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 ~ It's a beautiful day to save lives.

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Luck's karma: Un gars désire ma mort? Moi qui voulais faire régner la loi... voilà qu'elle se retrouve contre moi.
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MessageSujet: ~ It's a beautiful day to save lives.   Mer 29 Juil - 10:52



I am the hero, and she is the patient I save!
@aimeeteegarden

Ce soir est une soirée de folie. En tant qu'interne vous percevez en général ces carnages de voitures, ces accidents ménagers, ces maladies incurables, comme une aubaine pour dévoiler vos compétences, prouver vos connaissances et les mettre du mieux que possible en application. Pour cela votre moral se doit d'être en acier, vous ne pouvez faillir à votre tâche, devez d'être perspicace pour présenter un cas qui laissera le chirurgien pantois... Bien obligé de vous laissez vous accompagner. Vous êtes tous d'attaques, prêt à battre l'autre. Une véritable compétition à lieu ce soir et les candidats sont énergiques, motivés, ambitieux, prêt à mettre des bâtons dans les roues à la première occasion. On vous demande de vous réunir. Toi, Derek tu es prêt à faire tes preuves, mais au contraire de tes camarades, la loyauté passe avant. Ils sont au courant de ta manière de fonctionner et t'ont prévenue avant l'heure qu'ils ne te ferons pas de cadeaux. Tu sais que ça ne va pas être facile, mais tu compte bien montrer à tes collègues la niak, l'engouement que tu portes à ton travail. Ce soir tu n'es pas là pour jouer, ce soir tu veux être important, sauver une vie. "Bon, on risque d'en avoir pour un moment d'accord? Il y a eu un carambolage à deux pâtés d'ici, on ne peut se permettre d'être éparpillés pigé? Alors pas de faux-semblants, si vous êtes fatigués prenez du café, beaucoup de café ok? On vous a répartis sur le tableau." Vous vous précipitez dessus, avant que le chirurgien mette le holà. "Pas d'entourloupes. Que je ne vois pas un interne hors de son poste compris? Compris?" Tu es le premier à acquiescer. Jette un coup d'oeil sur le planning. Toi qui pensais sauver des vies, tu es prédestiné à réaliser les check-up du docteur Molnar. Tu entends les ricanements de tes soi-disant équipiers. Une main tapote ton épaule, tu détourne la tête pour découvrir ce mystérieux inconnu... Qui n'est autre qu'Holmes. "Merci." dis-tu dans un chuchotement. "Ce n'était pas une forme de soutien, juste de compassion!" dit-elle avant de partir vers les urgences. Tu soupires. Elle se retourne et t'adresse un clin d'oeil. Tu ne comprends définitivement rien. Tu jettes un dernier regard sur le tableau, prends en main les dossiers de ton chef et commence à débuter ta ronde. Premier patient, tout va bien. Deuxième patient, rien à signaler. Troisième patient, une toux persistante, tu conseilles aux infirmières de lui prescrire un médicament supplémentaire. Tu vas pour rentrer dans la quatrième chambre, lorsque tu aperçois au détour d'un couloir une chevelure brune reconnaissable entre milles. Tu penses rêver, te frottes les yeux. Ton regard ne peut s'empêcher de fixer ce couloir. Ta main est pourtant posé sur la poignée, prête à être appuyé, mais quelque chose, un sentiment, ton instinct t'en empêche. Ce sont tes yeux qui jouent un tour, ça ne peut être que ça! Ta main tenant les dossiers n'arrive pas à être tranquille. Tu la relèves alors pour jeter un oeil sur le dossier, les résultats de la patient. Appendicite. Ce que tu envisages de faire est contre tes principes, mais tu as besoin d'en avoir le coeur net. "Excusez-moi.. infirmière." dis-tu en hélant une jeune femme. Pensant qu'elle va t'envoyer paître elle se trouve en réalité très gentille et accepte volontiers de surveiller l'état du patient. Tu la remercies mille fois avant de trottiner jusqu'aux urgences qui se retrouve, comme l'avait prédit le docteur Molnar, surchargé! Tu te dois d'être discret, bien que ta grandeur n'aide en rien à te camoufler. Tu observes l'ensemble de la pièce et l'aperçoit. C'est bien elle. Ni une ni deux, tu ne penses pas aux conséquences de tes actes et accourt jusqu'à elle. "Jay... ça va?" dis-tu en prenant des mains son dossier. L'interne se trouvant devant reste interloqué. Tu le regardes alors droit dans les yeux et lui dit: "Je m'en occupe." "Elliot tu ne devrais pas être ici je me..." "Bouge!" dis-tu d'un ton un poil plus froid. L'interne lève les mains et part récupérer d'autres patients. Tu refermes les rideaux derrière elle. "Comment se fait-il que tu te retrouves aux urgences mademoiselle?" dis-tu en essayant d'être le plus positif possible, bien que ton ton se rapproche plus de l'inquiétude et du sermon.
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MessageSujet: Re: ~ It's a beautiful day to save lives.   Dim 2 Aoû - 17:22




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@derek and jayzlin

Une journée de repos, c'était censée être. A la base. Des congés, ou des pauses, je ne m'en autorisais que bien peu. Tout d'abord, parce que j'aimais mon travail, et me lever chaque jour pour retrouver la bibliothèque n'était pas si déplaisant que ça. Aussi, je ne pouvais pas réellement me permettre de perdre une journée de salaire comme bon me semblait. Je ne peux compter que sur moi-même. C'était sûrement le principe de base chez les Castairs, si bien que j'avais parfaitement réussi à l'assimiler au fil du temps. J'avais conscience que mes principes pouvaient paraître tristes pour certains, mais à mes yeux, il s'agit-là de la réalité que tous cherchaient à se cacher. Moi, m'en cacher, je ne pouvais pas. Sans frère ni sœur, père ayant pris la poudre d'escampette il y a de cela plusieurs années, et une mère décédée, il n'y avait personne pour me bercer de faux-semblants. Et dans un sens, ça en était pas plus mal. Alors, je travaillais. Très souvent, et ce pour parvenir à conserver le peu de choses que j'avais réussi à acquérir jusque là, un maigre patrimoine principalement constitué de la maison familiale qui ne comptait plus que moi désormais. Mais cette semaine, le soleil qui se projetait sur les couvertures des bouquins dont je prenais soin me donnait une idée du beau-temps que je manquais et me donna l'envie de lever le pieds. Je comptais en profiter pour programmer une journée avec Jem, lui n'avait jamais eu de réels problèmes de planning au vu de son absence d'activité professionnelle stable, et peut-être même, après cela, une soirée avec Derek et Jem, si le futur médecin n'était pas débordé par ses projets. Mais rien ne se passait comme prévu. J'avais - sans le vouloir - troquer ma grasse matinée contre des insomnies et un levé aux aurores, doublé d'un message de Jem qui ne pouvait me rejoindre, pour des raisons obscures qu'il n'avait lui-même pas réussi à définir. Jem était compliqué, je le savais. Je l'avais toujours su. Et je ne lui en voulais pas pour ça. J'allais donc occuper ma journée autrement. Des courses le matin, une visite surprise à Derek à l’hôpital entre midi et deux, et le rôle de taxi-sauveur pour une amie en fin d'après-midi, ma journée était rodée. Pas autant que je le pensais, cela dit. Une fois rentrėe de mes courses a 11h30, une fuite a la cuisine m'avait pris plusieurs heures - " excellente bricoleuse " que j'étais - et obligėe à rester cloitrėe a la maison entre midi et deux. Tant pis. Je profiterai de l'apres-midi pour faire ce que j'avais à faire, notamment me rendre a la reunion de l'association, militant contre la drogue, que je dirigeais. J'irai voir Derek plus tard. Mais là-encore, mes projets avaient etė plus longs que prévu. Ma reunion se termina a 21h35. Heureusement, il n'etait pas assez tard pour le voir. Derek avait des horaires de dingue. Mais il fallait bien que je me change, et la circulation n'etait pas en ma faveur. Entre celle-ci et la chaleur (bien que declinante au vu de l'heure), j'avais bien du mal à rester patiente, au volant de ma voiture. Essayant d'ignorer le fait que mes jambes, dénudées par ma robe d'été, cramaient doucement au soleil couchant, je jetai un regard sur mon téléphone, posé sur le siège passager. 21h55. Je soupirais, consciente du fait que je risquais d'avoir du retard si la circulation ne se désengorgeait pas rapidement. Le temps de rentrer chez moi, de me préparer, et de conduire jusqu'à l'hôpital pour voir Derek, je ne pouvais même pas être sûre qu'il soit toujours à son poste à cette heure. Décidément, rien ne se passe comme je le veux aujourd'hui. Rien. Et je ne croyais pas si bien dire. A l'instant même où je venais de faire cette constatation, je fus interpellé par des bruits d'agitation, à l'extérieur. Tandis que je continuais à conduire sur l'avenue, arrivant au carrefour, mon regard chercha rapidement, sur les trottoirs, la raison de ce brouhaha. Mais je n'en eu pas l'occasion, puisque tout se déroula très vite. En quelques secondes, plusieurs bêtes immenses coururent sur le béton de la route principale, se dirigeant droit vers l'endroit où je me trouvais. Totalement abasourdie par ce qui était en train de se passer, mes yeux fixèrent la horde d'autruches qui courraient entre les voitures : « Mais qu'est ce que ... » je n'eus pas le temps de finir ma phrase, puisqu'une autruche se dirigea droit sur moi. Instinctivement, ne voulant pas lui faire de mal, je braquai mon volant à droite, et quelques secondes après, le braquai dans le sens inverse pour revenir sur la ligne directrice de la route. Mais visiblement, les autres conducteurs avaient été aussi surpris que moi, et une voiture survint violemment dans mon champ de vision. Voiture que je tentai d'éviter en tournant à nouveau le volant de manière impulsive, si bien que cela m'amena droit dans la voiture d'à côté. L'obscuritė qui commencait à s'imposer au vu de l'heure ne m'aidait pas, bien au contraire. Sans aucun contrôle sur mon véhicule, je tentai d'appuyer sur les pédales de manière frénétique, tandis que ma voiture déambulait sauvagement sur la route. En l'espace d'une dizaine de secondes, elle frôla des voitures, en percuta légèrement d'autres et finit sa course brutalement, dans un bruit sourd de mécanique brisé, d'éclat de verre brisée, et dans un cri humain - surpris et très bref - qu'était le mien. Ma tête venait de tamponner le volant que j'essayais de maîtriser depuis le début de l'accident et mon poignet gauche avait percuté la vitre au moment où celle-ci éclata en milles morceaux. Le reste s’enchaîna à une vitesse que je ne parvenais pas à distinguer. Un homme d'une trentaine d'années, accroupie à côté de ma voiture, me parlait. Sûrement pour me maintenir consciente jusqu'à l'arrivée des secours qu'il avait appelés. C'est, en effet, ce que je compris quand j'entendis la sirène des ambulances autour de nous. « Mademoiselle, vous allez bien ? » j'avais répondu à cette question. Oui, j'allais bien. J'avais beau leur dire que je n'avais rien, que j'étais juste un peu secouée, et que j'allais rentrée chez moi, aucun ne m'écoutait. Sous la nuit tombė, en dix minutes à peine, j'étais amenée aux urgences. Pourtant, je considérais qu'il n'y avait rien qu'on me ferait ici, que je ne pouvais faire chez moi. A part un coup sur la tête, une égratignure saignante au front, un poignet douloureux et une plaie à ce dernier, je m'en sortais très bien. Mais en matière de santé, je n'avais visiblement pas mon mot à dire. Et je n'avais pas assez d'énergie pour protester toute la soirėe. Je me contentais donc de tenir légèrement mon poignet, refusant qu'on me touche celui-ci. Il était assez douloureux comme ça. Je décrétais donc qu'il se guérirait tout seul, qu'il en soit ainsi. Amenée à travers les couloirs de l’hôpital, on m'attribua finalement à un interne dans un secteur précis avec un espace qui, visiblement, m'était destinée. « Bonjour mademoiselle, comment vous sentez vous ? Quel est votre nom ? » je répondis automatiquement, ne voulant pas jouer ma tête de mule : « Je m’appelle Jayzlin Castairs. Et tout va bien, rien de cassé, je m'en sors très bien. » Moi qui comptait, ce matin, rendre une petite visite à Derek, je n'espérais qu'une seule chose à présent : qu'il soit affecté ailleurs et qu'il ne croise pas mon chemin tant que je serai dans cet hôpital. Je ne voulais surtout pas qu'il s'inquiète inutilement. Pourtant, la chance n'était pas de mon côté, ce jour-là. Deux minutes plus tard seulement, je vis apparaître son teint basané, son regard inquiet, et sa douceur qui lui était propre. Dépassant, comme à son habitude, celui qui s'occupait de moi, d'une bonne dizaine de centimètres. « Jay ... ça va ? » pour la discrétion, c'était loupé. J'étais pourtant vraiment contente de le voir. Plus encore que les fois où nous nous retrouvions pour des moments un peu plus joyeux et banals. Je souris légèrement : « Hey ... » Pour répondre à sa question, très honnêtement, j'avais connu mieux. Mais dans l'ensemble, ça allait. Un simple coup de stress au final. Malgré tout, je me sentais épuisée, sentiment légitime - j'imagine - vu la frayeur qui m'avait été infligée, et mon poignet me lançait des signaux de détresse. Qui plus est, un mal de crâne terrible était visiblement en train de refaire - sans la moindre délicatesse - la décoration intérieure de mon cerveau. Et pour finir, j'étais allongée sur une sorte de lit d’hôpital rudimentaire, alors que je détestais les hôpitaux, du moins quand j'y venais pour une raison qui me concernait. Avis qui n'a aucun sens d'ailleurs, parce qu'à part les passionnés comme Derek, je ne parvenais pas à trouver un seul nom qui pourrait correspondre à une personne qui se plairait à déambuler dans ce genre d'endroits. Dans tous les cas, j'étais un peu secouée, mais rien de grave. Les membres intacts, aucune blessure grave, et je pouvais très bien marcher, contrairement à ce que pouvaient penser ces internes soucieux à la moindre alerte. En somme, pas de quoi se plaindre. J'allais bien. Pour répondre à sa question, j'hochai la tête. J’espérais que l'inquiétude le quitte, je ne voulais pas lui faire du mouron pour rien. En parallèle, je priais pour que mes blessures ou mon état ne me force à passer la nuit en examens, ou encore à passer sous l'aiguille pour une plaie recousue. Si j'avais su, je serai rentrée chez moi en courant avant qu'on puisse examiner ce qu'il y avait à faire et à ne pas faire sur moi. Mais les membres de l’hôpital ne me laisseraient sûrement pas partir comme une touriste. Surtout pas Derek. « Je m'en occupe. » le premier venu ne l'entendait pas de cet oreille : « Elliot tu ne devrais pas être ici je me... » il coupa l'intervention de son collègue comme un chirurgien, sans mauvais jeu de mot. « Bouge! » le ton de Derek était implacable, et son regard, dur. Moi-même j'aurais été incapable de répondre à cela. Je me serais contentée de partir. Ce que l'interne ne tarda pas à faire, soit dit en passant. « On peut dire que tu sais t'imposer. » dis-je, doucement, une légère note d'amusement dans la voix, comme pour alléger l'atmosphère, et le rassurer, et ce malgré ma surprise, puisque j'avais rarement l'occasion de faire face à un Derek froid. Il ne l'était jamais. Je commençais alors à comprendre son inquiétude. Rapidement, suite au départ de cette troisième personne, il ferma les rideaux qui nous entouraient. D'après le peu d'échange auquel je venais d'assister, Derek était affecté à un autre service, ou en tout cas, ne devait pas se trouver ici. Il allait avoir des ennuis, à cause de moi, et je haïssais cette idée. « ... à ce que j'ai compris, tu ne devrais pas être là ... S'il te plait, ne désobéis pas à tes supérieurs à cause de moi. Je vais bien. » lui demandais-je d'une voix douce, mais il ne tarda pas à se diriger vers moi pour me demander : « Comment se fait-il que tu te retrouves aux urgences mademoiselle? » l'inquiétude que je pouvais lire dans ses yeux, que je ressentais dans sa voix, me firent culpabiliser de lui faire autant de souci, et en même temps, m'apportèrent la sécurité dont j'avais besoin. Parce que ce regard-là, c'était tout Derek. Le Derek que je connaissais, qui faisait tout pour que je sois bien, et qui s'inquiétait pour tout. Mais répondre à sa question, c'était une autre histoire. Je le rassurai d'une voix douce : « rien de grave, 'Rek, je te jure. Je suis entière. Juste des égratignures. » Comment lui expliquer l'accident sans qu'il pense que je me payais sa tête ? Sans compter que mes souvenirs étaient flous, tout c'était passé en quelques fractions de secondes. « tu ... tu promets que tu ne vas pas rire ? » lui demandais-je de ma voix moins énergique que d'habitude, tandis qu'un fin et léger sourire se dessina sur ses lèvres. « j'ai évité une autruche. » finis-je par répondre. A voix haute, ça paraissait encore plus surréaliste. J'ajoutais alors pour confirmer que, même si je n'y croyais pas moi-même, je ne plaisantais pas, et j'étais - jusqu'à preuve du contraire - relativement saine d'esprit : « Oui, une autruche. Alors soit le coup sur la tête me créé des hallucinations venues d'un autre monde, parce que j'ai été victime d'un choc post- ... post quelque chose » oui, bon. J'assumais pleinement ne pas être une spécialiste du jargon médical, mais connaissant le talent de Derek, je comptais sur lui pour parvenir à déchiffrer les pseudo-explications de la citoyenne lambda que j'étais : « et alors il faudrait me faire passer un scanner toute suite, soit j'ai bien vu, et une horde d'autruches surexcitées est venue s'en prendre à ma voiture alors que je conduisais au carrefour d'à côté. J'ai essayé d'éviter celle qui était devant moi, et il y a eu un espèce de bordel ... j'ai essayė mais c'etait difficile, il faisait presque nuit noire .. Plusieurs voitures se sont rentrées dedans, et je n'arrivais plus à contrôler la mienne. Elle a continué sa course sur la route, et j'ai atterri dans un fossé, ou contre un arbre ou une voiture ... Je sais plus trop ...» sur le moment, il était difficile de me rappeler des détails de la fin du voyage, notamment parce qu'il faisait nuit, mais aussi et surtout parce qu'une autre pensée me vint à l'esprit : l'état de ceux qui, comme moi, conduisaient tranquillement avant que quelques autruches viennent s'inviter à la fête. J’espérais n'avoir fait de mal à personne. A cette inquiétude, mon débit de parole augmenta, le ton léger de mes propos se dissipa, tandis que je levais vers Derek un regard anxieux : « Les autres voitures, elles vont bien ?! Il y a eu des blessés ? J'ai fais du mal à quelqu'un ? »

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i just feel sort of empty these days + And there's no remedy for memory your face is like a melody, it won't leave my head your soul is haunting me.

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MessageSujet: Re: ~ It's a beautiful day to save lives.   Jeu 6 Aoû - 12:58



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@aimeeteegarden

L'amour va te perdre. Cette phrase n'est pas de toi, mais te corresponds assez bien, au vu de la situation. Tu sais que tu risques gros en agissant de cette manière. Jouer les sauveurs au lieu de t'en tenir au rôle du docile interne, rôle que tu tiens à la perfection par ailleurs... d'habitude. Cette jeuen femme est loin d'être une patiente ordinaire. Jayzlin détiens ton cœur sans le savoir. Toi-même tu aimerais t'en défaire pour ne plus avoir à mentir ni à souffrir. Mais cet a priori s'évapore dès que ton regard croise le sien. Cette petite voix se retrouve bien trop faible contre ce plaisir de la voir sourire, de sentir sa présence à ses côtés. Tu te délecte de son rire, les pulsations de ton cœur s'accélère dès qu'elle te touche. Dès qu'il y a un contact. Tu es un bon acteur malgré toi, elle ne remarque rien et cela depuis le début. Tu restes pour elle Derek son ami, Derek a qui il ne faut pas arriver de problème, Derek celui qui prends soin d'elle tel un chevalier blanc, Derek le meilleur ami de Jem... Derek le meilleur ami de celui qu'elle aimes. Dure ironie. Tu ne peux nier l'évidence, elle est la solution pour Jem. Grâce à elle, sa présence, son amour elle peut le changer, le rendre heureux... Là où tu as beau y mettre cent pour cent de ton temps... La barrière reste, solide. Jay a le pouvoir de créer une brèche. De faire la différence et rien que pour cela tu ne peux que t'avouer vaincu et prendre à cœur le rôle que l'on ta décerné. « Lorsque ça vaut la peine, je n'hésite pas à hausser le ton ! » dis-tu en gardant la même intonation, bien qu'à l'écoute, les tonalités se trouvent être changés. Plus douce. Tu l'observes tel un médecin, du  moins en devenir lorsqu'elle réagit, réalise les propos de ton collègue. Évidemment qu'elle a fait attention ! Même sur un lit d'hôpital, la jeune femme ne peut s'empêcher de s'inquiéter pour les autres. Tu soutiens alors son regard, te rapproches d'elle. Entre-temps elle affirme ses propos derniers. « C'est toi le médecin ou moi ? » dis-tu en te permettant en parallèle d'effleurer son poignet. Il faut lui prescrire une radio. Même un peu de glace. Ton regard change, tu rentres dans une de tes réflexions types où tu as besoin de te recentrer, de rester silencieux pour mettre de l'ordre dans tes idées. C'est dans ces instants où tu réalises que tu n'es encore que novice dans ce domaine et qu'il te faut te ragaillardir. Évoluer au plus vite pour devenir encore plus performant. Un sourire s'esquisse sur ton visage. Tu veux la rassurer, ne pas l'inquiéter. C'est d'ailleurs pour cette raison que tu lui demandes la cause de ses blessures, pour connaître au mieux son cas et la guérir au plus vite. Tu sais qu'elle ne supporte pas les hôpitaux. Va même lui promettre une sortie au plus vite, mais elle te coupe dans ton élan et évoque son accident. Autruche ? Tu essayes alors de rester sérieux, mais ce qu'elle te raconte et digne d'une histoire raconté à la télévision. Tu t'apprêtes à sourire lorsqu'elle termine son histoire. La chute te remets sur le droit chemin. Comme un électrochoc. Ce sourire naissant disparaît aussi vite qu'il est arrivé. « Je peux ? » dis-tu en lui demandant la permission de lui toucher le visage. Ce contact te fais paniquer, mais tu restes sérieux, stoïque et réalise un contrôle dès plus droit et respectueux. Lorsque ta main atteint la plaie, la frôle, elle se met à paniquer. Tu vas pour reculer d'un pas,mais ses paroles te touchent et ton pouce se met, instinctivement à caresser la joue de Jay. « Tout va bien d'accord ?  On s'occupe d'eux ! Je parie même que mon collègue a accouru chercher un autre patient à guérir ! » où il est allé voir le chef des internes. Cette hypothèse n'est pas à envisagé à voix haute. « Si tu veux bien Jay on va rester concentré sur toi ! » Irm recommandé ! Pour être sûr qu'elle est en bonne santé. Je me recule d'un pas et commence à annoter son dossier. L'écriture pouvant me porter défaut, j'essaye d'imiter celle de ma mère. « Tu ne devais pas voir Jem d'ailleurs ? » dis-tu en y repensant soudainement.
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MessageSujet: Re: ~ It's a beautiful day to save lives.   Jeu 20 Aoû - 20:05




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@derek and jayzlin

La vie est difficile. Quel leit motiv ! Personnellement, je ne l'ai jamais réellement encaissé. Non, sincèrement, je n'ai jamais compris il fallait obligatoirement souffrir pour connaître le bonheur. "Sans haine, il n'y aurait pas d'amour", "sans dispute, il n'y aurait pas de réconciliation", "sans trahison, il n'y aurait pas de pardon", "sans mort, la vie n'aurait pas de valeur". Je trouve ce raisonnement réellement stupide. Lorsque Jamie Sullivan a affirmé dans le film le temps d'un automne, "sans souffrance, il n'y aurait pas de compassion", je me rangeais entièrement du côté de Landon Carter lorsque celui-ci a répondu "va donc dire ça à ceux qui souffrent". Parce que la souffrance, ce n'est pas quelque chose de passager. Ce n'est pas quelque chose qu'on est capable d'oublier, qu'on met au placard, et qu'on ne ressort qu'au moment où le bonheur nous lassera trop. Non, la souffrance, le malheur, ça s'installe, ça se conserve. Et quand bien même le bonheur s’intéresse à vous, ça ne part jamais vraiment. Parce que ça vous change, vous, votre personnalité et votre façon de voir les choses. Ce sentiment reste en vous, vous empêche d'avancer, vous rappelant à tout moment à quel point il est facile d'être blessé, trahi. Combien il est facile de tomber au moment où on se croit capable de courir. Donc non, je ne comprends pas ceux qui affirment que le malheur est nécessaire au bonheur. Ils le pensent sincèrement, je les crois. Mais moi, je n'ai pas cette grandeur d'âme là. Peut-être suis-je trop pessimiste. Dans tous les cas, j'aurais vraiment ressentir ça, cette sécurité qui me disait que, quoi qu'il arrive, je m'en relèverai. Qu'un jour, je n'y penserai même plus. Lorsque j'y croyais, ce n'était que de quelques instants. Peut-être que je me berçais d'illusions, mais dans tous les cas, ces "petits instants" me plaisaient énormément. Et cette sécurité-là, je la ressentais tout le temps lorsque j'étais en présence de Derek. C'est pourquoi je me sentais beaucoup mieux depuis qu'il avait pris en charge mon cas aux urgences, même si le fait qu'il ait des ennuis à cause de moi s'avérait être un bémol pour le moins non-négligeable. « Lorsque ça vaut la peine, je n'hésite pas à hausser le ton ! » même lorsqu'il était froid, même lorsqu'il s'imposait, je le trouvais plus rassurant que quiconque. Davantage, peut-être même. Parce que je sentais qu'il s'en faisait pour moi. Quant à ça, j'étais partagée. Entre l'ennui que ça m'inspirait - parce que jamais je ne voulais voir se dessiner cette ride d'inquiétude sur son front - et l'étrange douceur qui émanait de ce genre d'attention auquel je n'étais plus habituée. Il se créait des soucis sans hésitation dans l'unique but d'être celui qui me remettrait sur pieds, et c'était quelque chose qui me faisait vraiment chaud au coeur, surtout quand je pensais à quel point il était droit. Le genre d'employé modèle qui aimait son travail et qui écoutait les ordres pour faire en sorte que tout se passe pour le mieux. Une dernière tentative de ma part pour l'empêcher de s'occuper de mon cas, et je sentis son regard noisette se planter dans le mien. Lorsqu'il le voulait, il pouvait être implacable. Je soutins doucement son regard, et tentai de le convaincre une dernière fois. Il se pencha alors vers moi, et sa voix s'éleva avec douceur tandis que je me faisais toute petite : « C'est toi le médecin ou moi ? » pour le coup, il était convainquant. J'observai ses yeux proches des miens, un petit silence s'installa, sachant pertinemment qu'il gagnait à 1- 0. Ses doigts effleurèrent alors calmement mon poignet. A ce contact rassurant, un petit sourire apaisé glissa sur mes lèvres. J'appréciais la manière qu'il avait de me faire sentir bien en toutes circonstances, même quand j'étais sur un lit d’hôpital et que je ne savais pas ce qu'il allait concrètement m'arriver. Peut-être le faisait-il inconsciemment, dans tous les cas, j'étais de plus en plus contente que ce soit lui qui prenne en charge mon cas. Toujours le sourire aux lèvres, je capitulais en demandant avec une certaine tendresse : « Donc je n'ai pas mon mot à dire, si j'ai bien compris ...» et je m'amusais à ajouter un petit quelque chose, comme pour répondre à sa question de manière implicite : « ... Docteur Elliot ?» mon doux sourire se transforma en un sourire espiègle. Plus j'y pensais, plus je me disais qu'Auckland avait de la chance de compter Derek parmi ses médecins à en devenir. Même si je perdais toute crédibilité auprès de lui lorsque je lui fis part de mes aventures sur la route, ce qui était fortement prévisible, je l'avais prévenu dès le départ. D'ailleurs, lorsque j'évoquais l'arrivée des autruches, je crus apercevoir un rictus amusé sur son visage, malgré tous ses efforts pour le contenir. Je l'aimais bien, ce petit sourire-là. Pourtant, il disparut aussi rapidement lorsque mon récit se poursuivit et termina sur mon carambolage. Son visage redevint sérieux en une seconde, baignant dans l'inquiétude qui s'imposait à lui à nouveau. Je n'aimais pas ça, je n'aimais pas le voir inquiet, je n'aimais pas son regard devenir si grave. J'allais bien, il ne s'était rien passé. Je voulais faire revenir ce sourire à tout prix. J'alliais donc le verbe "dédramatiser" au mot "taquinerie" : je pointais mon doigt vers son visage, et le gronda d'une voix faussement vexée : « J'ai vu ton sourire ! On ne se moque pas de sa patiente, Derek Elliot !» je préférais largement rire avec lui de la manière dont une flopée d'autruches s'en étaient prises à ma voiture plutôt que la manière dont ma tête avait flirté avec le volant de mon véhicule. « Je peux ? » me demanda t-il. L'autorisation de toucher à ma blessure, bien sûr qu'il pouvait. Il était prévenant jusque dans ses gestes, jusque dans sa façon de m’ausculter. Bien sûr, j'hochai doucement la tête, même si je ne pouvais nier qu'une légère appréhension me guettait à l'idée de sentir la blessure frontale qui venait tout juste de se dissiper. Pourtant, l'appréhension me quitta à une vitesse folle : il restait tellement doux dans ses gestes que je ne sentais quasiment pas ses doigts courir sur ma plaie. Calme, concentré, il était. J'évitai du mieux que je pouvais de le regarder, de peur de le déstabiliser, de le déranger, au vu de la maigre distance qui séparait nos deux visages à cet instant. Malgré sa douceur qui savait m'apaiser, la panique s'empara à nouveau de moi lorsque mon esprit s'amusa à penser au nombre de victimes que j'avais pu faire avec mon zig-zag routier. Je me redressai légèrement, lançant à mon ami fidèle un regard inquiet. Il fut plus rapide que moi. De sa confiance habituelle, il me maîtrisa, et glissa son pouce sur ma joue dans une caresse agréable. Et là, l'apaisement revint enfin. « Tout va bien d'accord ? On s'occupe d'eux ! Je parie même que mon collègue a accouru chercher un autre patient à guérir ! » Tout va bien. On s'occupe d'eux. D'accord. Je ne pouvais l'expliquer, mais avec des mots simples, il savait me rassurer. J'hochai doucement la tête, puis observai ses yeux noisettes, qui semblaient plus que convaincus. Je savais que Derek n'était pas un menteur. Il ne me mentirait pas. Lorsque j'étais inquiète, en sa présence, j'avais l'habitude de poser une seule question. "Tu me promets ?" parce que de sa bouche, la réponse m'importait. Elle avait un sens. Un sens qui révélait que j'avais confiance en lui, en ses paroles. Ça jouait pour tout. Même lorsque j'avais peur qu'il me fasse tomber de vélo, par exemple. Ce soir-là, à l’hôpital, je ne changeais pas mes habitudes. « Tu me promets ?» j'essayais de m'affranchir de l'idée que d'autres gens puissent être blessés à cause de moi, et Derek m'y aida : « Si tu veux bien Jay on va rester concentré sur toi ! » d'accord, il fallait bien que j'accepte de me faire soigner à un moment donné. Avec une patiente comme moi, Derek était tombé sur une des tâches les plus compliquées. D'ailleurs, je continuais à rendre son boulot compliqué sans le vouloir puisqu'en entendant sa phrase, une image me vint à l'esprit, et un sourire amusé se dessina sur mon visage : « Tu sais combien de filles ont rêvé d'un beau médecin comme toi, vêtu d'une blouse digne de la série urgences, qui leur aurait dit ce genre de phrase ? J'ai réussi à échapper à une horde d'autruches, et maintenant je risque de me faire agresser par un groupe de filles jalouses. » je ne réalisais pas vraiment à quel point mon intervention pouvait être gênante. Ma spontanéité habituelle m'empêchait de voir que, tout d'abord, je l'avais qualifié de "beau médecin", et qu'en plus de cela, je venais de l'épingler à un fantasme féminin. Double bravo, Jay. Je demandai d'une voix faussement dramatique et adorablement comblée : « Qu'ai-je donc fait pour mériter tant d'attention ?» il se recula alors légèrement, griffonnant quelques mots sur mon dossier, et ma curiosité habituelle me força à l'observer durant son affaire, comme si de là où j'étais, moi l'infirme, je pouvais lire ce qu'il était en train d'écrire. « Tu ne devais pas voir Jem d'ailleurs ? » il avait raison. Je devais le voir. Je ne me souvenais même plus de ça, après toutes mes péripéties. « Oui, je "devais"» A la base. « Mais il a eu un empêchement ... Je n'ai pas bien compris de quoi il s'agissait d'ailleurs, il avait l'air endormi.» en précisant ce détail, je réalisai que ça lui arrivait souvent. Il lui était arrivé de décommandé, et souvent, dans ces cas-là, sa voix semblait épuisé. Lente. Avait-il des problèmes dont il refusait de me parler ? « Du coup j'ai changé mes projets, et je rentrais chez moi quand je suis tombée sur mes agresseuses» comme quoi, le destin s'amusait d'un rien. Peut-être n'aurais-je pas croisé ces autruches si je m'étais rendue au lieu de rendez vous que Jem avait fixé, à la base. Mais si je commençais à réfléchir de cette manière, j'étais bonne pour intégrer le casting du film "l'effet papillon", ou toute autre production qui ciblait le destin, et l'importance de chaque acte lié à chaque conséquence. Et puis, j'avais d'autres choses en tête. Notamment le fait que Jem m'inquiétait récemment. C'est pourquoi je me permis d'intervenir à nouveau d'une voix plus douce, et avenante : « Dis moi, Derek ... Jem a des soucis en ce moment ? Je sais pas, je le sens ... Distrait.» c'était le mot. Cela dit, il y avait sûrement des choses qu'il disait à son meilleur ami de toujours qui ne me regardaient certainement pas, et je réalisais à quel point ma question pouvait mettre Derek dans l'embarras. Je ne comptais pas lui faire dire des choses qu'il n'aurait pas du dire, et en aucun cas lui demander de choisir entre le besoin de me rassurer, et la promesse faite à Jem de tenir sa langue sur tout ce qu'ils pouvaient se dire entre garçons. C'est pourquoi je m'empressai d'ajouter : « Enfin, tu n'es pas obligé de me dire ! Je comprends qu'il y certaines choses qu'on puisse garder pour son meilleur ami, c'est juste que je m'inquiète.»

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