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 world spins madly on. (lyssa)

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MessageSujet: world spins madly on. (lyssa)   Ven 17 Juil - 20:51



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Le temps. On lui court après, on lui en veux, on le chérit. Mais le temps est insaisissable, froid et parfois, il n'en a que faire de nous. Il n'a pas d'autres choix. Il ne peut pas accorder de faveurs. Nous sommes beaucoup trop sur terre. Par moment, le temps s'arrête, par moment c'est l'inverse. Et quand il s'arrête, c'est mauvais signe. La seule chose dont se souvient Hugo, c'est les fards de la voiture qui l'a percuté de plein fouet. Des flashs. Pas ci, par là. Les sirènes de l'ambulance. Quelques mots. Ma moto ? C'est tellement propre aux hommes cela. S'inquiéter pour son bolide plutôt que pour sa vie. Mais Lena, elle fait partie de sa vie. Elle a toujours été là, elle l'a accompagné partout. Il aurait pu dire que c'est un héritage, qu'il y tient pour cela. Mais non. Lena c'est le fruit de son travail, sa première réelle acquisition. Lena. Il sait qu'il va survivre, mais elle ? Il est conscient après tout. Enfin, plus ou moins. Il n'a pas tardé à sombrer. Pour se réveiller là. Dans un lit d'hôpital. Hugo a horreur des hôpitaux. Il associe cet endroit à la mort de sa mère. A tous ses traitements. Toutes ses heures passées ici avec elle. Il chasse ses idées noires. Mais la première chose sur laquelle il pose ses yeux est une personne. Assise à son chevet. Fatiguée. Elle semble si fatiguée. Elle a surement passé la nuit ici. Depuis combien de temps est-il inconscient ? Il était censé rentrer à la maison. C'était seulement une promenade de nuit. Une parmi tant d'autres. Ça lui arrive souvent. Parfois même elle embarque avec lui sur sa moto. Thank god. She wasn't there with me. Elle est saine et sauve. Lui aussi. Mal en point, mais ça ira. Il sourit. Parce qu'elle est là. Puis son sourire s'estompe. Aussi, parce qu'elle est là. Il n'aime pas cette image. Lyssa dans un hôpital. Il acceptera seulement de la voir ici si c'est pour y donner naissance à leur enfant, un jour. Mais sinon, il ne peut s'empêcher de ne pas aimer cela. Il ne sait pas s'il doit l'ouvrir. S'il va s'en prendre une. S'il peut demander qu'en est-il de Lena ? Pour rire, mais aussi pour en savoir plus. Quoi qu'il en soit, il ne s'y risque pas finalement. « Hey… » dit-il, d'une voix douce, d'une voix au réveil. Une perfusion est accrochée à son bras. Il n'aime pas ça. Hugo a beau être un homme, il a horreur des seringues, des corps étrangers dans son organisme. Il serre des dents. Il a déjà tellement hâte de partir d'ici. Il a déjà tellement hâte de partir de cet enfer. « Une idée de quand est-ce que je pourrais partir d'ici ? » Il se redresse, en position assise. « Tu comprends, je préfère dormir à tes côtés. Qui plus est, tu pourrais être ma super infirmière. » C'est cela, rattrape toi. Il n'arrive pas à savoir si ce qu'il l'attend est plus proche d'une gifle que d'un câlin. Hugo n'est pas le plus marrant des types. Il est drôle. Seulement, son humour est douteux quand il n'est pas silencieux. Le reste du temps, son humour est juste très inapproprié. Il n'est pas doué pour ça. C'est qu'un inadapté au fond. Voilà pourquoi la solitude lui va bien.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Dim 19 Juil - 9:40



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La peur, un sentiment auquel on ne s’attend jamais mais qui peut nous changer. Assise devant son lit d’hôpital depuis des heures, je ne cesse de me remémorer l’appel qui a failli tout faire basculer. J’étais à la maison, comme toujours en train d’attendre que mon époux rentre mais il n’est jamais rentré. J’ai reçu un appel des pompiers, m’expliquant qu’il avait eut un accident de moto. Mon sang n’a fait qu’un tour, mon cœur s’est accéléré comme jamais et j’ai cru mourir le temps d’un instant. J’ai cru manquer d’air, pensant au pire. Je n’ai pas cherché à comprendre, j’ai filé en direction de l’hôpital. Et me voilà maintenant face à mon mari, inerte, à espérer qu’il ouvre les yeux. Je m’autorise à fermer les yeux un court instant, exténuée par ces longues heures insoutenables. J’ai pensé au pire, j’ai vécu des choses horribles pendant ce temps et la colère a pris le dessus sur ma peine. Je lui en veux, terriblement. Non seulement de m’avoir fait une telle peur mais surtout d’avoir risqué sa vie une fois de plus en montant sur son engin. Lena, comme il la prénomme, est probablement celle qui lui ôtera la vie un jour. Je ne cesse de lui dire que je déteste qu’il la prenne, je n’ai absolument pas confiance et je sais que la vitesse est indomptable sur ce type de véhicule. Mais Hugo ne m’écoute jamais, il porte un amour inexplicable à sa bécane. Mes paupières sont lourdes, mais je mets fin à mon pseudo sommeil quand je m’aperçois que ses yeux bougent. Le soulagement m’envahi mais je n’arrive pas à sourire. Ma main se pose malgré tout sur la sienne, et je sens la tristesse m’envahir. Mes nerfs lâchent, et je sens les larmes couler le long de mes joues. Je le regarde, entouré de ces machines et autres perfusions. Son visage est un peu abimé par le choc, et je ne supporte pas de le voir dans cet état. « Hugo, j’ai eu si peur. » Je m’approche un peu plus et lui caresse la joue. Un calme qui ne me ressemble pas, pas après avoir vécu tant d’émotions. J’inspire un grand bol d’air, l’odeur de l’hôpital étant insupportable.  Hugo trouve le moyen de faire de l’humour et se redresse. Les médecins m’ont fait savoir qu’il aurait des séquelles, qu’il devrait avoir une attention particulière. Je lui en veux tellement, je ne suis pas certaine d’avoir la force d’être près de lui toute la journée. « Tu as frôlé la mort Hugo… » Je ferme les yeux, pensant à nouveau au pire. Et si je l’avais perdu ? Mon dieu, je ne m’en serais jamais remise. « Je ne serais pas ta super infirmière. Tu m’as fais si peur, je te déteste. Tu ne te rends pas compte ! Combien de fois t’ai-je demandé d’être prudent avec Lena ?! » Je crie presque un peu trop fort, si bien qu’une infirmière ouvre la porte pour me demander de baisser le ton. Je lève les yeux au ciel et me réinstalle sur ma chaise si peu confortable. « D’ailleurs, elle est foutue. » Mensonge, mais il mérite bien cela non ?

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Dim 19 Juil - 13:46

Pourquoi n'a t-il pas aussi peur qu'elle ? Cela fait t-il de lui quelqu'un de dangereux ? Bien sûr, Hugo ne souhaite pas mourir. Il apprécie beaucoup trop la vie pour cela. Mais la peur ne l'arrête pas de vivre. Pour rien au monde il changerait ses habitudes sous prétexte que c'est dangereux. Il en a déjà beaucoup trop fait. Il a changé d'environnement. Il est devenu plus responsable. Il s'est débarrassé des éléments perturbateurs. Il s'est séparé de Max par exemple. Des choix nécessaires. Mais tous faciles. Seulement, il ne pouvait pas se permettre de suivre ce chemin-là, la délinquance. Il lui devait ça. A sa mère. Il a donc repris les rennes. Cela n'a pas été instantané. Hugo, il aime beaucoup trop l'adrénaline, le danger. Autant que la solitude. Mais il refoule cette partie de lui-même. Seulement, il n'a jamais pu se réduire à se débarrasser de sa moto. Il s'est accordé cela. Puis, il sait être prudent. La nuit dernière, il avait été prudent. Mais c'est toujours dans ces moments-là que le pire arrive. Alors oui, il est allongé dans un lit d'hôpital. Mais cela aurait pu être pire, pas vrai ? Il pourrait être à la morgue. Aussi morbide que cette réflexion soit. Elle vient caresser sa joue. Lyssa. Elle rend tout ceci plus facile. Son parcours, ses choix. Ils n'ont pas mené à rien. Mais elle a bien du courage. Et soudain. Il se sent un peu coupable. De lui faire traverser tout ça. Enfin, pas que ce soit de sa faute, de toute manière. Il aurait préféré rentrer tranquillement, se glisser sous les draps et la serrer dans ses bras. « Je ne serais pas ta super infirmière. Tu m'as fais si peur, je te déteste. Tu ne te rends pas compte ! Combien de fois t'ai-je demandé d'être prudent avec Lena ?! » Les choses sont claires à présent. Elle lui en veut terriblement. Il risque de passer un sale quart d'heure. Hugo déteste les disputes. Il ne sait jamais quoi répondre, quand l'ouvrir. Il empire toujours les choses. Alors il préfère se taire. Seulement, son silence s'avère toujours pire que tout. Le cul entre les deux chaises. Qu'il l'ouvre ou qu'il soit silencieux, le résultat est le même. Elle ne le déteste pas vraiment de toute manière. Enfin, il l'espère. Ce qu'elle déteste, c'est son gout pour la solitude, pour la vitesse, ou encore quand il oublie de remettre la cuvette des toilettes. Lena elle l'apprécie, seulement quand celle-ci reste au garage. Mais une partie d'elle comprend. C'est ce qu'il pense du moins. C'est la peur, la colère qui lui fait dire de choses comme ça. Il comprend. Il s'en veut maintenant. « D'ailleurs, elle est foutue. » Seulement, ce sont ces mots qui l'interpellent. Il se redresse encore un peu plus. « Quoi ? » Foutue. Comme foutue, foutue ? Il serre du poing. Fucking SUV. Ce qu'il aimerait frapper dans quelque chose. Il respire. Cette histoire va lui retomber dessus. Il l'attend le "c'est donc tout ce qui t'importe" . Bien sûr que non. Mais oui, Lena signifie beaucoup pour lui. C'est plus qu'une simple moto. Il n'aime pas s'en vanter, la faire défiler, encore moins parler exclusivement de ça. Peu de gens sont même au courant qu'il l'avait surnommé Lena. Lena. Comme le fleuve en Russie. Comme Maureen Lena Matthews. Sa mère. Quel genre de personne renomme sa moto d'après sa mère, me direz vous ? Hugo. Pour faire perdurer sa mémoire. Pour qu'elle veille sur lui et qu'il en fasse autant. Il n'y a pas vraiment réfléchi. Mais il a toujours adoré son deuxième prénom. Lena. Eclat du soleil en grec. Elle était dynamique, courageuse. Bref. Il l'admirait beaucoup. Il reprend son calme. Regarde par la fenêtre puis reporte son regard sur la jeune femme. Qu'est ce qu'elle croit, qu'il est suicidaire à ce point ? « Je suis toujours prudent Lyssa et tu le sais. Seulement, désolé, mais je ne contrôle pas tous ces imbéciles sur la route.. Tu vas m'en vouloir pour ça ? » Il attrape sa main. L'attire contre lui. Priant pour qu'elle ne le rejette pas. Elle est tenace cette femme là. Quand elle lui tient tête, cela peut durer un petit moment.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Dim 19 Juil - 14:39

Hugo a toujours été le genre d’homme je m’en foutiste, qui ne se soucis guère des conséquences de ses actes. Depuis qu’il possède sa stupide moto, j’ai cette vague impression d’être rangée au second plan. Elle est beaucoup plus importante à ses yeux, même si je m’efforce de croire le contraire. Hugo a toujours été solitaire, à mon plus grand désespoir et j’ai toujours du mal à l’accepter. Lena est son échappatoire, sa bouffée d’air frais. Mais elle peut aussi être responsable de nombreuses disputes dans notre couple, et lui provoquer de sacrées blessures comme le prouve la situation aujourd’hui. Les médecins m’ont rassuré sur le fait qu’il n’aurait que quelques égratignures et une éventuelle fracture, mais je ne compte pas le lui dire. Hugo m’a foutu la trouille de ma vie et cela semble presque l’amuser. Le pire dans tout cela, c’est que malgré ma colère, son silence m’exaspère encore plus. Il n’a jamais été le genre d’homme à se défendre pendant une dispute, il évite bien souvent mon regard et ne sait jamais comment répondre. Si bien que je m’agace encore plus. Il le sait pourtant, mais ne fait rien pour changer. Rien pour arranger les choses et je ne le supporte plus. Je l’aime, comme une malade, mais parfois son comportement est des plus insupportables et je pourrais tout lâcher. Tout quitter en une seconde de réflexion. Mais son regard, si doux et sexy, peut me faire changer d’avis si rapidement. Je suis faible quand il me fait ses yeux de chien battu et il en joue énormément, j’en suis persuadée. Hugo n’ouvre la bouche qu’une fois le sujet de sa chère et tendre Lena abordé. Tiens donc… Je lève les yeux au ciel, toujours aussi exaspérée. Pas une seule excuse n’est sortie de sa bouche, du genre « je suis désolée ma chérie de t’avoir fais si peur » mais lorsqu’il s’agit de sa bécane, il trouve la salive nécessaire pour parler. « Tiens, heureuse de voir que tu n’as pas perdu la parole dans l’accident. » Que je dis sur un ton négatif. Hugo sait comment je fonctionne, il me connaît par cœur. Son silence me rend dingue et je hais quand il est comme ça. Je n’aime pas les disputes, je déteste être en colère contre lui mais il rend les choses tellement difficiles parfois. Son regard se perd un instant par la fenêtre et je me mets à toucher mes cheveux machinalement, pour me détendre probablement. Sa main attrape la mienne, après qu’il s’excuse de ne pas contrôler les aléas de la route. Je serre sa main plus fort, trop fort même. « Tu te moques de moi j’espère ? » Il croit pouvoir m’avoir si facilement ? Il ne pense tout de même pas que je vais le pardonner si facilement et croire au fait qu’il n’est pas responsable de son accident ? « Hugo, tu n’es pas prudent sur ta moto, nous le savons tous les deux. Et je doute que quelqu’un soit responsable de ton accident, ne me prends pas pour une idiote pour l’amour du ciel ! » Je tente de me calmer, mais c’est assez difficile. « Je t’en veux beaucoup. » Que je lui confie alors, sans pour autant me détacher de son étreinte. Après tout, ses bras me font tellement de bien que je serais idiote de m’en détacher. Malgré la colère.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Lun 20 Juil - 13:37


The birds are mocking me
They curse my return
How am I gonna get myself back home?

@bastille

Dans les films, quand quelqu'un se réveille, vivant, à l'hôpital. C'est l'explosion de joie. La case vous avez survécu, bravo. Des bras viennent vous encercler, des mots d'amour volent par ci par là. L'amour de votre vie se réjouit et remercie dieu pour ce cadeau. Même quand ils ne croient pas véritablement en lui. C'est un miracle de toute manière. Le plus beau miracle. Mais encore une fois, c'est la preuve que nous ne vivons pas dans les films. Loin de là. Hugo quand il refait surface d'un accident de ce genre, il s'en prend plein la tronche. Toujours. Parce que c'est lui l'irresponsable. Il a beau se donner du mal pour se détacher de cette vie, de cette image que les gens ont instinctivement de lui, c'est plus fort que tout. Aux yeux de tous, il n'a pas une gueule d'innocent. Il est toujours coupable. Bien sûr il est coupable de certaines choses, c'est sûr. Coupable des traces sur son casier judiciaire, coupable d'avoir un jour envoyer un type à l'hôpital, coupable de la mort de sa mère peut être. S'il avait fait moins de connerie, elle aurait moins de soucis sur la conscience, elle aurait pu se battre davantage. Mais coupable d'être inadapté, d'aimer la solitude, d'aimer la vitesse, d'aimer la vie même. Non. Il a ses défauts, certes. Mais il n'est pas toujours coupable. Et cet accident, ce n'est pas de sa faute. Il avait la priorité bordel ! « Hugo, tu n'es pas prudent sur ta moto, nous le savons tous les deux. Et je doute que quelqu'un soit responsable de ton accident, ne me prends pas pour une idiote pour l'amour du ciel ! » C'est un problème de société gros comme le monde. Interrogé des gens dans la rue, ils vous le diront. Les motards sont dangereux. Pourtant ! Sur trois accidents entre voiture et moto. Deux accidents sur trois sont de la faute des automobilistes. Ils ne sont pas vigilants. Ils n'ont pas les sensations de la route. Ils se pensent si protégés. Combien de fois les motocyclistes se font couper la route, rentrer dedans par la carrosserie de nos très chers automobilistes. Mais c'est toujours plus facile de reporter la cause sur ceux qui possèdent déjà une mauvaise image. Pour grossir le tableau. Combien de fois Hugo s'est fait arrêter par les autorités. Un mec en moto égal mec à problèmes. Bien entendu, cela va de soi. Il est toujours en règle pourtant. Mais avec le temps, il s'y est fait, aux regards suspicieux. Il fait avec. Puis, dans un sens, ça l'aide aussi. Les gens viennent moins lui parler. Étant donné que ce n'est pas son truc, cela a son avantage. Il est en colère. Ça se voit. Elle aussi. « Je t'en veux beaucoup. » Lyssa viendrait presque à être jalouse de Lena parfois. Il peut le ressentir. Mais c'est quelque chose qu'Hugo a beaucoup de mal à concevoir. Comment elle peut être jalouse d'une moto ? Voyez, il tient à Lena, mais il sait remettre les choses en contexte. Lena est une moto. Il la laisserait cramer pour sauver Lyssa. Sans hésitation, aucune. Puis, dans un sens, elle devrait être rassurée. Il passe du temps avec une moto, c'est mieux qu'avec une autre femme, pas vrai ? « Si tu te réfères à la vitesse, faut pas faire l'amalgame. Je reste toujours aussi vigilant, j'ai mes réflexes, je connais mes limites et je sais à quel moment je peux me le permettre ou non.. » Hugo son rêve de gosse c'était de devenir un pilote. Aujourd'hui ce n'est plus vraiment le cas, mais il s'en sort même plutôt bien quand même. Il aime ça. Mais il sait faire la différence entre un circuit et une route de ville. « On m'a rentré dedans bordel, Lyssa ! J'étais même pas à quatre-vingt-dix, un 4x4 est sorti de nulle part et m'a percuté dans l'aile. Bien sûr que j'aurais pu y rester, tu penses que je ne réalise pas ? J'ai une aiguille plantée dans le bras, je porte une blouse qui me laisse le cul à l'air et depuis que je suis réveillé, la douleur aussi. Crois moi, je réalise ! » Il déteste ça. Il veut juste rentrer chez lui. Oublier tout ça. Oublier la douleur qui le lance dans l'abdomen, les picotements dans son bras, ce sifflement dans son oreille gauche. Il se détache d'elle. Elle n'est clairement pas dans l'humeur de l'embrasser de toute manière. Il peut s'asseoir dessus. « Puis merde, c'est si difficile pour toi de me croire ? D'avoir confiance en moi ? » C'est pas censé être la base d'un couple ? Lui, il a confiance en elle. Il se redresse encore, en grimaçant de douleur. Il relève la couverture. Il aimerait tenter de se relever. Peut-être partir d'ici. Si seulement il trouvait quelque chose pour couvrir son derrière.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Mer 22 Juil - 17:29

Voir son homme sur un lit d’hôpital n’a rien d’agréable. L’attente insoutenable que les médecins vous donnent le feu vert pour entre dans la chambre, les nouvelles qui ne sont jamais bonnes. Et cette odeur. Je hais l’odeur des hôpitaux, je déteste leurs murs blancs et toutes ces infirmières hypocrites qui vous font croire que tout va bien quand tout va mal. Il faut vraiment être idiot pour leur faire confiance, moi je regarde assez de séries médicales pour savoir que tout cela est faux. Qu’elles sauvent juste les apparences et cherchent à nous calmer, avant de nous assassiner avec une mauvaise nouvelle. J’ai cru que c’est ce qui se passerait, quand j’ai pénétré dans l’hôpital pour venir au chevet de mon mari. Le médecin m’a dit qu’il allait bien, que l’accident n’avait pas été mortel. Mon mari était juste sonné et avait des contusions, devais-je m’en réjouir ? Non, j’ai été m’asseoir à son chevet et ai attendu qu’il ouvre les yeux, me faisant de nombreux films dans ma tête. J’avais peur qu’il reste inconscient, qu’il ait perdu la mémoire ou je ne sais quelle autre terrible chose. Mais quant il a ouvert les yeux, la colère a pris le dessus et j’ai décidé de lui prouver combien je lui en veux. Hugo m’a fait la peur de ma vie, j’ose espérer qu’il en est conscient. Mais au lieu de s’excuser, il se contente de jouer la carte de l’humour, ce qui me met hors de moi. J’ai tendance à exagérer mes émotions, à tout prendre au sérieux  et à avoir des réactions démesurées. Mais il sait parfaitement que je suis comme ça et que je ne changerais pas. Il sait combien je déteste sa moto et le fait qu’elle peut lui prendre la vie à tout moment. Je ne suis pas rassurée quand il la prend – bien trop souvent à mon goût d’ailleurs – et Hugo semble s’en foutre royalement. Je n’ai pas la même importance qu’elle, c’est triste à dire mais oui, je suis jalouse de sa deux roues. De ce bolide qu’il aime tant et qui lui permet l’évasion. L’éloignement de moi. Je lui confie combien je lui en veux, et il sait que je peux être rancunière pendant très longtemps. Il tente de se défendre sur la vitesse, me disant qu’il sait parfaitement faire la part des choses et sait où il peut se permettre d’atteindre la vitesse maximale de son engin. Je le regarde, d’un air totalement désemparé. « Tu n’es pas parfait Hugo ! Tu n’es pas invincible non plus et surtout tu ne contrôles pas les autres ! » Il a toujours eut ce côté égoïste, où il ne pense qu’à lui. Sur sa moto, c’est pareil. Il se croit au dessus de tout le monde mais ne comprends pas que justement, c’est le reste du monde qui m’inquiète. Je passe la main sur mon front, comme pour me donner la force de continuer à l’affronter. J’en oublierais presque que nous sommes dans un hôpital, mais les machines sur lesquelles il est branché me le rappellent rapidement. Voilà maintenant qu’il s’énerve à son tour, me faisant presque la morale. Son but étant que je me sente mal de lui faire des reproches. Il me raconte son accident, cette histoire étant si difficile à entendre. « Raison de plus pour vendre ta Lena ! Rien de tout cela ne serait arrivé si tu n’étais pas sur ta stupide moto. Oh mais j’y pense, tu ne pouvais prendre ma voiture puisque ton idiot de pote me l’a foutu au garage ! » Il pensait que je l’ignorais peut être ? C’est raté. Je déteste Alfred, tout autant que je déteste Lena. Mais alors que j’étais dans ces bras, Hugo décide de se détacher de mon étreinte. Je le regarde, étonnée par un tel geste et l’écoute me parler de confiance. Je me redresse, me tenant désormais debout devant son triste lit d’hôpital, bras croisés sur ma poitrine. « Oh non Hugo, ne me parle pas de confiance ! » Il sait combien ce sujet est difficile, tumultueux. Hugo est très mal placé pour me parler de confiance quand on sait qu’il fricotte avec cette blondasse de Max. « Et ne tâche même pas d’essayer de te relever si tu veux guérir rapidement. Allonges toi à nouveau, où j’appelle une infirmière pour qu’elle te file des tranquillisants ! » Un semblant de gentillesse me parcourt quand je le vois tenter de quitter son lit. Hors de question que je le laisse faire.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Mer 22 Juil - 20:32


« Tu n'es pas parfait Hugo ! Tu n'es pas invincible non plus et surtout tu ne contrôles pas les autres ! » Il n'est pas invincible. C'est certain. C'est peut-être prétentieux d'ailleurs tout ce qu'il dit. Mais c'est ce qu'il pense. Il a de sacré réflexe et même s'il ne peut pas stopper l'inévitable. Il est réellement vigilant. Il n'a d'ailleurs pas beaucoup d'accident à son compteur. Et les précédents ne se sont jamais avérés être de sa faute. Ce qui est une bonne chose, qui prouve encore une fois que sur la route, il respecte un minimum de choses et surtout, les autres. Mais voilà, dans ces quelques mots, elle prouve qu'il a raison. Et soulève quelque chose qu'il a dit plus tôt. « C'est bien ce que je disais, je ne contrôle pas tous les imbéciles permis en poche. Ce qui en revient à dire que ce n'était pas de ma faute, une fois de plus ! » Au fond. Elle doit en être consciente. Elle sait combien Hugo tient à la vie. Il n'agirait pas de manière aussi stupide. Le danger est de toute manière très relatif. Nous pouvons mourir à tout moment, chez nous, sur la route, au travail. Même aux endroits où l'on ne l'imaginerait pas. Qui vous dit que ces gens derrière un bureau sont plus protégés ? Un avion dans une tour et pouf.  Les fusillades dans les écoles, les prises d'otage dans les épiceries, etc. Nous ne sommes pratiquement jamais en sécurité. Pour autant, nous devons avancer. Vivre dans la peur n'évite pas le danger. Au contraire, ça détruit vos ambitions, vos désirs. Autrement dit, ça vous enlève tous ce vaut le coup d'être vécu dans la vie. Hugo ne souhaite pas vivre comme ceci. Elle non plus. Elle dit seulement ça aujourd'hui, dans cette situation. Puis, si on lui enlevait sa moto. Qu'est ce qu'il lui resterait ? Elle. D'accord. Mais il ne peut pas non plus se résoudre à vivre uniquement autour d'elle. Ce n'est pas sain. C'est un être humain. Il se doit d'exister en tant qu'individuel aussi. Il l'aime, bon sang il l'aime. Mais il ne peut pas faire que ça. Elle non plus.  « Raison de plus pour vendre ta Lena ! Rien de tout cela ne serait arrivé si tu n'étais pas sur ta stupide moto. Oh mais j'y pense, tu ne pouvais prendre ma voiture puisque ton idiot de pote me l'a foutu au garage ! » Et au fond, c'est ce qu'il lui reproche le plus. D'avoir un avis sur tout ce qu'il fait quand il s'agit de ses activités de loisir. Sinon, il ne trouve rien à redire. Mais ça, ça lui pèse. Il a toujours fait de la moto. Bien avant elle. Peut être même que dans un certain sens, c'est ce qui lui a plu au départ. Les mecs sur des bécanes, ça fait toujours de l'effet aux filles n'allons pas mentir. Il a toujours été solitaire aussi. Il ne lui a rien caché. Hugo ne lui reproche rien pour sa part, il accepte même son stupide chat par exemple.  Il connaît toutes ses facettes et accepte chacune d'entre elles.  « La vendre ? Tu t'entends Lyssa ? » Ajoute-t-il, outré. « Et encore une fois, ce n'était pas de ma faute. Ils ont décidé de se battre sur ton Opel. J'ai même essayé de les séparer. Bon, d'accord, la deuxième fois, c'est à cause de moi s'il a fini sur le capot, mais, ce n'est pas le moment de parler de ça.. » Il se rend compte de sa stupidité. Il aurait préféré ne pas préciser tout ça. « Je suis désolé, pour ta voiture, pour tout. Mais il est hors de question que je me sépare de Lena. » Dit-il, d'une voix douce. « Tu irais te séparer d'Al Capone ? Non. C'est bien ce qui me semblait. » Son chat. Chat qu'il surnomme bien souvent C3PO. Parce qu'il l'irrite, comme le robot du même nom. Et parfois, il l'appele aussi Chewie. Parce que quoi qu'il en soit, c'est une boule de poil et qu'il  est parfois adorable. Seulement, Hugo n'ira pas l'avouer. Il réalise que se lever va être plus difficile que prévu. Non seulement il a mal, mais, tous ces fils autour de lui rendent ses mouvements difficiles. Il empoigne l'appareil à roulette d'où ils sont reliés, le ramène vers lui en le faisant contourner le lit. « Oh non Hugo, ne me parle pas de confiance ! » Cela ne sonne pas très optimiste. Cette conversation ne réjouit pas le jeune homme. Il regretterait presque de s'être réveillé aussi vite. « Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? » Il arque les sourcils, reporte son regard sur elle. Il n'avoue ne pas avoir tout suivi. Depuis quand elle n'a pas confiance en lui ? Depuis quand elle doute de quoique ce soit. Il l'aime. Ça se voit comme le nez au milieu de la figure non ? Bon, d'accord, Hugo n'est pas l'homme le plus démonstratif au monde, mais, il n'est pas insensible. Il est plutôt tactile. Il parle peur, mais quand il parle, il sait dire l'essentiel. Il est attentionné. A sa façon. Il arrive même à être romantique, quand le coeur lui en dit. « Et ne tâche même pas d'essayer de te relever si tu veux guérir rapidement. Allonges toi à nouveau, où j'appelle une infirmière pour qu'elle te file des tranquillisants ! » Il en reste sur les fesses. Toujours à l'air, en passant. On semble lui avoir pris toute dignité. Et on l'engueule. Encore. Toujours. « Quoi ? Alors maintenant un homme ne peut même plus aller aux toilettes ! Qu'est-ce que tu attends de moi Lyssa, que je te demande la permission de vivre ? » Il regrette déjà ces dernières paroles. Il ne veut pas réagir comme ça. Il ne veut pas être blessant. Et si elle le connaît vraiment, elle comprendra le second degré. Mais vu son niveau de colère. Il a des doutes. « Désolé… » Il est à bout. Le fait d'imaginer Lena à la casse automobile n'arrange rien. Et au fond, ça le fait rire, de la voir comme ça. Déterminé. Et inquiète, pour sa santé. Au moins, elle a beau être en colère elle l'aime toujours. Il l'invite à s'asseoir à ses côtés. Il n'aime pas la voir là, debout, les bras croisés.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Mer 22 Juil - 21:28

Hugo a ce don agaçant de toujours se trouver des excuses. Rien n’est jamais sa faute, du moins il refuse toujours de l’admettre. Je lève les yeux au ciel quand il me confirme par mes propres mots que ce n’est vraiment pas sa faute. Je suis agacée, il pourrait au moins admettre que j’ai raison. « Foutu destin hein ? » Que je rétorque, ironiquement. Je ne suis pas prête à le pardonner pour l’instant, bien trop remontée pour me montrer docile. Il sait parfaitement que lorsque je suis comme ça, je suis un peu comme une cocotte minute. Prête à exploser à tout moment. Enfin là, j’ai déjà explosé mais maintenant, il va me falloir du temps pour me calmer. J’ai tendance à sortir tout ce qui me passe par la tête dans ces instants là, même les choses qui n’ont rien à voir avec la situation. Son visage devient tout pale quand je lui fais part de l’idée de vendre sa Lena. Sa moto si importante à ses yeux, qui m’exaspère tellement. Bien sûr, Hugo la possédait déjà avant de me connaître mais ne suis-je pas plus importante qu’un bout de ferraille ? Je n’en ai pas l’impression, Hugo a tendance à la privilégier dans certaines situations. Je suis certaine que s’il avait été sur pied en ce moment, il aurait déjà filé sur sa moto pour fuir ses responsabilités. J’ai l’impression que le problème est là, Hugo refuse d’admettre qu’il est temps de mettre un terme à sa solitude. Je lui parle de ma voiture, profitant de l’occasion pour lui dire combien je lui en veux pour cela aussi. Encore une fois, le fait que ma voiture soit légèrement réduite en pièces n’est pas de sa faute. « Tu es un ange Hugo, rien n’est jamais de ta faute. C’est dingue ça ! » Je sers les poings, ne comprenant vraiment pas comment quelqu’un peut être autant de mauvaise fois. « Tu étais responsable de ma voiture. C’est de ta faute. » Que j’ajoute, essayant de ne plus penser à cette histoire. Là n’est pas le sujet. Mais voilà que mon cher époux me parle de mon chat. Cette petite boule de poil que j’aime tant et qui, surtout, est toujours là quand lui est absent. Quand il se tape ses tripes avec sa moto. « Ne mets pas Al Capone dans notre histoire, je sais à quel point tu le déteste mais ce n’est pas le moment. » Je me fiche de sa moto, elle n’est pas comparable à l’amour que me porte mon animal de compagnie. Puis, Hugo tente de jouer la carte de la confiance, me reprochant de ne pas avoir confiance en lui. Je l’ai épousé, preuve ultime de ma confiance aveuglante en lui. Il sait parfaitement de quoi je parle, mais encore une fois fait mine de ne pas comprendre. Je n’en peux plus de son comportement d’adolescent parfois. Je souffle. « J’ai confiance en toi, un confiance aveuglée par tout l’amour que je te porte ! Alors ne me parles pas de confiance, c’es tout. » Je me braque, consciente que je viens tout de même de lui avouer combien je l’aimais. Ce n’est pas une grande nouvelle, mais j’ai toujours été très pudique lorsqu’il s’agit de sentiments. Je ne suis pas une fille comme les autres, capable de dire je t’aime à tout va. Non, moi j’ai besoin de sentir le bon moment pour le faire et surtout, j’ai tendance à oublier de dire aux miens à quel point je les aime, par pudeur. Mais alors qu’il se lève avec douleur, je me montre plus docile et attentionnée, lui ordonnant de se remettre au lit. Je ne m’attendais pas une seule seconde à ce qu’il m’achève d’un coup qui me va droit au cœur. Ses mots sont durs, blessants. La fatigue et la colère laisse place aux larmes, que je ne peux retenir. Probablement les nerfs qui lâchent. « Tu… C’est vraiment ce que tu penses de moi ? » Je suis touchée en plein cœur, il doit s’en rendre compte puisqu’il s’excuse rapidement. Il est rare que mon homme ait des mots si difficiles à mon égard. Je m’assois sur le fauteuil sans dire un mot, essayant de calmer la douleur que je ressens au niveau de mon cœur. Je souffle, tête baissée en regardant le sol. « Je déteste quand on se dispute. » Que je glisse, d’une voix tremblante. Je crois qu’il est grand temps de faire la paix.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Jeu 23 Juil - 20:18

Rien n'est jamais de sa faute ? Oh, il n'irait pas jusqu'à dire cela. Il est fautif dans pas mal de cas. Mais pas là. I swear. Mais il en a marre d'argumenter. Ça ne changera rien. Elle est têtue et elle n'est visiblement pas prête de le croire. Tant pis. Dans un sens, elle a raison, il était responsable de sa voiture. Que ce soit de sa faute ou non, qu'est-ce que ça change. Les responsabilités, elles vous tombent dessus. Que vous le vouliez ou non, ainsi que les conséquences qui vont avec. Il en a marre d'hausser le ton. Il n'aime pas ça, crier. Ça ne sert jamais à rien et cela empire les choses. Avec les jeunes, c'est toujours sa dernière option. Mais il fait tout pour ne pas en arriver là. Les jeunes sont pires que les adultes, ils réagissent de manière extrême aux cris. Ce n'est pas ce qu'il souhaite en tant qu'éducateur. Il est censé faciliter leur quotidien. Même si c'est parfois nécessaire, il fait toujours l'effort de garder son calme. A vrai dire, c'est plus facile avec eux. Peut être qu'il est toujours un peu ado au fond et que tout s'explique. « Ne mets pas Al Capone dans notre histoire, je sais à quel point tu le détestes mais ce n'est pas le moment. » Il ne le déteste pas. Seulement, ce n'est pas son truc les chats. C'est chiant, ça miaule constamment, ça prend de la place malgré leur petite taille, c'est mesquin, pas vraiment câlin. Hugo a toujours été plus chien que chat de toute manière. Mais il a accepté, parce que Lyssa lui voue un amour inconditionnel et qu'il ferait pas mal de choses pour elle. Sauf bien sûr, se débarrasser de Lena. Puis il s'y est fait, à Chewie. Quand elle n'est pas là pour le voir, il s'amuse avec lui. Bien que ça le lasse assez vite. Mais, les efforts sont là, c'est le principal. « J'ai confiance en toi, une confiance aveuglée par tout l'amour que je te porte ! Alors ne me parles pas de confiance, c'est tout (..) Tu… C'est vraiment ce que tu penses de moi ? » Tout dérape. Ils s'emportent. Quand bien même, ils ne devraient pas. Mais ils sont comme ça. Elle se rassoit sur le fauteuil et non sur le lit à ses côtés. Elle ne lâche pas le morceau. La tension laisse place au silence. Hugo il aime ça le silence. Lyssa, pas tellement. Ils sont bien différents, c'est certain. Mais Hugo n'a jamais su trouver une fille comme lui. Il n'a pas vraiment cherché non plus. L'amour, ça lui tombe toujours dessus, plus ou moins de manière étrange. Mais c'est ce qu'il fait que c'est beau, mine de rien. Il est heureux que Lyssa soit passé sur son chemin. « Je déteste quand on se dispute. » Il regarde sa femme. Avec ses quelques mots, la voilà blessée. Il se déteste pour ça. Il sait qu'au fond, malgré tous les efforts qu'il peut faire, il ne la mérite pas. Qu'est ce qu'elle fait avec un bougre pareil ? Il n'en a sacrément aucune idée. « Il faut croire que les conversations toutes calmes ne sont pas faites pour nous, c'est tout. » Rétorque-t-il, en détournant le regard. Il a mal. Réellement mal. Il jette un œil en dessous de sa blouse par l'encolure. Un énorme hématome s'est invité sur son aile. C'est donc de là que vient la douleur. Il détaille la pièce et en désignant un sac au côté de la jeune femme il ajoute « Est-ce que, ce sont des affaires à moi là dedans ? … J'aimerais bien me débarrasser de cette blouse. Le blanc n'a jamais été ma couleur. » Il tente de détendre l'atmosphère. Il aimerait bien ajouter quelque chose, mais il ne sait pas quoi dire. Il n'a jamais été bon à cela. Mais là, c'est pire. Parce que c'est tendu. Que la moindre parole de travers pourrait se terminer, une fois de plus, en crise, ou en pleure. Il tente de sourire, mais la douleur lance et c'est un sourire crispé qu'il aborde.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Dim 9 Aoû - 8:51

Je ne peux pas en vouloir à Hugo éternellement. Pourtant à cet instant, j’ai l’impression que la colère que je ressens ne partira pas de si tôt. Je lui en veux, terriblement, d’avoir mis sa vie en péril. Probablement par égoïsme, tout simplement parce que sans lui ma vie n’aurait plus aucun sens. A chaque fois qu’il prend sa moto, j’ai toujours cette peur au ventre qu’il ne rentre pas. Qu’il ne me revienne jamais et que j’apprenne sa mort par téléphone. Hugo ignore tout de cela, mais devrait s’en douter tant je ne suis pas rassurée quand je le vois sur sa Lena. Je la déteste, j’avoue être jalouse de leur relation bien que cela soit terriblement idiot. Mais elle arrive à le rendre heureux, à le faire s’évader. Choses que je ne parviens pas à faire. Hugo n’est pas heureux avec moi, je le pense et en suis persuadée. Le jeune homme profite de cette dispute pour mettre mon chat dans l’histoire, et je sais combien il le déteste. Il n’a jamais été tendre avec, prétextant détester les chats en général. Mais je me demande souvent s’il n’y a pas autre chose derrière cela. Al Capone est un animal des plus adorables et aime les câlins. J’ai terriblement besoin de lui dans notre vie, tout simplement parce qu’il est près de moi quand je suis seule. Quand Hugo préfère s’éclater sur sa moto et ne pas s’occuper de moi. Je lui confie que j’ai confiance en lui, une confiance aveuglée par l’amour probablement. Mais quand il insinue que je ne le laisse pas vivre, je craque. Est-ce vraiment ainsi qu’il me voit ? Comme cette épouse à la jalousie maladive qui est prête à l’empêcher de respirer ? Mon cœur se brise, je ne m’attendais pas à une telle chose. Touchée en plein cœur, je décide qu’il est temps que cette dispute cesse. Je ne veux pas connaître tout ce qu’il pense de moi, par peur qu’il ne me blesse davantage. Et je sais que si je pousse Hugo à bout, il pourrait craquer et ne plus contrôler ses paroles. Je m’assois et hisse le drapeau blanc. Mes yeux ne quittent pas le sol, je n’ose affronter son regard et je refuse qu’il voit les larmes présentent dans le mien. Hugo reste distant, froid. Je sais qu’on ne peut pas se sauter dans les bras aussi facilement, nous ne sommes pas comme ça. Mais j’aurais aimé qu’il s’approche de moi et me serre dans ses bras. « Oui, tu as probablement raison. » Je suis blessée et ne sais pas quoi dire d’autre. J’ai fais un pas en avant, désormais les cartes sont entre ses mains. Hugo me demande si ses affaires sont dans le sac qui se trouve près de moi. « Le blanc ne te va pas au teint en effet. » Que je dis, dans un premier temps. Je relève la tête, croisant enfin son regard. Hugo a vraiment mauvaise mine, mais je le vois tenter de sourire. Il m’en faut peu pour le pardonner. Je me lève, fouille dans le sac et sort un pantalon de jogging et un Tshirt. « Tiens, je t’ai apporté quelque chose dans lequel tu seras à l’aise. » Je lui pose délicatement les affaires sur le lit. Il a probablement besoin d’intimité, mais je refuse de le laisser seul. Je m’approche de lui, me voulant plus tendre que depuis mon arrivée. « As-tu besoin d’aide ? » Je suis maladroite, nerveuse à l’idée qu’il refuse la moindre tendresse de ma part. Hugo est quelqu’un de rancunier et solitaire, je doute qu’il n’accepte que je l’aide à retirer cette blouse horrible. Il va certainement vouloir le faire seul, comme un grand garçon.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Lun 10 Aoû - 13:17


Ils sont enfin d'accord sur une chose. Aussi ridicule que ceci puisse paraitre. Mais, le blanc n'est définitivement pas la couleur qui lui va le mieux. Cela lui donne un côté un peu suspect. Comme s'il tentait de faire trop propre sur lui. Quelqu'un qu'il n'est pas. Hugo il apprécie sa barbe de deux jours, ses cheveux en batailles dans lesquelles il aime si souvent y glisser ses doigts, ses chemises un peu froissés, etc. Il n'a jamais vu la perfection d'un bel œil. La perfection c'est faux, c'est louche. La réalité, c'est beaucoup mieux. Puis, il se dit que c'est peut-être ça que les femmes aiment bien chez lui. Lyssa finit par lui apporter quelques affaires, un jogging et un t-shirt. C'est parfait. Parfait. Peut être qu'Hugo apprécie une perfection, pour l'exception. Cette exception, cette perfection a un nom. Lyssa. Parfaite non pas dans le sens irréprochable ou au-dessus de tout le monde, juste, parfaite, pour lui, à ses yeux. Même quand elle boude il ne peut pas s'empêcher de la trouver irrésistiblement attachante. Parfois, Hugo a du mal à croire qu'il est marié à cette femme là et c'est dans ces moments-là qu'il se sent incroyablement chanceux. « As-tu besoin d'aide ? » Il l'a entendu, mais, il fixe son bras quelques secondes, handicapé par cette perfusion et gêner par la présence de cette seringue à cet endroit. C'est alors qu'il agit de manière stupide, qu'il est tout simplement Hugo. Le type qui a toujours autant de mal à suivre des directives. Il se débarre de tout ça. Sous le regard de Lyssa qu'il tente d'ignorer. « Avant que tu dises quoi que ce soit, je remettrai ça en place, plus tard, promis. » Promis, vraiment ? Plus tard ? Traduction de quand les infirmières m'ordonneront vraiment de le faire. Ce n'est rien de grave de toute manière. Puisque rien n'est grave avec lui. Quoi qu'il en soit, il est enfin délivré. Il se sent déjà plus apte à bouger le haut du corps, tellement plus libre qu'il soupire de joie. Il se tourne vers sa femme en faisant abstraction de ce qui vient d'arriver. Il ne lui laisse pas le temps d'ajouter quoique ce soit. Par peur qu'elle remonte sur ses grands chevaux. Il ne pourrait pas supporter un deuxième round. Il a besoin de calme après la tempête. « Et oui, je pourrais bien user d'un peu d'aide. » Il ne s'en arrache pas la langue, mais, c'est assez surprenant de sa part. A vrai dire, il n'a pas réellement besoin d'aide pour s'habiller. Mais pour sortir d'ici, oui. Seulement, il a juste envie d'être proche d'elle et ceci semble être la meilleure occasion qui puisse se présenter. Il veut simplement la prendre dans ses bras. Sentir le parfum de ses cheveux, la serrer fort, passer sa main sur son doux visage. Il décroche sa blouse dans le dos ce qui fait automatiquement tomber le bout de tissus, ou plutôt de papier, le long de son torse. Son torse où s'est incruster un hématome plutôt impressionnant. Il grimace à la vue de celui-ci. « On repassera pour la touche sensuelle. » dit-il en étouffant un petit rire. Elle ne va pas rigoler. Alors il se ravise. Il attend qu'elle lui passe son t-shirt. Il laisse très peu de gens l'aider, mais elle, c'est différent. Elle est là pour ça, comme il en est de même pour lui. Il retrouve son sérieux. Lui attrape une main et doucement, la ramène à lui. « Lyssa… je suis désolé. J'aimerais pouvoir te dire que je ne remontrai plus jamais sur cette moto, je sais que c'est ce que tu veux entendre mais…. tu sais que je t'aime, pas vrai ? I'm not going anywhere. » Hugo n'est l'homme le plus démonstratif au monde. Mais détrompez vous, il n'a pas peur de dire ces mots-là pour autant. Peut être qu'il ne sait pas les utiliser dans les bons moments, peut être qu'il est maladroit avec eux, mais ils n'en restent pas moins sincères.

Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Lun 17 Aoû - 20:20

A dire vrai, je n’aime pas voir mon homme dans une telle tenue. L’odeur de l’hôpital, la blouse horrible… Toutes ces choses ne seront qu’un mauvais souvenir dans quelques heures, si l’infirmière que j’ai vue tout à l’heure accepte de le laisser sortir. Bien entendu, je n’ai pas dis à Hugo qu’il était possible qu’il sorte, après tout il vient seulement de se réveiller. Je ne sais pas encore si j’ai envie de prendre soin de lui à la maison, ou si au contraire le rôle d’infirmière personnelle n’est pas fait pour moi. Quand je pense à toutes les choses que nous avons vécu – et que nous vivrons encore dans quelques années – je me dis qu’il a besoin de moi. Je suis sa femme, Hugo doit pouvoir compter sur moi dans les meilleurs comme dans les pires moments. Le voir ainsi me fait tant de peine, je n’ose imaginer dans quel état j’aurai pu être s’il avait été encore plus amoché. Et je n’ose imaginer bien pire que de simples hématomes. Je crois que s’il lui était arrivé quelque chose, je m’en serais voulu. Ne pas avoir l’autorité et la force de lui interdire sa moto, de le priver de Lena. Je ne suis pas comme ça, je refuse de l’être. Je le regarde un moment avant de lui tendre des affaires propres. Il sera bien plus à l’aise là dedans que dans cette immonde blouse. Je lui propose mon aide en m’approchant doucement. Hugo a toujours eu ce besoin d’indépendance, de liberté. C’est un loup solitaire, que j’ai réussi à apprivoiser. Mais le naturel revient souvent et je ne peux l’empêcher de prendre un peu de recul, d’air frais. J’ai confiance en lui, je sais qu’Hugo est un homme fidèle. Tout comme il sait que je suis jalouse uniquement parce que je l’aime énormément. Je le regarde s’arracher sa perfusion et écarquille les yeux. N’a t’il vraiment rien compris ? Il me rassure, me promettant de la remettre ensuite. « Ah oui, et comment tu comptes t’y prendre hein ? Gros malin ! » Je reste calme, bien que paniquée. Je sais que l’infirmière qui passera tout à l’heure se chargera de lui faire la morale. J’aurais pu entrer dans une nouvelle colère, mais je n’en ai pas envie. J’ai besoin de repos moi aussi, tout comme il doit avoir besoin d’affection plutôt que de colère. Hugo accepte tout de même mon aide, ce qui est une grande nouvelle. Jamais il n’ose la demander, préférant se débrouiller seul. Je comprends alors qu’il fait un pas vers moi, pour nous. Hugo décroche sa blouse et se retrouve nu face à moi. J’aime tant son corps, que je pourrais le regarder pendant des heures. Mais quand je vois l’hématome qui habille son torse, je grimace. Je m’approche, lentement et dépose ma main sur celui-ci. « Mon dieu Hugo… » Mon regard se veut tendre, inquiet. Je n’aime pas le voir blessé ainsi, même si je sais que son torse sera libéré de cet hématome dans quelques jours. Ça le fait rire, mais pas moi. Il le sait d’ailleurs, si bien qu’il me prend la main de façon très sérieuse et s’explique sur le fait qu’il fera attention désormais. Mais qu’il ne peut renoncer à sa moto. Je souris, malgré tout, touchée par sa petite attention. « Hugo je t’aime moi aussi, et je suis si inquiète quand tu montes sur cette stupide moto. Mais je ne peux t’en empêcher, je le sais. » J’en suis consciente et je l’accepte, par amour pour lui. Je décide de baisser ma garde et me détends enfin. « T’es plutôt sexy comme ça, au fait. » Je ris légèrement. Après tout, il est encore nu devant moi, autant que j’en profite un peu. Puis je l’aide à enfiler son Tshirt, avec délicatesse pour ne pas qu’il souffre.

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MessageSujet: Re: world spins madly on. (lyssa)   Dim 23 Aoû - 20:10


La solitude d'Hugo, c'est un mur. Un mur derrière lequel il aime se cacher. Un mur difficile à abattre, presque impossible même. C'est également un handicape. Comme un boulet. But a necessarily one. A necessarily evil. Parce que peu de personnes arrivent à vivre avec, à passer outre ce béton dressé à l'intérieur de lui. Il en est conscient, vraiment. Mais sans, il n'est plus lui-même. Sans celui-ci, il est perdu. Et il déteste être perdu, mais au contraire de cela, il adore être seul. Parce que c'est plus facile. Plus calme et qu'il n'a pas besoin de prétendre quoique ce soit dans cette solitude. Il peut juste être lui, avec lui, pour lui. Mais il lui arrive d'aimer les autres aussi. Un amour qui le pousse à sortir de sa coquille quand il le faut, à sortir de sa zone de confort, à faire des efforts. Essayer du moins. Parce qu'il y tient. Hugo n'est pas totalement abrupt. Il a un cœur. Un cœur qui bat, comme tout le monde. Un cœur qui lui aussi veut être heureux, malgré sa condition. Disons juste que le bonheur est relatif et encore plus complexe pour le jeune homme. Des concessions, des sacrifices, il doit se faire à l'idée, qu'être lui même ne lui rapportera jamais rien de bon au fond. Il a du mal à avaler cela. Mais les opposés s'attirent. Et Lyssa, il l'aime. Tellement qu'il lui a demandé sa main. Il lui arrive de se poser des questions. S'il n'a pas fait la plus belle connerie de sa vie. Parce qu'au fond, il a peur d'une chose. De la faire souffrir sans même s'en rendre compte, si maladroitement. C'est tellement son genre. Il ne peut pas s'empêcher qu'un jour, cela arrivera. Parce qu'elle place sans le vouloir trop d'espoir en lui, des d'espoirs qui finiront en déception. Le jeune homme revient à elle à la suite de ces quelques paroles. Des absences. Il lui arrive souvent d'en avoir. Il se met à penser et tout autour devient silence. Il est devenu tellement bon à ce petit jeu là que les autres le remarquent que très rarement. Mais il a retenu l'essentiel. Puis il sourit à ses derniers mots. Sexy, plutôt logique, il est pratiquement nu et son corps n'a jamais laissé la jeune femme indifférente. Le contraire serait déconcertant, puisqu'elle a tout même finit par le choisir comme époux. Elle l'aide à enfiler son t-shirt. Son touché se veut doux et attentionné. Le calme après la tempête. Il fait déjà abstraction du reste, de ce qui a pu se passer il y a quelques minutes. Ce n'est pas important. « Tu n'es pas mal du tout non plus, même totalement habillé. » ajoute-t-il doucement en la détaillant d'un peu trop près. Il est désormais à peu près présentable. Ils terminent de l'habiller. Mais Hugo ne perd pas de loin son objectif. D'une voix douce il exprime celui-ci. « Si on rentrait à la maison maintenant ? » La jeune femme devrait être du même avis. Elle a très certainement envie de rentrer elle aussi. De souvenir, elle n'apprécie pas les hôpitaux non plus. Une animosité commune qui pourrait servir au profit du but ultime ; sortir d'ici. Et au plus vite. Hugo a envie de vomir. Pas pour cause médical. Mais plutôt à cause de l'odeur. Il ne préfère même pas voir la nourriture qu'ils peuvent lui proposer. S'il doit rester ici alors qu'ils l'endorment pendant tout ce temps-là. Ça ne pourrait pas lui faire de mal si ? Il se redresse. Avance en boutant légèrement vers elle. Déposant ses mains sur ses épaules, l'entrainant contre lui où elle s'emboîte si parfaitement. « Je veux juste rentrer chez nous, être avec toi, rien d'autre. » Une chose avec laquelle il est en phase. Parce Hugo n'a jamais besoin de grand chose. Ou seulement des choses simples. Des choses qui importent le plus. Le strict nécessaire. Lyssa fait partie de ses choses là. Même leur stupide chat, in a weird way. Il sert fort sa femme, lui embrasse le front, les cheveux.

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