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 lean on me. (tukkas)

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MessageSujet: lean on me. (tukkas)   Lun 15 Juin - 12:02


   
you better lean on me
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build a bridge and then... get over it !

   
Ce n'est pas ton truc, les hommages et les veillées funèbres. Tu fuis les enterrements comme la peste, et pour cause ; tu en as trop fait. Mais parfois, la vie t'impose des exceptions que même toi... tu ne peux refuser. Ce jour-là, c'était ton exception, tout du moins, la sienne. Mais tu ressentais comme l'étrange nécessité d'y faire acte de présence et surtout, de lui apporter tout le soutien dont il pourrait avoir besoin. T'étais pourtant pas dupe, il serait accompagné de sa donzelle et ne t'adresserait certainement pas la parole. Tu t'en moquais bien, c'était avant tout pour toi que tu le faisais. T'avais besoin de le voir, de lui adresser un simple sourire pour lui faire comprendre que, malgré les circonstances, tu étais là pour lui comme tu l'avais si souvent été. Il devait comprendre, et accepter, le fait que tu n'étais pas qu'une simple paire de lèvres sur lesquelles il pouvait se reposer lorsque ses pulsions venaient brûler au fond de son fût. Non, t'étais pas qu'une paire de fesses, une jolie gueule et un physique dont on pouvait profiter sans avoir à supporter ce qui venait de paire. T'étais plus que ça... qui essaies-tu de convaincre ?

T'avais pris ton courage à deux mains, enfilé ton plus beau smoking et t'avais pris la route. La caserne avait subit une perte et, ce décès, c'était toute la ville qui en était affectée. Les sapeurs pompiers étaient des hommes sur lesquels Auckland se reposait, et toute la population serait de la partie. Toi, comme les autres, viendriez uniquement pour rendre hommage à un homme que vous n'aviez peut-être pas connu mais qui avait oeuvré dans l'ombre pour faire de votre ville un lieu paisible dans lequel évoluer. Toute sérénité mise à part, tu te sentais l'obligation d'assister à l'hommage que la caserne rendait à ce valeureux pompier qui, à sa manière, avait encouragé les hommes comme toi à retrouver leur voie.

Dépassé le stade de l'argumentation, t'avais trouvé la force de te pointer. Tu as la démarche hésitante lorsque tu pénètres dans la caserne mais tu gardes la tête haute. T'es sobre, et pourtant, parfois, tu sens l'envie qui te brûle la gorge comme une épée suspendue sur ta tête prête à tomber à n'importe quel moment. L'atmosphère lourde et pesante post-décès te grimpe au bide et te serre l'estomac. Tu détestes te sentir vulnérable mais tu ne peux pas faire autrement. Quelqu'un est mort... et si tu ne crains pas la mort, tu ne peux faire comme si elle ne t'effrayait jamais. Tu serres ta cravate et tu déglutis alors que tu te fais une place dans l'assistance. Les beaux discours peuvent pleuvoir, tu ne te préoccupes que de lui... d'ailleurs, il te faut très peu de temps pour le retrouver, pour le voir. Il se tient, pas très loin, droit, près de ses collègues. Tu sais qu'il remarque ta présence car il pivote légèrement le visage vers toi lorsque tu t'installes. Tu ne bronches pas, tu restes stoïque mais tes yeux ne le quittent pas une seule seconde de tout le service. L'hommage finit, on invite les gens à se réunir près d'un buffet mis en place pour l'occasion. C'est le moment pour les habitants d'Auckland de partager des souvenirs (véridiques ou fictifs) qu'ils ont avec la victime. Toi, tu n'as personne avec qui discuter, même si tu arbores un sourire maladroit. Tu restes dans ton coin, dans l'ombre. Tu l'observes en soupirant. Votre situation est ingérable, mais elle te convient, pour l'instant. Tu sais qu'il n'est pas loin, alors tu sens ton ventre se détendre. L'épreuve est presque terminée, et bientôt, tu pourras rentrer te reposer. Tu déclines toutes les invitations à boire qu'on te propose et tu restes concentrer. Ne pas céder, ton leitmotiv. Tu n'es pas ici pour boire, tu es ici pour lui apporter ton soutien. Même si... même s'il n'en a pas besoin !

   
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MessageSujet: Re: lean on me. (tukkas)   Mar 16 Juin - 22:29

Lean on Me
Lukkas/Ted

Il se délecte des métaphores et des figures qui le font apparaître comme l'analogie même de la vie et répète à l'envi qu'apparu le premier le cœur serait aussi le dernier à disparaître. ✻✻✻ « Il est mort. » Tu te rappelleras toujours de ce moment où présent dans la salle de repos, ta seule problématique de vie dans ces derniers instants était de jouer tes cartes ou non. Tu ne réalises pas tout de suite. Les propos de ton collègue ont atteint une partie de ton cerveau qui ne désire avancer vers la prochaine étape. Un long silence s'ensuit avant qu'étonnamment une voix se proclame. S'élève. Ce qui se révèle le plus étrange c'est que c'est la tienne. « Qu'est-ce que tu racontes ? Zach peut... » Tu sens alors une main se poser sur ton épaule, un bref coup d'oeil suffit pour que tu comprennes finalement que tu te retrouves devant une vérité que tu ne peux accepter. « Non... putain non ! » Tu sens cette main essayer de te retenir, mais tu t'en détaches si facilement dû à ta colère qui ne fait qu'augmenter, envahir ton esprit. Tu renverses la table, tente de sortir de la pièce. Tu n'arrive pas à percevoir ce qui t'en empêche, tu n'entends que des bribes, des cris. La caserne a perdu un membre de sa famille. Tu as perdu un ami, un frère.

Tu es dans la cuisine. Tu te prépares un café. Tu n'avais pas envie de te réveiller aujourd'hui. Pas parce que tu n'avais pas envie de travailler... étrangement tu n'as qu'une envie qu'un feu se déclare, cela peut paraître totalement fou, mais si cela arrivait cela t'amènerait à ne plus penser tu agirais tout simplement. Tes émotions se placeront elles-mêmes au second-plan pour ton plus grand bien, ton plus grand plaisir. Tu fixes ton élixir d'énergie couler dans ta tasse. Le regard dans le vague, les pensées ailleurs tu ne remarque pas l'arrivée de ta petite-amie derrière ton dos et lorsqu'elle enroule ses bras autour de ta taille tu as ce réflexe de t'en dégager. Tu te retournes et lui fait face. Tu vois à son visage que tu l'as blessé. Tu soupires. « Je suis... » « Non c'est bon je... je peux comprendre ! » Elle se renferme dans sa coquille. « Em's... Il faut juste du temps, dans quelques jours ça ira mieux ! Promis ! » dis-tu en la rattrapant. « Zach était un très bon ami alors... je sais ce que tu ressens, même si cela doit être décuplé pour toi parce que c'était aussi ton collègue et que tu aurais pu être à sa place et je n'arrive pas de m'empêcher d'imaginer, même si je ne le désire pas... toi à sa place et je panique et que tu me repousses là maintenant je... » « Woh.. non s'il te plaît Em's ! On va bien, j'ai juste... On va bien ! » dis-tu en la prenant dans tes bras. « Je sais que ton métier est risqué, mais le décès de Zach me l'a comment dire... assuré.  Désolée ! » « Tu n'as en aucun besoin de t'excuser je peux comprendre. Mais je vais faire attention ! » Tu te sens débile de dire ça. Tu as l'impression d'insulter la mémoire de ton ami. Lui aussi à fait attention, toute sa vie il a suivi le protocole et ne manquait pas de te sermonner lorsque tu dépassais les lignes. Jouer les héros ! Pourtant te voilà toujours là en train de rassurer ta petite-amie et lui... lui a l'honneur d'avoir une soirée en hommage à son nom.

Malheureusement pour toi la journée a été tranquille. Aucune alerte. Pas de feu de forêt, ni de petites flammes. Non rien aucune braise pour te faire penser à autre chose. De plus l'ambiance à la caserne est morose, évidemment tu te dis. Personne ne parle. Chacun a besoin du soutien de l'autre. Les regards suffisent, ils n'ont pas besoin de plus. Du moins jusqu'à ce que la soirée se rapproche. Quelques-uns s'affairent à la préparation de la soirée. Dispose le buffet. D'autres se retrouvent dans l'une des salles de repos. Tu en fais partie. Vous vous mettez à discuter. Des petits rires se font entendre. Te souvenir de ton collègue te fais mal, mais en même temps te fais réfléchir sur la vie, sur ton futur et sur les choix que tu vas devoir prendre. Vous perdez la notion du temps, jusqu'à ce que le chef des casernes vous rappelles à l'ordre. Il est temps de s'apprêter. Temps de regagner son sérieux. Tu te relèves alors à la va-vite. Passe faire un petit tour à la douche, puis aux vestiaires. Tu entends au loin l'arrivée des premiers invités. Quelques temps plus tard la caserne est envahis de personnes rendant hommage à Zach. Un sourire s'esquisse alors sur ton visage. L'un de tes collègues le remarque et te rends un sourire. Le soutien. Tu ne peux t'empêcher de penser à Zach à ce moment-là. Il serait content. Le chef des casernes vous demande de vous tenir en ligne, la cérémonie va donc débuter. Bien droit, tu t'alignes à côté de tes collègues. Jette un coup d'oeil à l'assistance. Aperçoit Em's épaulant la compagne de Zach. Un sourire, touché, s'esquisse alors sur ton visage. Tu la remercie. Elle te renvoie un bisou. L'émotion est à son comble. Chaque pompier passe un par un pour énoncer, raconter une anecdote. Ton regard se balade, jusqu'à ce que tu l'aperçoives. Tu ne pensais pas qu'il allait venir. Tes sentiments se retrouvent bouleversés. Ton entourage se retrouve brouillé. Il n'y a plus que lui qui reste au clair. Tu essayes de ne rien montrer, croise le regard d'Em's. Tu te retrouve coincé. Littéralement. Lorsqu'on te demande de raconter une anecdote ton esprit est ailleurs, mais tu ne peux fausser compagnie et te mets alors à raconter ta dernière mission. Comment Zach a garder son sang-froid, comment Zach a su prendre la situation en main, comment il t'as sauvé des flammes. S'ensuit un autre témoignage avant que l'on déclare la cérémonie terminée, avant que les personnes ne rejoignent le buffet. Em's vient te rejoindre, mais toi tu ne désires étrangement qu'une chose à ce moment-là te retrouver avec lui. Tu sais que sa venu est un effort de sa part. Tu sais qu'il n'est pas à l'aise dans ce genre d'événement. Tout à l'air normal, pourtant ton cœur se retrouve partagé. Il faut que tu le retrouves. Cette envie te consumes, tu ne penses à rien d'autre, tu sais pourtant au fond de toi que le rejoindre maintenant est dangereux.... Pour toi, pour ta relation avec Em's... mais tu n'arrive pas à t'enlever cette folle idée de ta tête. « Em's je... vais faire un tour en réserve pour voir s'il ne reste pas des boissons... » « D'accord, je vais rester avec Lydie...reviens-vite! » Tu l'embrasses sur le front. Elle te sers la main. Quelques secondes plus tard tu es à sa recherche et lorsque tu l'aperçois enfin... au fond de la pièce.. dans un coin tu te mets à foncer. Lui attrape la main et le force à le suivre. Tu ne lâche pas ta poigne et l'amène dans les vestiaires. Referme la porte derrière vous. « Tu es venu ! » sont les seules paroles que tu arrives à sortir avant de le prendre dans tes bras. Tu ne sais pas ce qui te prends, cet élan de romantisme, cet élan de folie. Toi qui d'habitude reste timide... pudique, tu l'embrasses avec tout l'amour que tu peux lui porter. Quelques instants après tu te recules. T'adosses à la porte. Gêné par cette impulsivité tu dis : « Excuse-moi... je.... je sais ce que ça t'as coûté de venir, du moins je devine et.. merci ! Merci vraiment ! » Te voilà de nouveau protégé par ta carapace ! Tu sais que cette situation n'en ai aucunement plaisante, tu comprendrais que Lukkas veuille partir... mais tu sais aussi que tu ne veux pas le perdre.

✻✻✻
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MessageSujet: Re: lean on me. (tukkas)   Mer 17 Juin - 12:52


   
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L'atmosphère est de plus en plus pesante. Caché, masqué, dans un coin de la caserne, tu continues de l'observer sans rien dire. Tu sais qu'il t'a repéré, tu sais qu'il a compris, tu sais aussi ce dont il a besoin. Parce que tout comme lui, tu ressens la même chose... Alors tu pries, en silence, et tu la fermes. Tu dis rien, tu restes muet et tu refuses tout dialogue. Certaines personnes te regardent d'un oeil inquisiteur mais tu ne t'en préoccupes pas. Du fond de la salle, tu n'a d'yeux que pour lui. Tu sais que cette situation est malsaine, tu sais qu'elle te ronge mais tu ne veux pas t'en défaire. Le sentir, le voir, le toucher... un rien te suffit ! Et si tu es venu aujourd'hui, c'est avant tout par respect pour lui et pour le deuil qu'il traverse. T'as besoin de lui faire comprendre à quel point tu prends votre relation au sérieux et à quel point... il compte pour toi. Mais tu ne t'avances pas, tu restes distant. Il est avec sa copine et jamais tu ne t'immisceras entre eux. Leur couple est exemplaire, à certains détails prêts. Et dieu sait que ça te blesse de penser que ces détails en question se rapportent tous, du moins la plupart, à ta propre personne. Tes envies, tes besoins, tes sentiments. T'es un poids dans sa vie, il en est un dans la tienne. Mais personne n'ose y mettre un terme, personne n'ose se rendre à cette putain d'évidence qui menace ce que vous possédez. Tant qu'il y aura cette femme, il n'y aura jamais de vous qui tienne, ni d'avenir, ni de promesses. De toute façon, tu n'en veux pas, tu n'en as pas besoin. La vie t'a fait comprendre à bien des reprises que le bonheur n'était pas fait pour toi. Chez toi, il sonne toujours faux. Ces rares instants que vous partagez sont tes rares instants de lucidité. Tu ne te réveilleras jamais auprès de lui, tu ne t'endormiras jamais contre lui. Vous restez à une distance raisonnable et si tu ne cesses de le fixer, tu comprends à sa précipitation qu'il cherche une solution pour venir te voir. Tu esquisses un léger sourire, satisfait. Tu refuses un nouveau verre qu'on te tend poliment alors que ton estomac se serre. Deux ans d'abstinence ne servent parfois qu'à masquer tes incertitudes. Tu n'as plus personne aujourd'hui sur qui compter, tu n'as peut-être plus que lui et ces brides de passion qu'il peut t'apporter. Tu en demandes toujours plus sans pour autant oser le formuler. Il a besoin de toi, lui aussi, tu en es quasiment certain... mais ça ne fonctionne pas comme ça, ça n'est pas aussi simple.

Tu croises son regard à nouveau et tu le vois se déplacer jusqu'à toi. Tes mains sont moites lorsqu'il s'approche encore et ton coeur s'emballe. Il t'attrape férocement et t'entraîne loin du monde, loin de tout. Tu le suis sans dire un mot, tu te laisses guider, tu le laisses faire. Dans cette épreuve qu'il traverse, tu lui donnes l'opportunité d'être le seul maître à bord du navire. Tu ne t'imposes pas, tu restes omniprésent, comme une ombre qui le suivrait et le guiderait. Cette place t'indispose, mais tu t'en contentes. Tu n'es pas la femme qui peut le réconforter à coup de baisers et de tendresses, tu n'es que l'homme qui peut lui permettre de relativiser les choses en s'abandonnant complètement à son adultère. Il te tire derrière lui et puis, il s'arrête. Il ne dit qu'une seule phrase avant de plonger dans tes bras et, par habitude, tu l'entoures des tiens. Tu fermes les yeux, étouffant un soupire. Tu te sens mal à l'idée de voir quelqu'un vous surprendre mais tu t'en moques bien... tu n'as plus rien à perdre aujourd'hui. Il reste un instant près de toi et la chaleur de son corps réchauffe le tien, qui tremble. Et puis, il t'embrasse. Curieusement, ce baiser a un goût différent des autres, plus sincère, plus profond. Comme si, brusquement, il prenait conscience de ton importance et qu'il cherchait à te le faire savoir. Tu profites de cette proximité pour répondre à son baiser de la même manière alors que, déjà, il recule légèrement et se confond en excuse. Tu retrouves Ted, celui qui ne laisse rien transparaître et qui se morfond derrière une carapace étanche et incassable. Tu esquisses un sourire, homme fier et orgueilleux. Tu gardes cette image distante pour ne pas avoir à dévoiler ton jeu, tu ne lui cherches aucune excuse. Tu veux juste être là, sans attendre quoi que ce soit en retour. « Ce n'est rien... » tu articules d'une voix neutre et grave. Tu passes une main dans tes cheveux, décidément mal à l'aise. T'aimes pas ce genre d'endroit et le décès de tes parents te remonte à la gorge. Tu gardes cependant l'esprit clair pour te concentrer uniquement sur lui. « Est-ce que.. ça va aller ? » Une question toute bête pour lui, peut-être, mais lourde de sens pour toi... toi qui a traversé deux deuils, deux épreuves similaires. Tu gardes en toi les failles et les cicatrices de ces personnes parties trop tôt. « Je suis... là, si tu as besoin. » Tu poses une main sur son épaule en priant pour qu'il accepte ton contact. « Tu comprends ? »

   
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MessageSujet: Re: lean on me. (tukkas)   Mar 23 Juin - 9:52

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Il se délecte des métaphores et des figures qui le font apparaître comme l'analogie même de la vie et répète à l'envi qu'apparu le premier le cœur serait aussi le dernier à disparaître. ✻✻✻« Tout ça est totalement dément tu sais ! » lâche-tu. Tu sais que ta phrase ne réponds aucunement aux attentes et aux demandes de Lukkas, mais tu as cette drôle d'impression de te perdre dans ton propre jeu tu n'arrive pas à déceler la sortie et cela t'inquiète. « Je suis égoïste. Même en ce jour j'arrive à m'en vouloir ! Je ne devrais pas te faire ça ! Je... » Tu sens la pression monter d'un cran. Il faut que tu te contrôles sinon rien de bon risque d'arriver. Tu fermes alors les yeux, le temps de quelques secondes, le temps de retrouver tes esprits... Tu lui dois bien ça ! Lukkas ne devait être qu'une erreur de parcours, un moment éphémère et pourtant plus tu le vois, plus tu réalises que sa présence est presque obligatoire. Tu n'arrive plus à percevoir un futur sans lui et c'est à ce moment-là que tu te demandes ce qui ne va pas chez toi ! Em's est la femme parfaite, tes parents s'étonne même que tu es rencontré une femme si bien... Ton frère l'approuve à cent pour cent... Ta sœur passe des journées en sa compagnie et cerise sûr le gâteau lui demande même des conseils. Tu aurais pu avoir une vie simple. Mais tu sais dans ton for intérieur que cette situation « peu commune » te ressemble. Tu as toujours cherché le complexe et ton premier amour était un garçon. Cela aurait pu être pour un signe, mais toi tu as essayé de l'éviter, jusqu'à l'arrivée de cet homme. Tu rouvres alors les yeux et plonge ton regard dans le sien. Tu perçois dans le regard de ton amant quelque chose qui ne va pas. Une impression, un ressenti, une intuition jaillit en toi... Cette peine n'est pas en relation avec toi. Tu essayes alors de te remémorer les moments avec lui, vos discussions, pour découvrir la clé de ce mystère. Tu le décèle très vite. Ces parents. Tu te redresses alors. Essaye de mettre ta peine de côté. « Et toi ? Ce que tu as fait aujourd'hui... Venir alors que c'était très risqué ! Je ne sais pas si tu te doutais ou non, mais il était obligé que je vienne te voir ! » Tu as besoin de le lui dire, de le rassurer ! Qu'est-ce que tu essaye de prouver ? D'affirmer ? Peut-être que tu veux lui montrer que tu tiens à lui... Mais tu sais aussi que tu n'as jamais été très doué avec ça. Révéler tes sentiments, tu es un peu gauche et tu t'en excuse à chaque fois que tu te lances car tout paraît brouillon, rien n'a de sens... ou du moins pas vraiment. « Oui... oui je vais bien... ça va aller ne t'inquiète pas !» dis-tu en jetant un bref coup d'oeil sur sa main posé sur ton épaule. « Mais et toi ? L'inverse marche aussi tu sais ! » Tu relance la balle. Tu sais pertinemment pourtant que ce n'est pas ce que Lukkas désire. Lukkas n'aime pas parler de lui, d'autant plus de son passé... Mais aujourd'hui est un jour spécial. C'est un jour où les émotions sont à vifs. Survivre à un décès n'est pas une chose facile, encore moins lorsqu'on connaissait la personne. Cela amène aussi à remonter des vieilles douleurs, des souvenirs qui aurait préféré rester dans l'ombre, enfermé à double tour. La vie est loin d'être simple et Ted le remarque de jour en jour. Est-ce dû à son métier ou bien à ses mensonges... Ted est arrivé à un point où tout se mélange, rien ne s'accorde et pourtant tout s'imbrique ! Si la définition de perdu n'existait pas, Ted en serait définitivement la définition. « Je sais que tu ne veux pas en parler, mais c'est peut-être le moment de parler de toi, de nous, de... » Tu as cette drôle d'impression d'en dire trop , mais à la fois pas assez. Qu'est-ce que tu essaye de faire ? Qu'est-ce que tu désire trouver à travers cette discussion caché qui risque d'être démasquée à tout moment.... Ce n'est vraiment ni l'endroit, ni le moment pour clarifier des sentiments, mettre des mots à des relations comme la votre... Mais tu ne t'en soucies pas, pas maintenant car tout ce qui t'importe à cet instant... c'est lui.

✻✻✻
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