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 when everything was falling apart. (brothers)

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AND YOU SAID YOU ARE
U N C O N S O L A B L E

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{ CONCRETE WALL }
ADRESSE: DOWNTOWN, n°137.
Luck's karma: il va être père.
RÉPERTOIRE:

MessageSujet: when everything was falling apart. (brothers)   Lun 8 Juin - 8:48




and where were you,
when everything was falling apart.

@thefray

En ce moment, ça ne va pas fort. Il n'y a pas à dire. Pas besoin de prétendre non plus. Malgré ses sourires incessants, c'est presque écrit sur son front, qu'il est fatigué. Fatigué de tout. Et il en vient à se dire que prendre un peu de recul par rapport au boulot, ce n'était peut-être pas l'idée du siècle. Peut-être que justement, tout ce dont il a besoin, c'est de se tuer à la tâche pour oublier tout le reste. L'oublier elle, notamment. Lucy, qui, bien malgré lui, reste une part de son quotidien. Il en vient à refaire le monde avec des « et si » pour en venir à la même pathétique conclusion ; ce qui est arrivé est arrivé, ils ne reviendront pas en arrière. Alors aujourd'hui, comme les jours où il se sent un peu trop seul, il emprunte une route qu'il connaît bien. Un quartier plutôt tranquille qui l'a vu grandir, lui. Mais aussi ses frères. Milo. Et Louis. Louis. Autre sujet qui le contrarie, rien qu'à y penser. Donc il évite d'y songer, et espère de tout cœur que le sujet ne reviendra pas à table, comme trop souvent, avec Julia et Philip. Parce que aujourd'hui tout particulièrement, il n'a pas envie de se faire entendre dire qu'il foire tout avec son frère. Oui, ça, c'est une certitude, mais ça fait douze ans que ça dure, pourquoi est-ce que ça changerait comme ça, d'un claquement de doigts ? Il ne voit aucune raison à ce que la situation bascule, en effet. Alors lui aussi, il veut l'oublier un peu. Au moins le temps qu'il se reconstruise, qu'il tienne à nouveau sur ses deux pieds, avant d'affronter son aîné.

Sa mère, elle a toujours été de bon conseil. Ou presque. Mais ce n'est pas tant ce qu'il vient chercher, aujourd'hui. Tout ce qu'il veut, c'est une présence. Savoir que quelqu'un en a encore quelque chose à faire. Il veut parler, de tout et de rien. Passer un peu de temps avec ce qui reste de sa famille. Ce qu'il n'a pas bousillé, en tout cas. Et ça lui fait froid dans le dos de se dire qu'elle aussi, il aurait pu la perdre. Après tout, il n'a pas été vraiment tendre, quand Milo est mort. À porter toute cette culpabilité, il s'est braqué face au monde entier, et même face à elle, sa mère, personne presque programmée génétiquement pour le comprendre et l'apaiser. Et il n'a sûrement pas mâché ses mots, quand il a fallu s'énerver. Même tête de mule que son père. Même sang chaud dans les veines. Mais elle l'a pardonné. Elle l'a toujours pardonné, malgré les horreurs qu'il a pu dire. Elle l'a pardonné, parce que c'était son fils. Et ça l'est encore à ce jour. C'est pourquoi il y va, sans crainte, sans appréhension, sans rien. Elle est au courant pour Lucy. Mais il sait qu'elle ne compte pas poser de question. Comme un marché silencieux passé entre mère et fils.

Il se gare non loin de la maison, constate qu'ils sont là à la présence de leur voiture. Alors il retrouve un  sourire chaleureux, et bien vite il se retrouve devant la porte. Au bout de quelques secondes, celle-ci s'ouvre sur un petit bout de femme, et elle s'empresse de le prendre dans les bras. « Ciao mamma. » Qu'il ajoute alors qu'il entre dans la maison à sa suite. Elle s'empresse de retourner à la cuisine, visiblement inquiète que quelque chose ne tourne trop cuit dans ses plats. Sam s'avance dans le salon, dans l'espoir d'aller saluer Phil. Mais bien vite, il constate que ce n'est pas son beau-père qui est là, mais bien une personne qui lui est tout aussi familière. Personne qu'il ne désirait pas spécialement revoir, de plus. « Salut Louis. » Deux petits mots qui semblent déjà lui écorcher les lèvres. Il peut bien être poli, ce type, c'est quand même son frère. Pourtant, il y a un drôle de silence qui s'installe. C'est pesant. Ça met mal à l'aise. Mais le cadet des Costello ne laisse rien transparaître. Pas devant Louis. « Je ne savais pas que tu restais manger ici. » Et accessoirement, je préférerais que ce ne soit pas le cas. Qu'il se répète mentalement. Qui sait à quel drame encore, ce repas pourrait tourner.

_________________

    It's spiraling down, biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, but we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, still with eyes meeting, still our hands match, still with hearts beating. @daughter
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