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 did you see the flares in the sky ❖ (costings)

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 30 Juin - 23:09



We're running around and around,
Like nothing else could matter in our life.

@kodaline

Son rire. Il sourit rien qu'à l'attendre. Comme une douce mélodie qui lui laisse comprendre que non, il n'a pas fait une erreur. Ou du moins, que c'est encore trop frais pour se rendre compte de tous les dégâts, de toutes les conséquences, de tout ce qui n'ira plus demain à cause de ce simple geste. Un baiser. Pour un millier de raisons, il n'aurait pas dû. Et pour un millier d'autre, c'était la chose à faire. Reste à départager le bon du mauvais. Sauf qu'il n'a jamais été exceptionnel, quand il s'agissait de coller des étiquettes. Il laisse ça à ceux qui rangent tout dans des cases. Lui, il ne voit qu'un seul grand groupe, où tout ce qui compte actuellement, c'est elle. Liv. Il s'excuse, d'ailleurs. Sans trop savoir pourquoi. Peut-être parce qu'il a peur qu'elle lui colle une étiquette, justement. Celle du type trop sympathique pour que ce soit vrai, du type qui a tout orchestré, juste parce qu'il veut ramener une fille dans son lit ce soir. C'est pas le cas. Sam, il n'est pas de ceux-là. Et quand bien même, il oserait jamais. Pas avec Liv. Il se montrerait tellement moins sincère. Tellement moins vulnérable, d'une manière. Il a trop de respect pour elle pour ça. Il l'apprécie trop pour jouer les cons et prendre le risque de la voir fuir. « Face à nos têtes d'ahuris, je pense que sur ce point-là, c'est plutôt évident. » Il rit doucement. La détaille. C'est pas faux. L'un n'a pas l'air moins surpris que l'autre. Ils s'y attendaient un peu sans réellement s'y attendre, il faut croire. Ça s'est juste passé si naturellement que oui, on pourrait avoir des doutes. Mais non. Il la voit s'approcher à nouveau, presque dangereusement. Il penche légèrement la tête en avant. Rien que pour l'aider. Liv, elle est un peu plus petite. Même bien plus petite. Et si ça le fait sourire, s'il trouve ça mignon d'une manière inexplicable, ça ne doit pas toujours être bien pratique. Puis, histoire d'en rajouter une couche, il faut bien avouer qu'il est lui-même légèrement au-dessus de la moyenne. Bref. Il s'échappe de ses pensées, quand leur bouche se trouvent, une fois de plus. C'est bon, d'être là, avec elle. Sans se prendre la tête. De la savoir si proche, même s'ils ne devraient sans doute pas. Pourtant, ils ne font de mal à personne, pas vrai ? S'ils risquent de blesser quelqu'un, c'est bien l'un ou l'autre, personne d'extérieur à toute cette affaire. Il la rattrape d'ailleurs avant qu'elle ne lui échappe et qu'elle finisse par terre. En définitive, Riggins est aussi quelqu'un de particulièrement maladroit. Et une fois de plus, sans comprendre pourquoi, il trouve ça mignon. C'est qu'un prétexte pour la rapprocher un peu plus de lui, la garder là, entre ses bras, comme avide de sa présence. Elle se recule, il suit légèrement le mouvement. Pour se contenter de sourire, à nouveau. « Frapper les autres, c'est pas mon truc, je suis une grande pacifiste Costello. » Il secoue tranquillement la tête. Une de ses mains quitte le dos de la jeune femme pour glisser dans les mèches légèrement désordonnées de ses cheveux, qu'il ramène un peu en arrière. « Et c'est bien pour cette raison que tu n'arriveras jamais à te venger, Riggins. » Ses doigts glissent jusqu'à son menton, il lui fait légèrement relever la tête, le temps d'un bref baiser. Et son autre main vient chercher la sienne, alors qu'il se détourne l'invitant à la suivre. « Il y a quelque chose que j'aimerais te montrer. » Il fait un petit signe de tête vers l'escalier, attend juste qu'elle se décide à la suivre pour l'emmener à l'étage. Il défilent rapidement dans le corridor, avant de rejoindre une pièce dont il pousse la porte. Sa chambre. Pendant un instant, il se dit que c'est peut-être malvenu et bourré de sous-entendus, mais une fois de plus, c'est pas le cas. Il veut réellement lui montrer quelque chose ici. La pièce est assez grande, et le mur du fond est à moitié tapissé de photos. Pourquoi est-ce qu'il a fait ça ? Il ne sait déjà plus. Mais quand la majorité des personnes accrocheraient un tableau pour combler un mur trop vide, lui a préféré passer une nuit à coller des photos à la patafix. Il avance jusqu'au mur. Lui fait signe de s'approcher. Il cherche d'un instant quelque chose du regard. Puis décroche une photo, qu'il regarde avant de lui donner. « Je, je pensais que ça pouvait te faire plaisir de la récupérer. J'en ai plein d'autres, et si ça peut... Enfin voilà. » Il jette encore un coup d'oeil à la photo. Une journée à la plage, que les Costello et les Riggins avaient organisée, en plein été. Et sur la photo, Louis sur les épaules de Milo, et Liv sur celles de Sam, à se livrer Dieu sait quelle bataille au milieu de l'eau. La photo n'est plus toute jeune, elle commence à remonter. Pourtant, Sam, il n'a pas oublié ce jour, comme bien d'autres souvenirs qui le rapprochent de Milo. Il la regarde elle. Regarde le mur à nouveau. Passe une main dans ses cheveux déjà bien décoiffés. Le silence retombe, et il se tourne brièvement vers son lit. Well. C'est ambigu. Mais non, c'était pas planifié, ni scripté, ni rien. Il voulait vraiment lui montrer cette photo, à la base. « Tu. Hm. T'aimerais retourner voir le film et essayer de manger de la pizza ? Ou peut-être que tu veux rentrer. J'comprendrais, il est tard, mais... Tu peux aussi rester dormir. Ici. Enfin si tu veux. Juste. Hm. » Il est un peu nerveux. Ça se voit. Mais ça ne l'empêche pas de sourire, juste parce qu'elle est là. And she's the only thing that matters right now.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mer 1 Juil - 23:13



I try to picture me without you but I can't
'Cause we could be immortals, immortals
Just not for long, for long.

@falloutboy

« Et c'est bien pour cette raison que tu n'arriveras jamais à te venger, Riggins. » Il est beaucoup trop sur de lui. A cette réflexion, la jeune femme rigole. Mais n'aurait-il pas à moitié raison ? Depuis qu'ils sont ici, aucune idée ne lui est venue en tête. Et si Liv Riggins se faisait plus douce, plus docile ? Elle reste tout de même aux aguets. Elle finira par trouver son ouverture. Jusqu'ici elle est beaucoup trop déconcentrée par ses baisers et l'ambiance en général qui avouons-le, est différente de ce qu'elle s'imaginait au départ de cette soirée. Mais elle est aussi déconcertée par la vitesse à laquelle vont les choses. Seulement, c'est naturel, fluide, comme si c'était fait pour arriver. Liv n'a jamais ressenti cela avec personne. Il lui faut toujours beaucoup de temps, pour s'habituer à une personne. Parce qu'elle apprécie sa liberté, le second degré, la légèreté de l'instant. Elle déteste programmer, avancer selon des codes, trois rendez-vous puis ceci, puis cela. Elle n'a jamais rien compris aux techniques de drague, aux principes de l'amour dont parle si souvent son entourage, ses amis. Pour elle c'est tellement plus simple que cela. C'est deux êtres réunis, évoluant dans des directions différentes, mais grandissant, malgré tout, ensemble. On ne peut pas partager le même rêve avec l'être aimé, aussi altruiste que l'on soit. Certes, des rêves en commun peuvent naitre ensuite, c'est même nécessaire la plupart du temps. C'est aussi deux personnes avec leurs conflits, leurs défauts, leurs qualités, toutes ces choses que l'autre n'arrive pas à différencier. Ou peut être que c'est plus encore. Qu'elle est à côté de la plaque. Qu'est ce qu'elle en sait après tout ? Elle est mal placée pour en parler. Peut être que l'amour est tout bonnement maladroit, un peu comme elle. Elle aimerait trouver quelque chose à redire, mais le jeune homme le prend par la main et à partir de ce moment-là, elle décide de se taire. Pourquoi gâcher un tel moment. « Il y a quelque chose que j'aimerais te montrer. »  Elle l'observe doucement et finit par le suivre. Curieuse d'en savoir plus. « Si c'est à propos des filles dans ton congélateur, mauvaise idée. » Mais il lui indique les escaliers et ils montent tous deux à l'étage. Son appartement lui correspond assez bien. Alors que d'autres le trouverait un peu impersonnel, Liv au contraire, pense tout l'inverse. C'était sans avoir vu sa chambre. Un des murs est recouvert de photographies. Maintenant qu'ils sont à l'intérieur des tas d'idées passent dans la tête de la jeune femme. Pour commencer, c'est donc ici que Sam Costello passe ses nuits et faits de beaux rêves. Elle détaille la pièce. Quelque chose l'interpelle tout de même. L'absence des bruits de l'océan. Comment fait-il pour trouver le sommeil ? Le bruit des vagues manquerait beaucoup trop à la jeune femme, elle a toujours été bercée avec ceux-ci, même d'assez loin. Puis, soudainement, elle se demande pourquoi ils sont tous les deux ici. Anguille sous roche ? Enfin, elle redirige ses pensées vers le mur où le jeune homme se tient. Pour éviter de penser aux idées qui pourraient découler de sa précédente réflexion. Elle est toujours proche de la porte. Une main contre son autre bras. Elle avance. Toutes ces photos. Liv en a autant dans son ancienne chambre d'adolescente, où elle réside d'ailleurs brièvement pour le moment. Elle balaye du regard le mur d'où elle se tient. Elle se rapproche davantage quant il l'invite à en faire autant. Il finit par décrocher l'un d'eux, qu'il lui tend. Délicatement elle examine le cliché en main. Milo. « Je, je pensais que ça pouvait te faire plaisir de la récupérer. J'en ai plein d'autres, et si ça peut... Enfin voilà. » Milo est la première chose qu'elle remarque. L'espace d'un instant, elle se focalise dessus et rien d'autre. Elle se souvient alors de cette journée. Mais plus vraiment de qui a gagné à ce petit jeu. Pas que ceci est son importance. Elle se souvient que plus tard dans la journée Milo et elle avait échangé quelques mots. Se promettant que quoi qu'il arrive, leur amitié resterait toujours intacte. Et à quelle point celle-ci était importante pour lui, comme pour elle. Elle se souvient aussi du sentiment de bonheur qu'elle avait ressenti après cette journée. Quand les gens se mettent à la plaindre sur sa situation familiale, Liv, elle aime leur répondre qu'elle est juste reconnaissante de bien plus. Parce que Milo, c'était en quelque sorte, sa famille aussi. Au même titre que Cael, son oncle, etc. Elle a toujours eu une définition différente des autres quand il s'agit du mot famille. Cela n'est pas nécessairement réduit à ses liens de parentés. C'est bien plus que cela. Elle rejoint Sam, en s'installant elle aussi sur son lit. La photo toujours en main. « Merci. » Elle lui sourit. Ils n'ont pas besoin de dire quoique ce soit. Ils n'ont pas besoin d'en parler. Ils savent déjà à quoi ils pensent. À lui. À eux, ces jeunes-là, insouciants mais heureux. « Tu. Hm. T'aimerais retourner voir le film et essayer de manger de la pizza ? Ou peut-être que tu veux rentrer. J'comprendrais, il est tard, mais... Tu peux aussi rester dormir. Ici. Enfin si tu veux. Juste. Hm. » Liv peut ressentir que quelque chose dans sa voix ne tourne pas rond. Il est nerveux. Elle aussi, bien qu'elle tente de le cacher au maximum. Puis étrangement, elle n'est plus certaine de savoir pourquoi. Un sentiment curieux plane au-dessus d'elle. Si elle a toujours considéré Milo comme sa famille, qu'en est-il de Sam ? Elle n'a jamais été aussi proche de lui que de Milo, c'est certain. Mais il reste son frère. Et il partage des souvenirs ensemble, de beaux souvenirs comme des plus tragiques. « J'suis pas certaine de savoir ce que je veux, ni même de savoir ce qui est mieux. Do you ever get that feeling ? » Dit-elle soudainement, d'un ton à peine plus sérieux que d'habitude. Elle a peut-être besoin de se donner bonne conscience. Se rassurer. Elle a besoin qu'il lui dise que ceci n'existe pas seulement dans sa tête, qu'il le veut aussi. Et si elle était sur le point de tout gâcher ? A cette idée, elle regrette déjà d'avoir dit cela. Parce que le plus étonnant dans tout cela, c'est qu'elle en a envie. C'est ce qu'elle veut, elle. Elle a envie de l'embrasser une nouvelle fois. Et pour la première fois depuis longtemps, elle n'a pas envie de penser à lui. Peut être qu'il est temps qu'elle prenne sa vie en main, sans penser à ce qu'il aurait fait, ce qu'il aurait dit, s'il était toujours là. Pourquoi c'est plus fort qu'elle après tout ? Elle n'a pas été tout à fait honnête. Il y a bien quelque chose qu'elle veut, elle dépose d'ailleurs son regard dessus. Ses lèvres. « Partons du principe que je ne suis pas douée pour prendre des décisions, que me conseillerais-tu Costello ? » L’humour reste la meilleure solution. They could go back to the movie, not that she cares about zombie that much, she could go home too, not that she wants to actually, but, whatever he wants, she's in.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Sam 4 Juil - 13:11



This feeling begins just like a spark
Tossing and turning inside of your heart

@susiesuhxrobotkoch

« Si c'est à propos des filles dans ton congélateur, mauvaise idée. » Il rit. Vraiment. Ils font définitivement la paire, quand ils s'y mettent. Pas l'un pour rattraper l'autre. C'est du même niveau. Un humour noir, plutôt glauque. Quelque chose qui faut habituellement manier avec précaution, selon les circonstances. Mais pour le coup, ça paraît si naturel, qu'un mot plus haut que l'autre ne détonnerait pas tant que cela. Il y a des sujets sur lesquels il ne faut pas rire – d'usage du moins – mais avec eux, la bêtise rend la réalité un peu moins affreuse. Un peu plus tolérable. C'est peut-être pour ça, que tout se déroule aussi naturellement. Parce qu'ils se ressemblent, autant qu'ils se différencient sur bien des points. Juste assez pour se compléter. Mais non, pour en revenir à ce qu'elle disait, ça n'a rien à voir avec les filles dans son congélateur. La suite, elle se passe à l'étage, dans sa chambre. Enfin, dit comme ça, c'est un peu ambigu, pas vrai ? Non, tout ce qu'il veut, c'est lui montrer quelque chose. Pas son lit, pas plus la vue qu'il a de là-haut. Ce qu'il veut lui montrer, ça tient sur un mur, et même au creux de ses mains. Une photo. Il a toujours aimé ça, la photographie. Pas qu'il soit bien doué dans le milieu, non. Mais la photo, ça a toujours eu son importance. Et ça a encore pris une autre dimension quand Milo est parti. Parce que toutes ces petites images, c'est tout ce qui lui reste de concret, le concernant, avec deux ou trois souvenirs qui tiennent sur des étagères. Les photos, elles permettent de se souvenir. Des traits de son visage, des fossettes qui creusaient ses joues quand il riait, jusqu'à la couleur de ses yeux. Tous ces petits détails qu'il n'oublierait pour rien au monde. « Merci. » Il a envie de répondre que c'était tout naturel. Qu'elle le mérite bien. Qu'il voulait lui donner depuis longtemps. Est c'est le cas. Il ne sait pas pourquoi il ne l'a pas fait plus tôt. Peut-être car ce n'était pas la manière la plus fine de débarquer dans sa vie, photo à la main. One step at a time. Le silence retombe. Mais pour une fois, c'est pas aussi inconfortable. Pour une fois, il s'y fait, et il accepte qu'on ne dise rien. Que dire de plus, de toute façon ? Il n'y a aucun commentaire à faire sur la photo. Ce qui le rend un peu plus nerveux en revanche, c'est la suite des événements. Ils sont là, tous les deux assis au bord de son lit, et il se sent un peu stupide. C'est pas ce que tu crois Liv. Enfin, je ne sais pas ce que tu crois, en réalité. Mais c'était pas juste un prétexte pour t'amener ici. C'était pas une parade pour qu'on aille dans mon lit. Je sais que c'est ambigu, que c'est un peu maladroit de ma part. Mais c'état pas volontaire. Pas vraiment. Pas du tout. Il aimerait s'excuser pour le contexte. Mais il se dit qu'il va s'enfoncer un peu plus, alors à la place, il essaye de savoir ce qu'elle veut faire. Toujours aussi nerveux. Peut-être que l'alcool joue un peu, aussi. « J'suis pas certaine de savoir ce que je veux, ni même de savoir ce qui est mieux. Do you ever get that feeling ? » Il sourit. Prend une grande inspiration, et se laisse tomber en arrière sur le matelas, pour regarder le plafond. Il est blanc. Haut. Trop vide. Un peu comme son cœur. Il échappe un soupir, détaille toujours le même morceau de plafond. « Toujours. » Est sa première réponse. Oui, toujours. Trop souvent même. Ce sentiment que le contrôle échappe, que sa vie fout le camp sans lui demander son avis. C'est pas par séquences, c'est constant. « Mais c'est une partie du jeu, right ? Ne pas savoir à quoi s'attendre, ne pas être sûr de faire les bons choix. Avoir peur des conséquences. De faire du mal aux autres, et de s'en faire. Life's a big mess anyway. » Son regard est toujours figé sur le plafond. Bref silence. Il pose enfin les yeux sur elle. Liv Riggins. Tout ça va vite. Peut-être un peu trop. Mais pourquoi mettre sur pause, quand tout se déroule si bien ? Pourquoi casser une rythmique qui semble leur convenir, juste pour rentrer un peu mieux dans les conventions. Ça fait longtemps qu'il n'en a plus rien à faire, des conventions. Et peut-être qu'il regrettera demain. Peut-être qu'il s'en voudra. Par rapport à Milo. À Cael. À elle. À eux. À tout ce qu'ils avaient avant, tout ce que ce sera devenu demain, et tout ce qu'ils auront peut-être perdu. Mais pour le moment, il vit l'instant présent, et ça lui plaît. « Partons du principe que je ne suis pas douée pour prendre des décisions, que me conseillerais-tu Costello ? » Il se redresse, juste pour s'asseoir à nouveau à côté d'elle. Il hausse les épaules. Pas qu'il soit particulièrement doué pour les prises de décision non plus, sauf dans son métier, faut croire. Il tourne la tête vers elle. Ses yeux s'arrêtent un instant sur ses lèvres, jusqu'à remonter à son regard. « C'est pas tant ma spécialité non plus. Mais. Si on procède par élimination... » Il se rapproche un peu. Suffisamment pour sentir son souffle contre ses lèvres. « Le film est vraiment trop nul pour qu'on s'inflige ça. » Un baiser au coin de ses lèvres. Une de ses mains qui glisse sur la taille de la jeune femme. « Puis, Bucky a sûrement mangé toute la pizza. » Ses lèvres qui retracent la ligne de sa mâchoire. Sa main qui remonte doucement sous son haut. « J'ai pas confiance pour ce qui est des taxis. » Un murmure qui se perd dans le cou de Liv, alors qu'il embrasse sa peau une fois de plus, l'attirant doucement à lui. « Et j'ai un peu trop bu pour te ramener. » Il rit un peu, sans même comprendre pourquoi. L'euphorie du moment, sûrement. Il finit par se reculer légèrement, juste pour la regarder. Lui donner une réponse qu'elle connaît déjà, au final. « Par élimination donc, on en vient à la conclusion que tu devrais rester. Maintenant, si tu as trop peur que je te coupe en cubes, je vais aller dormir avec Bucky sur le sofa, ça ira très bien. » Son sourire est doux. Son regard aussi. Il détaille le visage de l'australienne. Et ça non plus, il ne s'en lasse pas. Un peu comme l'embrasser. Un peu comme toutes leurs conneries. Tout ce qui lui fait croire que eux deux face au monde, ils peuvent s'en tirer, finalement.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Dim 5 Juil - 0:54


My ghost. Where'd you go?
I can't find you in the body sleeping next to me
@halsey

Toujours. Elle ne sait pas si cela doit être rassurant, mais, c'est plutôt le cas. Savoir que nous ne sommes pas seuls à traverser quelque chose est toujours réconfortant. On oublie d'ailleurs trop souvent que la plupart des gens passent, à un moment donné dans leur vie, par une phase particulièrement troublante, difficile, floue. Parfois même à plusieurs reprises. Pour les plus malchanceux. C'est ainsi qu'est la vie. Un tourbillon dans lequel il arrive de prendre des coups. Sam est allongé sur son lit, son regard perdu en direction du plafond. La jeune femme le regarde à son tour, quelques secondes, pour reporter son attention sur lui. Elle ressent subitement l'envie de s'allonger à ses côtés, de se blottir contre lui, oublier le reste, juste rester à ses côtés. Sentir la chaleur de son corps contre le sien, entendre son cœur battre à travers son thorax. Mais elle n'en fait rien. Elle se contente de l'imaginer et elle sourit à cette image. « Mais c'est une partie du jeu, right ? Ne pas savoir à quoi s'attendre, ne pas être sûr de faire les bons choix. Avoir peur des conséquences. De faire du mal aux autres, et de s'en faire. Life's a big mess anyway. » Soudainement, elle n'est pas réellement sûre de le suivre ou que cela veuille dire grand chose. Pour lui, c'est très certainement le cas, il semble un peu loin. Mais pour elle.. Elle est troublée par ces quelques mots. Des mots qui veulent pourtant dire beaucoup. Life is a big mess, indeed. Like her. She's also a mess. She used to think that she wasn't, at least not a big one. But she is. Maybe they should merge their mess. Maybe not. Who knows ? Alors qu'elle est perdue dans ses pensées, il se rassoit. Leurs regards se croisent à nouveau. Et c'est comme si la pièce se mettait à tourner. Encore une fois. « C'est pas tant ma spécialité non plus. Mais. Si on procède par élimination... » Dangereusement il se rapproche d'elle. Chaque fois que la distance est réduite, elle le ressent. Sa respiration se saccade, son cœur s'accélère. Elle tente de garder la tête froide, les idées claires. Mais tout lui échappe. « Le film est vraiment trop nul pour qu'on s'inflige ça. » Elle n'ira pas dire le contraire. Il est si proche d'elle. Tellement qu'il lui faut peu d'efforts pour presser ses lèvres contre les siennes. Ses mains elles aussi profitent de la situation. Et automatiquement, celles de Liv en font autant. Se positionnant soigneusement au bas de sa nuque. « Puis, Bucky a sûrement mangé toute la pizza. » C'est fort probable. Peut être qu'ils finiront par le remercier pour cela aussi. Leurs mains continuent de se balader sur le corps de l'autre. « J'ai pas confiance pour ce qui est des taxis. » Un petit rire vient chanter à ses oreilles. Elle ne peut pas s'empêcher de sourire à l'écoute de celui-là. On dirait deux adolescents. L'euphorie, l'alcool ? Un mélange des deux. Bien qu'ils n'ont pas bus énormément. Peut être qu'ils aiment juste prétendre un peu. Ou c'est plus simple que cela. Ils profitent juste de l'instant. Du fait qu'ensemble, ils peuvent se permettre de rire, de sourire. Et cela lui fait un bien fou. Le jeune homme entraîne la jeune femme à ses côtés. Elle se laisse faire, docilement. « Et j'ai un peu trop bu pour te ramener. » Fort regrettable. Non, cela serait mentir que de dire qu'elle apprécie un peu ce moment. Et qu'elle aime sa manière de voir les choses. Son système d'élimination se tient. Elle approuve d'un sourire et d'un hochement de tête. Elle n'ose pas venir briser ce moment avec la moindre parole. Il s'en sort tellement mieux tout seul. « Par élimination donc, on en vient à la conclusion que tu devrais rester. Maintenant, si tu as trop peur que je te coupe en cubes, je vais aller dormir avec Bucky sur le sofa, ça ira très bien. » Rester. Elle aime beaucoup trop cette idée. Mais après tout, est-ce mal ? Elle n'est attendue nulle part, par personne. If this is so wrong ? Then, why I want it so much then ? À propos du reste, elle sourit, en haussant les épaules. « Et si je te fais confiance ? J'ai le sentiment que je ne finirais pas en cubes, pas ce soir en tout cas. » Ils se regardent quelques minutes. Ils n'ont plus peur de se fixer. À vrai dire chaque échange de regard se transforme en sourire jusqu'aux oreilles. Elle aime le regarder sourire. Elle rassemble ses bras autour de son cou. « Tu peux donc rester ici. Je m'en voudrais de te virer de ton propre lit qui plus est. J'irais dormir sur le sofa s'il faut. » But you're not sure to want that did you ? It's just you telling a joke. « Ou on peut partager le même lit. Sans ambigüité aucune. » Seulement, c'est à leurs mains qu'il faudrait dire cela. Il semblerait qu'elles ne puissent s'empêcher d'entrer en contact. Va t-il avaler cela ? Pour autant. Elle ne voudrait pas qu'il interprète cela de manière douteuse. Ou qu'il s'imagine qu'elle fait cela souvent. Mon dieu. S'il s'imaginait cela. Non, Sam ne la verrait pas comme ceci, pas vrai ? « Or maybe just a little. » Sans même réfléchir, elle s’avance, alignant ses lèvres sur les siennes. Une nouvelle fois. Pourquoi les garder séparés quand elles sont visiblement faites pour être ensemble. Peut être qu'il est temps qu'ils arrêtent de penser. Overthinking is bad sometimes. Peut être qu'il est temps qu'ils laissent parler leur cœur. Si c'est ce qu'ils veulent, pourquoi chercher à jouer contre cela ? Et si pour une fois, ils ne pensaient pas aux conséquences ?

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Lun 6 Juil - 13:52



And the needle
And the thread of the thing

@faywolf

Il ne sait pas ce qu'il fait. Il ne sait pas si c'est bien. Si c'est la bonne attitude à adopter. La bonne chose à faire. Il n'est certain de rien. Et c'est peut-être la beauté de la chose, quelque part. Prendre des risques. Reculer pour mieux sauter. Tomber, et essayer de se relever. Réussir, ou échouer. Au final, la question n'est pas tant de faire les bons choix. Le vrai problème, c'est de se débrouiller avec les conséquences par la suite. C'est pas de dire oui ou non, la vraie difficulté. C'est de s'arranger par la suite pour que le résultat ne soit pas trop catastrophique. Mais pour l'instant, il est loin de réfléchir aussi loin. Peut-être car son esprit est déjà totalement axé sur autre chose. Sur elle, par exemple. C'était tellement inattendu, à la base. Que tout ça se produise là, ce soir. Chez lui. Et pourtant ils sont bien là. Sur son lit, à se regarder, à se détailler l'un et l'autre. Il cherche une explication intelligente, rationnelle. Juste une raison potable pour qu'elle puisse rester. Sa méthode est douteuse, il n'ira pas dire le contraire. Il n'a pas l'impression que tout ce qu'il peut raconter soit très cohérent. Mais il y a de l'idée. Et au final, il parvient plutôt à lui faire comprendre ce qu'il pense de la situation, lui. « Et si je te fais confiance ? J'ai le sentiment que je ne finirais pas en cubes, pas ce soir en tout cas. » Il hausse les épaules, regarde brièvement ailleurs avec un petit sourire. Juste pour continuer dans la blague, un peu plus longtemps. Ça lui permet d'oublier qu'il devient vite nerveux, sans trop comprendre pourquoi, quand il s'agit de Liv Riggins. Et encore, ça s'est calmé, depuis tout à l'heure. C'est juste... Si soudain tout ça. Est-ce qu'ils vont trop vite ? Sûrement. Mais il a du mal à raisonner correctement. À mettre les bonnes limites. Quelles limites ? Il ne sait même plus. Tout cela est délicieusement flou. Il ne pose plus de questions, même s'il devrait peut-être. « Tu peux donc rester ici. Je m'en voudrais de te virer de ton propre lit qui plus est. J'irais dormir sur le sofa s'il faut. » Il arque un sourcil. Son regard glisse du sien à ses lèvres. Et inversement. Non. Il n'a pas envie qu'elle aille dormir sur le sofa. Il n'a pas envie de dormir seul. Pas maintenant ; pas après ce qui s'est passé. Mais pour ce qui est de l'admettre à voix haute, il n'est pas bien sûr. Et si elle disait non ? Et si ça mettait un froid ? Il s'accorde un temps de réflexion avant de faire une bêtise. Elle s'en occupe pour lui. « Ou on peut partager le même lit. Sans ambigüité aucune. » Son sourire s'étire joyeusement. Il ne sait pas s'il doit rire ou l'embrasser. Alors il se contente de la regarder avec son grand sourire. Sans ambiguïté aucune. Vraiment ? Il aimerait dire oui. Mais quelque chose lui dit que l'ambiguïté est là malgré tout, et qu'elle fait ce qu'elle veut d'eux, de leurs gestes. Leurs bouches qui se rencontrent régulièrement, leurs mains qui se cherchent se trouvent, les doigts de la jeunes femme qui s'accrochent dans les cheveux de l'italien, et ceux de ce dernier qui parcourent la peau de la blonde avidement. Mais aucune ambiguïté, pas vrai ?  « Or maybe just a little. » Il a envie de rire. Mais les choses se font sérieuses. Si bien qu'il se laisse juste aller quand elle vient l'embrasser. Il se laisse porter par les événements. Par ce qui se passe. Où vont-ils comme ça ? Il n'en a aucune idée. C'est un peu effrayant. Inquiétant. Mais agréable en même temps. C'est une sensation indescriptible qu'on aimerait fuir, autant qu'on apprécie la ressentir. Il finit par se reculer. Le temps de placer un mot ou deux. « J'approuve. Sans ambiguïté. » Ajoute-t-il avec un léger sourire, ses mains redescendant jusqu'à sa taille. Il attrape son t-shirt. Hésite un instant, et décide finalement de lui enlever. « Juste parce qu'il fait vraiment chaud, pas vrai ? Aucune ambiguïté. » Il sourit d'autant plus. Lâche le tissu un peu à l'écart, et revient l'embrasser. Il glisse une main dans son dos, l'invite un peu à remonter plus haut sur son lit. Pas que ça le dérange d'être au bord  et de manquer de finir sur le plancher à chaque geste. Mais c'est quand même plus confortable d'être un peu plus loin. Il rompt le baiser. À nouveau. Juste pour la regarder. La détailler à la lueur tamisée de la lumière. Ça donne des reflets dorés à ses cheveux. Ça dessine des ombres sur son visage. Il la voit d'une autre manière encore. Il voit plus loin que la fille des voisins. Il la voit, elle. Liv Riggins. La femme qu'elle est devenue en neuf ans. Il se retrouve au-dessus d'elle. À glisser une main sous son menton, pour tracer du bout des doigts une ligne invisible de son cou à sa poitrine. Lui qui vit dans le flou ces derniers temps, rien ne lui a jamais semblé si concret, si précis que ce qui se passe pour l'instant. Alors qu'il n'a aucun idée d'où il va comme ça. Ou de ce qu'il veut. Ses lèvres se perdent une fois de plus dans le cou de l'australienne. Descendent jusqu'à une de ses épaules. Longent sa clavicule. Et il sourit, de retrouver le goût du sel sur sa peau. Simple rappel de ce qui s'est passé plus tôt dans leur soirée. Une soirée qui a pris un tournant aussi agréable qu'inattendu.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 7 Juil - 20:44



And this is how it starts
You take your shoes off in the back of my van
Yeah my shirt looks so good, when it's just hanging off your back

@the1975

Il ne contredit pas ses actes, ses gestes. Mieux encore, il vient y joindre les siens. Ce qui procure une grande joie à la jeune femme. Comme si durant quelques secondes elle avait douté que cela soit possible. Furtivement il se détache d'elle, pour ajouter quelques mots. « J'approuve. Sans ambiguïté.  » Mais, elle le savait déjà, à partir du moment où il lui a rendu ce baiser. C'est ainsi qu'il entre lui aussi dans la danse d'Icare. Allons nous bruler les ailes. Toujours sans ambigüité aucune, il agrippe nerveusement son t-shirt. T-shirt qui lui appartient, si l'on remet cela dans le contexte. Il peut donc tout à fait le récupérer, si c'est son souhait. La jeune femme ne lui en tiendra pas rigueur. Au contraire, elle l'aiderait presque. Et s'il n'était pas déjà lui aussi, débarrassé de son t-shirt, elle en aurait fait autant. Les voilà désormais sur un pied d'égalité. On peut remarquer une superficie égale de peau nue sur leurs deux corps. « Juste parce qu'il fait vraiment chaud, pas vrai ? Aucune ambiguïté.  » That's the spirit ! Elle applaudit sa vivacité d'esprit par un sourire qui illumine chaque parcelle de son visage. Ils forment définitivement la paire ces deux-là. Pas un pour rattraper l'autre. Ils détiennent le même genre d'humour, la même répartie. Avec lui, tout est si facile que s'en est presque effrayant. Liv ne s'est jamais retrouvée dans une situation comme ça, jamais avec personne elle n'a eu la chance de ressentir ce genre de sentiment. Elle n'a donc aucune expérience quant au comment réagir à cela. Mais elle avise, se reportera sur la question plus tard. C'est le dernier de ces soucis pour l'instant. Is it ? Il l'embrasse à nouveau et c'est comme si elle perdait le contrôle, comme si la suite ne leur appartenait pas vraiment. Seulement, c'est tout le contraire. Ils sont bien là et ils vivent chaque instant. Elle souhaiterait naïvement rester là éternellement, ou du moins, un long moment. Quand il la regarde, elle ne peut pas s'empêcher de sourire. Sont ils fous ? De vouloir ceci. De sourire comme des idiots en pleine conscience de leur folie. D'envoyer balader leurs craintes et tout le reste. Viennent-ils de sombrer ? À vrai dire. Elle s'en fiche. Pour être honnête, ça lui ressemble. Prendre des risques, aller contre les principes, contre ce que les gens attendent d'elle. Cette partie d'elle dormante jusqu'ici, et ce depuis trop longtemps, refait enfin surface. Elle avait oublié à quel point c'était rafraichissant, le réel changement. Cela fait maintenant un an qu'elle se lève en sachant pertinemment ce qui va lui arriver. Wake up, go to work, go home and go to bed. And that, everyday, all over again. Un matin elle s'est levée et elle a fini par abandonner. Elle a fini par arrêter de pourchasser son rêve, elle s'est renfermée dans une routine qu'elle avait toujours évitée jusqu'ici. Elle a grandi comme tout le monde mais en se transformant en ces gens-là, ceux qui détruisent leur ambition pour survivre. Seulement, ceci n'est pas survivre. Ces derniers mois elle n'a fait que stagner dans une stabilité morose qui la rend malheureuse. Mais avec lui, aujourd'hui, ici, dans cette chambre. Tout est différent. Parce qu'elle ne l'avait pas vu venir. Ce matin elle s'est levée comme tous les autres matins. Mais ce soir. Quelque chose s’est ravivé. Quelqu'un. Elle. Cette Liv Riggins qui lui manquait. Qu'elle avait trop peur d'être comme cette peur de l'échec. L'euphorie s'empare d'elle. Pour la première fois depuis longtemps, elle est vivante. Heureuse. Et le reste importe peu. Peut être que c'est comme ça qu'elle vit vraiment. Si le karma décide de la punir. Soit. Si elle a appris une chose c'est qu'on ne vit pas vraiment sans prendre des claques. Mais cela en vaut la chandelle. Chaque touché, chaque baiser s'unissent fluidement. Comme s'ils étaient faits pour être exécuté, fait pour exister. Leur corps, regardez les, ils sont en parfaite osmose. Elle ne pense plus aux conséquences, elle ne pense plus à rien. Elle abandonne, d'une toute autre manière. Elle s'abandonne à lui, à ses bras. Breaks her heart. If that's what you want. If that's what she needs to feel alive. Because she doesn't want to feel dead inside anymore.

C'est en ré-ouvrant délicatement les yeux, que les détails de la veille lui reviennent doucement en tête. Après cela, ils ont fini par s'endormir l'un contre l'autre. Dans ce lit, qui n'est pas le sien et qui lui vaut une mine de confusion au réveil. Liv n'est pas du matin. Malgré ce qu'on pourrait penser. Il lui faut toujours quelques petites minutes d'adaptation. Elle commence par ouvrir les yeux. La jeune femme est seule dans cette chambre. Elle fixe le plafond un peu trop longtemps. Elle est plutôt rassurée qu'il ne soit pas là pour voir ça. Sa mine au réveil. Elle reste là, quelques minutes. Elle porte ses mains à son visage. Sourit bêtement. Puis ce sourire fane. Mais les questions fusent. What did i do ? What am i supposed to do now ? Why is  he not here ? Did i over slept ? Did he regret this ? Tant de questions qui la poussent à s'activer, à se lever. Elle empoigne le t-shirt qu'il lui a prêté la nuit dernière, trop grand pour elle mais qui couvre suffisamment de peau. Enfin, ce n'est pas comme s'il avait un bandeau sur les yeux hier soir. Il n'y a surement plus rien qu'il n'est pas déjà vu. Liv frissonne, joue avec ses doigts nerveusement. Elle hésite à passer le cadre de la porte. Elle avance avec un soupçon d'hésitation dans chacun de ses pas. Is this the moment where the girl just take off ? Do I have to do that ? Did he want me to ? God. I'm so not good at this. C'est alors qu'un bruit de chute se fit entendre. Sam. Liv fit volteface. « Sam ? » C'est la première fois depuis longtemps qu'elle l'appelle ainsi. Trop habituée à le charrier et donc l'appeler par son nom. Mais inquiète, elle opte automatiquement pour un ton plus sérieux. Elle se dirige finalement vers la porte d'où des bruits se font entendre. Des bruits d'eau, de douche. La salle de bain. « Sam, est-ce que ça va ? » Elle n'ose pas rentrer. Ironique, pas vrai ? Hésitante, elle dépose sa main sur la poignée, s'en mordant déjà les doigts.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 7 Juil - 22:40



Give me a shot at the night,
Give me a moment, some kind of mysterious.

@thekillers

Et si on était en train de faire un belle connerie, Liv ? Et si on allait détruire demain, pour une nuit à se perdre l'un contre l'autre ? Et si comme ça, on remettait tout en question ? Est-ce que tu penseras encore que c'était une bonne idée ? Qu'on avait le droit de tout mettre sur pause le temps d'une soirée, le temps d'oublier, le temps de s'aimer. Et si demain, on arrivait plus à se regarder en face ? Et si demain, le monde n'avait plus rien de ce qu'il était encore ce soir ? Sam, on lui a souvent répété que refaire le monde avec des 'et si', c'était totalement inutile. Mais il ne peut pas s'empêcher de se poser des questions. De s'interroger sur demain, sur ce qu'il en sera quand ils se réveilleront et qu'ils se regarderont dans le blanc des yeux sans un mot à dire, sans une explication à fournir. Pas qu'il doute d'eux. Pas qu'il ait peur de se brûler. Jouer avec le feu, ça a toujours été une part de sa vie. Prendre des risques. Se prendre par la main et foncer dans le vide. Foncer dans le mur. Est-ce que c'est bien là, qu'ils se dirigent naïvement ; dans le mur ? Il ne sait pas. Et ça lui fout la frousse. Mais ce soir, il veut bien oublier. Oublier tout. Les questions. Et surtout les réponses. Les impactes. Les conséquences. Ce soir, il veut que ce soit elle, et lui, eux face au monde. Il veut oublier que c'est comme la petite sœur de Cael. Oublier que ça aurait pu être la copine de Milo. Oublier que sa vie sentimentale, c'est pire qu'une mauvaise série Z. Que son chien est resté avec sa fiancée. Ex-fiancée. Quoi Sam ? Mais qu'est-ce que ton chien vient faire la dedans, sérieux ? Il n'en sait lui-même rien. Juste l'euphorie, sûrement. Une dose de bonheur pur dans les veines. Il ne demande rien de plus en cet instant. Juste être avec elle. Profiter. De ce qui reste de leur nuit. De ce qu'ils ont à s'offrir, l'un et l'autre. Pas grand chose, en somme. Juste un peu d'amour. Suffisamment pour les faire sourire. Suffisamment pour se brûler. Les baisers s'enchaînent, les mains se mêlent, les étoffes glissent ici et là. Il ne demande rien de plus. Juste elle, eux. Toutes ces sensations, leur souffle qui se mêlent, les frissons qui se dessine à la surface de leur peau, les regards qui font chavirer le cœur. Et tant de petits détails. Costello, il a toujours porté de l'importance aux détails, sans trop comprendre pourquoi. Peut-être parce qu'ils sont tout ce qui permet de se souvenir, des plus belles choses, comme des pires. Et cette nuit, il veut s'en souvenir, au prix de toutes les conséquences du monde ; he's not afraid, not anymore, because she's here, and together, they're invincible, right ?

Il la regarde. Il ne fait que ça, depuis cinq minutes qu'il est réveillé. La regarder, avec le cœur qui tambourine contre sa cage thoracique. Il s'est posé mille questions. S'en pose mille de plus. Que faire, que dire ? Est-ce qu'il doit la réveiller ? La laisser dormir ? Prendre la fuite ? Sérieux Sam ? Fuir de chez toi ? T'es stupide à ce point ? Non, c'est la nervosité bien sûr. Pourtant, il se sent bien. Terriblement bien, malgré tout. I don't know why. It just feels right. Il prend une grande inspiration, et décide plutôt de glisser hors du lit. La laisser dormir, ça a l'air d'être la meilleure solution, sur l'instant. Alors il s'éclipse le temps d'aller prendre une douche. Ça lui remettra peut-être les idées en place, qui sait. L'eau fraîche, ça lui fait grand bien. Et il essaye de penser à autre chose, à n'importe quoi, mais il revient toujours à la même chose. À cette fille qui dort encore tranquillement entre ses draps. Un sourire incertain étire ses lèvres. Parce qu'il est heureux. Un peu inquiet aussi. Et si elle regrette ? Et si elle décide de s'enfuir ? Rien ne sera plus jamais pareil entre eux. Il le sait. Ils le savent. Il secoue un peu la tête, revient à lui quand du savon parvient à ses yeux, lui arrachant une drôle de grimace. Mais c'est que ça brûle, ce truc. Enfin ça se rince. Il se décide à sortir. Se frotte les yeux pour mieux se recoller du produit. Fuck it. Et voilà que le drame se produit. Une belle chute, superbe glissade qui lui vaudrait sûrement un bon huit sur dix, dans un zap télévisé. La cheville craque. Il l'entend, et il ne faut pas longtemps pour qu'un cri so virile de douleur se fasse entendre. C'est cassé. Il y a quelque chose qui est cassé. Et ce damn shampoing qui lui brûle toujours les yeux. Quel superbe tableau. Costello, nu, par terre, la cheville en vrac et les yeux larmoyants. Est-ce que c'est un coup du destin ? Le revers du baton, la petite vengeance de l'autre là-haut, pour ce qui s'est passé cette nuit ? Sam n'en sait rien. Il se dit juste que le karma, c'est vraiment de la merde par moments. Il serre les dents. « Sam, est-ce que ça va ? » Il regarde sous la porte. De là où il est, ce n'est pas bien compliqué. Liv. Il a réveillé Liv. Liv est là. Oh God. « Hm. C'est compliqué. » Ajoute-t-il après un grognement douloureux. Il jette un coup d'oeil à sa cheville. Vraiment compliqué en effet. Il se redresse comme il peut. Essaye de s'asseoir sans trop bouger la jambe. Il regrette un peu de ne pas être contorsioniste sur l'instant. Ce serait sûrement moins douloureux. « Entre, je t'en prie... » Pas comme s'il avait quelque chose à cacher, de toute façon. Il a jamais été vraiment pudique en réalité. Mais là c'est différent. C'est Liv. C'est... Il pense à Cael. C'est la sœur de son meilleur ami. Pas techniquement, mais, c'est tout comme. Y'a pas une règle entre meilleurs amis pour ça ? Une fois de plus, ses pensées dérivent sans raison. Il la regarde, elle qui est là maintenant. « Je suis pas médecin. Mais je suis à peu près sûr que y'a un truc qui va pas à ma cheville. » En effet. Quand ta cheville fait un 180° Sam, ça peut potentiellement ne plus être normal. Mais à croire que ce n'est pas ce qui le chiffonne le plus, non. Il frotte ses yeux à nouveau. Renifle un peu, un drôle de sourire étirant ses lèvres. « Et non, je ne pleure pas. C'est le shampoing. Juste le shampoing. » Sa fierté avant tout. Quel personnage il fait, des fois. Il rit un peu de sa propre bêtise, mais se ravise quand il bouge involontairement sa cheville. Ça lui apprendra, à raconter n'importe quoi.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 7 Juil - 23:59



First it's the spark and then it's the flame
Then it's getting blind drunk in the middle of the day

@amberrun

Ses mains sont moites. Elle n'est pas super à l'aise. Et Liv, quand elle n'est pas super à l'aise, elle fait n'importe quoi. Sa maladresse est multipliée par mille. Elle le sait, trop bien. C'est pourquoi elle prend une grande inspiration. Ressaisis-toi. « Hm. C'est compliqué. » Compliqué ? Mais bon dieu, qu'est ce qu'elle fait là ? Et son intimité ? Il a peut-être juste fait tomber quelque chose. Même si ce bruit était trop important pour si peu. Elle s'apprête à faire demi-tour. Ravaler son inquiétude, sa nervosité, sa maladresse. Si seulement c'était si facile pour le dernier point. Mais elle n'a rien le temps d'aller bien loin. Elle n'a à vrai dire, pas encore bouger. « Entre, je t'en prie... » Elle n'a soudainement plus envie de rentrer. Affronter whatever this is. Elle veut être lâche. Retourner les talons et faire comme si elle n'avait rien entendue. Mais ce n'est pas Liv. Elle assume, jusqu'au bout. Puis que pourrait-il bien se passer, dans le pire des cas ? Finir en cubes ? Elle ouvre la porte. Prête a monter sur le ring et prendre une bonne raclée. Du moins, c'est le genre d'expression qu'elle aborde. Mais à peine entrer, son regard se pose sur le jeune homme, assis par terre, nu comme un ver. Elle détourne brusquement le regard. How old are you ? Twelve ? Elle prie pour qu'il n'entrevoie pas son embarras. Ou qu'il n'aille pas interpréter cela de la mauvaise manière. Pas qu'il ne soit pas agréable à regarder. Bien au contraire. Mais tout ça, c'est encore nouveau. Elle a un peu de mal à s'y faire. Sam Costello est nu devant elle. Elle ne pensait jamais pouvoir dire ça. Mais encore. Si ce n'était que cela. We slept together. Sam Costello and I. I repeat, Costello and me. Then we fall asleep. And then. That. And I don't have any regrets about it. Is something wrong with me ? « Je suis pas médecin. Mais je suis à peu près sûr que y'a un truc qui va pas à ma cheville. » Elle finit par se reprendre. Stop acting like a child young lady. It's not you. Elle reporte son attention sur lui, s'approche et examine sa cheville. Sans y toucher. Il ne veut pas qu'elle le touche, croyez-le. Elle ne s'y risque pas non plus. Elle serait capable d'aggraver les choses. Liv le regarde. Elle s'assoit à ses côtés. Elle a soudainement envie de rire. Pas à cause de sa chute. Pas à cause du fait qu'il soit nu. Pas parce qu'il a les yeux larmoyant. Juste parce que tout ça, ça aurait pu être orchestré pour un gag de qualité. Ou parce que c'est nerveux et qu'elle a juste besoin de rire pour évacuer. Ce n'est vraiment pas le moment de rire Riggins. Elle se redresse. Pourquoi s'est elle assise en premier lieu. Ce n'est pas le moment de prendre le thé jeune fille. Il serait plutôt temps d'appeler les urgences où de l'aide. On ne t'a donc rien appris dans toutes les formations de secourisme auquel tu as assisté par obligation parce que ton travail requiert ce genre de connaissance ? « Et non, je ne pleure pas. C'est le shampoing. Juste le shampoing. » Et c'est la goutte d'eau, le signal qu'elle attendait. Elle rigole. Elle l'admire pour son sens de l'humour à toute épreuve. Elle pourrait presque le remercier pour ça. Parce qu'il rend encore une fois les choses faciles. Puis finalement, elle est un peu soulagée. Les choses n'ont pas à être si étranges après tout. Du moins, pas pour le moment. Pour l'instant il est question de le sortir de là. « Pas la peine de jouer les durs Calimero, Super Liv est là et même si elle te prêterait bien son épaule pour pleurer, si tu l'utilisais pour te relever ? » Elle se baisse, le laisse déposer son bras autour de son cou. Elle aimerait limiter les dégâts, la douleur, mais ceci ne va pas être agréable. Seulement, il faut commencer par le redresser, l'habiller et aviser. L'habiller oui. Parce qu'elle n'est pas sûre qu'elle puisse faire appel à qui que ce soit dans cet état là. Elle est comme ça Liv, elle préserve son intimité. Et il est possible qu'elle s'aide soi-même, ainsi, elle pourrait plus facilement le regarder directement dans les yeux. « Le plan est le suivant : à trois, on se redresse. Direction ton lit, où tu vas enfiler quelque chose, ensuite, je pense qu'on va tranquillement se diriger vers l'hôpital, qu'est-ce que tu en penses ? » Ou il peut y aller comme ceci, c'est son choix. Une chance qu'elle soit là, finalement. Bien que ceci ne serait peut-être pas arrivé si elle n'avait pas été là. C'est drôle comme la chance se joue à pratiquement rien. « Et oui, on va dire qu'à partir de maintenant, c'est moi le chef, appelons ça une délégation de pouvoir provisoire. » Ou est-ce qu'elle va donc chercher tout ça ? Peut-être qu'elle ferait bien mieux de la fermer. Un. Deux. Trois. Il grimace. Liv ne prend pas plaisir à le voir souffrir ainsi. Elle détourne le regard. Histoire de lui laisser un peu d'espace. Bien qu'ils soient tous les deux très proches. Direction son lit. Là où tout à commencer.. Mais cette fois-ci, sans ambigüité. C'est l'endroit le plus stratégique pour qu'il repose son pied, voilà tout. « Oh et pour info. Je n'ai rien avoir là dedans. J'ai dit que je me vengerais, certes, mais ça. A whole new level. » L'humour. Encore et toujours. Elle avance doucement. Mesurant chacun de ses pas, chacun de ses gestes. Elle y tient. Don't screw up. Don't screw this. He counts on you. Or is it the other way around ?

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Ven 17 Juil - 12:12



Change has come, Well come in
No need to walk alone, From nowhere to now here.

@thekin

Quelle situation délicate. Pourtant, il arrive encore à raconter des bêtises. C'est que ce n'est pas si grave que cela, pas vrai ? Il aimerait. Mais vu la tête que tire sa cheville, il en doute. Elle a quand même pris une drôle de forme. À quand la couleur violette et le gonflement ? C'est sans doute sur la route. Pourquoi. Pourquoi lui, franchement ? Lui qui a besoin de ses pieds dans son boulot. Pour conduire. Pour tout un tas de truc bordel. Il a besoin de ses pieds. Mais faut croire que le destin lui en veut pour une raison ou une autre, et aujourd'hui, il en est la victime. Il regarde Liv. Remarque que la situation n'est pas si simple pour elle aussi. Intimidée ? Il ne saurait pas dire, mais un drôle de sourire étire ses lèvres. Well, l'idée, c'est pas non plus de la mettre mal à l'aise. Il n'y peut juste rien s'il prend sa douche nu. Qu'il est tombé avant d'avoir enfilé quoi que ce soit. Elle examine sa cheville. Il la regarde dans le silence. « Pas la peine de jouer les durs Calimero, Super Liv est là et même si elle te prêterait bien son épaule pour pleurer, si tu l'utilisais pour te relever ? » Il rit un peu et se contente d'acquiescer. Se relever serait une bonne idée. Au moins pour s'habiller avant de filer direction le doc, du moins. Pas que ça le dérangerait tant que deux secouristes bien mignonnes le voient à poil. Really Sam ? Mais si c'est Patrick et son ventre à bière, ou encore James le jeune bisexuel aux mains baladeuses qui débarquent pour s'occuper de lui, c'est tout de suite moins engagement. C'mon, la douleur te fait vraiment délirer, garçon. « Le plan est le suivant : à trois, on se redresse. Direction ton lit, où tu vas enfiler quelque chose, ensuite, je pense qu'on va tranquillement se diriger vers l'hôpital, qu'est-ce que tu en penses ? » Il hoche légèrement la tête à nouveau. De toute façon, a-t-il un autre choix ? Liv paraît être la plus lucide et censée des deux sur l'instant. Et peut-être même tout court, mais ça, ce sera à vérifier par le futur. En attendant, le futur, il s'étend à quelques secondes devant lui, c'est à dire à se lever et rejoindre son lit. « Sounds good. » Il pose son bras comme prévu. Appréhende un peu cet instant où il va se relever. Il doit penser à ne pas poser son pied endolori par terre, surtout. Normalement, c'est naturellement qu'il va éviter. Mais, sait-on jamais. Elle le déconcentre tant, cette fille. Croiser son regard lui rappelle un peu plus à chaque instant ce qui s'est passé cet nuit. Ça le terrorise autant que ça l'amuse. « Et oui, on va dire qu'à partir de maintenant, c'est moi le chef, appelons ça une délégation de pouvoir provisoire. » Il sourit franchement. Une remarque qui lui trotte dans l'esprit. Quelque chose à balancer comme ça. Puisqu'ils sont bien partis sur leurs bêtises de toute façon, pourquoi pas s'y mettre, lui aussi ? Histoire de se distraire de la douleur. « Sounds good too. Mais n'y prends pas trop goût, dominatrix. » Il ajoute un petit clin d'oeil. Souffle un bon coup, et serre les dents. Un, deux, trois. On your feet, boy. Il grimace, échappe un grognement peu engageant. C'est que ça fait mal, et que la cheville pende à sa guise n'ajoute rien de bon. Il y jette un bref coup d'oeil. C'est pas très joli. Mais ça ne saigne pas, et c'est déjà ça de pris. Il a déjà vu pire, de toute façon. Du moins c'est ce qu'il dit pour garder la tête froide, et ne pas hurler que sa cheville est désormais aussi fucked up que lui. « Oh et pour info. Je n'ai rien avoir là dedans. J'ai dit que je me vengerais, certes, mais ça. A whole new level. » C'est plus fort que lui. Il éclate de rire, comme ça. S'arrête un instant d'avancer dans leur longue route jusqu'à son lit. C'était juste priceless. Du Liv tout craché. Il espère bien, que c'était pas de sa faute à elle. Sinon, il ferait mieux de s'enfuir en courant, parce que c'est sérieusement flippant. « Hm d'ailleurs, si tu pouvais me laisser un peu de répit avant cette fameuse vengeance. » Parce que actuellement, c'est pas la grande forme tu vois. Mais bref, il continue à avancer malgré la douleur, jusqu'à venir s'échouer sur son lit. Oh god. Il n'a jamais été aussi confortable qu'en cet instant, vraiment. Il avise sa jambe une fois de plus, regarde Liv. S'habiller maintenant. Il doit s'habiller. « Tu pourrais me passer des fringues s'il te plaît ? » Il désigne le placard du menton, attend de récupérer au moins un boxer, quelque chose histoire de ne plus être totalement nu. Et une fois le sous-vêtement en main, il le passe maladroitement et le tire jusqu'à sa taille. Quelle épreuve, vraiment. Réfléchir à la suite maintenant. L'hôpital. « Hm, on peut faire deux choses ; appeler une ambulance ou alors tu me déposes direct à l'hôpital ? Enfin. Non, oublie, tu as sûrement des trucs prévus, je vais me débrouiller, t'inquiète. Je. Merci ? » Il est un peu confus. Ne sait pas ce qu'il peut dire ou non, ce qu'il doit faire ou pas. Tout ce qui semblait si simple hier lui semble si compliqué aujourd'hui. Et sa cheville bon sang, elle lui fait un mal de chien.

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    It's spiraling down, biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, but we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, still with eyes meeting, still our hands match, still with hearts beating. @daughter
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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Sam 18 Juil - 21:46



Lady, running down to the riptide
Taken away to the dark side
I wanna be your left hand man.

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Il ne ronchonne pas. S'exécute. Pas comme s'il avait vraiment le choix. Liv se trouve être la seule personne en capacité de l'aider à ce moment-là. Préfèrerait-il que ce ne soit pas le cas ? Aurait-il préféré qu'elle s'en aille ? Tellement de questions se bousculent dans son esprit. C'est nouveau. Liv elle se pose occasionnellement autant de questions. Le reste du temps, elle tente de penser au minimum. Because overthinking can break you. Avec les garçons, elle n'a jamais eu à trop penser autant à vrai dire. Parce qu'elle apprécie peu les complications que les gens s'inventent. La simplicité dans une relation a toujours été sa devise. Mais c'est peut-être pour cela qu'elle n'a jamais vraiment été amoureuse. Parce que les choses étaient trop simples, trop casual. Parce que les sentiments forts n'étaient pas là pour mettre le bazar. Pourtant, c'est ça être amoureux. Devenir fou, s'en arracher les cheveux, des cœurs brisés, mais de l'amour, à s'en imploser les poumons. A ce qu'il paraît. Pas qu'elle est déjà vécue ça, malheureusement. Ou heureusement ? Après tout, il faut être un peu sadique pour vouloir de tout cela, pas vrai ? Malgré cela, elle en rêve parfois. Bien sûr, on l'a déjà aimé, elle a déjà aimé. Mais pas à en crever vous voyez. Le genre d'amour que l'on sait éphémère. Beaucoup d'affection, mais, de l'affection qui un jour, s'estompera. Peut être qu'elle fuit tout cela au fond. Peut être qu'elle a vu les dommages que certains couples s'infligeaient. Alors elle s'est mise en tête que s'en lasser, elle devait. A quoi bon aimer quelqu'un à en crever si la mort est proche. Elle a du mal à croire, aujourd'hui, que deux personnes puissent s'aimer toute une vie. C'est un peu triste. Peu optimiste. Et à côté, elle s'accroche quand même à cette petite partie d'elle même qui lui dit que non, c'est possible. L'amour est si complexe. Que oui, c'est possible. Après tout, tout le monde n'aime pas de même façon. C'est ce qui est beau. Et tragique à la fois. C'est à ne rien y comprendre. Elle est comme ça, Liv. Pleine de contradiction. Ce qu'il fait qu'à certain moment elle ne sait pas ce qu'elle veut, ou alors elle n'est pas certaine que ce qu'elle veut soit juste. « Sounds good too. Mais n'y prends pas trop goût, dominatrix. » Dominatrix. Elle ne peut s'empêcher de le regarder quelques secondes. C'est à ce moment qu'il lui adresse un clin d'œil. Qu'elle fait semblant de ne pas avoir vu. Quoiqu'elle soit de toute manière trop occupée à sourire jusqu'aux oreilles et retenir l'explosion de rire. Seulement, elle a cette image en tête pendant quelques secondes et elle ravale son rire avant même qu'il fleurisse. Il a vraiment le don de la faire rire et de la mettre un peu mal à l'aise à la fois. Chose qui arrive peu souvent. Liv n'est pas de nature mal à l'aise. À part quand sa maladresse cause quelques problèmes. Là, elle peut devenir vraiment gênée. Mais autrement, elle n'est pas du genre timide ou réservée. Enfin, avec lui, c'est différent. Elle est un peu impressionnée. C'est Sam. Elle a toujours cette image de lui à ses dix-sept ans. Qu'il est toujours aussi beau. Toujours aussi… lui. Elle a toujours du mal à croire aux évènements de la veille. Peu de temps après, les voilà de nouveau dans sa chambre. Là où les choses ont changé, où tout est arrivé. Son lit est encore défait. À nouveau, des souvenirs lui reviennent en tête. « Tu pourrais me passer des fringues s'il te plaît ? » Elle se précipite vers son placard. La belle aubaine. C'est ce qu'il lui fallait. Détourner le regard. Ne pas fixer son lit, ne pas le fixer lui. Surtout qu'il est toujours nu et que ça serait un peu malvenu. Bien qu'elle est déjà tout vue. Mais vous savez. Son armoire sent bon. Son odeur. Elle secoue sa tête. Chasse ses drôles de pensées. What is happening to me ? Elle tente de se dépêcher, attrape quelques vêtements, sans trop réfléchir. Rien de choisir ce qu'il devrait porter la place dans une situation inconfortable. C'est trop proche de ce que les femmes ont tendance à faire pour leurs hommes. Soudainement, elle ne veut rien avoir affaire avec cela. Elle est si confuse. Elle ne veut pas agir bizarrement. Mais c'est exactement cela.  Elle aimerait l'aider à enfiler ses vêtements, mais elle n'en fait rien. Il n'est pas incompétent et elle ne veut pas qu'il pensee que c'est ce qu'elle pense.  Stupid mind game. « Hm, on peut faire deux choses ; appeler une ambulance ou alors tu me déposes direct à l'hôpital ? Enfin. Non, oublie, tu as sûrement des trucs prévus, je vais me débrouiller, t'inquiète. Je. Merci ? » Il est aussi confus qu'elle apparemment. C'est rassurant. Mais en même temps, est ce qu'il veut se débarrasser d'elle ? Peut être qu'elle s'impose un peu c'est vrai. « Je n'ai pas accès à ma voiture, alors le mieux, c'est d'appeler une ambulance oui. Et crois-moi, je préfère rester jusqu'à ce qu'ils arrivent. Je m'en voudrais beaucoup trop si tu venais à tomber encore une fois dans les escaliers ou, de ton lit.. Je ne te pensais pas si suicidaire Costello. Tu me fais un peu peur tu sais. » ajoute-t-elle en s'installant à ses côtés. Le temps qu'il finisse de se préparer. Ce qu'elle devrait faire aussi. Mais ses vêtements sont en bas, cela attendra. Elle rêve de rentrer, de prendre une douche et de revêtir des vêtements non couvert de sable. Elle se sent vulnérable ainsi. You look like a giant mess.

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