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 (would things be easier if there was a right way?)

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MessageSujet: (would things be easier if there was a right way?)   Sam 13 Juin - 20:04



{ cael & marilhéa }

(would things be easier if there was a right way?)


› cael's work.
non. le mot te brûle encore les lèvres et tu n'as pas cessé d'y penser depuis qu'il t'a laissé. tu as tenté de le garder prêt de toi, pourtant, l'emprisonnant sous tes baisers et l'encerclant de tes bras. tu faisais preuve d'une douceur fascinante avec lui, espérant sincèrement qu'il n'oublie pas que tu n'étais pas de pierre et que s'il te laissait, la bourrasque te ferait sans nul doute vaciller trop fort. mais l'ouragan cael n'a pas attendu. il s'est enfui. tu aurais aimé qu'il ne le fasse pas, mais après tout, il était fidèle à lui-même, égocentrique et lâche. c'était deux défauts que tu avais appris à apprécier chez lui. sa manie à être blessé à la moindre remarque touchant son ego d'or. sa tendance à tourner les talons devant les problèmes. parce que tu étais là, pendant plusieurs mois, pour lui attraper la main et le faire avancer dans la direction qu'il redoutait tant. tu étais celle-là, marilhéa, celle qui le poussait à prendre la bonne décision. et parfois, tu le laissais prendre la mauvaise et tu la prenais avec lui. parce que si tu le rendais meilleur, il te rendait nettement plus humaine et ainsi, tu t'étais persuadée que vous étiez cette combinaison parfaite et égoïste. tu soignais ses imperfections, il détruisait tes perfections et l'équilibre te semblait étrangement irréel. à présent, il n'est plus là et tout ton corps doute. ton esprit semble trembler tant les doutes s'immiscent. c'est comme si tu n'avais jamais été assez. ce assez qui semble s'ajuster à chaque situation pour te mettre sur un fil, les yeux bandés, prête à tomber. ce assez qui t'insupporte. tu l'aimes. et tu doutes qu'il le sache. qu'il t'aime aussi. cael réagit sur un coup de tête, il a pu se rendre compte qu'il était terriblement bien par un beau jour et a couru tête baissée dans une bijouterie. c'est ce que tu aimes chez lui. cette faculté de surprendre cette petite vie parfaite que tu t'imposes à tort. freak control, il est une bourrasque sur ton château de carte et tu adores ça. mais tu sembles avoir fermé la fenêtre et maintenant tu étouffes. la peur de le perdre se mêle à la terreur d'être seule et c'est après avoir mûrement réfléchi que tu te retrouves à son travail.

tu n'as pas sortie la robe de bal et les cheveux lissés. ce serait abuser et cael n'aurait pas aimé. tu as simplement enfilé une jolie robe que tu as acheté quelques jours avant le fameux non, et tu t'es dit que ça irait. parce qu'il faut que ça aille, parce que tu ne peux pas rester dans ton sofa en attendant que le temps passe parce que bon dieu, tu n'as pas eu le cran de dire oui. c'est entièrement ta faute - ou du moins, ta responsabilité - et tu en acceptes les conséquences. mais cela peut être si dur, parfois. une semaine, peut-être deux, les jours te semblent si longs. ils s'enchaînent et ne sont secoués que par quelques incidents mineurs. mais rien comparé à cael. rien comparé aux sorties que tu commençais à faire. rien à cette vie qui commençait à te plaire, imprévisible et légère. non. tu as aujourd'hui ton propre échec, le bien gagnant, la routine infernale qui t'épuise car tu ne peux que retourner tes pensées dans tous les sens. tu entres finalement après avoir respiré un grand coup, lissant encore et encore ta robe sous la nervosité croissante. tu ne sais pas si tu supporteras un rejet de sa part. et d'un autre côté, tu sais que tu ne t'attends pas réellement à autre chose. cael est si, si orgueilleux. dans la pièce sur laquelle tu tombes, que tu connais suffisamment pour y être déjà venue chercher riggins, tes yeux se laissent à détailler le décor toute entier. c'est un retour en arrière éphémère qui te tombe sur les épaules à la manière d'un marteau. puis tu le vois. et tu lui souris. de cette façon légère et simple. comme si l'étirement de lippes était sans effort, instinctif, brut, pure. tu sais qu'il n'aime pas la pitié et si tu dois t'excuser, tu sais de quelle façon tu devras le faire. avec des jolis mots durs qui n'auront pas pour but d'être poétiques mais pour le convaincre. tu sais. et c'est ce qui te rassure suffisamment à propos de vous. tu le connais. et tu sais que tu arriveras à le récupérer, quelque soit la méthode à employer. 'salut.' lances-tu doucement en faisant un pas vers lui.

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MessageSujet: Re: (would things be easier if there was a right way?)   Lun 15 Juin - 15:27

Respire.
comme un ordre à toi-même qui résonne dans ton cerveau pour t'empêcher de tout envoyer bouler d'un instant à l'autre. comme d'habitude, à chaque fois que tu te retrouves seul dans cet endroit, seul, perdu entre ces murs qui dégoulinent de ta décevante et pathétique réussite. de ton échec. plutôt. échec que t'enchaîne, que tu ne comptes même plus. ton existence ne t'as jamais parue aussi pitoyable qu'en cet instant présent. pourtant tu restes encore de ceux à l'égo surdimensionné qui considère que ce n'est pas ce que tu mérites. tu voudrais valoir mieux que cette pièce au papier peint écaillé et sans âme. tu voudrais pouvoir partir loin et ne plus jamais revenir. marcher pendant des heures dans un pays au nom imprononçable, l'appareil photo en main et les paysages dans la pellicule en te disant que tu es en train de faire ton job et que tu adores ça. tu voudrais qu'elle ne t'ait pas dit non. oui en cet instant, c'est ça que tu voudrais le plus. ou que tu ne l'ai jamais demandé, au choix. qu'encore une fois ta stupide impulsivité ne se soit pas montré pour t'éviter d'essuyer un refus et par la même occasion, te blesser à tous les endroits qu'il est possible de blesser avec un seul mot. comme quoi on sous estime trop le pouvoir d'un mot. si c'était ton cas, aujourd'hui ça ne l'est bien évidemment plus. on dit que l'on apprend de ses erreurs, toi t'aurais préféré resté ignorant. et depuis t'évites. tu veux pas savoir si ton erreur à été fatale. ton ego blessé te dit que oui, pour toi comme pour elle, c'est une fin qui n'a été marqué que par trois petites lettres. ton coeur te dit bien le contraire. tu ne sais même plus quoi espérer d'elle. mais t'y penses. tu l'évites mais t'y pense constamment.
perdu dans tes pensées, tu n'entends même pas la porte s'ouvrir. ou tu n'en as rien à faire. surtout ça en fait. tu t'attends encore à une énième photo d'identité ou il te faudra encore expliquer par a+b qu'il ne faut pas sourire et qu'ici ce n'est pas un studio photo pour faire la page de couverture du Times. tes yeux finissent tout de même par se relevés et tu en serais presque tombé de ta chaise si tu avais été assis... sur un chaise. marilhéa. toi qui lançais il y a quelques secondes les paris dans ta tête et t'attendais déjà à un gros poilus bougonnant, son sourire te fige sur place et tu ne peux pas t'empêche de la regarder. tu l'as toujours trouvé belle. une de ces beautés sans artifices, qui n'a besoin de rien d'autre qu'elle pour se révéler. pendant quelques secondes tu restes là, sans bouger, à simplement l'observer. 'salut.' toujours sans que tu ais dit un mot, elle se rapproche. "salut." tu n'as pas pu articuler autre chose, dans un autre ton que teinté de froideur. parce que tu n'as pas l'intention de dévoiler ce que tu penses en cet instant même. qu'elle te prenne de pitié comme un malheureux à qui on a dit non et qui se retrouve désespéré. tu ne veux pas qu'elle sache à quel point elle a réussit à te touché. à quel point personne n'avait réussit cela depuis bien longtemps. à quel point tu t'en veux d'avoir commis une erreur pareil, de t'être aussi facilement laissé emporté par ta stupidité spontanée. quel ego de merde. "qu'est ce que tu veux?" si avec ça, tu ne remportes pas le prix de la question la plus stupide de la terre. non parce que, bien évidemment qu'elle n'est pas là pour acheter des croissants. mais tu sais pas quoi dire d'autre. alors tu dis n'importe quoi. logique cael mesdames et messieurs.


Dernière édition par Cael Riggins le Sam 20 Juin - 15:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (would things be easier if there was a right way?)   Lun 15 Juin - 20:19

'salut.' c'est tout ce qu'il te répond. voilà. et d'un ton froid que tu sens passer sur ta peau, glisser insidieusement jusqu'à ton oreille, puis te chuchoter des insanités, tel que c'est fini. pour de vrai. tu inspires profondément. il faut être patiente, il ne s'acharnera pas toujours sur toi. et peut-être même qu'il te pardonnera, si tu attends assez longtemps. tu n'espères que ça. tu as tant l'impression d'être une môme qui perd son prince charmant. tu le penses tant que tu as l'impression de jouer de la même façon qu'une enfant : tu y vas par quatre chemins, les plus simples, les plus tourmentés, chacun apporte son lot de consolations mais rien ne te ramène à lui. et ça t'exaspère encore plus. tu n'es pas énervée, juste agacée. car rien ne semble pouvoir réparer son ego si tu es dans les parages. tu aimerais lui dire, pourtant, qu'il n'y a rien de gênant là-dedans. que personne n'aurait osé faire ce qu'il a fait, surtout pas toi, et qu'au fond, tu es jalouse de sa spontanéité. que tu aimerais pouvoir faire pareil - si tu le pouvais, tu ne l'aurais pas perdu pas vrai? mais tu ne peux pas. alors tu es là, à t'approcher, à le regarder avec un petit sourire en espérant que cela arrangera les choses. parce qu'à moins de l'embrasser de suite maintenant pour essuyer un désagréable rejet, tu ne sais plus quoi faire. plus du tout, à dire vrai. et tu n'as pas l'intention de supplier. comme tu le dis souvent, ton dévouement n'a que peu de limites sinon celles de ta dignité. cael ne fait pas exception à cette règle. 'qu'est ce que tu veux?' et tu restes là, pantelante, avec de grands yeux ouverts. parce que tu ne l'as jamais entendu te parler de la sorte. tu l'as vu en colère, oui, mais jamais contre toi. ou jamais de la sorte. et voilà qu'il te demande ce que tu peux bien faire là, parce que tu l'ennuies. oui, c'est ça, tu l'agaces tout autant que l'avoir laissé partir t'agace. alors tu soupires encore, incertaine. une de tes mains vient frictionner doucement ta nuque, puis ton bras, puis tes deux mains se joignent et tu les serres l'une contre l'autre. tu as cette manie, quand tu es nerveuse, de devoir bouger tes doigts. c'est presque maladif. tu finis par entrouvrir les lèvres mais c'est pathétique. 'je ... eh bien je ...' et tes joues prennent une teinte dorée alors que tu baisses les yeux, bien décidée à fixer le sol avant d'avoir trouvé une argumentation plausible.  'bon.' murmures-tu alors, en levant les yeux vers lui. cette fois, tu as l'air convaincue de ce que tu vas dire. tes yeux prennent cet éclat si particulier. tu l'as souvent, avec cael dans les parages. tu ne l'avais plus, depuis quelques temps. mais il revient. et riggins reviendra aussi. 'tu sais la chose la plus folle que j'ai faite ce mois-ci? me prendre une amende pour avoir oublié de payer le bus. j'avais juste oublié et on m'a contrôlé... enfin. ce que je veux dire, cael' son prénom sonne doucement sur ta langue, tape contre ton palais et résonne quelques secondes avant que tu ne reprennes la parole. 'c'est que je ne suis pas celle qui t'épousera après quatre mois. mais je ne suis pas non plus celle qui te laissera tomber, qui te trompera et je ne suis surement pas celle qui te mentira.' lance-tu alors avec un demi-sourire hésitant. 'ce que je veux te faire comprendre, c'est que j'ai beau avoir dit non à un mariage, je continue à dire oui à nous.' et tes yeux retrouvent le sol immédiatement, persuadée qu'il va te mettre dehors. tu n'oses même pas regarder sa réaction. mais il fallait que tu lui dises, après tout, ce n'est que de cette façon qu'il envisagera de ne pas te maudire.
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MessageSujet: Re: (would things be easier if there was a right way?)   Sam 20 Juin - 16:13

à peine les mots sortis de ta bouche et déjà tu les regrettes. c'est ton lot, t'as toujours été comme ça. t'agis d'un coup, tu parles sans réfléchir, lâchant les mots comme ils te viennent sans prendre la peine de les contrôler. c'est exactement pour ça que vous en êtes là d'ailleurs. un acte irréfléchis, bien envie de dire encore. t'avais tes raisons, bien sûr, de te laisser emporter. parce que pour toi l'amour est bien la dernière chose à laquelle on doit penser. pour toi l'amour ne se pense pas, il se vit, se ressent. t'es un romantique écervelé qui s'est mis un jour en tête que mariage rimait avec amour, en somme. c'est pas bon ensemble, pas bon du tout.  parce que dans le monde réel, dans la tête de la plupart des gens, le mariage, c'est effectivement bien un truc qui se réfléchit. mais t'es pas doué pour ça, tu le seras jamais. alors qu'est-ce qu'elle fait là? c'est la question que tu te poses en la regardant. en remarquant presque pour la première fois à quel point vous êtes différent. et à quel point c'est cela qui te plaît chez elle. paradoxal, comme toujours. tu sais bien que la dureté de ta tonalité à eu un impact sur elle, tu te demandes d'ailleurs si ça va entamer sa volonté de t'affronter. t'as presque envie de sourire à ton tour en la regardant se torturer les mains et baisser légèrement les yeux. mais tu ne le fais pas. t'es bloqué soit par ton putain d'ego, soit parce que tu ne sais absolument pas ce qu'elle veut, ou ce que tu veux. tu préfères rester fermé, jusqu'à ce que tu vois ses yeux s'ancrer dans les tiens avec cette lueur si particulière. et ses mots. ces mots qui t'arrachent d'abord un sourire inconscient. 'tu sais la chose la plus folle que j'ai faite ce mois-ci? me prendre une amende pour avoir oublié de payer le bus. j'avais juste oublié et on m'a contrôlé... enfin. ce que je veux dire, cael' qui te retire aussitôt ce trait heureux de tes lippes, te coupant presque le souffle. 'c'est que je ne suis pas celle qui t'épousera après quatre mois. mais je ne suis pas non plus celle qui te laissera tomber, qui te trompera et je ne suis surement pas celle qui te mentira.'  tu l'écoutes, c'est rare que tu sois à un tel point attentif à quelque chose. mais elle sait comment te parler. de façon tout à fait exact, alors même qu'effectivement votre rencontre ne date d'à peine quelques mois. et son sourire. 'ce que je veux te faire comprendre, c'est que j'ai beau avoir dit non à un mariage, je continue à dire oui à nous.' t'as toujours su te rendre compte de la manière dont t'étais amoureux d'elle. égoïstement, un bien pour toi-même. en l'observant baisser le regard, tu te dis que toi aussi tu peux t'avérer être un bien pour elle. si tu l'oses, si tu essaies. un léger sourire revient sur tes lèvres et tu t'approches légèrement, d'un tout petit pas pourtant si significatif. "comment ça se fait que t'avais oublié, toi?" c'est ton truc à toi ça, sortir un truc pareil dans un moment pareil. ne faire comme si tu n'avais retenu que la chose la plus insignifiante dans toutes les paroles qu'elle t'a lancé. pourtant c'est bien tout le contraire. c'est là, dans ce pas que tu fais vers elle. "le bus, je me demande comment toi tu as bien pu oublié quelque chose." tu laisses échapper un léger rire. mais tu ne penses pas au bus ou à un ticket oublié. tu penses à ce oui à nous qu'elle a prononcé. tu t'interroges et c'est en ça que tu ne sais pas quoi donner comme réponse à ce qu'elle dit. encore plus qu'avant, t'es perdu. tu souris de plus belle. t'es vraiment pas normal.
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