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 love until we bleed, then fall apart in parts. (max)

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THEY SAY LOVE FADES
I GUESS MINE HAS

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{ CONCRETE WALL }
ADRESSE: N°1458, SOUTH.
Luck's karma: tombée en panne en plein milieu de nulle part, en pleine nuit. Gé-nial.
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MessageSujet: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Sam 27 Juin - 19:46



CRÉDITS @ AHEARDTUMBLR

{ maxime halstead }

“i don't give a damn about my reputation”


› who are you really.
nom ; halstead, y'a rien de plus à dire là-dessus. prénom(s) ; maxime pour le premier, même si tout le monde l'appelle max. pour le second, c'est arizona. pour faire beau sur les papiers. âge ; vingt-sept ans. date et lieu de naissance ; auckland, NZ, un trois février. statut civil ; en couple dans une relation qui n'a aucun avenir, mais à laquelle ils s'accrochent l'un comme l'autre, sans comprendre pourquoi. orientation sexuelle ; on peut dire bisexuelle, même si elle est plus attirée par les hommes que les femmes, elle part du principe que la chair n'a pas de sexe. profession/études ; courtière automobile pour riches collectionneurs, testeuse, mécanicienne à ses heures perdues. ta chanson ; dollhouse, melanie martinez. groupe ; follow the wind. limites ; pas de maladie incurable ou d'handicap à vie, qu'elle ne perde pas son job, ce serait cool aussi. caractère ; joueuse, souriante, charmeuse, jalouse, indépendante, consciencieuse, ambitieuse, audacieuse, têtue, charismatique, énergique, impliquée, rancunière, lascive, déterminée, appliquée, réaliste, tant d'adjectifs pour définir cette femme qu'ils connaissent tous. mais avec sa famille, avec les gens qu'elle aime, max se révèle être bien plus vulnérable, bien plus sensible qu'on ne pourrait l'imaginer.

› in your dreams, you see us falling.

depuis quand es-tu ici? pourquoi? depuis toujours, elle y est née, y a presque toujours vécu. auckland, c'est sa maison. quel est ton meilleur souvenir, quel est le pire? le meilleur, c'était sans doute quand son grand frère, Owen, l'a emmenée conduire pour la première fois sur un circuit. le pire, quant à lui, c'est quand les flics ont fait une descente au garage des Halstead, pour embarquer son frère jumeau, et Owen. quelle est ta plus grande crainte? qu'il arrive quelque chose à sa famille, plus particulièrement à un de ses trois frères. ils sont tout ce qui compte réellement à ses yeux, tout ce pourquoi elle s'est toujours battue, contre l'avis des autres. quel est ton souhait le plus cher? être heureuse, certainement. libre de faire ce qu'elle veut. être tranquille, avoir une famille, et arrêter d'être l'objet de remarques acerbes la concernant elle, ou d'où elle peut venir. avec ta famille, ça se passe comment? c'est assez compliqué. Max a toujours été fusionnelle avec sa famille, laquelle est réputée pour être soudée. mais elle sait tout aussi bien que les garçons ne traînent pas dans des affaires clean, et ça l'agace un peu ; Owen a déjà entraîné James dans ses conneries, et Max espère qu'il se calme un peu avant d'en faire autant avec le plus jeune, Tobias. du point de vue des garçons, Max, c'est leur unique soeur, celle qu'ils défendront coûte que coûte contre les malheurs de la vie. on a tous au moins un secret, inavouable ou pas, quel est le tien? plus jeune, Max, elle faisait pas mal de conneries. elle a fini plus d'une fois au poste, toujours avec un de ses frères, parce que, qu'on se le dise ; plus on est de fous, plus on rit, non ? blague à part, elle n'en est pas fière. ça ne colle pas du tout à l'image qu'elle se donne aujourd'hui, alors elle essaye de faire taire ses erreurs de jeunesse. si tu étais un des sept péchés capitaux, lequel serais-tu? à mi-chemin entre la colère et la luxure, on pourrait dire. la colère, car, comme tout bon Halstead, elle a le sang chaud. la luxure car elle plaît, et elle le sait, elle n'hésite pas à jouer de ses charmes pour obtenir ce qu'elle désire, sans aucun scrupule. un séisme touche auckland, qu'emportes-tu? ses frères, ses parents. quelques conneries dans un sac. sa voiture, aussi. il est temps d'en savoir plus sur toi ; max, on dirait qu'elle ne dort jamais. la journée commence tôt, la nuit finit tard. elle bouge dans tous les sens, constamment › un as du volant, on peut le dire. si elle en avait eu l'opportunité, elle serait sans doute devenue pilote. conduire, c'est tout ce qu'elle aime. rouler jusqu'au bout du monde, à en perdre notion du temps et de la vitesse. c'est l'adrénaline, c'est tout ce qu'elle veut › elle aime plaire, elle aime charmer, et elle se fout bien de ce que l'on peut dire là-dessus › certains disent qu'il y a deux personnes, dans le corps de Max Halstead. la première est une femme d'affaire sans scrupule, la seconde est une gamine du pays qui passe ses journées les mains dans le cambouis au garage familial › elle est incollable en matière de voiture, ou d'histoire de l'automobile. les mecs n'aiment pas ça, en général › elle fume de temps à autres, sale manie qu'elle a prise d'Owen › elle est joueuse, déteste perdre, et a un sens de la compétition très pointu › elle a grandi entourée de trois garçons, ce qui a renforcé son côté femme forte, un peu indirectement. les hommes ne l'impressionnent pas, et au cas contraire, elle sait le cacher. elle peut leur prouver, à tous, qu'elle peut être leur égal sur bien des points › elle accorde une importance particulière à son apparence, car elle le sait, c'est ce qui aide à la négociation, et elle en joue. mais parfois, elle troquerait volontiers une journée à travailler sur ses hauts talons pour une journée glandouille en tongs à la plage › elle n'est pas heureuse dans son couple. il n'est pas heureux non plus. pourtant, ils restent là, comme deux idiots, à prétendre le contraire. c'est froid, fade, sans intérêt, et pourtant, c'est là, toujours là ›  ce sont Owen et son père, qui lui ont tout appris sur la mécanique des véhicules › parfois, elle ne se sent pas à sa place, dans le monde dans lequel elle vit. elle, courant les réceptions mondaines avec ou sans son petit ami, discuter de choses dans lesquelles elle ne se retrouve pas. ça paye bien, elle rencontre du beau monde, certes. mais est-ce que c'est réellement ce qu'elle désire ? elle en vient régulièrement à se poser la question › depuis quelques temps, elle cherche à lâcher prise. à faire des choses un peu folles, rien que pour retrouver celle qu'elle était avant, celle qu'elle aimerait être à nouveau › elle le sait, son changement a affecté ses relations avec sa famille, et rien que pour ça, elle aimerait revenir en arrière › elle aime courir, et le baseball › son livre favori est un drame connu de beaucoup, une oeuvre de Francis Scott Fitzgerald, The Great Gatsby › elle a, de toute manière, un goût prononcé pour les années 20, 30, 40 › de la même manière, elle adore les vieux classiques de jazz et de blues › écrire ici › écrire ici.


› don't you worry child.:
 
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Sam 27 Juin - 19:46




flame you came to me,
fire meet gasoline.

@sia

D'aussi loin qu'elle se souvienne, rien n'a jamais eu autant d'importance que sa famille, la mécanique et ses amis. Trois points, comme trois sommets d'un même triangle. Vous avez déjà entendu parler du triangle du feu ? Comburant, combustible, énergie d'activation. Incendie. Pour éteindre un feu, on supprime un des trois éléments. C'est un peu pareil pour Maxime. Famille, mécanique, amis. On supprime un point, elle flanche. Well, pas exactement. Car Max, elle a toujours eu son caractère. Seule fille d'une fratrie de quatre gosses. Owen. James. Tobias. Max. Mad Max. Ni l'aîné, ni la cadette, juste bien placée, au milieu – ou presque – de trois petits mecs pour veiller sur elle. Et au-dessus de ça, l'autorité – enfin, techniquement – soit ses parents. Margareth et Christopher Halstead. En somme, les cinq personnes les plus importantes qu'elle a appris à connaître, en presque dix-huit ans d'existence. Puis, avec ça, il y a la mécanique. Bercée depuis toute gamine par le bruit de la clé à cliquet, enivrée par les effluves d'essence, la peau marquée par l'huile de moteur. Le garage de la famille, son petit havre de paix à elle. Ça désolait un peu Margareth au début, de voir que sa fille s'intéressait plus aux alternateurs qu'aux barbies. Mais elle a laissé faire avec un sourire. Parce que dans le fond, Max, elle n'a rien été de plus que la digne fille de son père. Curieuse. Touche à tout. Casse cou, ou réelle tête brûlée par moments. Elle leur a fait des frayeurs, Max. Surtout quand elle a commencé à conduire. Quand elle a eu le droit de passer derrière le volant. Mais c'était ça, la liberté. Ça l'est toujours. Rouler la fenêtre ouverte, crier à pleins poumons. S'embraser de l'intérieur, se délecter de l'odeur de la gomme qui s'échauffe sur l'asphalte. Rouler bien plus vite qu'autorisé, sans se soucier des conséquences. Elle est toujours partie du principe que tout était permis sur la route, tant que ça ne mettait pas les autres en danger. Elle prend ses propres responsabilités, à chaque fois qu'elle grimpe du côté du pilote. Conduire, c'est sa grande passion. C'est mieux que tout le reste. C'est un aperçu de la liberté, la vraie. Et on peut dire qu'elle en a consommé, des gallons de gasoline. Qu'elle en a reçu, des contraventions. Ça ne l'a jamais freinée. Jamais empêchée de chercher plus loin. Plus vite. Plus dangereux. Un peu dans la démesure, la lente décadence de l'innocence. On en vient enfin au troisième point ; les amis. Les amis et ses frères. Et toutes les conneries qu'ils ont pu faire, et qu'ils font encore. Y'en a eu, des visites au poste. Jamais suffisamment effrayantes pour lui passer l'envie de continuer, de s'enfoncer dans ses erreurs. Parce que vivre intensément, y'a que ça de vrai. Quitte à faire des erreurs, quitte à foncer dans le mur, à courir à la collision. Ça fait partie des risques, ça fait partie du jeu, et ça, elle l'a toujours accepté. Elle le sait, elle n'est pas à l'abri. Elle est juste humaine. Un jour peut-être, elle ira à sa perte. En attendant, elle ne se contente pas de survivre comme les autres, ni même de juste exister. Elle, elle vit, comme si demain n'existait pas. Elle découvre, elle essaye, elle tombe et se relève. Mais là, elle est devant chez lui. Ou plutôt, devant l'endroit où il réside actuellement. Alors elle coupe le moteur. Elle sort de la dodge charger 70' et elle ramasse deux ou trois cailloux par terre. Elle monte debout sur le capot, aux endroits renforcés. Et là, à onze heures du soir, du haut de ses dix-huit ans, elle balance ses cailloux contre la fenêtre de l'étage. Cliché, pas vrai ? Who cares. La lumière s'allume. La vitre glisse, et une tête qu'elle ne connaît que trop bien fait son apparition. Hugo. « Max ? Mais qu'est-ce que tu fais là à cette heure là ? » Elle hausse un peu les épaules, lui sert un grand sourire espiègle. Elle est contente de le voir. Même s'il a l'air endormi. « Allez, ramène-toi Matthews ! » Elle a envie de passer du temps avec lui. De prendre la route, et de partir où il voudra. Faire une folie. Le temps d'une nuit. « Je... Max c'est pas raisonnable, y'a les cours demain et... Qu'est-ce que tu veux faire à onze heures, sérieux ? » Elle penche la tête sur le côté. Écarte les bras. Elle n'en sait trop rien, en réalité. « Braquer une banque fédérale, quoi d'autre ? Allez, ramène-toi Matthews. Be a man. » Elle lui sert un petit clin d’œil, glisse du capot pour remonter dans la voiture, sans lui laisser le temps de protester. Le moteur ronronne à nouveau, les phares éclairent une route qui n'attend qu'eux. Bonnie and Clyde, right ? He's the match, she's the kerosene, it all starts with a spark, and once again, fire meet gasoline.





this was written for the one to blame,
one who believe they are the cause of chaos and everything.

@sarabareilles

Ces derniers jours, ça ne va pas fort. Peut-être parce qu'elle a un sale pressentiment. Peut-être parce que quelque chose est sur le point de changer dans sa vie, et que ça ne l'enchante pas vraiment. Peut-être parce que elle, elle a peur. Et que pour une fois, elle n'arrive pas à le cacher. Elle est distraite. L'esprit constamment ailleurs. A ce soir là, notamment. Des conneries, ils en font depuis toujours, avec Owen, le grand frère, et James, le jumeau de Max. Tobias lui, il est encore un peu trop jeune pour être entraîné là-dedans. Bref. Des erreurs, ils en font aussi. Mais là, faut croire que c'était celle de trop. Elle leur avait dit pourtant. Qu'elle n'était pas sûre. Mais ils l'ont quand même fait, et aujourd'hui, elle regrette, de les avoir laissés partir pour ce stupide coup. Braquer un prêteur sur gage. Quelle idée débile, qu'elle rumine encore. Mais il n'y était pas, elle. Pas même au volant. Parce que Owen, il l'aurait jamais entraîné dans un tel coup. Mais Max, elle regrette quelque part. Elle se dit que si elle avait été là, ça aurait peut-être changé la donne. Que si elle avait été là, ça aurait peut-être pas tant foiré. Elle soupire. Décide de prendre une pause, le temps d'une clope, avant de retourner aider sa mère à l'accueil avec les clients. Elle regarde la route devant le garage. Se perd dans ses pensées une fois de plus. Elle aurait dû être là. Au lieu de ça, Owen a pris James sous son aile, et avec deux de leurs amis, ils ont monté ce plan débile. Au résultat, les deux pseudo-amis se sont tirés avec la voiture. James s'est pris un peu de plomb entre les côtes, et ils ont réussi à se barrer malgré tout. Ils l'ont appelée un peu en panique. Et elle est venue les chercher. Est-ce que cela fait d'elle d'une complice ? Sans doute. Mais elle s'en fout. La famille avant tout. Depuis, l'ambiance au garage n'est pas vraiment la même. C'est pesant. Silencieux. Étouffant. Pourtant, il faut sourire et faire comme si de rien n'était. Exercice qu'elle a encore du mal à réaliser. Elle ferme les yeux un instant. Expire longuement. Se vider l'esprit, ne plus penser à rien, juste à demain et aux jours d'après. C'est ça, la solution. Qu'elle se répète. Elle se détourne et écrase sa clope, avant de rentrer dans l'accueil. Elle retrouve le sourire. Un peu trop brièvement. Car elle déchante vite, en voyant ses deux frères aînés parler avec deux officiers de police. Elle tire la porte de l'accueil, traverse pour rejoindre directement les garages. Les garçons se tournent quelques secondes vers elle, la mine grave. James secoue discrètement la tête de gauche à droite. « Et ce doit être Maxime Halstead. » Annonce un des flics. Elle hoche un peu la tête. Surprise d'abord. Inquiète ensuite. « Que – mais qu'est-ce qui se passe ? » Personne ne lui répond. Tout ce qu'elle constate, c'est que l'adjoint leur passe les menottes aux poignets. « Hé ! Hé je vous parle, qu'est-ce qui se passe ? » Le chef lui accorde un drôle de regard. Un peu navré. Faut dire qu'il les connaît, les Halstead ; il les subit depuis toujours. « Allez les gars, on y va. » Il leur fait signe d'avancer, mais aucun des deux ne bouge vraiment. « Hé non, y'a un malentendu, laissez les ! » Elle se précipite, se place entre les deux officiers et ses frères. « Non, vous vous trompez, ils n'ont rien fait. » Owen avance vers elle. La mine grave. Pourtant, il veut juste la rassurer, lui dire que tout ira bien, comme toujours. « Shh, calme-toi Maxime. C'est le jeu, tu te souviens ? Ça va aller, j'ferai attention à James, promis. » Incrédule. Elle le reste un instant, avant de se tourner vers James, son jumeau. Elle se plante devant lui, encadre son visage de ses mains. « James, James tu peux pas partir comme ça. » Elle sanglote. Le supplie de rester de là. De pas partir. Elle a besoin de lui, besoin d'eux, comme Tobias, comme leurs parents. « Désolé Max. » Il l'embrasse sur le front. Se détourne pour suivre Owen jusqu'à la voiture de police. Tobias est là, dans un coin du garage, silencieux. Comme ses parents, son père pressant doucement l'épaule de sa mère, comme pour la rassurer. La blonde les observe. Elle attend qu'ils réagissent, qu'ils empêchent ça. C'est ce que les parents sont censés faire non, protéger leurs enfants ? Peut-être. Mais Owen et James, ce sont plus des enfants. Ils ont joué, ils ont perdu. La voiture des autorités démarre, et elle se tourne pour courir à l'extérieur du garage. Rejoindre la route. Elle se met à courir après eux, sans vraiment savoir pourquoi. Peut-être car elle a encore trop de choses à leur dire. Qu'elle ne veut pas qu'ils partent, pas comme ça. Qu'elle veut être avec eux. Comme toujours. Pendant un instant, elle pense à aller se dénoncer. Aller dire qu'elle est complice. Mais elle sait très bien que ni Owen, ni James ne laisserait faire. Alors elle s'arrête au bout de la rue, à bout de souffle. C'est comme si son petit monde venait de s'écrouler. Là, d'un coup, sans lui demander son avis ou sa permission. C'est ce qu'ils appellent la vie.





and he'd say, baby don't go,
i'll change i swear, i'll change i swear.

@banks

Le regard fixé sur l'horizon. La ville d'Auckland, plongée dans le nuit, les lumières des bâtiments scintillant à droite à gauche. Une main se cramponne sur la rambarde du balcon, à quelques dizaines de mètres au dessus du sol. Ses phalanges agrippent plus fermement la flûte de champagne. Et ses yeux se perdent dans le lointain. Dans une nuit claire et silencieuse, en contraste avec la musique qui tape contre la baie vitrée dans son dos. Elle a besoin de calme. De respirer un instant. De reprendre son souffle alors qu'elle a la sensation d'étouffer à l'intérieur. Ces réceptions mondaines. Elle, perdue au milieu de tout cela, avec cette sensation prenante d'agoniser lentement mais sûrement. L'air frais roule sur les parties dénudées de son corps tandis qu'elle prend un grande inspiration. Fermant brièvement les yeux. Profitant de quelques secondes de répit. Elle a de ces moments où le besoin de s'éloigner se faisant oppressant. L'envie de mettre son existence sur pause grandissante. Pour tout reprendre en main, récupérer un semblant de contrôle sur ce qui tout ce qui lui échappe. Cette routine qui l'emprisonne. Les non-dits. Ses doigts touchent brièvement son collier, reflet d'un luxe dégoulinant, de cette cage dorée dans laquelle elle s'est enfermée. Elle pense à celui qui lui a offert. À lui. À Ethan. Ça suffit pour lui rappeler que les choses n'ont pas toujours été ainsi. Qu'il y a eu la chaleur avant le froid. La passion avant la douleur. Deux personnages se tournant autour, entre regards insistants et paroles acerbes. Il y a eu le sarcasme et l'ironie, quelques étincelles avant de voir naître la flamme. Flamme qui aujourd'hui semble périr doucement, tout doucement, venant à court de comburant pour continuer à brûler. Flamme progressivement étouffée par l'un, par l'autre. Par des erreurs répétées sur lesquelles ils ferment les yeux. Car dans les moments de doute, la blonde préfère songer à tout ce qu'ils ont avant, plutôt qu'à tout ce qu'ils ont perdu jusqu'à aujourd'hui. Se souvenir des premiers temps. Des mots taquins et de la jalousie. De tout ce qui avec le temps s'est décomposé. Tout ce qui l'a attirée chez lui, du meilleur au pire de ses défauts. Et en général, ça suffit à faire passer ce petit coup de blues. Ça suffit pour relever la tête et aller de l'avant. Mais ce soir, c'est un peu plus dur que d'ordinaire. Ce soir, ça se mélange dans son esprit, ça lui donne envie d'enlever ses escarpins et de s'enfuir en courant, de prendre la voiture et de rouler toute la nuit durant. Par besoin de liberté. Peut-être même par besoin de survivre. Arrêter l'asphyxie avant d'arriver au point de non-retour. Parce qu'en ce moment, c'est dur. C'est dur de le regarder en face sans avoir envie de crier. De continuer à faire semblant, comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Non, tout ne va plus bien. Owen est toujours en prison. James galère à trouver du boulot depuis sa sortie. Non, tout ne va plus bien. Elle ferme les yeux, et elle se laisse aller. En espérant que demain sera meilleur, un peu plus vivant qu'hier. En vain, toujours. Mais de l'espoir plein les yeux, à défaut d'avoir un cœur trop plein d'amour, juste pour se donner une chance. Il y a pourtant des jours qui lui ramènent le sourire. Des événements qui lui donnent encore envie de se battre. Sa vie, d'un côté professionnel, est enviable en bien des points. Elle voit passer entre ses mains les plus belles voitures de luxe et de collection. Un énième soupir lui échappe alors que des bruits de pas se font entendre dans son dos. Pas de talons. Démarche typiquement masculine. Elle préfère tremper ses lèvres dans le liquide doré plutôt que de s'intéresser au nouveau venu. Lequel vient prendre place à côté, au bord de ce balcon. « Vous ne prenez pas part aux festivités ? » Sourire ironique provoqué par les mots de l'inconnu. Une voix qu'elle ne connaît pas. Et au fond, peu importe. « Festivités vous dites ? Un peu de champagne, quelques clichés et des gamines dévoilant plus de peau que nécessaire pour s'attirer les grâces des plus gros portefeuilles d'Auckland. Nous n'avons – à mon humble avis – pas la même définition de festivités. » Paroles acerbes, comme à son habitude. Cette froideur qu'elle traîne partout, d'autant plus quand elle n'est pas d'humeur, comme ce soir. Sa répartie un peu violente a au moins le don de lui attirer un sourire avisé de la part du brun. « Will Huxley, vous êtes ? » Une main tendue vers elle. Son regard qui se tourne enfin vers lui. « En couple. » Rester aimable. Comme toujours. « Ravi de l'entendre. Je dois comprendre par là que je ne peux attendre un échange civilisé de votre part ? Simple discussion sur quelques clichés entre deux adultes. Enfin, passez une belle soirée, qui que vous soyez. » Un haussement d'épaule presque désintéressé et l'homme fait volte-face. Renvoyé comme d'autres avant lui. Sans la moindre considération. Tout ça parce qu'elle n'est pas d'humeur. Pourtant, elle se retourne. Son regard croisant derrière la baie-vitrée Ethan, souriant. Main posée sur la taille d'un des mannequins ayant participé au photoshoot présenté ce soir. Max sourit. Elle baisse les yeux, et finit par mordre sa lèvre carmin. Avant de se décider à vider le reste de son verre par-dessus le balcon, pour rejoindre d'un pas pressé ce fameux Will qui est venu engager la conversation plus tôt. Et sans plus réfléchir, elle enroule son bras autour du sien. S'accroche inconsciemment à lui comme seule échappatoire. « En réalité, je veux bien discuter. Mais je dois admettre que faire un détour par le buffet m'arrangerait. » Elle fait l'effort de sourire. Et elle ne cherche pas le moins du monde à se cacher. Espérant idéalement que Ethan la voit. Qu'il fulmine à son tour. Qu'il soit jaloux comme elle peut l'être parfois. Au fond, elle ne cherche rien de plus qu'un peu d'attention. Même si ce n'est pas de la bonne manière. Même si elle se risque à des reproches. Elle a même l'impression de tourner un peu en rond, comme au début de leur relation. Retrouver l'instabilité passée. Mais désormais, c'est plus vraiment ce qu'elle cherche. Et au fond, peut-être qu'elle n'est même plus sûre de savoir ce qu'elle veut.

_________________

    It's spiraling down , Biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, But we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, Still with eyes meeting, Still our hands match, Still with hearts beating.


Dernière édition par Maxime Halstead le Lun 29 Juin - 20:20, édité 1 fois
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NOT A GIRL, A STORM WITH SKIN

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ADRESSE: north district.
Luck's karma:
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Sam 27 Juin - 19:50

Oh mon dieu, que tu es belle
Nul besoin de te souhaiter la bienvenue, tu es chez toi après tout
J'ai tellement hâte de lire la suite damn girl
(puis double compte : pervitello, on en parle ?)

_________________

EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Sam 27 Juin - 22:37

t'es canon comme ça dis donc
rebienvenue chez toi
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TRY AGAIN, FAIL BETTER.

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Luck's karma: Il a eut l'occasion de confier son refuge à un autre pour changer de métier.
RÉPERTOIRE:

MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Dim 28 Juin - 1:35

Avoue-le, t'as choisis ce métier en pensant à Alf, aller avoueavoue /sort

Plus sérieusement Tu me gardes une place au chaud dans les liens, la demoiselle a l'air super
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TRY AGAIN, FAIL BETTER.

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Luck's karma: Un gars désire ma mort? Moi qui voulais faire régner la loi... voilà qu'elle se retrouve contre moi.
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Dim 28 Juin - 10:17

Bienvenuuuuuuuue ♥

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Mr Happy, Nice Guy
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Dim 28 Juin - 10:58

oulala tellement de geritude.
amber heard, le pseudo, le métier... tu me tues.
rebienvenue chez toi.
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 13:01

Han la la, mais vous êtes tous adorables.
Pour les liens, je garde ça bien au chaud bien sûr.
Encore un gros merci les poulets, vous gérez vraiment.

Sinon, j'ai enfin fini ma fiche, si Peggystella veut bien me dire si je suis validable ou pas.

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WE HAD A DEAL ! I SCREW UP MY LIFE, YOU FIX YOURS.

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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 14:06

Fire meet gasoline.
Citation :
« Will Huxley, vous êtes ? » Une main tendue vers elle. Son regard qui se tourne enfin vers lui. « En couple. »


Comme si tu avais encore besoin de mon approbation pour cette fiche

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Take a bow and say goodbye. Let the hours pass on by that you get to feel so high. And it's over, it's all over now. What is this ? If it ain't love. Then it's over and understand, nothing lasts forever.
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AND YOU SAID YOU ARE
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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 14:08



Mah, merci bien Marie d'amour.

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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 14:11

Aww, ma Marine d'amour J'ai tellement hâte de voir Max à l'action (you know what i'm saying )

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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 14:12

Je sais totalement
J'espère que t'as bien gardé mon rp au chaud.

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    It's spiraling down , Biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, But we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, Still with eyes meeting, Still our hands match, Still with hearts beating.
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WE HAD A DEAL ! I SCREW UP MY LIFE, YOU FIX YOURS.

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ADRESSE:
Luck's karma: Lyssa est stérile. Tes rêves de fonder une famile s'éffondre.
RÉPERTOIRE:

MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 14:14

Tu crois que c'est pourquoi que je dis ça Pour faire joli ?

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when i'm fucked up, that's the real me
Take a bow and say goodbye. Let the hours pass on by that you get to feel so high. And it's over, it's all over now. What is this ? If it ain't love. Then it's over and understand, nothing lasts forever.
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THEY SAY LOVE FADES
I GUESS MINE HAS

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{ CONCRETE WALL }
ADRESSE: N°1458, SOUTH.
Luck's karma: tombée en panne en plein milieu de nulle part, en pleine nuit. Gé-nial.
RÉPERTOIRE:

MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   Mar 30 Juin - 14:25


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MessageSujet: Re: love until we bleed, then fall apart in parts. (max)   

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love until we bleed, then fall apart in parts. (max)

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