai dire la seule personne capable de cela au jour d'aujourd'hui, c'est elle-même. Liv c'est la fille qui est capable de vous réveiller à quatre heures du matin pour vous dire les choses qui lui passent par la tête, pour vous demander si vous voulez qu'elle vous prépare des pancakes, en plein milieu de la nuit oui. C'est aussi la fille qui peut débouler dans votre jardin zen et foutre en l'air votre moment de paix parce qu'elle adore mettre la musique forte et danser comme une folle. Liv c'est la tête du train qui embarque les autres wagons dans sa folie. Son petit monde monté sur ressort. Être avec Liv c'est comme marcher sur des œufs quatre-vingts pour cent du temps. Et Sam, il n'a pas besoin de ça. Pas après ce qu'il a vécu. Elle le sait, ça aussi. Regardez son appartement. Bien rangé, bien organisé. Bien qu'elle aime l'organisation, elle est aussi plutôt bordélique. Ironique. Liv, c'est le bordel qui fait tâche dans cet appartement. L'ouragan qui risque de tout terroriser. Si ce n'est pas déjà fait.. Elle baisse les yeux. Elle ne peut pas lui dire tout ceci. Qui sait, il le sait probablement déjà. Deep down. « Ok, je comprends, tu en as déjà marre de moi. T'étais prévenue dès le départ, pas vrai ? I'm fucked up. Je sais que je suis désespérant parfois, et je regrette mon message, d'avoir écourté tes vacances ou Dieu sait ce que tu faisais à l'autre bout du monde. Mais moi aussi je m'inquiète. Je suis terrorisé, tu comprends ? Parce que jamais dans ma vie j'avais envisagé ça. Pas une seule seconde j'avais imaginé que ça puisse nous tomber dessus comme ça. Et tu as le droit d'être en colère contre moi, oh que oui, tu as même plus que le droit. Mais t'as pas le droit de me jeter comme ça, juste parce que je suis un poids en plus. (..) Depuis que je suis le père de notre enfant, j'ai mon mot à dire Liv. I'm not giving up, not on this, not again. » Il explose, enfin. Ces mots se bousculent dans la tête de la jeune femme. Des mots pas forcément dans l'ordre, pas forcément pris dans le bon sens. Des mots qui tremblent, qui troublent. Elle marmotte, bégaie. Pas certaine que ceci est du sens. Mais c'est à son tour de relâcher ce qu'elle a sur le coeur. Peut être qu'ils iront mieux après ça. Peut être que c'est de cela qu'ils avaient besoin. « Parce que maintenant je devrais rester ? Peut être qu'il est temps de répondre à une question essentielle ou des questions essentielles. D'arrêter de prétendre, comme tu dis, autant toi que moi. Je commence, d'accord ? Non, je ne suis pas certaine de m'en sortir mais je ne ferais pas le choix à ta place. Je ne t'impose que dalle. Je ne suis pas une culpabilité dont il faut prendre charge. Ça te va ? Très bien. Maintenant, à ton tour. Est-ce que tu veux réellement de moi dans ta vie Sam. Enfin pas seulement.. de...tout ça ? » dit-elle en désignant son abdomen. «  Est-ce que tu as une putain de réponse à cela ? Et n'aie pas peur des conséquences de la réponse, just answer it honestly. Si c'est non, fine. Les nuits ne portent pas conseil, it's bullshit, look, I still know nothing ! » Elle ne se reconnaît plus. Elle perd le contrôle. Peut être que c'est les hormones qui parlent, ou bien, la fatigue mélangée à une cruelle vérité. Une vérité qu'il est temps de sortir. « Et sache une chose Sam. Je ne suis pas partie à cause de toi ! Je suis partie rejoindre mon père. Pour moi. Parce que j'en avais besoin. Je pensais naïvement qu'il avait les réponses que je n'ai pas. Je te l'accorde, je ne suis pas partie de la meilleure manière qu'il soit. Mais, oui, c'était du pur égoïsme. Alors tu peux aussi être en colère, mais qu'on soit en colère l'un contre l'autre, à quoi ça rime ? Je n'ai jamais pensé une seule seconde que tu étais un poids en trop, sinon pourquoi est-ce que je serais là aujourd'hui ? I'm here for you, don't you get it ? Gosh, I'm so pathetic right now. » So pathetic. So desperate. So tired. So blinded by love maybe ? What ? I don't fucking know. I may like him a lot, too much. But all this shit got me like, lost. Completely.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Dim 13 Sep - 11:00


You were a vision in the morning when the lights came through,
I know I've only felt religion when I've lied with you.

@halsey

Et s'ils étaient comme ça. S'ils n'étaient pas l'eau. S'ils étaient le feu. Fire meets gasoline once again. Un cocktail explosif. Une formule chimique hautement inflammable. Deux composés qui s'attirent dangereusement, et sous trop forte pression, qui créent l'explosion. Ça s'embrase. Ça brûle. Ça fait mal, autant que ça fait du bien. C'est paradoxal. Par qu'elle est calme, d'habitude. Lui aussi. Certes, il a le sang chaud. Mais pas avec Liv. Parce que avec la brune, ça va bien, d'habitude. C'est peut-être ça, le problème. Ils sortent du schéma. Changent de jeu. Et soudainement, c'est dur de jouer, sans connaître les nouvelles règles. Peut-être que l'incendie va faire mal. Mais peut-être qu'il va faire du bien. Qui pourrait le prédire ? Certainement pas eux, qui semblent subir le destin comme peu de gens ont l'occasion de le subir dans leur vie. Alors Sam, il craque. Les mots, il les débite comme jamais. Est-ce que ça fait du sens ? Aucune idée. Il semble bien loin de s'en préoccuper, de toute manière. Tout ce qui importe, c'est de balancer ce qu'il a sur le cœur. De ce qui comprime ses épaules depuis des jours maintenant. Cette pression, elle est devenue trop difficile à supporter seul. Il a besoin d'en donner un peu. De la redistribuer pour mieux s'en sortir. Peut-être qu'il la bouscule. Peut-être qu'il y va trop fort. Mais ils en ont besoin, de cet instant, pas vrai ? Ils ont besoin de cette conversation, et ils ne peuvent éviter les étincelles qui vont venir avec. « Parce que maintenant je devrais rester ? Peut être qu'il est temps de répondre à une question essentielle ou des questions essentielles. D'arrêter de prétendre, comme tu dis, autant toi que moi. Je commence, d'accord ? Non, je ne suis pas certaine de m'en sortir mais je ne ferais pas le choix à ta place. Je ne t'impose que dalle. Je ne suis pas une culpabilité dont il faut prendre charge. Ça te va ? Très bien. Maintenant, à ton tour. Est-ce que tu veux réellement de moi dans ta vie Sam. Enfin pas seulement.. de...tout ça ? » Liv qui s'énerve. Liv qui perd le contrôle à son tour. But still, we need this. This whole thing. The words and the sparks. Tell me about how much it hurts, come on. Il serre les dents. Il la regarde sans oser dire quoique ce soit. Est-ce que tu veux de moi dans ta vie. La question est effrayante. Pas Liv. La question. Il a l'impression que sa vie se joue maintenant, et qu'elle le met au pied du mur. Il a l'impression que s'il donne la mauvaise réponse, il pourrait le regretter toute sa vie. Mais quelle est la mauvaise réponse ? Là est toute la difficulté. Mais l'heure n'est plus à réfléchir, ni à se poser des milliers de questions, apparemment. «  Est-ce que tu as une putain de réponse à cela ? Et n'aie pas peur des conséquences de la réponse, just answer it honestly. Si c'est non, fine. Les nuits ne portent pas conseil, it's bullshit, look, I still know nothing ! » Elle perd les pédales. Et lui aussi. À croire qu'ils en sont venus à un point où ils ne peuvent plus tenir, l'un comme l'autre. Trop de pression, trop de questions, trop de non-dits, trop d'attente. Il faut mettre les choses au clair. Elle veut la vérité, elle veut savoir, et c'est légitime. Et lui, la réponse, elle lui semble évidente. Elle lui fait peur, elle le paralyse. Elle l'empêche d'ouvrir la bouche. Il est figé, il la regarde. Qu'est-il censé faire ? Attendre que la situation se dégrade, ou se prendre par la main, et avec un peu de courage, lui balancer la vérité. I want to do this. With you. I want this, Liv. I want you, and the child. I want this. Ce serait si simple à dire. Ce ne sont que des mots, après tout, pas vrai ? Oui. Mais des mots lourds de sens, des mots qui vont faire basculer leur vie. « Et sache une chose Sam. Je ne suis pas partie à cause de toi ! Je suis partie rejoindre mon père. Pour moi. Parce que j'en avais besoin. Je pensais naïvement qu'il avait les réponses que je n'ai pas. Je te l'accorde, je ne suis pas partie de la meilleure manière qu'il soit. Mais, oui, c'était du pur égoïsme. Alors tu peux aussi être en colère, mais qu'on soit en colère l'un contre l'autre, à quoi ça rime ? Je n'ai jamais pensé une seule seconde que tu étais un poids en trop, sinon pourquoi est-ce que je serais là aujourd'hui ? I'm here for you, don't you get it ? Gosh, I'm so pathetic right now. » Est-ce qu'il avait envisagé les choses ainsi ? Non. Parce que Sam, malgré tous les coups bas qu'on lui a fait, il a encore du mal à imaginer l'égoïsme des autres. Alors il a tiré les conclusions hâtives ; il s'est dit qu'elle avait fui par sa faute, et pas un instant il ne s'est imaginé que c'était pour une autre raison que lui. Wake up boy, the world doesn't revolve around you. Il décrispe un peu les mâchoires. Il la regarde. Le silence, il tombe. Pour quelques secondes. Des secondes inconfortables, et il a toujours le feu qui court dans ses veines. « I'm in. » Aussi simple que ça. C'est concis, mais au moins, c'est clair. Il lui doit peut-être un peu plus d'explications, il ne sait pas trop. « Tu veux une réponse claire, n'est-ce pas Liv ? Oui. Oui, je veux de ça, de tout ça, même de ça. » Fait-il en désignant l'abdomen de la jeune femme. Il croise un peu les bras. Il la regarde très sérieusement. D'habitude, un petit sourire vient trahir son sérieux. Mais là non, il se contente d'être sérieux. Parce qu'ils ne peuvent pas rire sur ça, pas vrai ? C'est leur vie, qui se décide. C'est deux chemins qui se rejoignent, ou deux chemins qui se séparent. Des conséquences qu'ils devront porter, quelque soit la décision finale. « J'ai pas d'autre réponse à te donner, ni la solution à toutes les questions qu'on va se poser demain et les jours d'après. Mais je veux assumer ça. Et quand je te dis assumer, j'en parle pas comme d'une tache ingrate ou d'un problème à gérer. Je veux de ça, de tout ce qui se passe, même si c'est imprévu, totalement incertain. Si tu en veux toi aussi, alors je demande rien de mieux qu'à gérer ça à deux. » Dire ça, toujours ça, ça, ça. Qu'est-ce que ça désigne dans le fond ? L'enfant ? Elle ? Eux deux ? Lui-même ne sait plus. Il hésite un instant, mais il finit par franchir la distance qui les sépare, histoire de l'attraper dans ses bras, un peu maladroitement. Il manque encore d'équilibre sans ses béquilles laissées dans la salle de bain, mais il ne s'en sort pas trop mal encore. « We'll figure this out, together. » Souffle-t-il à son oreille. Ils s'en sortiront oui, à deux.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Lun 14 Sep - 21:39



In the deep blue I'm a hundred miles from land
Treading water, it's too deep for me to stand
Just remember love is a gun in your hand

@foals

Elle ne sait toujours pas comment ils en sont arrivés là, comment elle a atterrit ici ce soir-là. Le soir où tout a basculé. Mais depuis, elle n'y peut rien, elle est attirée vers lui comme un aimant. Une situation dangereuse. Il n'a pas besoin d'elle, pas besoin de ça. Les drames qu'elle emmène partout avec elle et qui saccagent tout. Mais à croire que ça lui court après, à lui aussi. Quand on regarde de plus près, leurs vies sont différentes mais similaires par bien des évènements, elles se croisent. Au milieu bien sûr, Milo. Mais bien d'autres. Ils se ressemblent plus qu'ils ne voudront l'avouer. Pourtant, entre eux, c'est l'incompréhension la plupart du temps. Comme si leur relation toute entière était basée sur d'étranges quiproquos. Ils devraient pourtant pouvoir être en mesure de se comprendre. Bien que perdre un frère n'ait rien de comparable avec perdre son meilleur ami. But still. He was like her family. Elle regrette déjà une partie de ce qu'elle a dit. Elle ne veut pas qu'encore une fois les choses finissent mal à cause de sa maladresse d'esprit et de parole. Mais Liv est à la place de cela, très surprise par quelques mots qui font désormais écho. « I'm in. » In what ? « Tu veux une réponse claire, n'est-ce pas Liv ? Oui. Oui, je veux de ça, de toute ça, même ça. » La cible n'est autre que son abdomen. Qu'elle, par réflexe, recouvre de ses mains. Comme pour le protéger d'un danger invisible, d'un retournement de situation prévisible parce qu'il ne pense pas ce qu'il dit, si ? Pourquoi est-ce qu'elle a tant de mal à croire ce qu'il dit. Pourquoi ne peut-elle pas tout simplement sauté de joie, l'embrasser, le serrer dans ses bras. Elle en a si envie pourtant. Mais ce n'est pas si simple. Avec eux ce n'est plus le cas. C'est dommage d'ailleurs. « J'ai pas d'autre réponse à te donner, ni la solution à toutes les questions qu'on va se poser demain et les jours d'après. Mais je veux assumer ça. Et quand je te dis assumer, j'en parle pas comme d'une tache ingrate ou d'un problème à gérer. Je veux de ça, de tout ce qui se passe, même si c'est imprévu, totalement incertain. Si tu en veux toi aussi, alors je demande rien de mieux qu'à gérer ça à deux. » She's breathless. She can't really breath anymore. She's probably in choc. But his arms around her. This feeling. Him. Somehow, she's more calm. He did that. He have the power to do that to her. That's scary, but also, beautiful. « We'll figure this out, together. » Sa voix n'a rien de comparable à celle de tout à l'heure. Elle a l'impression de retrouver Costello, son Costello. Celui qui a su la faire rire pendant des jours, des heures. Qui avait ramené un peu de gaité à son monde un peu sobre. Et pendant un instant, elle ne veut pas gâcher ce moment. Elle se contente de poser sa tête sur le haut de son torse. Son odeur frappe aux portes de ses souvenirs. Elle s'autorise à relâcher la pression. De manière expéditive. Puisqu'elle ose briser ceci, quelques secondes plus tard en marmonnant quelques mots. « Dans quoi est-ce qu'on s'embarque Sam ?.. » Pour ne pas dire s'enfoncer. Parce qu'elle ne veut pas être pessimiste dès le départ. Parce que c'est loin d'être le moment. Pourtant, ça ne l'empêche pas d'aller jusqu'au bout. Une fois de plus, elle ose sortir ce qu'elle a sur le coeur. Quelque chose qu'elle n'a encore pas dit à haute voix, pas à lui. « I'm scared Costello.... » Il l'est probablement lui aussi. Le contraire serait étonnant. Mais quitte à ce qu'ils soient effrayés. Autant qu'ils le soient ensemble que chacun de leur côté pas vrai ? « And... I’m such a mess… » Autant mentalement que physiquement jeune fille. And I’m scared that this baby will too but also, the one person in between, you. Elle aimerait lui dire tellement de choses. I am tiredness. Anxiety. Fear. Confusion. Blur. Wind. Domino. Uncertainty. A nightmare in disguise. Or maybe I'm just an ordinary girl with too much hope and ambition. Which mean that I'm made to be disappointed and disappointing to other. I'm probably too complex for myself more than actually for people. I am a liar. Am I ? Mais rien de ce qu'il aimerait entendre. Ne sachant pas en quoi cela se résume non plus. Ils en sont là. Ne plus savoir quoi que ce soit. Enfin presque. Puisqu'elle pense savoir une chose ce soir. Elle a besoin de lui. Elle dépose délicatement une main sur son torse, à quelques centimètres de sa petite tête brune. Elle aimerait soudainement rester là pendant des heures, à ne rien dire, juste rester dans ses bras et oublier le reste. Retrouver une simplicité disparue.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Jeu 17 Sep - 21:20


And the whatsit, And the stories of Kings,
And the needle, And the thread of the thing.

@faywolf

Everything is going to be ok. It has to, right ? Il aimerait que ce soit aussi simple. Que ça se passe comme ça, sans vague, sans grand rebondissement. Mais que serait la vie, sinon, sans son lot de surprise et d'obstacles. Sûrement trop plate. Trop fade. Mais ça, eux deux, eux trois, il a envie que ça marche. Il a envie de faire de son mieux pour que ça fonctionne, pour contourner les obstacles, et les franchir avec le moins de dégâts possible. Parce qu'ils ont un peu le droit d'être heureux aussi, non ? Ils ont le droit au répit, et au bonheur et à tout ce qui gravite autour. Ils en ont besoin, comme n'importe quel être humain basique. Tomber, se relever, dit l'adage. Mais Sam, il refuse de croire que leur existence se résumera à ça, à subir et se reconstruire. Il veut s'imaginer mieux, quelque chose de plus grand, quelque chose à l'image de ce qu'on leur avait promis, gamins. Puis, avec Liv, tout est si différent. Tout paraît plus réel, plus réalisable. Tout paraît si simple, et si facile, même quand les choses sont bien plus complexes. Il veut essayer, et il veut que ça marche, si c'est ce qu'elle désire vraiment. Assumer, jusqu'au bout, et accepter ce tournant que sa vie prend. « Dans quoi est-ce qu'on s'embarque Sam ?.. » La sentir contre elle. La sensation lui avait manqué, vraiment. Here, he feels safe. Il se sent comme si n'importe quelle tempête pouvait venir les attaquer, ils n'en bougeraient pas pour autant. Dans quoi est-ce qu'ils s'embarquent ? Il n'a pas la réponse. Il n'a rien d'intelligent à répondre, et plutôt que de lui sortir un je ne sais pas très constructif, à propos duquel elle est déjà au courant certainement, il préfère le silence. Profiter d'être là, contre elle. De ces instants de calme qui risquent de se faire de plus en plus rares avec le temps. « I'm scared Costello.... » ça ne l'étonne pas. Pas vraiment. Mais venant de Liv, quand même. Il a toujours vu la jeune femme comme quelqu'un d'étonnement fort. Et l'entendre admettre qu'elle a peur, ça lui fait étrange. « I'm scared too... » Se contente-t-il de répondre, soufflant ses mots. Et il est sincère. Il a peur. De demain, et des jours qui vont suivre. Il a globalement une idée de ce à quoi s'attendre, ou presque. Mais globalement seulement. Les détails lui font peur, et les détails ont toute leur importance, quoi qu'on en dise. Il dépose un baiser sur sa tête brune. Ferme brièvement les yeux, s'accorde un temps pour respirer. Jusqu'à ce que la voix de la jeune Riggins transperce à nouveau dans le silence. « And... I’m such a mess… » Il secoue légèrement la tête. Il a envie de lui dire que c'est faux. Qu'elle n'est rien de tout cela. Qu'il y aura des jours meilleurs, et qu'elle se rendra compte que ce n'était qu'une impression. Mais il est incapable de lui dire tout ça, alors à nouveau, il murmure quelques mots, un doux petit sourire étirant ses lèvres. « And I love your mess. » Il finit par se reculer un peu. Il pourrait rester ainsi longtemps encore. Mais sa jambe lui rappelle que non, pas tant que ça, en réalité. Il se recule suffisamment pour encadrer doucement son visage de ses mains, et il se penche un peu pour planter un baiser contre ses lèvres. Comme si c'était naturel. Peut-être qu'elle ne veut pas de ça. Qu'elle l'excuse si c'est le cas. Il ne sait plus où ils en sont, où ils devraient reprendre, ce qu'ils devraient faire ou être, à deux. Il la détaille. Il se souvient. Elle a besoin de repos. Et lui aussi, quelque part, mais ça lui semble tellement secondaire, à côté d'elle. « Je préfère que tu prennes mon lit, je peux prendre le sofa moi. Tu seras plus confortable dans la chambre, toujours. Et si tu as besoin de quelque chose, tu fais comme chez toi. » Tu fais comme chez toi. Une autre question furtive qui lui traverse l'esprit. Est-ce que chez toi, chez moi, ça deviendra chez nous ? Toutes ces questions Liv, encore. « Je reviens. » Ajoute-t-il finalement, titubant maladroitement jusqu'à la salle de bain. Ses béquilles, il doit récupérer ses béquilles.

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MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Dim 20 Sep - 18:08


Hold on, darling
This body is yours, this body is yours and mine
Hold on, my darling
This mess was yours, now your mess is mine

@vancejoy

He's scared too. Ce qui réconforte la jeune femme bien qu'en réalité, elle s'en doutait légèrement. Comment ne pas l'être ? Un baiser de sa part vient rencontrer le front de la jeune femme. Un geste délicat qui vient faire oublier les évènements précédents, même cette semaine passée loin. Comme si elle n'était jamais vraiment partie. Comme si elle était restée dans ses bras tous ce temps. Elle aurait tué pour cela. Parce qu'ici, elle est bien, elle se sent en sécurité. Scared but safe. Même si elle se sent bien ici, elle n'aurait jamais pensé l'entendre dire une chose pareille. « And I love your mess. » Des mots qui percutent ses pensées, avec une tendresse séduisante. Quelque chose de nouveau. Il n'avait encore jamais utilisé le verbe aimer de cette manière. Certes, ceci n'a rien d'une déclaration d'amour, ils sont loin d'en être là. Mais ces mots sont pourtant remplis de quelque chose de chaleureux. Qui fait sourire la jeune femme, discrètement. Nobody ever loved my mess. Sam se détache doucement, dépose un baiser sur ses lèvres. Quelque chose qu'il n'avait pas fait depuis longtemps, peut être trop longtemps. Mais elle n'avait pas oublié l'effet que cela pouvait avoir sur elle. Comment pourrait-elle l'oublier ? Des flashs lui reviennent instantanément en tête. Des moments simples, des moments heureux. C'était ça Sam et Liv avant. Et peut-être que ça peut encore l'être. Peut être qu'elle s'autorise naïvement à y penser maintenant. He's in right ? Wait. In what ? Cette question, elle plane au-dessus d'eux. Parce que maintenant qu'ils sont prêts à assumer cela ensemble, d'autres questions sont à venir. Comment vont-ils s'organiser par exemple ? Que sont-ils censé être ? De petites âmes en galère réunies par la vie d'un petit être. Seulement ceci ou plus ? Et si elle espérait plus.. « Je préfère que tu prennes mon lit, je peux prendre le sofa moi. Tu seras plus confortable dans la chambre, toujours. Et si tu as besoin de quelque chose, tu fais comme chez toi. » Comme chez elle. Elle vient à penser qu'elle a déjà trop pris ses marques. Quelle a beaucoup trop le sentiment d'être chez elle ici et donc, que ceci n'est peut-être pas une bonne idée de lui dire ça. De plus, elle n'a pas vraiment chez elle depuis un moment. Après l'inondation, les travaux, le retour chez son oncle pour un temps, les soirs passés ici également, puis, l'Afrique. Dire que quelques heures avant, elle y était encore. Elle n'a plus vraiment la notion du temps, la notion de chez soi. « Je reviens. » Elle croise les bras, ses mains frissonnant ceux-ci. Elle n'a pas froid. Elle tourne sur elle-même doucement, examinant ce qui l'entoure. Sans trop savoir pourquoi, elle se sent bien ici. Mais quelque chose la préoccupe. Vont-ils vivre ensemble ? Vont-ils vivre chacun de leur côté ? Que sont-ils censé faire ? Où se trouve le manuel pour ce genre de situation ? Son regard se stoppe enfin sur le jeune homme, réapparu dans le cadre de la porte de salle de bain. Cette fois avec ses béquilles. Ils se regardent un instant. Elle revient à elle et lui sourit. Elle n'a pas envie de parler de ceci maintenant, elle n'a pas envie de gâcher ce moment, le calme après la tempête. Du calme, ils en ont tous les deux besoin. « Le sofa, vraiment ? Tu sais, je porte déjà ton enfant alors à ce stade, je pense qu'on peut tout à fait partager un lit sans problème, sans que ce soit "étrange". On est au-dessus de tout ça, pas vrai ? » Peut-être qu'elle a aussi besoin de lui à ses côtés, maintenant. Sentir sa présence, entendre sa respiration, savoir qu'au réveil, peu importe ce que la vie leur réserve, il sera là. N'est-ce pas ? « Enfin, je dis ça comme ça. Ceci n'a pas a devenir "normal" si ce n'est pas ce que tu veux. » Parce que peut être qu'il n'en a pas envie. Peut être qu'il fait bonne figure pour gagner du temps. Elle ne pense pas vraiment cela. Mais qu'est-elle censé penser de tout ça de toute manière ? But maybe it’s a way to know in what he is in exactly. Clever, clever girl.

_________________

EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.
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AND YOU SAID YOU ARE
U N C O N S O L A B L E

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{ CONCRETE WALL }
ADRESSE: DOWNTOWN, n°137.
Luck's karma: il va être père.
RÉPERTOIRE:

MessageSujet: Re: and it hurts like hell | costings.   Dim 20 Sep - 21:02


Well you know me with that ancient gaze,
strip me down with yesterdays eyes.

@roopanes

Laissez-nous avoir raison, laissez-nous avoir tort. Laissez-nous essayer, nous tromper, changer de chemin, aller de l'avant et revenir en arrière. Laissez-nous apprendre de nos erreurs, réviser notre jugement, décider de ce qui est bien, de ce qui est mal. We're still young, right ? It's time to make mistakes. We'll be fine, I promise. L'instant semble figé. Le calme revenu, après une tempête lourde à traverser. Une tempête qui a fait du mal, mais dont les mots doux et les gestes tendres viennent souffler les dégâts, les balayer vers le passé, n'en faisant que de ternes souvenirs déjà. Mais au moins, ils vont de l'avant ; ils essayent. Sans trop se projeter, parce que demain fait peur. Ils se disent que l'un avec l'autre, ils peuvent y arriver, qu'il trouveront un moyen. D'autres le font. Des cas bien plus désespérés que ces deux-là. Alors, pourquoi pas eux ? Il est bien contre elle, là. Sa présence. Sa chaleur. Ce parfum devenu une part de son quotidien, chose qui lui manquait cruellement dernièrement. D'infimes détails, de la courbure de son visage à la longueur de ses cheveux. De leur différence de taille, à la finesse de ses poignets. Qui remarquerait ça, pas vrai. Qui s'attarderait là-dessus. Costello, il faut croire. Il donne de l'importance aux détails. Et les poignets de sa jeune femme, il les trouve si fins, et si fragiles. Pourtant, à la voir, elle donne l'impression de pouvoir porter le poids du monde pour eux deux. Elle porte ses lourdes bouteilles de plongée. Du matériel encombrant. Et pourtant. Un autre paradoxe parmi tant d'autres, insignifiant détail qu'il a pourtant retenu, soulignant un attachement certain qu'il ne partage pas avec d'autres. « Le sofa, vraiment ? Tu sais, je porte déjà ton enfant alors à ce stade, je pense qu'on peut tout à fait partager un lit sans problème, sans que ce soit "étrange". On est au-dessus de tout ça, pas vrai ? » Un sourire étire ses lèvres, apporte un air d'autant plus chaleureux sur son visage. Je porte déjà ton enfant. La phrase lui réchauffe le cœur, d'une manière inexplicable. Même si rien de tout cela n'était prévu. Il ne peut pas s'empêcher d'être heureux pour autant. Il va être père. Il a l'impression qu'elle donne du sens à sa vie. Elle. Cette nouvelle. Liv. L'idée de fonder une famille, même sur ces bases incertaines. « Enfin, je dis ça comme ça. Ceci n'a pas a devenir "normal" si ce n'est pas ce que tu veux. » Le sourire s'élargit un peu plus. Sa maladresse à elle. Autre détail qui le fait fondre. Un petit quelque chose qui peut faire du mal, mais qui le fait rire aussi. Il a conscience que ce qui se passe peut être étrange. Peut mettre mal à l'aise. Après tout, l'un comme l'autre, ont-ils réellement une idée de ce qu'ils sont ? Pas vraiment. Ce qui était simple, ce qui ne semblait être qu'une amitié avec quelques dérapages charnels. C'est devenu autre chose ; tellement plus, soudainement. Va-t-il s'en plaindre ? Non. Pas pour l'instant du moins, ils le savent, l'orage est jamais loin. Et en temps d'ouragan, leur jugement sera faussé et peu objectif. « Well, c'est vrai que de ce point de vue... » Sur ses béquilles, il avance enfin, en direction de l'escalier qui donne sur l'étage, sur sa chambre. Il la regarde un bref instant, avant de désigner les marches. « Après toi, princess. » Il attend qu'elle monte, et il en fait autant, bien qu'un peu maladroitement toujours avec ses béquilles. Elle sait où est la chambre, de toute façon. Il s'y rend à sa suite, décidé à se reposer, et à être là pour elle, cette nuit comme les suivantes.

_________________

    It's spiraling down, biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, but we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, still with eyes meeting, still our hands match, still with hearts beating. @daughter
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