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 running up that hill. (clark)

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MessageSujet: running up that hill. (clark)   Jeu 18 Juin - 19:24




It doesn't hurt me, You wanna feel how it feels?
You wanna know, know that it doesn't hurt me?

@trackandfield


Journée pluvieuse. La garde doit être en alerte. Pas que l'océan soit particulièrement déchaîné aujourd'hui. Mais ces nuages noirs qui se dessinent sur l'horizon ne présagent rien de bon. Enfin. Pas comme si cela l'importait, puisqu'il ne travaille ni aujourd'hui, ni cette nuit. Il prend une pause, une fois garé. Pour respirer. Pour réfléchir. Pour fermer les yeux, et prendre une grande bouffée d'air. Comme à chaque fois qu'il vient ici alors qu'il ne travaille pas. Parce qu'il y a un risque qu'il tombe sur lui, sur l'autre. Et ça, il veut l'éviter à tout prix. Parce qu'il n'a aucune idée de quelle sera la réaction. La sienne, et celle de l'autre. Après tout, leur dernière confrontation remonte à un peu moins d'un mois. Et quand on y songe, ça n'a pas été très calme, comme rencontre. Là, Sam ne sait pas. Il ne sait pas s'il est toujours en colère. S'il est juste désespéré. S'il s'en veut. S'il déteste ce type, ou que c'est lui-même, qu'il déteste. Enfin, il se décide à sortir de la voiture. Il récupère ses affaires, et se dirige vers l'entrée du bâtiment. Il ne sait pas trop ce qu'il va faire encore. Poser des disponibilités pour le mois prochain, sûrement. Prendre un café avec les gars qui sont à la garde. Pourquoi pas un peu de sport, si l'occasion se présente. Des plans qu'il va devoir réviser, même s'il n'en a pas encore conscience. Il échappe un soupir, pousse la porte qui l'amène dans le bâtiment. Naturellement, ses pas le guident vers la salle commune. Pour les saluer, discuter un peu. Se vider l'esprit. Il entre, relève la tête. Et s'arrête deux secondes. Le temps de le voir. De constater qu'il est là. À quelques mètres. Costello serre un peu les dents. Le dévisage un instant. Avant de se décider à prendre sur lui, et un pied après l'autre, avancer. Avec un sourire un peu factice accrocher aux lèvres, pour faire comme si de rien n'était. Est-ce qu'ils savent ? Oui, non ? Sam ne sait pas. Il s'est contenté de dire que les choses étaient compliquées, en ce moment. Mais est-ce que Clark lui, s'est vanté de ses exploits ? Il espère que non. Il a peur que la situation dérape à nouveau, sinon. Même s'il n'a pas sa crosse de hockey entre les mains cette fois. Qui sait ce que ça pourrait donner, même sans. Sam fait comme si de rien n'était. Il offre de grands sourires. Serre des mains et prend des nouvelles à droite à gauche. Jusqu'à passer près de Whitelaw. Il ne lui adresse pas un regard, non, il préfère le contourner. Faire comme s'il n'était pas là. Il l'ignore, tout simplement. Cet acte semble en surprendre plus d'un, mais Sam n'arrête pas la comédie pour autant. Il continue, malgré l'incompréhension de certains. C'est vrai, lui et Clark, avant, ils s'entendaient bien. On pourrait presque parler d'amitié. Parce que Sam, à l'époque, il avait confiance en lui. Il savait que c'était un bon pilote. Et c'en est sûrement encore un aujourd'hui. Mais ça, il s'en fout, il ne veut plus en entendre parler. Il tire une chaise, s'assoit avec trois autres, une tasse de café entre les mains. Il s'intéresse à ce qu'ils disent, du moins, il essaye. Ses pensées sont toutes tournées vers le pilote d'hélicoptère. Il le surveille à la dérobée, et a bien du mal à rester concentré sur la conversation. Ce petit manège dure quelques minutes, au bout desquelles il abandonne tout espoir de suivre cette maudite conversation. Et un peu malgré lui, il pose enfin fixement son regard sur Clark. Il l'observe, totalement neutre. « Ta tête, ça va mieux ? » Qu'il sort comme ça. Pas besoin de se faire des politesses et autres banalités. Sam veut juste s'assurer qu'il n'y est pas allé trop fort. Pas qu'il regretterait, non. En réalité, il n'en a rien à faire, du degré de gravité. Il est juste curieux de savoir avec quoi l'autre s'en est tiré, rien de plus. Peut-être qu'il y a un peu de provocation, derrière ça. Que le jeune Whitelaw le prenne comme il veut, Sam lui, il n'en a plus rien à faire.

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MessageSujet: Re: running up that hill. (clark)   Jeu 25 Juin - 18:45


♢ ♢ ♢
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And the silence surrounds you and haunts you.


Aujourd'hui Clark était de garde. Il était donc dans la salle avec les autres collègues. L'ambiance était bonne enfant pour passer le train et attendre la moindre intervention. Il se sentait bien dans cette ambiance. Il se sentait mieux que chez lui seul à ruminer ce qu'est devenue sa vie. En effet, il y a encore quelques années il était à l'apogée de sa vie. Il était marié à la femme de sa vie, il allait devenir père et avait un métier qu'il adorait. Puis la vie avait décidé de lui retirer ce bonheur en lui reprenant son enfant. Clark ne s'en ait jamais remis. La culpabilité d'avoir été au volant ce soir-là l'avait dévoré de l'intérieur ce qui l'a poussé à mettre fin à son mariage et à prendre la fuite. Maintenant qu'il est revenu il ne se sent pas plus apaisé. Bien au contraire il a l'impression de ne pas trouver sa place dans ce monde.  Le seul endroit où il se sent bien c'est au boulot. Il sait qu'il fait quelque chose d'utile, il se sent presque à sa place. Cependant le fait d'avoir gâché tout cela en couchant avec une femme fiancée le rongeait à nouveau. Il n'avait aucune idée de qui elle était avant de se faire chopé au lit avec elle. Elle était la fiancée de Sam son collègue et ami en devenir. Autant dire que tout était terminé entre eux et qu'il se retrouvait dans une situation délicate. Pour autant il se sentait encore bien aujourd'hui puisqu'il ne le voyait pas à l'horizon. Mais ce fut de courte durée et sans surprise Sam arriva à la station. Tout le monde était en alerte et il sentit le vent tourner. La dernière fois qu'il l'avait vu il s'était pris une sacrée raclée. Il ne disait pas qu'il ne le méritait pas D,'ailleurs d'une certaine façon il s'était laissé faire sachant qu'il le méritait.  Lorsque Sam vint à lui Clark le regarda surpris. Il ne s'attendait pas à ce qu'il vienne le voir et surtout qu'il lui parle. Évidemment qu'il le cherchait, mais il était hors de question qu'il rentre dans son jeu. Il comprenait qu'il soit encore en colère après tout il l'avait quand même trouvé au lit avec sa femme. A sa place il serait devenu fou. Pour autant maintenant qu'il se trouve dans cette position il n'est pas très à l'aise ; Il comprend que tout n'est pas noir ou blanc. Clark aurait pu changer de place, répondre quelque chose de bateau, mais il n'en fit rien. Il avait envie de régler certaines choses. Il ne supportait pas cette situation de tension. Il voulait percer l'abcès. Il prenait le risque alors d'empirer la situation et il l'assumait entièrement. Clark fit gentiment signe à leurs collègues d'aller à une autre table. Il préférait se retrouver seul pour discuter deux minutes avec Sam. Il savait qu'il l'attendait au tournant, mais il devait lui parler. Il n'avait aucune envie que les autres entendent cette conversation. Il n'avait pas envie que sa vie privée devienne public. D'autant plus qu'il a le mauvais rôle. « Tu sais ce c’était pas prémédité. Je savais même pas que c’était ta Lucy sinon j’aurais jamais.. Bref je ne sais même pas pourquoi je me justifie. Tu as déjà ton idée sur la question. » Lui expliqua Clark. Il ne comptait pas s'excuser pendant des heures parce que ce n'était pas dans son tempérament. Il tenait simplement à mettre les choses au claire. Qu'il lui pardonne n'était pas une option, mais qu'il comprenne pouvait l'être. D'une certaine façon il devait essayer de se déculpabiliser. Il n'était pas l'homme qui couche avec la femme d'un collègue. Il n'est pas l'homme qui couche avec la femme de quelqu'un tout court. Il ne supportait pas l'idée qu'un homme approche sa femme alors il respecte certaines choses. Il n'est pas parfait, mais il a des valeurs. Sam n'en sait rien puisqu'au fond il ne le connaît pas. Clark ne donne jamais l'occasion de s'ouvrir en révélant quelques éléments de son passé.
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MessageSujet: Re: running up that hill. (clark)   Lun 29 Juin - 13:30

Et dire que c'est lui. L'homme qui a tout fait basculer. Celui qui a tout remis en question. Sam le fixe, et ce n'est pas l'envie de lui sauter à la gorge qui lui manque, non. Sa face ne lui revient tout simplement plus, depuis qu'il l'a retrouvé avec sa propre fiancée, chez eux. Il se demande comment il fait pour rester aussi calme en sa présence. Lui qui a facilement le sang chaud. Peut-être qu'il est trop fatigué pour se battre, encore et encore. Peut-être qu'il veut juste passer à autre chose, et que ça commence par là, par calmer ses ardeurs. Peut-être aussi qu'il ne veut pas que l'histoire s'ébruite, que tout le monde soit au courant. Il en a assez souffert comme ça pour subir les brimades des autres, être l'objet de regards de travers et de murmures moqueurs. Son boulot, c'est bien la seule chose qui l'aide encore à garder le cap. Il n'a pas besoin que cela aussi lui échappe. Pourtant, comme dans toutes les institutions du genre, l'ambiance à beau être bonne enfant, rien n'empêche les gars d'être cruels entre eux. Sam l'a remarqué plus d'une fois. Il aimerait juste ne pas être l'objet de leur nouvelle lubie. En attendant, ceux qui étaient à cette table se relèvent et s'éloignent, laissant Whitelaw et Costello seuls. Sam n'est pas convaincu que ce soit la meilleure solution, paradoxalement. Du moins, Clark a intérêt à faire attention à ce qu'il a à dire. Ce n'était pas prémédité. Ça, c'est bien la grande question. L'italien ne sait plus s'il peut le croire ou pas. Il serait tenté de dire que tout ce que l'autre peut sortir n'est que mensonge. Mais ce serait trop extrême, pas vrai ? Il le fixe. L'écoute. En effet, il a déjà son idée sur la question. Et le pire, c'est qu'il n'a pas envie de le croire, ni même de faire d'efforts. On peut dire ce qu'on veut, mais Sam sait être de mauvaise foi aussi. Il sait être insupportable quand il s'y met. Une fois de plus, c'est peut-être juste par provocation. Ou qu'il n'a tout bonnement pas envie de faire plaisir à Clark. « Bien sûr. Et tout cela n'était qu'un tas de coïncidences, pas vrai ? Juste un gros malentendu. » Il est ironique, ça se sent. Il n'a même pas besoin de forcer, ça lui vient tout seul. « Étrangement, j'ai beaucoup de point commun avec la Lucy ; j'étais aussi fiancé, j'avais aussi un berger australien qui s'appellait Durden, et oh, étrange, je vivais aussi à 624 West-Side. Que de foutues coïncidences, pas vrai Clark ? » Mais peut-être que Clark n'était pas au courant pour tout cela, aussi. Peut-être qu'il n'avait tout bonnement pas fait le rapprochement. Peut-être qu'il dit vrai, que ce n'était pas prémédité. Mais Costello s'entête dans l'idée opposée. La version où son collègue se tape sa fiancée en pleine conscience de la réalité. « Tu pourrais au moins dire la vérité, tu penses pas ? » Il se penche un sur la table. Pose ses grands yeux plus sur lui, l'expression neutre. Voilà longtemps qu'il n'a plus envie de sourire, encore moins quand il parle avec le type qui a bousillé la seule chose bien qu'il avait pu construire. « T'inquiètes pas, quoi que tu dises, tu peux la garder ta Lucy. J'en ai plus rien à faire. » Est-ce qu'il le pense réellement ? Évidemment que non. Oui, il pense toujours à Lucy. Non, il ne peut pas l'oublier comme ça. Mais c'est l'énervement qui le fait parler. L'envie de partir au quart de tour, sans trop comprendre pourquoi.

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MessageSujet: Re: running up that hill. (clark)   Mar 21 Juil - 18:40

Clark essayait de rester discret il n'avait aucune envie que les autres soient au courant de leurs histoires. Chacun se mêlerait de l'histoire et cela tournerait mal. Ils ne seraient plus intéressé par le travail, mais par le fait que Clark a couché avec la fiancée de Sam. Il savait qu'il avait le mauvais rôle et il n'en avait pas envie. Tout lui semblait si compliqué, mais personne ne comprenait. Clark détestait cette situation. Depuis son arrivé Sam était la première personne de laquelle il s'était senti proche sans faire d'effort. Ils avaient noué un début d'amitié et il avait l'impression d'être peut-être de nouveau chez lui ici. Maintenant tout était détruit par une erreur avec de lourdes conséquences. S'il avait pu revenir en arrière il l'aurait fait. Jamais il ne s'était douté que Lucy était sa Lucy. Sam lui démontrait par a + b qu'il était aveugle pour ne pas faire le rapprochement. Il se sentait vraiment stupide en écoutant tout cela. Comment dire à Sam qu'il n'avait pas vraiment vérifier les antécédents de Lucy avant de coucher avec elle ? Ils avaient eu cette terrible attraction qui les empêchait de se tenir éloigner l'un de l'autre.  Il ne pouvait pas lui dire l'entière vérité, mais il pouvait au moins essayer de faire appel au bon sens de Sam pour qu'il revienne à la réalité. « Les éléments sont contre moi, mais je croyais que tu me connaissais mieux que ça. » Lui répondit Clark. « Tu penses vraiment que j'aurais couché avec elle si j'avais su ? » Lui demanda le jeune homme. Si ça avait été sa femme il n'aurait sans doute pas été lucide non plus, mais il voulait croire que Sam avait une plus haute estime de lui. « J'ai encore des principes. » Lui dit Clark. Il n'en avait plus beaucoup depuis son divorce. Il s'était égaré à de nombreuses fois et ce n'était sans doute pas la première femme en couple avec laquelle il avait couché, mais d'habitude il ne connaissait pas l'homme. Il pensait qu'au nom de leur pseudo amitié Sam saurait qu'il n'aurait pas été assez tordu pour lui faire une telle chose. Il tenait à Sam à sa façon et cela le blessait. Évidemment il n'allait pas le montrer c'était un homme. Au final il avait perdu son seul ami et la femme à laquelle il tenait. En effet, il tenait à Lucy il s'était imaginé avoir une relation naissante avec la jeune femme. Il n'imaginait pas que son cœur appartenait à un autre. Il n'avait aucun espoir de relation avec elle sachant comment les choses ont commencé et cela le touchait. Il n'allait évidemment pas le montrer à Sam puisque la situation est si paradoxale. Pendant ce temps Sam essayait de se convaincre lui-même qu'il se fichait bien de Lucy, mais c'était faux. Cela se voyait qu'il souffrait et Clark se sentait coupable, réellement. C'était nouveau pour lui d'ailleurs. Il cultivait son je m'enfoutisme depuis si longtemps qu'il avait cessé de tenir aux autres. Il pensait que c'était superflu et pourtant il avait noué une amitié naissance avec Sam. Il ne pouvait s'empêcher de s'en vouloir. Il ne pourrait rien dire ou faire qui l'aiderait à se sentir mieux. Il avait l'impression que tout ce qu'il touchait il le gâchait. Parfois il songeait à s'enfuir à nouveau, recommencer sa vie autre part, mais il n'en avait plus le courage. « Rien que le fait de dire ça prouve que vous n'en avez pas fini tous les deux. » Lui rappela Clark. Il voyait toujours Lucy comme celle de Sam alors même si cela lui faisait mal il aurait préféré qu'ils se remettent ensemble. Il ne voulait pas être le responsable d'une séparation, il ne voulait pas de ce fardeau. « Tu ne devrais pas laisser cette erreur tout gâcher entre vous. La vie est trop courte crois-moi je le sais .. » Rajouta le jeune homme. Il savait qu'il était à la mauvaise place pour donner des leçons, mais il le disait quand même. Sam savait cependant que Clark avait été marié et que ça c'était mal terminé. Cela suffisait peut-être à lui donner du crédit. Il n'aurait pas fichu son mariage en l'air pour une histoire de fesses. Si seulement ça avait été aussi simple entre eux, mais ce n'était pas le cas.
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MessageSujet: Re: running up that hill. (clark)   Lun 27 Juil - 14:34

Les éléments sont contre lui, en effet. Oui, il pensait mieux le connaître, autrefois. Aujourd'hui, il n'est plus sûr de rien. Aujourd'hui, il a surtout l'impression d'avoir avalé un gros mensonge. D'avoir retenu une simple image, quelque chose de purement factice. Une facette sûrement trop belle pour être vraie de Clark Whitelaw. Dans le fond, il ne l'a peut-être jamais réellement connu. Certaines personnes cachent bien leur jeu. Clark n'a peut-être toujours été qu'un comédien hors pair. Est-ce qu'il pensait qu'il aurait quand même couché avec, s'il avait su ? Il ne savait pas. Il ne savait plus rien désormais. Il hausse un peu les épaules. L'observe, placide. « Qui sait. Peut-être qu'au fond, je ne te connais pas du tout. Peut-être que je me suis juste fait des idées, et que c'est la grande désillusion. Ce ne serait pas la première fois. » Parce que Sam, même s'il n'accorde pas facilement sa confiance, il lui arrive de se tromper. Comme tout le monde. Il est juste humain, et une erreur de jugement est si vite arrivée. « Mais tu sais Clark, Lucy aussi, elle en avait des principes. Ça ne l'a pas empêchée de me tromper. » Il serre un peu les dents. C'est une vérité toujours dure à admettre. Parce qu'il se sent si stupide. Il se remet tellement en question, dès qu'il a le malheur d'y penser. Il sait que c'est de sa faute, en partie du moins. Il sait qu'il aurait dû être plus présent pour elle, pour leur couple. Et d'y repenser, ça le tue. Mais d'un côté, aurait-ce été plus sain, de passer sa vie avec quelqu'un qui était capable de lui faire autant de mal ? Il ne sait pas. Mais la question ne se pose plus vraiment, de toute façon. Ce qui ne l'empêche pas de balancer à Clark qu'il n'en a plus rien à faire. Qu'il peut la garder, la Lucy. Il n'en a plus rien à faire. Ça sonne comme un gros mensonge. Bien sûr, qu'il en a encore quelque chose à faire. Bien sûr, que ça fait encore mal. Ça fait un mois que c'est arrivé, et la plaie, elle est toujours là sur son cœur, béante. Passer à autre chose, ce n'est pas si simple. Parce que Lucy, ce n'était pas juste une amourette d'université, une fille comme ça, une relation courte. Lucy, c'était le long terme, la personne avec laquelle il voulait se poser, celle avec laquelle il avait fait des plans. Ils avaient des plans. S'installer ensemble. Se marier. Avoir des enfants. Vivre la vie qu'ils s'étaient promise, tout simplement. Ses doigts se resserrent autour de sa tasse, alors qu'il écoute toujours Clark. Lequel lui fait comprendre qu'il ne devrait pas laisser ça empoisonner leur relation. Mais c'est trop tard, le mal est fait, et aussi triste que cela soit, Costello est rancunier. On lui fait du mal une fois, pas deux, il n'est pas masochiste non plus, et peu importe combien il peut aimer Lucy encore aujourd'hui, il sait qu'il ne la verra plus jamais de la même manière. « Je t'arrête tout de suite Clark. T'es plus personne, pour me donner des conseils en ce qui concerne mon couple, ma vie, ou quoi que ce soit me concernant. » Il vide sa tasse. La repose sur la table et se recule un peu plus dans sa chaise, le regard toujours rivé sur l'homme qui lui fait face. Il lui en veut. Il lui en veut toujours tellement. Sam est froid. Il est distant. Comment pourrait-il en être autrement ? Il est brisé de l'intérieur. Il essaye de rassembler les morceaux depuis un mois, et confronter Clark n'aide en rien. « Et que je sache, tu n'es pas vraiment bien placé pour parler de couple. » C'est un coup bas. Costello en a conscience. Jouer la carte du peu qu'il sait sur Clark. De ce mariage qui s'était mal terminé. Il regarde sa tasse à nouveau. Puis Clark. Et au bout de brefs instants de silence, il reprend enfin la parole. « Ce n'est pas parce que tu as détruit ton mariage que tu dois t'en prendre à ceux qui auraient pu réussir. » Il est acide dans ses propos. Peut-être que c'est de la provocation. Il ne sait plus. Mais son regard ne quitte plus le pilote d'hélicoptère. Et le pire, c'est que pas un instant, il ne regrette ses mots.

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MessageSujet: Re: running up that hill. (clark)   Jeu 20 Aoû - 12:46

Clark savait qu’il ne pourrait rien dire pour arranger la situation. Il commençait à se dire que même avec le temps Sam n’arriverait pas à revenir à la raison et passer à autre chose. Il penserait toujours que Clark est le responsable de l’échec de son couple et que c’est un homme malhonnête. Clark est déçu parce qu’il tenait à son amitié avec Sam, mais il n’y pouvait rien. Sam devait se raccrocher à sa colère pour avancer. Il serait difficile de lui faire entendre raison et de lui prouver que tout ceci est une coïncidence malheureuse. Clark n’aurait jamais au grand jamais couché avec Lucy s’il avait fait le rapprochement, mais les éléments jouaient en sa défaveur. Il devait renoncer une fois pour toute à son amitié avec Sam et c’était difficile. Il ne donnait pas facilement sa confiance à quelqu’un et lâcher prise n’était pas non plus évident pour lui. Sam de son côté avait l’impression de ne pas connaitre réellement Clark. Celui qu’il pensait comme son ami avait couché avec sa fiancée alors il ne pouvait pas lui en vouloir. Il était déçu et sûrement très anéantie par la perte de sa fiancée, mais aussi de son ami. Il avait besoin d’un coupable idéal et Clark remplissait ce rôle. Il était donc prêt à le laisser le détester si cela pouvait l’aider à se sentir mieux. « Je ne peux pas t’en vouloir de penser ainsi. » Lui fit remarquer le beau blond. Il comprenait sa réaction et il allait devoir l’accepter. La vie ne se déroule bien souvent pas comme on l’espère. Sam lui interdisait de lui donner le moindre conseil. Apparemment désormais il n’était plus rien pour lui mise à part l’homme qui s’est envoyé en l’air avec sa fiancée. C’était de bonne guerre, mais Clark ne croyait pas une seconde qu’il avait cessé d’aimer Lucy. Il était en colère, blessé, vexé même et il essayait de se convaincre qu’elle n’avait plus sa place dans sa vie. La vérité était qu’il l’aimait encore sûrement énormément et que cela le tuait après ce qu’elle avait fait. Sam semblait réellement incapable de pardonner à Lucy et il allait gâcher complètement leur relation en refusant d’aller de l’avant. « Si tu veux gâcher ta vie c’est ton problème. » Lui répondit Clark. Il commençait à en avoir assez de l’attitude de Sam. Il se comportait comme une victime. Comme s’il avait été parfait durant toute sa vie et surtout durant leur relation. Clark était bien placé pour savoir qu’il y avait dû avoir un couac bien avant son arrivé dans la vie de Lucy. Ce que venait de dire Sam était très bas. Il retournait les confidences de Clark contre lui puisque cela l’arrangeait maintenant. Sam était tellement en colère contre le monde entier qu’il rejetait la faute sur Clark. Si cela l’aidait à se sentir mieux alors il n’allait pas répondre. Selon lui Clark avait voulu ficher son mariage en l’air comme le sien avait échoué. Sam ne semblait pas se remettre en question une seule seconde. Il ne pensait pas qu’il avait pu faire quelque chose pour pousser Lucy à la faute. C’est bien connu qu’un couple heureux ne connait pas les problèmes d’infidélité. Clark est sûrement la goutte qui a fait déborder le vase. Si Lucy avait vraiment été heureuse elle n’aurait pas été se jeter dans ses bras. Evidemment Sam n’allait pas se l’avouer c’était bien plus facile de penser que Clark est le roi des salauds. Il allait même le laisser penser ainsi. « Tu sais quoi je vais passer outre tes propos puisque tu es un homme en colère. » Lâcha Clark. Il aurait très bien pu lui dire que son couple était déjà voué à l’échec et que si ça n’aurait pas été lui ça aurait pu en être un autre, mais il savait que cela ne ferait qu’aggraver la situation. Sam n’était pas d’humeur à être lucide. C’était rare pour Clark de laisser passer un commentaire sur son mariage, mais il se sentait coupable alors il mettait de l’eau dans son vin.
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MessageSujet: Re: running up that hill. (clark)   Dim 6 Sep - 12:35

Sam ne se cherche pas d'excuses. Il ne cherche pas à justifier sa colère ou sa méchanceté. C'est déjà tout tracer d'après lui. Clark doit s'en douter, non, les choses ne se passeront pas bien. Non, les choses ne seront plus jamais les mêmes. Et même si un jour, Costello décidait de repartir sur les bonnes bases avec l'autre blond, les choses ne seraient plus pareilles. Jamais plus, il ne pourrait le voir de la même manière. Jamais plus, il ne pourrait faire partie de son équipe, rien que pour une histoire de confiance, mais aussi de volonté. Maintenant, Clark Whitelaw ne serait plus son ami, son collègue du boulot. Clark, ce serait le type qui lui avait pris sa fiancé. Sam l'observe. Il cherche quelque chose, de la colère, l'impulsivité, quelque chose. Mais rien. Clark semble terriblement calme, et ça, ça énerve le blond, paradoxalement. De voir que l'autre peut rester aussi calme, comme s'ils ne faisaient que débattre autour d'un sujet comme la mécanique ou le sport. Ils parlent quand même d'un événement qui a renversé la vie de Costello. Et l'autre n'a aucune réaction particulière. Pas que Sam veuille se battre. Peut-être qu'il en aurait besoin, il ne sait pas, il n'est plus sûr de rien. Mais ça l'agace, de voir que ça ne fait – en surface – ni chaud ni froid à Clark. Si tu veux gâcher ta vie, c'est ton problème. Il secoue la tête. Il n'en revient pas qu'il lui dise ça. Peut-être qu'il gâche réellement sa vie. Peut-être qu'il ne s'en rend pas encore compte et qu'il s'en mordra les doigts plus tard. Mais si c'était destiné à se passer ainsi ? Si c'était un événement, pas si aléatoire que ça pour lui faire ouvrir les yeux, lui faire comprendre que non, lui et Lucy, ce n'était pas censé durer jusqu'au bout de leur vie. Il ne peut pas enlever à Clark qu'il a raison sur un point. Lucy a été voir ailleurs pour une raison. Parce que quelque chose s'était brisé, quelque chose n'allait déjà plus entre les deux ex-fiancés. Malgré les efforts, les belles paroles, les tentatives de rattraper la catastrophe. Peut-être que depuis le premier regard, le premier baiser, la première fois, c'était déjà écrit, que ça n'allait pas durer. Qu'ils allaient droit dans le mur. Et ils ne le savaient pas encore, alors ils avaient fait des efforts vains, des sacrifices tout aussi inutiles. Mais quelque part, Sam ne peut pas dire qu'il regrette. Les souvenirs, ils sont bien là. Et des beaux jours, des belles heures, les heures de gloire, il y en a eu, avant la chute. Bref. Il se comporte comme un connard. Il en a bien conscience, ou presque. Ses mots, ils sont affreux. Personne ne mérite ça. Clark non plus, quelque part. Mais une fois de plus, ce dernier ne réagit pas tant en apparence. Il se contente de lui dire qu'il est en colère. Et bon sang, oui, il l'est. « En colère ? Tu ne crois pas que j'ai raison d'être en colère Clark ? Tu réagirais comment à ma place ? » Il secoue la tête. Il sait qu'il devrait se calmer. Redescendre en pression. Que ça ne sert à rien de chercher l'affrontement. Et pourtant, tout dans son attitude montre le contraire. « Non, tu l'aurais bien pris que je me fasse ta femme, pas vrai ? » Il est cru. Mauvais. C'est rien de bon, en tout cas. Il s'en voudra plus tard de ses propos, Sam, il est naturellement trop respectueux de la famille pour ça. « Mais bien sûr que oui, puisque Clark Whitelaw ne s'énerve jamais n'est-ce pas ? Tu sais, on va changer d'équipe, tu m'oublies, j'en fais autant et la vie reprend son cours. » Ses grands yeux bleus sont toujours fixés sur Clark. Il y a toujours de la colère au fond. Mais il ne veut plus y penser. Il veut juste passer à autre chose, et oublier qu'il aime encore la brune.

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