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 silent spaces w/ Liv

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MessageSujet: silent spaces w/ Liv   Jeu 18 Juin - 11:04


{ LIV & MAYSON }

“ Life is not just a constant struggle against circumstances, but rather against ourselves. ”


Son téléphone portable n'arrête pas de sonner. Premier appel reçu  à trois heures du matin. Faust à l'autre bout du fil. Un appel auquel il n'a pas répondu. Second appel, quelques minutes plus tard, sa mère. Puis, d'autres appels : il les filtre tous, depuis. Mauvaise passe dans sa vie, pas vraiment envie d'être en contact avec qui que ce soit. Ni sa famille, ni ses amis. Il finit par décrocher, sur les coups de huit heures, décidant de comprendre cette déferlante. Encore une occasion ratée. Il se passe la main dans les cheveux, il tire une gueule débraillée, sa géographie faciale exprime la fatigue d'une nuit plus qu'agitée. « Mayson ».Y'a cette voix, à l'autre bout du fil. Sa voix. Il l'a pas entendu depuis deux semaines, il a refusé jusque là de l'entendre. Parce qu'à elle seule cette foutue voix a le don d'invoquer tous les souvenirs confus, tous les sentiments endommagés. Mayson, il soupire. Plus tôt, il a arraché le câble téléphonique, s'assurant un calme approximatif. C'était sans compter son téléphone cellulaire qui était allumé. « Pas maintenant, Faust » - il souffle, songeant à son absence criarde, il jette un coup d'oeil à sa place vide, côté gauche, sur le lit, près de la fenêtre. Les minutes suspendent leur envol – il est désormais envoyé au pays des souvenances amères. Il y est, matérialisé. Il entend les paroles de sa femme, leurs chicanes. Il la voit avec précision bouger ses lèvres et réclamer la place gauche, il se voit clairement abdiquer après quelques échanges animés, claquer un baiser sur ses lèvres et apprécier la vue du sourire qu'elle lui fait. Puis, sa voix, le ramène à l'instant présent. Et  là, c'est comme l'éveil de la colère enfouie. Bon titre pour l'adaptation cinématographique de sa vie. « Mayson, j'ai cru que t'étais mort et que ta mère... » - de quoi elle parle ?
Il se le demande tandis qu'il vérifie l'heure. « Comme tu peux l'entendre, j'vais bien ». Il raccroche. Il va bien. Il va supposément, bien. Il prétend tout un tas de choses. Qu'il s'en fout, par exemple. Que la vie poursuit son chemin sans jeter de regard en arrière. Parce que : à quoi bon. Les « à quoi bon » sont flanqués de « ça sert à rien ». Puis parfois, l'espoir s'fraye un chemin avant de se prendre une taulée et faire demi tour. Puis, c'est quoi cette histoire de mort ? S'il l'était, il serait sûrement le premier à le savoir. Il se laisse tomber sur lit, éteint son téléphone. S'il compte dormir, le marchand de sable a d'jà fini son tour et le salue poliment du majeur. Il essuie, Mayson, le manque de professionnalisme du marchand. Compte les moutons, des fois que. Se rend à l'évidence aux alentours de neuf heures que. C'est mort. Il se contente de regarder l'écran irrémédiablement noir de son téléviseur pendant un nombre indéfini de minutes en sirotant un café froid. Il se dit : le café aurait été chaud si Faust avait été là, il n'y aurait pas eu tout ce silence pour m'envelopper, la couche de poussière sur l'écran  , pas là. Il pense surtout que c'est de sa faute à elle, indubitablement. Que ça le sera, toujours. Il finit pas son café, recrache même la dernière gorgée. Il s'habille et sort. La voisine d'en face le salue en ouvrant de grands yeux stupéfaits. Il rallume son téléphone portable qu'il glisse dans sa poche.
Il vibre (encore) – il a arrêté de compter au bout de la vingt-huitième vibration, autant de messages laissés (qu'il n'écoutera pas, ne lira pas). Il ère sans but ( merveilleux jour de congé assommant). Il profite du climat. Ensoleillé, sans touffeur. Puis, au coin d'une rue particulièrement bondée, il tombe sur elle. Pas elle,Faust. Mais, elle, Liv. Un autre souvenir l'aborde. Un souvenir qui le prend à la gorge, l'enserre, Utah suffoque. Ce sont tous les mots qu'il n'a pas pas osé, pu ou envisagé – dire. Autant de mots qui lui grignotent à cet instant les cordes vocales. Il pense qu'elle est là. Qu'il est là, qu'ils sont là et que cette circonstance fortuite encourage. Encourage quoi ? Bonne question. Il serre les poings, l'occasion est rêvée. Alors, il se lance, se jette du précipice et veut même pas savoir si un filet l'attend en bas.« Riggins, ça faisait longtemps ». Il aurait voulu meilleure entrée en la matière. Par exemple, la version polie : bonjour, je suis vraiment content de te revoir. (Une version un brin hypocrite). Ou bien la version puant la bile : j'te déteste de m'avoir fait ce coup. Mais, la vérité veut qu'il se déteste plus qu'autre chose.


Dernière édition par Mayson Utah le Mar 23 Juin - 17:36, édité 1 fois
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NOT A GIRL, A STORM WITH SKIN

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{ CONCRETE WALL }
ADRESSE: north district.
Luck's karma:
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MessageSujet: Re: silent spaces w/ Liv   Ven 19 Juin - 21:30



And we all know how to fake it baby
And all we know is gone
We must be killers

@mikkyekko

Le retour chez ces parents, ou dans ce cas-ci, chez son oncle, n'est pas une transition facile à faire. Quand on a son chez-soi on s'habitue à une certaine manière de vivre, de faire. On s'habitue à une nouvelle forme de liberté. Bien que son oncle n'ait jamais été du genre intrusif ou très sévère, loin de là, mais tout de même, des changements sont évidents. Il n'est plus question de vie seule, bien qu'elle partage une pièce principale avec son cousin. La vie en appartement, seul, peut faire peur mais Liv s'y est faite. Elle a su apprécier les bons côtés au fil du temps, quant aux mauvais côtés, elle tâche de ne pas y penser. La solitude lui fait un peu peur parfois. Mais elle tâche de le nier. Parce que ça serait se montre si faible, si désespérée. Et que tant qu'elle n'est pas prête à vivre avec elle-même, comment ferait-elle pour vivre avec quelque d'autre. Elle est toujours partie de ce principe. D'ailleurs, elle y est arrivée, a à vivre avec elle-même, à se supporter. Certes, sa maladresse lui met encore les nerfs, mais malheureusement, elle ne peut rien y faire. Ce n'est pas comme si c'était une maladie reconnue. Juste une condition. Une condition qu'elle a finit par embrasser. Les bleus c'est le nouveau chic, les verres cassés, une excuse pour en racheter d'autres, etc. En parlant de casse, doit-on fait les comptes de ce qu'elle a cassé depuis qu'elle est retournée vivre chez son oncle ? Ou doit-on s'en passer ? La deuxième option semble préférable. Il y est lui aussi habitué. Dans le fond, il est possible que ça lui est même manqué. Liv ramène un peu plus de vie au sein de cette maison. Sa chambre n'a pas changé. Toujours fidèle à l'adolescence qu'elle était. Deux planches de surf, des tableaux de vagues, des photos, Milo se trouve par là lui aussi. Milo est imprégné dans cette pièce. Comme beaucoup d'autres souvenirs. Beaucoup trop d'autres. Mais cela se veut rassurant, en quelque sorte. Les souvenirs sont dangereux, mais nécessaires et fort heureusement. C'est avec qu'eux qu'on apprend, qu'on évolue, qu'on trouve sa voix, parfois. Comment sommes-nous censé savoir si on apprécie quelque chose sans l'avoir expérimenté, sans l'avoir déjà vécu au préalable ? Sans eux nous n'en saurions pas là aujourd'hui. Nous leur devons tout, ou pratiquement tout.
« Riggins, ça faisait longtemps » Sans ces souvenirs, elle n'aurait pas reconnu la voix qui l'interpelle. Est-ce que cela aurait été préférable ? Elle émet quelques doutes. Quoi qu'il ce soit passé, ceci remonte maintenant à bien longtemps, comme il l'a si bien dit. Il lui paraît soudainement plus grand. Il est si propre sur lui, si, différent. Son regard se veut insistant. Trop pour qu'une élocution de sa part soit requise pour briser ce moment étrange.  « Mayson. » Elle aurait pu se servir d'un ton interrogateur mais ils ont dépassé ce stade depuis des années. Les faux airs, fausses manières, très peu pour eux. Right ? « Un moment en effet.. » Elle ne sait pas vraiment quoi ajouter de plus. Elle n'est pas certaine de vouloir en savoir plus non plus. Pas certaine de vouloir être là. Pas certaine d'être prête pour cela. Pourtant, elle l'est. Ou elle pensait l'être. Mais un souvenir lui revient en plein visage et c'est comme si, brusquement elle avait envie de vomir. Pas réellement puisqu'elle n'a pas la nausée. C'est une image, l'image d'une femme soudainement écoeurée par sa propre personne ou plutôt par une partie de son passé qu'elle aimerait oublier, enterrer. Alors, qu'après tout, elle l'a déjà fait, elle l'a même traîné jusqu'à la tombe, volontairement. Avec son aide. Mayson, complice d'une initiative qu'ils auront à vie sur la conscience.

_________________

EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.
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