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 Blood against blood - Sam

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MessageSujet: Blood against blood - Sam    Sam 6 Juin - 21:57

Le blond rabaissa aussitôt son briquet quand la nicotine accourra le long de sa gorge, aspirant, accélérant sa course jusqu’à s’en creuser les joues. Il avait les yeux rivés sur une jeune femme au visage faussement angélique, un sourire chaleureux mais aux yeux bien trop vicieux pour être si innocente. Ils s’échangèrent un moment un regard silencieux et quand les yeux d’Alf disparurent derrière un souffle de fumée, il s’approcha enfin. Au lieu de ranger son briquet dans la poche de son jean, il le lui tendit, hochant doucement la tête dans un sourire quelque peu arrogant qui lui interdisait silencieusement de le remercier. C’était tellement plus facile et moins lourdingue de draguer lors d’une pause clope plutôt que devant le comptoir d’un bar. Il n’avait aucune idée de savoir si ça allait marcher mais il s’en moquait en réalité. Disons qu’il était galant de nature. Et que pour une soirée qui s’annonçait plutôt bien, rentré accompagné n’était qu’une option supplémentaire qui ne lui aurait pas déplu. Alors il eut lui le droit à un sourire en retour et à partir de là la conversation s’engagea facilement. Un compliment, deux prénoms échangés, une remarque sur l’ambiance qui se dégageait du bar avant qu’il ne propose de, justement, rentrer de nouveau dans celui-ci. C’était tellement facile d’obtenir un oui quand on payait son verre pour la demoiselle. Il abandonna deux-trois amis avec lesquels il était venu et poussait la porte battante pour la jeune brune. Sauf qu’il fallait se rendre à l’évidence, si elle venait d’arriver, lui avait déjà quelque verre qui lui chauffait la gorge. Son humeur étincelante, au lieu d’embraser quoique ce soit, ravivait plutôt de vieilles rancœurs chez les deux.  Tant pis. De toute façon elle devait partir et lui entendait déjà les rires moqueurs de ses amis au fond de la salle. Si ce n’était pas elle, ça serait une autre, une prochaine fois. Le jeune homme n’était vraiment pas du genre à s’échauffer pour ça. Par contre, que son verre prenne du retard à arriver, ça, ça faisait bouillir son sang.

Alf avait cessé de rire autour de la table, s’était penché quelque peu en arrière pour jeter un coup d’œil en direction du comptoir. Mais décidément, il ne s’y ferait jamais, sortir un soir de week-end. Comme n’importe quelle personne qui voulait décompresser d’une lourde semaine. Non lui avait l’habitude des bars le lundi soir et tous les autres soirs de la semaine. Il essayait néanmoins de s’y faire. Il regarda le fond de son vide puis décida de se lever, esquivant une vague de personne, arrivant, partant, dans un fond musicale qui écrasait chacun de ses « Excuses-moi. Pardon » qu’il tentait d’adresser à chaque épaules bousculées. C’est déjà agacé qu’il arriva devant un homme, à priori l’un des barmans, dont il se moquait complètement de savoir s’il était surmener ou pas par cette soirée.  « Eh. Ca va faire quinze minutes qu’on attend notre commande. » Pour la politesse, on repassera. Le blond avait enfin porté un regard à, tiens, l’autre blond avant de s’appuyer à moitié sur la large planche en bois qui les séparait. Il se frotta la barbe, sous le menton, se disant qu’avec un peu de patience et en restant ici, ses verres arriveraient plus vite. Le barman passait et repassait devant lui, chaque fois les mains pleines mais jamais pour lui. Il tapait frénétiquement sa main sur le comptoir, même plus agacé, complètement irrité. C’est alors que dans un léger rire et dans un sourire auquel on voudrait casser les dents qu’il l’interpella à nouveau. « Morveux ! » Faut dire que vu la gueule d’ange, il ne devait pas sortir de la vingtaine. « T’as l’air débordé. Tu veux un coup de main peut-être ? Ou je pourrais peut-être juste tendre la main et prendre les trois verres qu’on attend depuis tout à l’heure ? » S’il se bougeait pas toute suite, il allait réellement s’étendre sur ce foutu comptoir et prendre ce qu’il voulait. Quand ce dernier daigna enfin s’approcher, Alf haussa un sourcil, se disant qu’avec le nombre de fois où il était venu ici, c’était la première fois qu’il voyait le jeune homme. Et surtout, il se doutait qu’il était loin de faire ça tous les jours. Un détail qui, finalement, amusa le blond, lui faisant passer son impatience. Il espérait au moins que ce dernier avait du répondant.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Dim 7 Juin - 12:27



I can't be sure so we'll beg for some more,
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Il s'est dit que passer serait une bonne idée. Qu'est-ce qu'il avait de mieux à faire de sa soirée, de toute façon ? Pas grand chose, justement. Et il se doutait que si sa mère pouvait l'attraper au passage, elle lui demanderait un coup de main. C'est pourquoi il est là. Échangeant une soirée tranquille en solitaire pour quelques heures dans la peau d'un barman un samedi soir. Comme il a pu le faire, bien des années plus tôt, à servir des mojitos et à faire valser les bières sur le comptoir du haut de ses quinze ans. C'était peut-être pas bien légal. Mais ça l'amusait. La pression, devoir se dépêcher. Un peu de précision, aussi. Mais avant tout, d'être avec les siens. Avec sa mère Julia, avec son beau-père, Lip. Un cadre chaleureux qui lui manque un peu, depuis un mois. Voilà ce qu'il recherche ici, même derrière ce bar. Être avec les siens. Mais il n'a pas vraiment le temps de rêvasser. Comme dit plus tôt, c'est un samedi soir. Et en plein weekend, ça se précipite. Surtout quand des petits groupes indépendants sont invités à se produire sur scène pour divertir les clients. La réputation du bar n'est plus à refaire. Et ça se ressent, quand on voit le nombre de personnes encore présentes ce soir. Mais qui dit plus de clients, dit aussi plus de commandes. On en revient donc au point de départ. Ne pas rêvasser.

Surtout qu'il y a un type qui semble s'impatienter au comptoir. Sam, il l'a repéré. C'est pas qu'il le snob. Il ne l'ignore pas non plus, pas volontairement du moins. Il est juste plongé dans la commande qu'il est déjà en train de préparer. En chassé croisé avec sa mère, à attraper la bouteille de rhum, puis à couper du citron, pour traverser le comptoir et récupérer le tonic. Et hop, cinq verres d'envoyés. Prochaine commande. Il y a toujours le même type au bar. Un gars aux cheveux plus clairs encore que ceux de Costello. Il n'a pas l'air content. Il a aussi l'air d'avoir bien entamé sa soirée. Sam fait signe à sa mère qu'il s'en occupe. Pas besoin qu'elle se prenne un imbibé en charge. Même s'il est pas vraiment minable, même s'il n'insulte personne. Sam il est comme ça, à toujours éviter le tort aux autres, même si c'est pour s'en prendre plein la face. Morveux. Sérieux, il a pas mieux ? Costello lui accorde un drôle de sourire un peu moqueur. Comme si ça allait l'atteindre. Morveux. Et il continue. Le type continue. Ça lui tape doucement sur le système, à Sam. Mais il passe outre, comme toujours. À quoi bon s'énerver. « Tu sais ce que tu pourrais faire pour commencer ? Arrêter de gigoter dans tous les sens comme un merdeux capricieux, et juste attendre ton tour. T'as combien de mains ? Deux ? Grande nouvelle ; moi aussi. » Sam, il ne perd pas son petit sourire. Il n'a pas cherché à être méchant. Juste à faire comprendre à l'autre que ce n'est pas à se répéter comme un gosse de huit ans que les consommations vont lui glisser sous le nez.

Et c'est parti pour une autre commande. Il essaye de faire vite. De ne pas perdre le rythme, pour pouvoir servir rapidement l'autre blond. Il ne compte pas l'avouer, même si ça lui paraît bien évident ; oui, quelques commandes se sont placées ici et là, entre deux autres. Et bien sûr que oui, un joli sourire l'a quelques fois invité à servir sans trop suivre l'ordre qu'il s'était imposé. Et après? Il fait ce qu'il veut. Il envoie deux nouveaux verres, se concentrant à nouveau sur l'inconnu. « Puis, tu pourrais être reconnaissant un peu. J'te permets de laisser légèrement décanter les deux grammes que tu sembles déjà avoir dans le sang. » C'était peut-être pas nécessaire de dire ça. Mais il l'a fait ; pour la politesse. Ou plutôt le manque de politesse flagrant de l'autre, dès le début. Pas qu'il attende des courbettes et des grandes preuves de courtoisie, ça lui passe un peu par-dessus la tête. Mais un « hé, excuse-moi », aurait été un peu mieux vu qu'un « eh ». Mais bref. À quoi bon perdre son temps à ça. « Qu'est-ce que t'as commandé déjà mon grand ? » Qu'il demande en continuant sa commande en cours. Qu'il s'en occupe, et qu'il s'en débarrasse, vite. C'est pas que ça l'amuse pas, au contraire. Mais il a le sang chaud, Sam. Vaut mieux éviter de trop lui prendre la tête, c'est tout.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Dim 7 Juin - 15:13

Merdeux. Au début Alf ne fit pas vraiment attention à l’insulte, après tout, même entre amis il avait pris la fâcheuse habitude de balancer quelques insultes. A croire que maintenant, ça ne voulait plus dire grand-chose. Dans un réflexe quelque peu idiot, peut-être sous l’effet des quelques bière, il avait regardé ses deux mains posées sur le comptoir avant de lâcher un léger rire. « C’est pour ça que je te propose un coup de main. Quatre c’est mieux que de deux. » C’est qu’il avait le sens de l’humour le morveux. Ce dernier s’éloignait de nouveau de lui, partant pour d’autres commandes. Il allait vraiment croire qu’il tentait par tous les moyens de l’éviter par peur de l’affronter ou bien simplement pour voir jusqu’où sa patience pouvait tenir. A ces risques et périls. Cependant, il devait bien l’avouer, ce court échange avait réussi à lui faire oublier quelques instant le fond de son palais asséché. Et à la place, cela avait réveillé une terriblement envie de jouer avec son compagnon de blondeur. Coude sur le comptoir, il s’était quelque peu penché en avant, jetant son regard tantôt à droite, tantôt à gauche et regardait tout ce petit monde s’agiter autour de lui. Son sourire n’avait pas quitté ses lèvres, devant reconnaître qu’à part une certaine adresse, le barman semblait vraiment débordé. C’est en l’observant un moment qu’il trouva sa gueule d’ange familière. Un petit air qu’il avait bien connu sans dire où et quand. Puis il avait vu tellement de visage dans ce bar qu’il abandonna bien vite l’idée de l’associer à une quelconque connaissance.

C’est entre deux commandes apportés qu’il revient vers Alfred pour lui demander de lui être reconnaissant de le laisser un peu décuvé les soi-disant deux grammes qu’il avait dans le sang. Premièrement, ce môme avait rarement dû se prendre une de ces légendaires cuites qui enflammaient une soirée et te retournait le cerveau et l’estomac dans les jours qui suivent. Il était loin d’avoir vidé des bouteilles entières, juste deux-trois pichets de mousse, de celles qui rafraîchissent autant qu’elles échauffent la gorge. Et aussi l’esprit. Alors pour les deux grammes dans le sang, il repassera. Deuxièmement… Reconnaissant, vraiment ? C’était l’heure de sortir les crocs. Pour l’avoir rabaissé à ses sacs à bières qui ne dépassaient pas les dix-huit heures sans avoir déjà le nez rouge. « Je te remercie pour cet délicate attention. Maintenant que j’ai décuvé, j’ai deux fois plus soif et deux fois plus envie de te secouer. » Ses lèvres s’étirèrent en un large sourire tandis qu’il avait définitivement planté son regard sur le barman. Quelques secondes le temps de se rappeler des dires de ses amis puis il enchaîna aussitôt. « Deux brunes et une blonde, petit. » Et bon sang, maintenant qu’il était enfin face à lui, il n’arrivait pas à se retirer cette sensation de déjà-vu. C’était agaçant vu comment il était loin de le porter dans son estime pour l’instant. Alf s’écarta légèrement quand une jeune femme voulu se trouver une place aussi au comptoir, surement pour passer commande. « Faut croire que les vrais blondes arrivent plus vite que la tienne. Tu offriras un verre à la demoiselle, ça te motivera peut-être un peu plus. » Il adressa aussitôt un sourire plus agréable à sa voisine, s’attirant forcément un remerciement au regard langoureux. L’homme haussa les épaules, l’air de rien alors qu’il espérait en réalité faire d’une pierre deux coups. Faire plier le morveux et ramener de la compagnie à sa table.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Lun 8 Juin - 21:18

Un soupir presque las lui échappe. Mais il ne se départ pas de son sourire pour autant. C'est un peu au jeu de la patience, faut croire. Celui qui va craquer en premier. Bon courage pour le type d'en face, parce que Costello, il est plutôt doué à ce jeu. Quatre gosses dans la fratrie, dont trois garçons, et une famille pas forcément mieux parfois. Jouer sur les nerfs des autres, c'est presque devenu une spécialité. Et pour le coup, il a bien envie de lui dire que ses mains, il peut les garder dans les poches, si c'est pour tout renverser avec sa supposée tremblotte d'alcoolique. Ok, il le sait Sam, qu'il hyperbole grandement. Mais le blondinet ne fait pas grand chose pour l'aider, dans son attitude générale. Peut-être qu'il joue un peu avec le feu. Après tout, il ne le connaît pas, ce gars. Peut-être qu'il est du genre violent. Qu'il va vriller d'un instant à l'autre, et lui faire bouffer des tessons de verre. Sam n'en sait rien. Mais ça lui plaît, comme jeu dangereux. Qui vivra verra. Pour l'instant, il rétorque, il s'amuse. S'il finit par se prendre une droite, ce sera sûrement mérité. Et d'ailleurs, l'autre le laisse sous-entendre. Deux fois plus envie de le secouer. Sam rit un peu, lui adresse un regard légèrement moqueur. Mais il reste tout de même sur ses gardes. Il aurait l'air drôlement bête, à se retrouver étalé sur le comptoir, pour un ou deux mots de trop. « Pas besoin de t'emballer mon vieux, elle s'en vient ta commande. » Alors il refroidit ses ardeurs, et préfère se concentrer sur la demande du blond. Deux brunes, une blonde. Il n'a pas tellement envie de le servir. Mais il le doit, s'il ne veut pas avoir de problèmes ou en causer à l'établissement. Manquerait plus que ça. Dommage. Il commençait à peine à s'amuser.

Il y a une blonde qui débarque. Une belle plante, faut dire ce qu'il en est. Et l'autre ne la manque pas, en profitant même pour glisser au barman un petit reproche au passage. Bien, s'il veut la jouer comme ça. Sam est joueur, lui aussi. Et depuis qu'il est seul, qu'est-ce qu'il a à perdre, de toute façon ? Rien, justement. La jeune femme choisit ce qu'elle désire. Elle passe sa commande pour elle et sa table au passage. Elle semble attendre au comptoir, pour récupérer les verres. Mais le barman secoue un peu la tête, et retrouve un sourire plutôt charmeur. « Hé ma belle, tu devrais t'éloigner de blondie, il en vaut pas le coup. Je t'en prie, retourne avec tes amies, je vous apporte ça tout de suite. » Il lui accorde un petit clin d’œil, et si elle semble hésiter un instant, elle finit par disparaître un peu plus loin. Sam reporte son attention sur le type. « Désolé, je crois que j'ai fait foirer ton coup. Oups ? » Qu'il ajoute en toute innocence. Il ne s'en veut pas. Pas une seule seconde. Mais comme promis, il prépare les consommations des cinq filles, à la table désignée un peu plus loin. Il y ajoute même cinq shooters. Cadeau de la maison, histoire de bien enfoncer le clou. « Mais vu que je suis trop cool, j'vais te montrer comment on s'y prend. Tu n'as qu'à prendre des notes. » Il est moqueur. Il ne devrait peut-être pas jouer à ça. Mais clairement, il s'en fout. Il récupère le plateau, file en esquivant les clients vers la table des filles avec un grand sourire. Le temps que la discussion s'enclenche un peu, et il se tourne en direction du bar, moqueur, et surtout d'humeur à narguer son aîné. Un jeu dangereux sans doute, un de plus. Qu'importe réellement. On confirme, t'es bien un homme Costello, au plus bas de son instinct.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Mar 9 Juin - 0:06

Le blond se retrouve enfin avec ses trois bières devant lui, la mousse blanche dépassant en un petit dôme au-dessus des larges verres. Il n’attendit pas de rejoindre ses amis pour se désaltérer tandis que la jeune femme demandait ce qu’elle désirait, tout frais payé. Et alors qu’il s’apprêtait à profiter du fait qu’elle reste attendre sa commande, le barman, là fièrement debout derrière ce comptoir, se permet d’y mettre du sien. Pendant un bref instant, Aflie vit rouge. Deux prédateurs sur le même festin. Sauf que ça allait en devenir si ridicule qu’il préféra s’apaiser aussitôt, buvant à nouveau alors que la demoiselle acquiesçait docilement, surement plus que ravie de s’être fait abordé par deux hommes. Sans la musique de fond, il aurait parié qu’on l’aurait entendu glousser une fois assise avec ses copines. En tout cas, s’il abandonne tout idée de jouer sur ce terrain-là, il n’oubliera pas le surnom Blondie. Il finit sa gorgée puis leva son verre en sa direction, l’air rieur. « Sans rancune blondie junior. » Oui parce qu’à ce niveau, ils ne pouvaient pas vraiment faire les malins. Sauf qu’à l’inverse, l’un avait une véritable gueule d’ange d’innocent et l’autre un nouveau type d’ursidé au pelage clair. Le jeunot se sent pousser des ailes, à moins que ça soit quelques testerons oublié qui viennent enfin de se réveiller en lui et semble vouloir l’impressionner. C’était bas. Bordel non, c’était gênant. Et il priait de tout cœur pour que ça ne soit pas ce à quoi il pensait. Si, il jouait la carte du barman généreux, celui qui apporte un verre supplémentaire gratuitement, juste pour les beaux yeux des demoiselles. Qui elles, bien sûr, tomberont dans le panneau. Même lu, pourtant charmeur confirmé, n’osait pas sortir des techniques de si mauvais goût. Après quelques secondes d’observation au loin, Alf préféra détourner les yeux de la scène. Vous savez, c’était ce genre de scène qu’on n’ose plus de regarder tellement la situation est gênante.  

L’homme se retourna définitivement. Et si de loin peut-être qu’il donnait l’impression d’être énervé ou agacé, jetant l’éponge ce qui devait faire jubiler le jeune homme, il s’était en réalité contenter de boire à nouveau. L’ombre d’un sourire narquois soulignait ses lèvres. Il avait d’ailleurs si bien entamé son verre d’ailleurs qu’il n’en restait déjà que la moitié. Puis il profita d’un mouvement de foule -plus jamais les bars un samedi soir- pour se détacher enfin du comptoir, les deux verres et demis plein. Disparu, envolé, mais bel et bien en train de zigzaguer entre les tables rondes pour rejoindre la sienne. Il passa au milieu de deux hommes qui sortaient, resserrant les verres contre lui, fit un pas de côté pour laisser passer une femme, levant les verres au-dessus de sa tête, recula lorsque chaise s’avança vers lui, ramenant les verres à sa droite, puis à sa gauche à cause d’une autre chaise, il fit un tour sur lui-même et tendit les verres en avant. Plusieurs cris de stupeur avant que les rires ne couvrent le tour et ils devinrent le centre de l’attention du bar. « Oups ? » Le même sourire, le même ton arrogant qu’on lui avait adressé plutôt. Et quand le barman, désormais trempé de bière, allait enfin percuter son regard, Alf lâcha les verres à ses pieds. Néanmoins assez épais, seulement deux se brisèrent en deux-trois gros morceaux mais le fracas de ces derniers attirant forcément les regards.  « Je crois que tu vas devoir me servir à nouveau. » Alf, faussement désolé, haussa les épaules avant de reculer de quelques pas pour éviter la bière qui s’écoulait du vêtement de l’autre blond.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Mer 10 Juin - 21:42

Sam, il s'en fout clairement de ce qu'il peut penser, l'autre blond. Certes, y'a mille fois mieux comme technique de drague. Mais ça lui passe bien par-dessus la tête. Il est barman. S'il faut qu'il la paye la bouteille, il la payera. S'il veut servir un petit extra à ces filles, il ne va pas se gêner pour le faire. Alors il disparaît avec son plateau, et les shooters supplémentaires. Et honnêtement, il s'en tape comme de l'an quarante, que le blondinet soit consterné par l'attitude de son cadet. Il dépose la commande sur la tape, les verres supplémentaires. Accorde aux filles un petit sourire charmeur. On lui accorde quelques gloussements, quelques sourires en retour, et peut-être même une ou deux avances auxquelles il ne fait nullement attention. Il bosse ce soir. Il s'en fiche bien, de ces gonzesses. Tout ce qu'il voulait à la base, c'était couper l'élan de l'autre. Juste pour lui prendre la tête. Pour faire la compétition, enfin, appelez cela comme vous voulez. Sam, il n'aime pas perdre. Et pourtant, il adore les défis. À croire que celui-ci en était un, indirectement. Et même si la solution est plutôt de bas niveau, il a gagné. Et c'est tout ce qui compte. Gagner, toujours. Juste pour calmer les ardeurs de l'autre. Lui faire comprendre que non, ce n'est pas juste un morveux, ou un petit, ou peu importe le surnom ironiquement affectueux qu'il lui a balancé avant. Puis, après tout, ils ont quoi, deux-trois ans d'écart ? Sam lui en donne difficilement plus. Parce que si physiquement, c'est plausible, mentalement, il n'a pas l'air bien plus poussé que lui sur les événements. Mais une fois de plus, peut-être qu'il se trompe. Qu'il fait juste sa mauvaise langue. Et une fois de plus, oui, il s'en fout.

Il le nargue. Il ne devrait peut-être pas. Qu'importe, il est bien vite attiré par les questions des filles à nouveau, même s'il ne saisit pas tout. Il se pourrait qu'il ne reparte pas seul ce soir, finalement. Son sourire demeure charmeur. Mais comme il leur fait comprendre, le boulot l'appelle. Alors il se détourne, pour rejoindre le bar, et continuer dans son rôle de barman. Jusqu'à ce qu'il tombe face avec l'autre blond de tout à l'heure, qui lui fonce dedans. Qui lui renverse le contenu de deux bières sur ses vêtements. Si instinctivement, il recule d'un pas, il constate bien vite les dégâts. Ses fringues dégoulinent de boisson. Il n'en revient pas. Il jette un regard au blond. Il en a fait exprès ? À en juger par le sourire narquois qu'il lui adresse, oui. Et bien vite, deux verres éclatent à ses pieds. Alors là. Sam serre les dents. Le regard un instant, sans la moindre envie de rire. Il ne sourit plus. Et il se dit que ce n'est pas raisonnable. « Sérieusement ? » Et le servir à nouveau. Manquerait plus que ça. Cet fois, Sam en est certain. C'était volontaire. Et son sang ne fait qu'un tour, faut dire qu'il s'échauffe vite, l'italien. Il pourrait très bien lui faire bouffer le plateau. Mais il préfère lui envoyer son poing dans la face, avec force. Certains s'arrêtent dans leur activité, et se tournent pour voir ce qui se passe. « Il fait moins le fier, le grand garçon ? » Provocateur, un peu malgré lui. Sam, il devient mauvais. Mais il reste sur ses gardes. C'est toujours comme ça, quand il s'énerve. « Maintenant tu t'écrases et tu restes loin, ou tu dégages de mon bar. Y'aura pas de second avertissement, la prochaine fois, c'est le plateau que tu te prends dans la tronche. » Et sur ces quelques mots, il se détourne. Mais quelle idée Sam, de tourner le dos à un type que tu viens de frapper. Quelle idée.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Jeu 11 Juin - 3:24

Alfred se savait en tort. Enfin, sa raison se savait en tort mais l’alcool et l’arrogance avait bâillonné se dernier pour prendre le contrôle du blond.  Il était certain que les quelques personnes ayant assisté à la scène depuis le début, comme la jeune fille qui avait rien n’arranger par sa présence, le voyait comme l’emmerdeur. Le mec irresponsable qui boit alors qu’il ne sait pas tenir la boisson et encore moins comment se comporter en public. Il y avait un peu de vrai un peu de faux. Il n’était pas bourré et ce genre d’incident lui arrivait rarement. Du moins avec des inconnus. Mais il se moquait tellement royalement des regards qu’on pouvait  lui porter que oui, son comporte pouvait gêner. Et que pas bourré ne voulait pas dire avoir pleine conscience de ses actes non plus. Bref. Pour en revenir à la situation, coupable ou non, emmerdeur ou pas, les blonds captèrent l’intention des alentours dès lors que le point de l’imberbe percuta la mâchoire du barbu.

Sonné, bien qu’il s’attendait à voir le coup partir, sa main vint tenir le bas de sa joue tandis que quelque mèche blonde retombèrent sur son visage. Un moment d’absence durant lesquels le barman en profita pour faire le malin. Ce qui était compréhensible, dans cette situation, l’autre n’aurait pas fait mieux. Voir pire. A croire qu’il était plutôt modeste le jeune homme. Mais à la place, Alf se rendait compte à quel point un coup dans la mâchoire pouvait faire mal. Il avait eu l’arcade, le nez et même un petit bout de dent avant cassé. La mâchoire, jamais. Il en remerciait Dieu aujourd’hui. Dans le brouhaha qui se forme autour d’eux, il entend son dernier avertissement, lui proposant même de se rattraper une dernière fois et de finir la soirée tranquillement. Ce qui lui avait néanmoins échappé, c’est ce fin rictus, quoiqu’un peu coupable réfugié derrière sa main. Alors il lui tourne le dos, pensant que tout ça serait finit maintenant qui lui avait donné la correction qu’il méritait. Pardon, méri-quoi ? L’adrénaline criait à son corps d’attraper ce plateau sur la table des jeunes filles et de lui faire goûter sa propre menace. Et quand le plateau roula plus loin aux pieds d’une table, après avoir raisonné dans un bruit de percussion métallique, il soupira intérieurement de ne pas réfléchir avant d’agir. Au lieu d’agir puis de réfléchir. Bon sang. Il aurait tant préféré taper de se propre point dans cette caboche blonde. Sa main le démangeait. Alors il s’approcha vivement, prêt à l’accueillir avec des phalanges durcit par la rage de vaincre. Dans la fraction de seconde où tout ça se déroula, un homme finit par se relever, haussant la voix pour les arrêter tous les deux avant que cela ne parte trop loin.  « Si vous avez des comptes à régler, c’est dehors ! Mais ne nous gâchez pas notre soirée les blondinets. » Et plusieurs voix grave acquiescèrent derrière. S’il ‘aurait bien taper dans le nez de chacune de ses voix, Alf fut rappeler –enfin- à la raison. Il rabaissait le poing qui était prêt à frapper et tira ses cheveux derrière son oreille. Un regard au barman puis il souria. Très bien. C’est sans un mot qu’il exprima son accord, levant ses mains en l’air comme s’il se rendait après avoir coincé une cigarette entre ses lèvres. Il fit quelques pas avant de se retrouver devant le jeune homme, si proche qu’ils auraient pu se sauter au cou, mais à la place il ne fit que l’éviter. Sans, néanmoins, oublié de lui adresser ces quelques mots étouffés par ses lèvres fermés. « Viens prendre de l’air blondie, faut que tu sèches ta culotte. » Il ne pu s’empêcher de lui bousculer l’épaule avant s’engouffrer parmi les tables et la foule avant de sortir de nouveau prendre l’air. Et le pire, se dit-il après s’être allumer sa clope, c’est qu’il le remercierait après pour avoir animé sa soirée ennuyante.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Mar 16 Juin - 12:54

Fallait que ça parte. À un moment ou à un autre. Sam, il a le sang chaud de son père. Même s'il n'est pas aussi plongé dans le côté macho italien, il n'en est pas moins facile de le faire dérailler. Quelques mots plus hauts que d'autre. Des regards de travers. La provocation qui finit par ne plus passer. C'est ce qui vient de se produire, avec le blond. Premier avertissement. Second avertissement. Attaque. C'est aussi simple que ça. Il a pris son mal en patience. Il a essayé. Mais oui, le blondinet, il a ses limites, et l'autre n'a pas cessé de tourner autour. À trop jouer avec le feu, on finit par se brûler. Et c'est exactement ce qui s'est passé. L'aîné s'est brûlé. Sam en profite pour parler. Pour balancer, sans vraiment chercher à l'humilier. Il le prévient juste ; la prochaine fois, c'est dehors. Et là, il aura moins de retenue. Là, il n'en aura rien à faire, de se faire arracher la tête rien que pour lui faire payer sa connerie. Il lui tourne le dos. Elle est sûrement là, son erreur. Mais il ne s'en rend pas compte dans l'immédiat, non. Il s'en rend compte quand quelque chose le frappe derrière la tête. Quelque chose de métallique. Il n'a qu'à regarder plus loin pour voir le plateau terminer sa course contre une table. Par réflexe, il passe une main contre l'arrière de son crâne. La zone est douloureuse. Il a l'impression que ça résonne encore dans sa tête, comme une cymbale sur laquelle on arrêterait pas de frapper près de son oreille. Vivement, il se retourne. Il ne sourit plus. Son regard se fait un peu fou. « Sérieusement ? T'attaques dans le dos comme ça ? Espèce de lopette. » Qu'il balance entre ses dents serrées. Pour le coup, il est en colère. Vraiment. Qu'on s'en prenne à lui, c'est une chose. Qu'on le fasse dans son dos comme ça, ça passe tout de suite moins, pour lui qui a un sens pointilleux de l'honneur.

Alors qu'il s'apprête à se rapprocher pour choper le blond, un homme intervient. Un habitué, Sam n'a pas de mal à le reconnaître. La situation se calme, se fige pour un instant. Mais la tension reste palpable, et un mot de trop suffirait à ce que le barman dérape. L'autre passe à côté de lui, lui siffle une remarque qu'il essaye d'ignorer. Sam, il se concentre sur un point invisible en face, pour pas vriller, pour pas lui sauter à la gorge, là, maintenant qu'il en a la possibilité. Alors c'est ça, une invitation à en découdre dehors ? Costello, il sait que ce n'est pas raisonnable. Mais il n'a pas envie d'être raisonnable. Après s'être frotté le crâne une fois de plus, après avoir récupéré le tableau et invité les clients à revenir à leurs occupations, il fait un saut au bar. Prévient qu'il s'absente, pour quelques minutes, avant de sortir. Et l'autre il est bien là, il est bien devant, à l'attendre. « Quel grand bonhomme, non vraiment, frapper dans le dos comme ça, j'en reviens pas. » Il rit un peu. Moqueur et cynique. Décidément, ça lui est resté en travers de la gorge. « Mais dis-moi, t'as un toc ? Ou alors t'es un peu névrosé, non ? Ou juste maso. J'sais pas, mais t'es clairement pas net, et tu devrais freiner sur la bouteille, parce que ça te réussit clairement pas. » Ses mots, il les prononce entre ses mâchoires serrées. Encore bloquées par la tension qui ne redescend pas depuis tout à l'heure. Il est proche, et à distance à la fois. Il fait attention, parce qu'il a l'impression que maintenant qu'ils sont dehors, tout peut se passer. « Et si tu veux taper, tape en face, comme un homme, ok ? » Il écarte en grand les bras. Peut-être que c'est une invitation, il ne sait plus trop. Il a carrément vrillé, et la soirée ne peut se terminer que de deux manières à ses yeux ; l'autre se calme, et ça s'arrête là. Ou il cherche toujours plus loin, et là, ça va faire mal, encore.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Mer 24 Juin - 22:54

Alfred se pince les lèvres. T'attaques dans le dos comme ça ? Espèce de lopette. Dans une situation différente, ils se serait excusé. Même à ses yeux, il trouvait son acte vraiment lâche. Attaqué par derrière était vraiment loin d’être son genre. On le connaissait plutôt bourrin, franc et parfois maladroit. Mais aucun vice de ce genre. C’est à ce moment-là qu’il maudissait les quelques effets néfastes que pouvait avoir l’alcool sur lui. Quoiqu’il en soit, il n’a pas le temps de répliquer qu’un homme se lève pour crier ce que beaucoup pensait tout bas. Dehors les gamins. Le blond avait ravalé un soupir mais a oublié de faire de même avec un énième pique dont il n’était pas peu fier. C’était bien trouvé, il mettait ça dans un coin de sa tête pour la ressortir un autre moment. Insouciant, il tourne à son tour le dos au barman, se frayant un chemin entre les tables et quelques ivrognes. Il avait passé le dos de sa main de façon nonchalante le long de ses lèvres, retirant la bière collant à sa barbe avant de pousser la porte du bar. L’air frais de la soirée lui claqua le visage, le genre à te sortir d’un état seconde, pile dans lequel il était. A vrai dire, il n’avait pas regardé par-dessus son épaule si l’autre blond le suivait, si cette histoire venait de prendre fin ou s’il s’agissait de l’acte final. Tout ce bon air avait appelé l’envie d’une cigarette, une énième dans cette soirée agitée. A peine quelque seconde plus tard, il rangeait déjà son briquet, inspirant longuement. C’est le sourcil haussé qu’il se retournait vers la porte du bar par laquelle blondie sort. Il aurait presque envie de souffler un enfin. Mais il n’y a que la fumée qui s’échappe de ses lèvres puis un sourire si étiré qu’il menace de faire tomber sa clope. Alors il la prendre entre deux doigts et s’approche tandis qu’il lui rappel sa lâcheté de tout à l’heure. Exaspéré, Alf s’arrête aussitôt en laissant tomber ses épaules lourdement, soupirant ou râlant, on ne serait trop dire. « Ca va ! J’avoue c’était con de ma part. Mais t’as pas autre chose à dire à force ? J’sais pas, m’insulter serait plus marrant à ce stade. » Ou comment avouer qu’il ne s’agissait que d’un stupide jeu. Peut-être que l’italien ne le prenait pas de la sorte, peut-être ne s’amusait-il pas du tout mais en tout cas, il rentrait dans son jeu. Sinon il ne l’aurait pas suivi jusqu’ici. Son exaspérante lui passa bien vite quand il théorisa sur ses tocs, un aspect quelque névrosé ou bien une simple addiction à l’alcool. Au lieu de toucher des points sensibles ça percuta plutôt son hilarité. Il se mit à rire, le pointant du doigt tout en le regardant. Ce genre de regard qui voulait dire ’t’es un marrant toi’. Pourtant, il ne peut pas s’empêcher de déceler chez le barman un brin d’hésitation. La tension régnait toujours entre eux et ce malgré les rires échangés. Une distance qu’Alf aime voir comme de la peur. Le genre de sentiment qui le met d’autant plus en confiance et qui ne fait que bouillir son sang baigné d’alcool. L’italien lève les bras et le poing du blond part aussitôt, comme la gâchette propulse une balle, et atterrit sur son oreille. Oui l’oreille, à ce qu’il parait ça fait un mal de chien et ça suspend toujours. Il ne lui laisse pas le temps de porter sa main à son oreille qu’il saisit son poignet –comme il peut, dans un échange de force qu’il s’arrange pour gagner. « Hop, hop ! C’est malpoli de se boucher les oreilles. Tu m'as demandé de taper, je l'ai fais ! » Et il rit de sa connerie, un rire étouffé entre ses dents qui tentent de garder sa cigarette. Mais ça y est, les voilà à deux doigts de se sauter à la gorge. Il n’y a que cette poigne, main et poignet, qui ralentit encore les choses. Alfred relâche tout et le temps de sourire à nouveau il tape en plein dans son nez. Un coup qui les sépare à nouveau alors que le blond secoue sa main. Il avait beau faire le costaud, taper dans l’os du nez arrachait toujours une grimace. Pas le temps néanmoins d’y penser suffisamment longtemps pour s’en plaindre qu’il se redresse, bien parti pour tâter le peu de chair qui semblait recouvrir les os du barman.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Ven 26 Juin - 19:33



Les mains sur le volant, le jeune homme ne se fait toujours pas à conduire la citadine de sa femme. Rien ne vaut l'adhérence d'un bon guidon, le son mélodieux du moteur d'une deux roues. Rien. Elle est électrique, ne fait pas un bruit, c'est presque frustrant, troublant. C'est un cliché mais damn, c'est réellement une voiture de femme. Sous ses faux airs "sportive", elle est tellement légère qu'au moindre coup de vent il prend peur. S'il était du genre à prendre honte assez rapidement il guetterait le moindre passant en espérant que personne ne le reconnaisse. Mais il s'en fout. Il n'est pas à l'aise dans son siège, mais le reste, il s'en fout. Il lui faudra tout de même, à un moment donné, envisager de passer à une automobile. Ce n'est pas sur sa moto qu'il amènera son enfant à l'école. Pour sa future progéniture, il est prêt à faire ce sacrifice. Mais il n'optera jamais pour ce genre de voiture pour autant. Oh non. Il ne se rabaissera pas à ce niveau. Cela serait beaucoup trop violent. Puis, il ne se séparera jamais de son bolide. Au grand jamais. Mais pour le moment, elle est au garage. Il devrait la récupérer demain ou grand maximum dans deux jours. Lissa n'est pas là ce soir. Et les soirs sans elle se résume à aller chercher à manger ailleurs. Puisqu'il est incapable de faire quelque chose de ses mains en cuisine. Et bien qu'il commence tout de même à se faire tard, Hugo a faim et il a donc décidé de se déplacer pour trouver quelque chose. Se promener il adore ça, encore plus quand il n'y a pas de but réel. Il navigue un peu en eau trouble en sachant qu'il finira bien par avoir une idée précise de ce qu'il veut. C'est alors qu'il décide de réfléchir sur le bas côté de la route, en face d'un bar et d'autres commerces de proximité, là où il ne gêne pas. Quand soudain, deux hommes viennent percuter le capot de l'Opel. Percuter, le mot est faible. Ils semblent plutôt s'y encastrer. Il semblerait aussi que l'un est tenté de plaquer l'autre. Plaquage qui les mènent jusqu'au capot d'Hugo. Surpris, il ne tarda pas à sortir de la voiture pour se précipiter vers eux. Il vient à penser qu'ils sont sans doute bourrés et que ceci est l'exemple type d'une bagarre de bar. Ils se sont certainement fait jeter foutu dehors. Ce n'est pas tellement son genre d'intervenir là où il n'est pas le bienvenu, mais dans ce cas-ci, il s'agit de la non-assistance à personne à danger. En quelque sorte. Pas certain de savoir lequel d'entre eux est véritablement en danger. Les bagarres, vu de l'extérieur, peuvent parfois être assez ridicule. Alors que dans l'action, on se prend pour un titan. Il faut savoir reconnaître que ce n'est pas souvent le cas. Peut être que c'est le genre de distraction dont il avait besoin. Ou peut être que c'est juste dû à son côté grand frère et que c'est une déformation professionnelle. Quoi qu'il en soit. Il commence par attraper le premier qu'il peut. Seulement en tentant de les dégager, un coup vient percuté sa mâchoire. Il se détourne. On peut dire que ces gars-là savent faire connaissance et marqué les esprits. Ça lui apprendra peut être à vouloir jouer les héros. Ils n'ont pas l'air si bourrés. Ils auraient beaucoup plus de mal à gérer leurs mouvements si c'était vraiment le cas. « Je l'avais pas vue venir celle là. » A cette remarque, la fanfare se calme. Ils doivent être aussi surpris que lui. Ou alors c'est juste le calme avant la tempête et il est dans la merde.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Sam 27 Juin - 18:00

Il ne sait pas pourquoi il fait une fixette là-dessus. Sur la lâcheté de l'autre. Peut-être parce qu'il a un sens de l'honneur pointu, et qu'on a un peu trop piétiné sa dignité dernièrement. C'est peut-être pour ça, qu'il s'emballe, qu'il vrille tout seul. L'autre, ça l'exaspère. Tant mieux. Tant pis. Toujours est-il qu'il n'aurait pas dû le provoquer. Sam n'aurait pas dû faire ce qu'il a fait. Se donner en spectacle, comme ça. Inviter l'autre à frapper, comme si cela n'engageait aucune conséquence derrière. Foutaises. Bien sûr que ça donne des conséquences. Comme tout. Et là, elle est douloureuse, la foutue conséquence. Un coup de poing, dans l'oreille. Il se sent sonné. Complètement étourdi. Quelle idée de frapper l'oreille, aussi ? Ça déséquilibre complètement, si bien qu'il titube d'un ou deux pas en arrière. Ça fait un mal de chien, ça siffle, si bien qu'il essaye d'y porter sa main. Mais non, l'autre prend les devants. L'en empêche avec en somme, une petite remarque qui lui ferait bien ravaler. Sam, il grogne un peu, parce que ça lui fait mal. Et ce rire bon sang. Ce rire. Le regard de l'italien se fait noir, comme une menace silencieuse qu'il attend de pouvoir exécuter. Enfin, en attendant Sam, c'est lui qui te ramasse. Faudrait peut-être réagir. Ou avoir le réflexe de faire quelque chose d'autre que d'écouter sa douleur. Laquelle se délocalise brièvement, quand les phalanges de l'autre rencontrent son nez. « Putain. » Qu'il échappe alors qu'il penche un peu la tête en arrière, inquiet pour son nez. Y'a rien de cassé, pas vrai ? On dirait pas. Mais ça n'empêche pas deux filets de sang de tracer leur route de ses narines à son menton, tranquillement. Tu l'as mérité Costello. T'as cherché, toi aussi. Il t'a trouvé. Mais pas le temps de se laisser prendre en pitié. Il ne réfléchit pas vraiment. Pas du tout, quand il envoie valser son poing dans le visage de l'autre, à son tour. Il ne lui laisse pas tant le temps de réagir qu'il l'a attrapé par le col, et qu'il le plaque brusquement contre le capot d'une voiture. Comme ça. Dans la précipitation, sans vraiment réfléchir. Il lève le poing pour frapper, menaçant. Mais c'est son coude qui percute quelque chose, derrière. Alors il se tourne sans réfléchir du côté du truc qu'il a percuté. Un type. C'est qui ce type ? Sa face exprime l'incompréhension. Qu'est-ce qu'il veut, lui ? Sam serait bien tenté de lui en coller une, à lui aussi. Sans savoir pourquoi. Il se fait d'ailleurs dégager un peu violemment, et il recule d'un pas, de deux, pour garder la distance avec l'autre blond, qui a le crochet facile, et la puissance qui faut pour démonter une mâchoire. Sam, il a pas besoin de ça. Pas en ce moment. Il l'avait pas vue venir ? Mais c'est quoi le délire à la fin, avec ces types ? « T'es con ou quoi ? Qu'est-ce que tu m'veux ? » Peut-être séparer la bagarre. Peut-être parce que c'est aussi sa voiture que tu viens de percuter, gros nigaud. Sam les regarde alternativement, en secouant sa main qui lui fait un mal de chien. « Et toi j'te jure que si tu m'as pété le nez, c'est pas sur le capot, mais sous les roues que tu passes la prochaine fois. » Costello, il glisse le revers de sa main sous son nez. Ça fait vraiment un mal de chien, et demain, ça ne ressemblera à rien. Mais pourquoi, hein ? Qu'est-ce qu'il a fait, pour mériter ça.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Jeu 2 Juil - 14:49

Alf n’y pense pas vraiment sur le coup mais si ce type se retrouve avec le nez cassé, il pouvait avoir de sérieux problème. Suffisait qu’il tombe sur un vrai con, un emmerdeur de première et le barman aurait pu porter plainte. Et là, Alf aurait été très loin de rire devant les autorités tout en haussant les épaules pour répondre ’c’était qu’un jeu, monsieur l’agent.’ Bordel il était irrattrapable. Pas une seule seconde il s’inquiète pour ce nez qui vient de lui détruire les phalanges. Puis on ne lui laisse même pas le temps d’y réfléchir, la réplique arrive, tapant en plein visage. Mais le blond est dur au mal et tout ce qu’il cherche c’est à rendre ce coup, à l’assener jusqu’à le voir par terre ou apercevoir le moindre signe de victoire. Sauf qu’ils sont deux à vouloir gagner. Deux à vouloir fermer le claquet de l’autre. Pris de court, complètement déséquilibré, Alf s’agrippe à ces poignets qui l’étrangle –et qui froisse son col par la même occasion. Dans un râle rageur il tente de repousser ce minet bien trop près de lui à son goût. Il cligne des yeux et le monde bascule à la renverse. Son dos cogne un métal qu’il ne reconnait rien qu’au bruit qu’il fait. Combien de fois l’avait-on jeté sur le capot d’une voiture juste pour l’art du cinéma. Ça n’empêchait pas pour autant d’être toujours autant sonné, la tête venant de percuter la carrosserie. De ses pieds, il tente de dégager le barman et tant mieux s’il visait l’entrejambe. Sauf qu’il jette ses pieds dans le vide, signe qu’il pouvait se dégager facilement. Il se redresse difficilement, comprenant que demain il allait avoir du mal à se lever. « Putain de blondinet tu m’as… Bordel c’est qui celui-là ? » La main dans le dos, Alf s’était redressé et faisait maintenant face non plus à un mais deux hommes. Quelques secondes d’absence et il avait loupé tout un chapitre. Ou peut-être que ça ne lui venait tout simplement pas à l’esprit que cette voiture avait un propriétaire. Il grimace, étirant son dos comme il le pouvait alors que l’autre se remet déjà à aboyer « Et toi j'te jure que si tu m'as pété le nez, c'est pas sur le capot, mais sous les roues que tu passes la prochaine fois. » Ce qui a le don de faire repartir le barbu au quart de tour. « Tu te fou de moi ?! T’as appelé du renfort et c’est moi que tu traites de lâche ? » Soudainement, tous ces maux ont disparu et il est de nouveau prêt à cogner cette foutue tête blonde qui l’obsède. Et c’est en voulant sauter à la gorge du barman qu’il percute le nouveau venu, le coupant dans son élan. Dans un bond, il se retourne vers le propriétaire de la voiture, posant sa main sur le haut de son torse en guise d’avertissement. « T’avises même pas de t’en mêler. Sinon j’en prends un pour frapper sur l’autre. » Finit-il par cracher en se reculant, le mêlant clairement dans cette pagaille.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Ven 3 Juil - 14:18



Hugo on le qualifie de froid, de bizarre, mais de con, ça reste exceptionnel. Bien qu'il le soit, par moment, comme tout le monde. Mais c'est plus souvent les femmes qui tiennent ce discours, ou les jeunes avec qui il travaille. Ces jeunes qui aiment tester les limites. Le jeune homme n'en a que faire des insultes. Mais venant de ce type, dans cette circonstance, il reste dérouté. Il est seulement venu apporter son aide. Visiblement non demandée et pas la bienvenue. Les deux jeunes hommes semblent autant surpris que lui. Mais pas pour les mêmes raisons. Qu'est-ce que tu m'veux ? (...) Bordel c'est qui celui-là ? Moi c'est Hugo et j'aurais mieux fait d'attendre gentiment que vous finissiez vos affaires sur mon capot pour repartir tranquillement. Mais. Il pourrait leur retourner la question après tout ! Hugo reste planté là, ces sourcils en disent long. Regarder les deux hommes continuer leur altercation c'est plutôt marrant. On se croirait revenu au lycée. Seulement, en voyant le plus baraque vouloir revenir à la charge. Il s'interpose. « Si on en restait là avec les dommages collatéraux les gars ? » Hugo est le plus grand des trois avec son un mètre quatre-vingt-dix, certes de peu, mais pas le plus musclé. Un juste milieu entre leurs deux carrures. Il ne désire pas vraiment se battre, mais se prépare à l'éventualité que les choses tournent mal. Il se souvient alors avoir par le passé pris gout aux bagarres. Mais c'est une partie de sa vie assez lointaine. Il aimerait que cela reste ainsi. « T'avises même pas de t'en mêler. Sinon j'en prends un pour frapper sur l'autre. » Voilà qui est dit. Bienvenue dans le club des gros bras. Mieux encore, le club des gros bœufs ? « Tu peux toujours essayer. » Pas qu'il veuille faire sonner ça comme un défi, plus comme une désapprobation. Il s'attend peut-être à ce qu'il se laisse gentiment faire ? Hugo s'exaspère un peu  lui-même. Mettez deux hommes ou plus ensemble et les chances pour que ceci se termine en bagarre sont beaucoup trop grandes. L'effet de groupe, au lieu de multiplier le nombre de neurones, produit l'effet inverse. Ajouter a cela, la sécrétion mirobolante de testostérone et voilà le résultat. Aucune explication logique. Merde et si ça sonnait trop d'un ton de défi, la prochaine, c'est sur, c'est pour ma pomme.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Dim 5 Juil - 11:05

Pourquoi est-ce que ce type est venu se coller là ? Sam n'en a aucune idée. Pas qu'il s'en tirait pas trop mal avant son intervention. Il était sûrement à deux doigts de de prendre un revers de phalanges. Mais il s'en sortait pas trop mal, avant que superman ne débarque au milieu. C'est qui celui là. Sam se pose la même question que son aîné. D'où il sort, et qu'est-ce qu'il veut d'abord ? Est-il pas un peu inconscient, un peu maso, de se jeter là ? « Tu te fou de moi ?! T’as appelé du renfort et c’est moi que tu traites de lâche ? » Costello en revient à l'objectif principal. L'autre blond. Se faire entendre traiter de lâche lui monte un peu à la tête. Il le regarde, avec une sérieuse envie de meurtre à nouveau. De lui sauter à la gorge, de continuer cette bagarre qui ne fait aucun sens. C'est cet instant là que choisi l'inconnu pour débarquer au milieu, comme une fleur. Arrêter les dommages là ? Mais qu'il aille voir ailleurs s'il a peur du sang, le grand garçon. Sam lui, il considère qu'il a encore des comptes à régler avec musclor. Il n'entend pas vraiment ce qu'ils échangent, les deux autres, mais il comprend sans mal qu'il s'agit de frapper, encore. De possiblement le frapper lui. L'italien fronce les sourcils, se rapproche des deux inconnus. Qui ne le sont plus tant que ça, désormais, toujours est-il qu'il aimerait éviter que tout cela tourne à la bagarre générale. Ce serait loin de plaire à sa mère et au beau-père, et loin de lui plaire à lui aussi, de finir au poste pour une stupide histoire de... Une histoire de quoi déjà ? Il ne sait même plus pourquoi ils en sont là. Tout ce qu'il sait, c'est que Monsieur Opel – il n'a pas trouvé mieux – s'est interposé, et qu'il va finir par s'en prendre une, s'il ne laisse pas tomber. Sam se pince toujours le nez, reste à l'écart. Après tout, si gigantor et musclor veulent se battre, c'est plus son problème. Lui, il a assez à faire avec son nez qui pisse le sang. Pourtant, y'a une part de lui, peut-être un résidu de bonne conscience qui s'approche, en toute innocence, entre les deux. Histoire de calmer le jeu. Puis, aussi vite que lui a pris l'envie de jouer les médiateurs, il a envie de se barrer. De ne pas se mêler de ça. « Bon, puisque blondie a trouvé autre chose sur quoi taper, j'vous laisse vous papouiller, les mignons. » J'ai assez donné. Petite révérence insolente et il ne perd pas de temps pour leur tourner le dos, dans l'idée de rejoindre l'intérieur du bar, d'arrêter ce saignement de nez, et accessoirement, faire ce pour quoi il est là ; soit servir les clients. Mais quelque chose lui dit que ça ne va pas être si simple. C'est impossible qu'il s'en tire aussi facilement, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Jeu 16 Juil - 12:58

Il a pas osé. Ce type a pas osé répondre « Tu peux toujours essayer. » quand Alf venait de les menacer de leur foutre une déverrouillée à tous les deux. Pendant un instant, il n’ose même pas répliquer, le regard l’air bêta, surement la bouche entrouverte. C’était pas tous les jours qu’on tombait sur des masochistes. Faut dire que ça l’avait presque déstabilisé. Coupé dans son élan. Il était prêt à se décaler de sa voiture et lui conseiller de partir comme il était venu. Non puis il avait décidément trop une belle gueule pour vouloir l’abîmer. Il avait déjà commencé avec l’Italien, autant finir avec lui. Sauf que celui-ci est déjà en train de se barrer quand Alf s’apprêtait à calmer le jeu avec ce deuxième inconnu. Je rêve ou il est en train de prendre ses jambes à son cou ? Ahuri, il le regard lui tourner le dos, une deuxième fois comme si la première n’avait pas suffi, tandis que l’autre abruti à côté tend presque ses bras, n’attends qu’à être frapper. C’était comme agiter le drapeau rouge devant un taureau tout en restant derrière le tissu. Pas même le temps d’y penser qu’il attrape le conducteur de la voiture par le col, suffisamment fort pour qu’il préfère se défendre plutôt que de garder son équilibre. Et il ne laisse même pas le temps au barman de faire un pas de plus que l’inconnu est projeté sur son dos. Il se retient de hurler un STRIKE ! même si son sourire montre suffisamment à quel point il fier de son coup. Quelques personnes sortent du bar non loin et regarde les deux hommes par terre, ou à moitié par terre qu’importe et Alf leur fait signe de s’éloigner. « Excusez-les, ils ont trop bus! Mais je m'en occupe. » Il se remet à nouveau le dos en place avant de soupirer, prenant tout son temps avant de les rejoindre. Il ramasse sa cigarette à moitié consumer par terre et prends même le temps de la rallumer avant de les rejoindre. « Vous pouvez pas dire que je vous avais pas prévenu. Et une fois à leur hauteur il tend sa main, pour le premier qui se relèvera. Aller, c’est crade par terre, debout messieurs. » Comme si après cela ils allaient se coucher en finir là. Ça aurait été trop beau.
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Jeu 16 Juil - 20:32



Alors que l'un des deux hommes repartit en direction du bar, Hugo reste là. Assez surpris de la tournure des évènements. "Mes mignons ?" Il s'était donc mêlé à cela ? Comme si le fuyard n'attendait qu'une chose depuis le début, que quelqu'un s'en mêle pour pouvoir partir tranquillement. Lâchement. Hugo se sent soudainement stupide. Qu'est ce qu'il cherchait à faire exactement ? Parfois c'est comme si, tout ceci, c'était plus fort que lui. Parce que ça fait partie de lui. Il a toujours été ce gosse à problème et quoiqu'il fasse, ce fantôme le suit comme son ombre. Le pire, c'est qu'il aime ça. L'adrénaline.  Un peu trop. Beaucoup trop. Mais il regrette. Il se sent coupable. Il aurait dû rester dans l'auto. Attendre qu'ils se calment. Si c'est possible. Le petit teigneux là, il semble si enragé. Il a une tête à problème. Le genre de tête qu'Hugo pouvait avoir dix ans à l'arrière. C'est donc à ça qu'il ressemblait ? Il attendait là, les représailles. C'était inévitable. Il ne laisserait pas tomber comme ça. Mais la suite, il ne l'avait pas vu venir, encore une fois. Brusquement le teigneux le saisis par le col. Et en peu de temps qu'il en faut pour le dire, Hugo vint rencontrer le dos du fuyard. L'entraînant dans sa chute. Minable chute qu'il tenta d'anticiper au maximum, ses radius en avant. « Excusez-les, ils ont trop bus! Mais je m'en occupe. » C'était lamentable. Plutôt que de frapper comme un homme, monsieur préfère jouer aux quilles. « Vous pouvez pas dire que je vous avais pas prévenu (..) Aller, c'est crade par terre, debout messieurs. » C'est ainsi qu'Hugo lança un regard à son camarade au sol. Camarade parce qu'après une telle chute, on peut dire qu'ils ont désormais un sacré souvenir en commun ces deux-là. Un regard qui laisse transparaitre quelque chose. Du genre "et si on lui rentrait dedans ?" Seulement, Hugo n'est pas certain qu'il ait les épaules pour ça ou tout simplement l'envie. Il semblait beaucoup trop pressé de rentrer. Il se relève. S'essuyant les mains, en réfléchissant. Pas assez. Puisqu'il lui faut très peu de temps pour lui foncer dedans et à nouveau plaquer le jeune homme contre son pare-choc. Cette fois-ci, de plein gré. C'est sa femme qui va être contente. « C'est quoi ton putain de problème bordel ? » Bitch problem ? Daddy issue ?

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Ven 17 Juil - 21:42

Sam, la situation le dépasse. Pas qu'il ne comprenne plus ce qui se trame. À vrai dire, son nez en sang le rend parfaitement lucide. Raison de plus pour se barrer d'ici, retourner derrière son bar, s'enfiler un shot et se remettre à servir. Comme si rien de tout cela ne s'était produit. Mais ça s'est produit. Et ça se produit toujours. Il a beau leur tourner le dos, les conséquences lui traînent aux talons avec ténacité. Et le voilà, en quelques secondes, bousculé par gigantor. Il se retrouve par terre avec lui. Le menton tape douloureusement le bitume, et ça fait vibrer sa mâchoire. La douleur irradie dans sa face, et il regrette tellement de pas être parti en marche arrière, sur l'instant. Ils ont trop bu ? Costello a bien entendu ? Il serre le dents, se retourne maladroitement pour se retrouver les fesses par terre. Son regard est noir. Noir de colère. D'agacement. Il a envie de lui faire racler le bitume, à Monsieur Muscles. L'italien croise le regard de son compagnon d'infortune par la suite. Il a un air de malice. Un plan au fond des prunelles. S'associer pour mieux s'en prendre à l'autre ? C'est pas très fair play. Mais Sam n'a plus tant envie d'être fair play avec l'autre blond, bien au contraire. Il se redresse difficilement en ignorant sa main d'ailleurs. Qu'il aille se faire voir. Il aimerait s'approcher. Frapper. Mais Monsieur Opel est plus rapide, quand il vient le plaquer contre le capot. Sam arque les sourcils. Remonte ses manches noircies et tachées de sang. Une chemise de bousillée, une. Toujours est-il qu'il revient vers les deux autres. S'approche et regarde le propriétaire de la voiture. Il lui tire un peu sur l'épaule, vers l'arrière. « Hé, hé, c'est bon il a eu son compte, ça va. » Il hoche la tête, comme pour s'en convaincre lui-même. Mais à peine Opel a-t-il le temps de relâcher l'autre alcoolique que ce dernier se ramasse le coude de Sam dans le nez. Un coup sec et sans doute mérité, du moins, c'est ainsi que notre blond voit les choses. « Là on est quittes. » à nouveau, il glisse le revers de sa main sous son propre nez. Il en a marre de se battre ; marre de se recevoir des coups aussi. Il les avise tous les deux du regard. Peut-être qu'il va s'en prendre une autre, il ne sait pas. Il peut toujours tenter. « Maintenant, soit vous vous tapez dessus et vous me laissez enfin TRANQUILLE, ou on va boire un coup à l'intérieur, mais ARRÊTEZ de me frapper. STOP. » Genre tu es un homme responsable Costello. Au fond, tu demandes que ça, à recevoir des coups pour mieux te relever par la suite. T'es un peu maso oui. C'est pas une nouveauté.

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Mar 21 Juil - 17:51

Faut croire que le blond était né dans l'unique but de se faire jeter sur des voitures. Il doit être fait pour ça. Au moins il a l'avantage d'avoir une vocation peu commune. Enfin bref, pas le temps de faire le malin très longtemps que son dos percute une nouvelle fois le capot de l'Opel dans un bruit sourd de carrosserie qui commençait à plier. Et bien que ça soit une habitude, ça ne l'empêche pas de morfler toujours autant. Voir plus avec le temps. Il allait finir en miette avec ses conneries. Et puis bordel c'est qu'il en a de la force le troisième blond. Il est là, à moitié penché sur lui, pour le retenir contre ce pare choc inconfortable. Et Alf, qui le regard prendre trois tours, lui demandant c’était quoi son foutu problème, se dit qu'il a peut-être fait une connerie. Ouais, enfin. Parce que les voilà maintenant à trois dans cette bagarre qui n'a aucun sens ni même raison d'être. Tout ça à cause de lui et ses quelques verres en trop. Finalement, l'intervention de monsieur Opel n'était pas si inutile. Dommage seulement qu'il est fallu en arriver jusque-là pour qu'il commence à considérer sa connerie. En position de faiblesse, il se crispe, peut-être de peur que le coup parte et qu’il ne puisse pas lui rendre mais c'est le barman soudainement qui vient sauver la situation. Alf l'aurait presque embrassé pour le coup. Sauf qu'il eut à peine le temps de remettre en question ce sentiment qu'il embrassa son coude à la place. « Ah la pute! » Aussitôt l'avait-il hurlé qu'il vint se tenir le nez de ses deux mains, le sang coulant entre ses doigts. Il se laissa glisser le long du capot, décorant au passage de quelques taches rouges la carrosserie. « T'es vraiment la pire des... Rha ! » Et pourtant, le voilà qu'il se met à rire après son insulte censurée, quoique mélangé à deux-trois râles de douleur. Le pire c'est qu'il se moquait de lui-même. C'était tellement bien joué de la part de Blondie. Puis comment ne pas rire aux paroles qui suivaient. [i] Vous arrêtez de me frapper. [ /i] Pauvre chou, qu’il pensait. Sauf que s’il ne se serait pas gêné de l’embêter à nouveau s’il n’avait pas relevé ce détail. Alfred appuyait sur ses narines, l’air ridicule avec sa moustache devenue brune, et s’était redressé doucement, plus assagi. « Tu payes ta tournée ? Pour tous les trois hein, je voudrais pas que… Et il hausse un sourcil en direction du troisième inconnu, s’attendant à ce qu’il complète sa phrase par son prénom. Bref, qu’il soit jaloux. »
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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Jeu 23 Juil - 18:59

La tournure des événements le laisse sans voix. Alors qu'il pensait que blondy voulait simplement les séparer et le retenir d'agir. Il s'avère qu'au final, il prend les devants. « Là on est quittes. » En lui dérobant son ouverture, son plan pour lui faire ravaler son arrogance à deux francs. Hugo se sent tout d'un coup frustré. Mais reconnaissant à la fois. Il aurait franchi la ligne. Une ligne qu'il doit garder en tête mais ne pas franchir. Peut être que c'est pour le mieux. Alors pourquoi il reste sur sa fin ? Pourquoi il déteste cette situation ? Le fait qu'il vienne de se faire coiffer au poteau, comme un bleu, ça le fait rager de l'intérieur. Des sentiments qu'il tente de réprimer. Ce n'est pas le moment. Puis, il faut avouer que ça avait de la gueule. Cette revanche, elle lui revenait de droit. Il recule enfin. Tandis que musclor jure, encore une fois. Il se demande alors c'est quoi l'histoire derrière tout ça. Ils n'ont pas l'air d'avoir le même genre de fille, il y a peu de chance que ce soit une histoire de nana. Et si c'est le cas, c'est bien dommage pour eux. Hugo s'imagine mal se battre pour une fille. Enfin, disons que c'est arrivé une fois. Un regard et une parole de travers. Y a des limites à sa patience tout de même. « Maintenant, soit vous vous tapez dessus et vous me laissez enfin TRANQUILLE, ou on va boire un coup à l'intérieur, mais ARRÊTEZ de me frapper. STOP. » Enfin des mots qui sauvent de la galère. A les voir, ils ont assez donné pour aujourd'hui. Hugo ne souhaite pas les voir finir à l'hôpital ou dans le pire des scénarios, y finir à son tour. Lyssa serait capable de lui coller un procès aux fesses. Lyssa… Son Opel. Et merde. Comment il va expliquer ça ? Elle aura encore du mal à croire que ce n'est pas de sa faute. A croire qu'Hugo attire les abrutis et les histoires. Comme un aimant. Comme quoi qu'il fasse, cela le rattrape. « Tu payes ta tourne ? Pour tous les trois hein, je voudrais pas que (…) bref, qu'il soit jaloux. » Il le regard au coin. Toujours sur ses gardes. Il pourrait simplement jouer et reprendre à tout moment. Il a l'air d'un fourbe. Il lui rappelle un peu les types avec qui il traînait adolescent. C'est pourquoi il n'est pas certain de vouloir les suivre à l'intérieur. Il devrait très certainement retourner d'où il vient. « Hugo et ça, c'était la voiture de ma femme, merci. » Hugo emboite le pas à blondy, en direction du bar. Fermant la voiture d’où il est avec sa clé électronique. Un bip bip trop girly. Qu'est-ce qu'il déteste les voitures sans caractères. Sa femme. Il n'est pas le genre de mec à déballer ça du premier coup. il parle très rarement de sa vie. La plupart de ses collègues ne seraient très certainement pas au courant de sa situation de couple si ce n'était pas pour son alliance. Ce n'est pas son genre de se vanter de la sorte. Mais là. Il est dans la galère. Quand il conduit à moto, elle gueule, quand il conduit sa voiture, aussi. Alors quoi ? Il est censé rouler à trottinette maintenant ?

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MessageSujet: Re: Blood against blood - Sam    Dim 16 Aoû - 13:36

Quelle situation ridicule. Tout cela est purement risible. Il s'en rend d'autant plus compte que les minutes passent. Ils se frappent et se cherchent. Ils ont même réussi à mêler un troisième type à ce bordel général. Mais là, la situation se calme apparemment. Ou plutôt, Costello se calme. Il décide d'être raisonnable. Pas qu'il n'a plus l'âge de se battre dans les bars. Mais là, c'est l'établissement de ses parents, et oui, ça lui prend la tête de pourrir ça aussi. Il en a marre de traîner la malchance partout où il passe. Bref. Ils sont beaux, tous les trois. Bien abîmés, comme il faut. Le pire, c'est que Sam a du mal à se rappeler de comment c'est arrivé. De pourquoi c'est autant parti en cacahuète, leur histoire. Après sa grande tirade de victime, il regarde l'Opel de Monsieur Opel. Elle est un peu déformée, la pauvre. Le capot a morflé, à cause de musclor notamment. Musclor qui a fière allure, avec sa moustache brune. Quel joyeux tableau ils donnent là, tous les trois. Le barbu demande à ce que l'italien paye sa tournée. Sam se dit que si ça peut calmer le jeu, il est pas à ça près. Si ça peut les empêcher de se mettre sur la tronche à nouveau, il peut faire péter quelques bouteilles même. Le grand brun s'annonce au passage. Hugo. « Moi c'est Sam. Et tu sais, t'as pas besoin de te justifier pour avoir une voiture de gonzesse. Chacun ses goûts. » C'est ça Sam. Continue. Tu voulais calmer le jeu ? Tu fais que mettre de l'huile sur le feu. Mais c'était gentil. Taquin. Loin de lui l'envie de se mettre à dos son précédent allié. Il finit par soupirer, et ouvrir le chemin jusqu'au bar. Entré dans l'établissement, il passe de l'autre côté du comptoir. « Qu'est-ce que je vous sers ? » Qu'il balance finalement. Et en attendant que les deux acolytes se décide, il récupère trois torchons dans lesquels il colle une pelle de glaçons. Un rapide nœud, et il leur colle sous le nez, sur le comptoir, avant de récupérer sa propre poche pour la mettre contre sa joue. C'est froid, mais ça fait du bien. S'ils n'en veulent pas, c'est leur problème. Il a l'impression de prendre presque trop soin d'eux. La situation est ridicule, toujours. Inattendue, et plutôt stupide. Qu'importe. Un peu d'action, c'était pas si malvenu que cela, au final.

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