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 did you see the flares in the sky ❖ (costings)

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NOT A GIRL, A STORM WITH SKIN

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MessageSujet: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Ven 5 Juin - 20:10




In the morning watch a new day rise
We'll do whatever just to stay alive

@joségonzales

Les nuits d'étés sont agréables, légères, silencieuses mais aussi vivantes. Tous ces jeunes dans les rues, ces couples se promenant, ces jeux de lumières des fards d'automobiles, de réverbères, mais aussi les étoiles scintillantes au dessus de nos têtes. On dit que celles-ci représentent ses êtres disparues veillant sur nous. Une image qui lui donne quelques frissons. N'est-ce pas effrayant ? De savoir que quelqu'un veille sur nous à tous moment, même les plus humiliants, les plus intimes. Cela n'en revient-il pas à du voyeurisme ? Mais les frissons ne viennent pas réellement de cette stupide réflexion. Ils viennent plutôt du fait que bien qu'on soit en été, les soirées sont fraiches. Liv les préfère ainsi à vrai dire. Les chaleurs étouffantes, très peu pour elle. Ou du moment qu'elle peut les passer sous l'eau, cela lui convient. Mais rester trop souvent sous l'eau, ce n'est pas très une solution. Pour la peau, pour les poumons, pour l'esprit. La vie là-dessous est si belle qu'on s'y laisse parfois avoir. N'avez-vous jamais rêvé d'être un poisson, un mammifère marin quelque qu'il soit ? Elle oui. Enfant, elle voulait être une sirène. Sa mère l'appelait d'ailleurs ainsi car l'a sortir de son bain, de l'océan s'avérait une tâche difficile. Elle était prête à tout braver, les coups de soleil, les doigts flétris, c'est d'ailleurs dans ces conditions qu'elle a appris à se retenir d'aller aux toilettes. Parce que oui, pas question de faire ces besoins dans l'eau. Pour elle, cela revenait à de la pollution pure et dure. Chose qu'il n'est pas raisonnable de faire. Pour des raisons évidentes. Mais elle aura compris la leçon, après mainte et mainte punition à ce sujet. Sa mère aura d'ailleurs su très vite qu'elle serait la pire punition pour la jeune femme. L'interdiction de retourner à l'océan pendant deux jours par exemple. Rusé. Mais aussi cruel. En dehors de cela, Liv n'a jamais été une enfant terrible. Où alors, disons que les attentes de ses parents n'étaient pas très élevées. Son éducation repose sur des principes de confiance, d'acceptante, de libre arbitre mais aussi de remise en question. Sur le dernier point, Liv a toujours eu plus de mal. Mais c'est le cas de tout le monde. Et elle ne semble pas être la pire à ce jeu-là. Pourtant, ce soir, elle remet en question ces choix. Aussi infimes qu'ils puissent être. Elle aurait définitivement du apporter un gilet supplémentaire. Voilà son erreur. Pourquoi serions nous obligé de nous remettre en question sur des gigantesques choix, autant commencé par le bas de l'échelle. Elle aurait sans doute apporté la laisse de Bucky car a cette allure là, le faire revenir à la maison va très vite se transformer en mission gardons les yeux partout. Bucky est plutôt bien éduqué, il l'écoute. Seulement, ce chien est tellement câlin qu'il est prêt à courir sur n'importe qui pour en avoir. Littéralement n'importe qui. Mais la plupart des gens ont peur de lui, il est en vérité très actif, parfois trop. Son hyperactivité peut en surprendre plus d'un. Que dire de plus, c'est un chien ! Are we going to be judgmental about that ? About a dog ? Seriously. Le voir courir est amusant pour Liv. Sa langue et ses babines ballotent, on l'imagine sourire jusqu'aux oreilles. Là sur la plage. Habituellement, les chiens n'y sont pas autorisés. Mais en soirée, pratiquement personne ne traine sur la plage, elle est donc tout à lui, pour y gambader librement. Liv le suit, de loin, marchant tranquillement, les pieds dans l'humidité du sable, l'eau vient frôler ses chevilles à des intervalles régulières. Liv est vêtue d'un short et d'un sweat. Ses cheveux sont en bataille, pour changer, le vent aime toujours autant les faire danser. Son regard se pose au loin sur Bucky, qui semble s'être fait un ami. Plus ses pas se rapproche d'eux et plus Liv reconnaît cette silhouette qui lui a souvent été familière. Costello. Voilà pourquoi Bucky est si calme d'un coup, il l'a reconnu aussi. « Tiens tiens ! Costello se serait-il perdu ? Ou chercherait-il sa prochaine victime de surfjacking, i mean if that's a thing. » Elle le voit déjà sourire, le genre de sourire qui vous renverse l'esprit. Toujours autant, même après une dizaine d'années.

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EITHER YOUR HEARD OR YOUR HEART,
YOU SET THE OTHER ON FIRE
if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.


Dernière édition par Liv Riggins le Dim 7 Juin - 20:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Ven 5 Juin - 23:31




Cause I, I'm feeling pretty small,
Sometimes feel like I'm slipping down walls.

@tomodell

Il ne va pas vraiment bien. Mais pas trop mal non plus. Il ne sait pas où se situer. Où il devrait être, et où il est réellement. Est-ce vraiment important ? Pas tant, il faut croire. Ça ne l'empêche pas de marcher en cette soirée un peu tiède, un peu fraîche. De marcher seul. Parce que au moins, il s'entend penser. Ce n'est pourtant pas la meilleure des solutions que de s'isoler, pas vrai ? Sans doute pas. Mais il se dit qu'il n'est plus à ça près. Et que la mer elle, aussi muette soit-elle par moments, elle est cette oreille attentive qu'aucun d'entre eux ne pourraient être à sa place. La mer murmure. Et mieux encore, elle écoute en retour, tout en l'apaisant de ses clapotis réguliers quand la houle paresseuse s'échoue sur la plage. Les vagues. L'écume. Le sable. Un camaïeu aux mille couleurs qui lui semble si gris, si terne, depuis que le soleil s'est noyé dans l'océan, à l'horizon. Terne. Un peu comme son cœur. Comme son esprit. Ni l'un ni l'autre ne sont à la fête, ce soir. Juste au calme. À la réflexion. Au silence, pour éviter la surchauffe et le trop plein d'informations. Alors oui, au fond, l'isolement, c'est peut-être la solution. Qu'importe ce que les autres en disent. Les pieds s'enfoncent dans le sable. Il tient ses chaussures à la main. Ça a toujours été plus agréable, de sentir les milliers de grains se faufiler contre sa peau. De laisser une empreinte éphémère dans le chemin humide sur lequel il avance. Il regarde la plage. Presque déserte. Quelques paillotes lointaines sont animées. On s'y amuse, s'y rencontre, on y danse et on y boit. Mais personne n'est aussi près que lui de l'océan. Personne, ou presque. Parce qu'il y a cette silhouette au loin, qui se découpe dans la nuit claire de ce mois de juin. Un bout d'humain encore trop sombre pour pouvoir déterminer de si oui ou non, il la, ou le connaît. Il y a cet inconnu, lointain. Et cet animal qui n'est autre qu'un chien, qui avance joyeusement et se régale de la balade nocturne. Un chien. Il pense soudainement à Durden. Leur chien. Celui que Lucy a gardé injustement. Et sa mine se fait un peu plus sombre. Un peu plus triste, rien qu'à cette pensée. Les secondes s'égrainent. Rapidement, le chien se retrouve devant lui. Sam retrouve un large sourire alors qu'il s'abaisse à la hauteur de l'animal, le flattant de caresses vigoureuses. Il le connaît. Il connaît ce chien. Bucky. Son sourire s'étire encore un peu. Son cœur retrouve un éclat de chaleur, soudainement, dans cette bouille connue, même si elle n'est pas humaine. Peut-être parce que Bucky, c'est le chien des Riggins. Et que s'il est là, il y a de grandes chances pour que la personne aperçue un peu plus loin ne lui soit pas aussi inconnue que cela, au final. Et ses doutes se confirment, quand un petit bout de femme lui fait face. Liv. Liv Riggins. Surfjacking ? L'image lui revient en tête. Cette journée à la plage, à flotter sur leur planche, à attendre la vague. Quand il l'a renversée, juste pour rire, et pour gagner le set qui arrivait avant elle. « Encore en vie Riggins ? Well, je pensais que les vagues auraient raison de toi, sans tes brassards. » Il laisse le chien et se redresse pour lui faire face à elle. La surplomber facilement d'une tête. C'est comme s'il oubliait, soudainement. Oubliait que non, il ne va pas si bien que ce qu'il peut prétendre. Oublier que son sourire couvre la fatigue qui tire ses traits, ces derniers temps. « Mais je te retourne la question petite Liv, qu'est-ce qui t'amène ici ? À part pour planifier une vengeance qui échouera dans tous les cas, je ne vois pas trop. » Il prend un air un peu fier. Il l'exagère. C'est juste histoire de rire. De s'oublier. De se concentrer sur quelqu'un d'autre que sur lui-même. Puis, il écarquille un peu les yeux. Penche vers la paranoïa. « Sauf si tu me suis. Là, c'est carrément creepy. » Et à nouveau, il retrouve ce sourire qui ne le quitte jamais vraiment. C'est léger. C'est pas grand chose. C'est toute sa reconnaissance qui dépeint sur son visage.

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    It's spiraling down, biting words like a wolf howling. Hate is spitting out each others mouths, but we're still sleeping like we're lovers. Still with feet touching, still with eyes meeting, still our hands match, still with hearts beating. @daughter


Dernière édition par Sam Costello le Sam 6 Juin - 16:13, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Sam 6 Juin - 15:29


I dream you're still here,
Ever slightly out of reach.
I dream you're still here,
But it breaks so easily.

@digitaldaggers

Ce chien est si attendrissant qu'il pourrait faire fondre le plus ferme des personnages sur terre. Personne ne lui résiste où en tout cas Liv n'a pas encore fait sa connaissance. Sam n'échappe pas à la règle. De plus, il connaît déjà Bucky. Certaines choses ne changent pas, cette boule de poils en fait partie. À part avoir vieilli. Comme chacun d'entre nous. Les années passent, de l'eau coule sous les ponts. Sam Costello fait partie de ces personnes dont Liv n'avait pas entendu parlé depuis un moment. Il est parti, puis revenu. C'est tout ce dont elle se souvient. Chaque jour elle le croisait dans le voisinage et d'un jour à l'autre, il n'était plus là. Elle a vu grandir, il en a fait autant. Elle aurait aimé que certains souvenirs dramatiques n'y soient pas attachés. Mais la vie est faite d'évènements. Dramatiques ou au contraire plus joyeux et elle ne cessera pas de nous surprendre. Que serait la vie sans surprise après tout ? Quelle surprise se fut quand, il y a quelques jours, ce même Sam s'est retrouvé dans l'eau à ses côtés. À cet instant précis, comme il l'aurait fait dix ans plus tôt, Sam l'a traité comme l'avait l'habitude de le faire quand elle était aux côtés de Milo, comme une petite soeur. Comme la petite voisine. Comme la petite boule de vie. Seulement tout a changé. Milo n'est plus là. Ils ne sont plus si jeunes. C'est une femme désormais. Elle n'est même pas certaine d'avoir quelque chose en commun avec la jeune fille qu'elle était. Quelques traits restent, certes, mais l'évolution est tremblante. « Encore en vie Riggins ? Well, je pensais que les vagues auraient raison de toi, sans tes brassards. » Quand il se redresse, la jeune femme feinte un petit rire. Un doux rire interrompu par un échange de regard. Subitement il est face à elle, réellement, pas seulement sur sa planche à quelques mètres. Sa posture est presque trop imposante pour la jeune femme qui se sent brusquement ridicule à ses côtés. Par réflexe, Liv recule discrètement, dissimulant son acte par la présence de Bucky derrière elle. Liv Riggins serait-elle impressionnée ? Gênée ? Cela fait si longtemps. « Mais je te retourne la question petite Liv, qu'est-ce qui t'amène ici ? À part pour planifier une vengeance qui échouera dans tous les cas, je ne vois pas trop. » Petite Liv. Histoire de retourner le couteau dans la plaie. Que ce soit en référence de sa taille ou du passé. « Sauf si tu me suis. Là, c'est carrément creepy. » Toujours plus. Ces quelques mots ravivent des souvenirs dans l'esprit de la jeune femme. Comme l'habitude que Milo et elle avaient pris, d'espionner les grands, d'observer leurs faits et gestes, d'apprendre de ce monde si curieux. Grandir leur semblait alors une drôle d'idée. Si seulement ils avaient pu rester des adolescents. Toute activité se transformait en aventure, en jeu. Quel monde innocent. « Une jeune femme ne peut donc pas se promener seule sans que cela s'avère suspect ou inquiétant ? » ajouta la jeune femme en levant les épaules. « Pour ce qui est de la vengeance, je ne me prononcerai pas là-dessus. Just you know... watch out, you never know. » Un sourire vint illuminé son visage. Sam n'aurait pu ne plus se souvenir d'elle. Mais, au-delà du fait que les choses sont différentes, le ton amicale persiste. Pour son plus grand plaisir. Une vague de souvenirs vint flotter au-dessus de sa tête. Mais aussi un goût amer de nostalgie. « En passant, cela fait bien longtemps que petite Liv n'a plus besoin de brassards. Ils sont gentiment enfouis au fin fond du garage. Mais si tu en as besoin, je peux tout à fait te les céder, vraiment. » Et s'il ne la verrait jamais autrement que cette petite adolescente ? Et si, elle aussi, elle n'arrivait pas à se détacher de l'image de ce jeune au sourire renversent. Et s'il fallait repartir de zéro en ne rattachant plus Milo entre eux. Mais, si cela était tout ce qu'il reste de vrai ?

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Dernière édition par Liv Riggins le Dim 7 Juin - 20:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Sam 6 Juin - 20:21



Give me shelter, or show me heart.
Watch me fall apart, watch me fall apart.

@benhoward

Liv. Trois petites lettres pour couvrir des dizaines de souvenirs. Il n'a qu'à regarder dans ses yeux pour se rappeler. De Liv, la petite voisine. Liv, qui traînait tout le temps avec Milo. Liv, qu'il croisait souvent à la maison, qui détournait timidement le regard quand il croisait le sien. C'était tellement flagrant. Tellement amusant, aussi. Sam en souriait, parce que c'était mignon, comme comportement. Et pas tellement cool pour Milo, à la fois. Mais, Milo, il est loin. Cette période de leur vie aussi. Ils ne sont plus voisins. Il n'est plus adolescent. Elle n'est plus la petite voisine. Et ça, il le constate un peu plus quand il a le loisir de poser les yeux sur elle. De la détailler. De constater les actions du temps sur la blonde. C'est une femme, maintenant. C'est plus la petite Riggins d'à côté. C'est Liv Riggins. Comme si les années avaient souligné une identité qui lui était propre. Comme si les années avaient défini au plus net quelque chose qui faisait partie d'un ensemble, autrefois. « Une jeune femme ne peut donc pas se promener seule sans que cela s'avère suspect ou inquiétant ? » Il hausse un peu les épaules. La réponse lui semble évidente. « Et tu n'es pas n'importe quelle jeune femme. Nuance. Qui me dit que tu ne vends pas du crack, Riggins ? » Il prend ça à la légère. Pour lui, ça lui semble complètement improbable. Mais la vie a tellement été une saleté dernièrement, qu'il est paré à tout entendre.  « Pour ce qui est de la vengeance, je ne me prononcerai pas là-dessus. Just you know... watch out, you never know. » Son rire résonne brièvement dans la nuit, avant qu'il n'adopte le même sourire qu'elle. Peut-être qu'il attend que ça. Qu'elle se venge. Pour voir jusqu'où irait sa créativité. Pour voir si vraiment, elle peut le surprendre. Il ne demande que ça, réellement. D'être surpris. De savoir qu'il y a plus à attendre que cette routine monotone qui se dessine devant ses yeux. Elle, elle pourrait y mettre de la couleur. Apporter les teintes vives là où le quotidien se fait trop terne. « En passant, cela fait bien longtemps que petite Liv n'a plus besoin de brassards. Ils sont gentiment enfouis au fin fond du garage. Mais si tu en as besoin, je peux tout à fait te les céder, vraiment. » Et à nouveau, il a quelques éclats de rire, avant de retrouver son petit sourire fier. Comme s'il en avait besoin, lui. Ce serait drôlement ironique, pour quelqu'un qui passe sa vie dans l'eau, que de ne pas savoir nager. Une fois de plus, il hausse les épaules. Shoot un peu dans le sable et dessine du bout du pied des formes dans le sol. Marques qui s'effacent, dès que l'eau remonte, régulièrement, jusqu'à leurs pieds. « Hm, c'est très gentil de ta part de t'inquiéter de ma sécurité, petite Riggins. Mais vois-tu, moi, je tiens sur ma planche, alors je ne risque pas grand chose. » Il réfléchit un instant. Hésite. Une idée se présente à son esprit, mais elle lui semble un peu folle. Pourtant, elle lui paraît distrayante. Un peu effrayante, aussi. Qu'est-ce qui lui dit qu'elle ne va pas mal le prendre ? Rien. Mais sur l'instant, il fait abstraction de tout. « Tu sais, j'aimerais quand même vérifier quelque chose. » Et il enlève son sweat à capuche qu'il laisse tomber plus loin. Il ne lui offre pas vraiment la possibilité de réfléchir qu'il l'emprisonne dans ses bras, la portant comme une vraie princesse. Une princesse qui peut plus vraiment s'évader, pour le coup. Et c'est en riant d'avance de sa connerie qu'il avance dans l'eau au plus vite, grimaçant un peu quand l'eau fraîche glisse à hauteur de ventre. Il avance encore un peu, jusqu'à la lâcher là. Au milieu de l'océan. Là où l'eau et le ciel se confondent, quand l'un reflète trop fidèlement l'autre. Il nage un peu surplace pour se tenir chaud, et il la regarde avec de grands yeux. « Oh god. » Il l'éclabousse avec un grand sourire, avant de reprendre d'une voix forte. « Mesdames, Messieurs, c'est officiel, LIV RIGGINS CAN SWIM. » Qu'il crie dans la nuit, comme un fou, comme un inconscient. « Et sinon, elle est bonne. » L'eau bien sûr, l'eau.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Sam 6 Juin - 21:59


‘Cause I have other things to fill my time
You take what is yours and I'll take mine
Now let me at the truth
Which will refresh my broken mind

@mumford&sons

Des rires innocents d'adolescents résonnent dans le vide de cette nuit d'été. Excepté qu'ils ne sont plus désormais les adolescents ignorants qu'ils étaient par le passé. Mais c'est si bon de lui voir ainsi. La jeune femme ne se rappelle pas avoir ressentir une telle joie depuis longtemps. Le genre de joie qui ne demande aucun effort, aucun faux semblant au départ. Le genre de joie qu'on n'attend pas, qui nous surprend, dans le bon sens du terme. La joie qui redonne du baume au cœur. En ce moment, la vie de Liv ne s'avère pas très passionnante. Mais est-ce que la vie est faite pour être passionnante, telle est la question ? La jeune femme est en phase de doute, doute sur le moindre petit détail de sa vie. Ce n'est pas comme cela qu'elle se l'était imaginée. Certes, elle aurait pu connaître bien pire. La vie ne l'a pas usée, juste ballotée. Entre des hauts et des bas. Comme la plupart des êtres vivants sur cette terre. Nous sommes des victimes passives de la vie. Seulement, Liv a toujours tenté de faire les choses correctement, en restant fidèle à elle-même bien entendu. Elle a fait des études, elle s'est donnée les moyens et elle a réussi son diplôme, avec une thèse intéressante. Du moins c'est ce qu'on lui a rapporté. Alors pourquoi se retrouve t-elle à servir de professeur pour des cours de plongée ? Elle devrait être là-bas, sous l'eau, à étudier les fonds de l'océan et pas les enseigner de manière basique. Mais peut-être que c'est juste prétentieux de sa part d'en vouloir plus. Sa tentative est pathétique, mais elle en rigole, intérieurement seulement, puisqu'elle est très vite réinvitée sous l'eau par son camarade de blague d'enfant de dix ans. Elle y reste un peu plus. Parce c'est rassurant ici. Parce qu'elle veut juste sourire niaisement sans qu'il l'a voit, là, sous l'eau. Elle ouvre les yeux mais ne voit rien. Les bains de minuit, c'est amusant. Elle remonte enfin, attendant qu'il en fasse de même, ou qu'il se trouve. Soudain, elle ressent le contact de ses doigts sur le côté latéral de son corps, Sam apparaît derrière elle. Liv ne craint pas les chatouilles. Ce qui déstabilise toujours ses attaquants. Mais là, elle frisonne quand même. Surement à cause de l'effet de surprise. Elle se retourne. Liv vient alors doucement se demander depuis quand quelqu'un ne l'a pas touché comme ceci. Au même titre que sa vie professionnelle. Sa vie sentimentale ne ressemble en rien à des montagnes russes. Elle a mis fin à sa dernière relation en date pour les mêmes raisons que les précédentes où elle en a fait autant ; aucun papillon dans le ventre. La jeune femme se demanderait presque si ce n'est pas une défiance de sa part, seulement, la preuve que non. « Elle est super bonne, et toi, t'as l'air super surprise ! » C'est le cas de le dire ! D'aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, ils n'ont jamais été aussi proches. Sam était toujours assez distant avec elle. Milo ne cessait de dire qu'il était comme ça avec toutes les filles. De plus, il avait dix-sept ans. L'adolescence n'est pas connue pour être des plus clémente et transparente en matière de comportement. « C'est pas que je ne m'éclate pas de barboter à dix heures passées ici, mais t'as l'air d'avoir froid, princesse. » Elle reste silencieuse, depuis beaucoup trop longtemps. Faisant mine de retrouver son souffle, de ne pas paraître glacée. Elle a connu pire. Surfer en hiver, combinaison ou pas, ça raffermi. Cependant, il a vu clair depuis le début. Princesse. Après petite, voilà qu'il y va de bon train avec les surnoms.  « Allez grimpe le poisson d'eau douce, je te ramène au sec. » Elle n'y voit pas d'inconvénient, à vrai dire son corps lui crie d'écouter ce qu'il dit, juste pour le plaisir d'être à nouveau proche de lui, rire à plein poumon. Mais elle se ravise, se poste à ses côtés et lui souris, avant de s'avancer d'elle-même en direction du bord. « C'est très aimable de ta part Baloo, mais Mowgli peut tout à fait retourner sur la plage de ses propres moyens. » See, She can swim. « En seras-tu capable, c'est la véritable question. » Et elle continue son avancée, elle arrivera bien avant lui. Surtout s'il reste planté là comme un bambou. « Alors Costello, ne me dis pas que c'est la première fois que tu te prends un râteau ? » crie-t-elle en se retournant quelques secondes. Elle rigole fièrement à son tour. Là voilà bientôt sur la terre ferme. Trempée. Son short et son sweat lui moule désormais ce qu'elle tentait de dissimuler comme toute jeune femme. Bucky semble très heureux de la voir saine et sauve mais se demande pourquoi il n'a pas été invité à cette petite pool party. Il se frotte contre elle et part rejoindre Sam qui arrive tranquillement vers eux. Liv n'a pas d'autre choix que d'enlever au moins son haut, sous peine de finir vraiment malade, en plein mois de juin. Elle se retourne, dévoilant ainsi son haut de maillot de bain. Quelle chance qu'elle en possède autant et qu'elle s'en sert souvent de soutien gorge. Une sécurité pour quand elle sait qu'elle peut-être amené à tout moment de prendre faire un petit saut dans l'eau. C'est une des règles fondamentales quand on vit ici, ou quand on surfe. Les vagues, ça ne se commande pas. She don't mind this kind of nudity, she used to it, but suddenly, she is vulnerable again. Like she is so weirdly around him.
YEP, Marie happen. Réponse volatilisée... *se donne des baffes*

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Dim 7 Juin - 15:37



We're trying so hard to get it all right,
But only feel lonely at the end of the night.

@mikkyekko

Deux grands gamins. C'est comme ça qu'on pourrait les considérer, quand on le voit se précipiter dans l'eau avec elle, prisonnière de son étreinte de fer. Elle se débat un peu, tantôt activement, tantôt à reprendre son souffle. Et lui, il en rit à gorge déployée, si bien qu'il manque de glisser, sur le sol ductile qui semble s'échapper sous ses pieds tout en gardant une forme stable. Le chien aboie au loin, d'humeur joueuse, ou peut-être faussement inquiet se voir sa maîtresse se faire ainsi capturer. Sam, il n'y fait pas plus attention que cela ; pour l'instant, il se concentre à mettre un pied devant l'autre. Ce serait bête de tomber le premier, de faire foirer son coup. Alors il s'applique, jusqu'à être satisfait de la profondeur. « Aucune chance que tu me déposes délicatement ou bien même que tu me ramènes là-bas, pas vrai ? » Il prend air pensif. Dubitatif. Perplexe même. Comme s'il réfléchissait au sens de l'existence. Au big bang et à toutes ces affaires auxquelles il n'entrave pas grand chose. « Hm. Nope. » Et comme ça, il la lâche. De toute façon, elle ne tombe pas de bien haut, Liv. Quelques centimètres à peine, pour rencontrer l'eau. Un peu plus d'un mètre pour se retrouver submergée. Elle est trempée. Lui aussi. Et qu'est-ce qu'il trouve de mieux à faire ? En rire. Car oui, il est fier de lui. Fier de sa bêtise. C'est du Sam tout craché, du made in Costello. Et ça lui permet d'oublier le reste. De couvrir la misère de ses éclats de rire. Ça lui permet de perdre de vue ce qui ne va pas, et ce qui ne va plus. De se concentrer sur l'instant présent. Sur l'eau fraîche qui danse en vaguelettes désordonnées contre leur peau. Ça fait du bien. Un peu de frais. Ça aide. À se sentir vivant. C'est comme ce choc soudain, entre deux températures. Paradoxalement explosif. Ça pousse à se sentir invincible, pour un instant. Il attend qu'elle revienne à la surface pour lui faire la remarque. « Oh mais quel plongeon, bon, t'as fait un peu trop de mousse, je te mettrais un.. hm, un six. Six point deux. » Il sourit franchement. Un peu comme un idiot. Qu'importe. « Heureux ? Tu as su prouver au monde entier que tu es capable de porter une femme dignement. » Parce que oui, il est heureux. Vraiment. Même si elle ne peut sans doute pas saisir toutes les subtilités du pourquoi, et du comment. « Comblé, très chère. » Il accompagne ses propos d'une petite courbette faussement polie. Les grandes manières, ce n'est pas lui, elle le sait. Il pose son regard sur elle. La détaille une fois de plus. C'est vrai qu'elle est belle. Même avec ses cheveux en bataille et son pull détrempé. Elle a toujours ce petit sourire sincère qui dépasse tout le reste. « Très, très très bonne. Mais tu sais quoi ? » Il arque un sourcil. « J'aimerais avoir ton avis sur quelque chose. » Et reste sur ses gardes. Ça sent la bêtise. La petite vengeance à la Liv. Il la guette, au moins autant qu'il la mérite. Y'a deux à zéro après tout, pour l'instant. Ses mains s'enroulent sur ses épaules. Se déposent sur sa tête. Et il ne lutte pas vraiment ; l'effet de surprise en plus, il se retrouve la tête sous l'eau, confondant les derniers mots de la jeune femme. Elle est bonne? Il aimerait rire, mais voilà, entre rire et boire la tasse, il faut choisir. Puis tant qu'à faire, il l'entraîne dans l'eau avec lui. Satisfait, il la relâche. S'éloigne un peu, tout en restant sous la surface. Il la contourne, et file un peu plus loin encore, retenant sans mal son souffle. Et au bout de quelques secondes, il daigne enfin de sortir de l'eau, derrière elle, laissant courir ses doigts contre les flancs de la jeune femme pour la chatouiller. « Elle est super bonne, et toi, t'as l'air super surprise ! » Elle se tourne vers lui. Et il sourit, une fois de plus. Il s'arrête, et le silence semble s'installer entre eux deux. Le temps qu'ils reprennent leur souffle respectivement. Qu'il passe une main dans ses propres cheveux, qu'ils retrouvent un semblant de forme, maintenant qu'il est aussi trempé qu'elle. « C'est pas que je ne m'éclate pas de barboter à dix heures passées ici, mais t'as l'air d'avoir froid, princesse. » Il lui accorde un regard un peu moqueur. Lui fait signe de monter sur son dos. « Allez grimpe le poisson d'eau douce, je te ramène au sec. » Parce que le but, ce n'est pas non plus qu'elle attrape froid, après la superbe idée qu'il a eu de la jeter habillée à la flotte. Tant pis. Il lui passera son sweat pour qu'elle soit au sec, et lui, il avisera. Et peut-être qu'ils iront boire un verre. Refaire le monde. En apprendre plus sur l'autre, ce que qu'il est devenu, en neuf ans.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Dim 7 Juin - 21:43


‘Cause I have other things to fill my time
You take what is yours and I'll take mine
Now let me at the truth
Which will refresh my broken mind

@mumford&sons

Des rires innocents d'adolescents résonnent dans le vide de cette nuit d'été. Excepté qu'ils ne sont plus désormais les adolescents ignorants qu'ils étaient par le passé. Mais c'est si bon de lui voir ainsi. La jeune femme ne se rappelle pas avoir ressentir une telle joie depuis longtemps. Le genre de joie qui ne demande aucun effort, aucun faux semblant au départ. Le genre de joie qu'on n'attend pas, qui nous surprend, dans le bon sens du terme. La joie qui redonne du baume au cœur. En ce moment, la vie de Liv ne s'avère pas très passionnante. Mais est-ce que la vie est faite pour être passionnante, telle est la question ? La jeune femme est en phase de doute, doute sur le moindre petit détail de sa vie. Ce n'est pas comme cela qu'elle se l'était imaginée. Certes, elle aurait pu connaître bien pire. La vie ne l'a pas usée, juste ballotée. Entre des hauts et des bas. Comme la plupart des êtres vivants sur cette terre. Nous sommes des victimes passives de la vie. Seulement, Liv a toujours tenté de faire les choses correctement, en restant fidèle à elle-même bien entendu. Elle a fait des études, elle s'est donnée les moyens et elle a réussi son diplôme, avec une thèse intéressante. Du moins c'est ce qu'on lui a rapporté. Alors pourquoi se retrouve t-elle à servir de professeur pour des cours de plongée ? Elle devrait être là-bas, sous l'eau, à étudier les fonds de l'océan et pas les enseigner de manière basique. Mais peut-être que c'est juste prétentieux de sa part d'en vouloir plus. Sa tentative est pathétique, mais elle en rigole, intérieurement seulement, puisqu'elle est très vite réinvitée sous l'eau par son camarade de blague d'enfant de dix ans. Elle y reste un peu plus. Parce c'est rassurant ici. Parce qu'elle veut juste sourire niaisement sans qu'il l'a voit, là, sous l'eau. Elle ouvre les yeux mais ne voit rien. Les bains de minuit, c'est amusant. Elle remonte enfin, attendant qu'il en fasse de même, ou qu'il se trouve. Soudain, elle ressent le contact de ses doigts sur le côté latéral de son corps, Sam apparaît derrière elle. Liv ne craint pas les chatouilles. Ce qui déstabilise toujours ses attaquants. Mais là, elle frisonne quand même. Surement à cause de l'effet de surprise. Elle se retourne. Liv vient alors doucement se demander depuis quand quelqu'un ne l'a pas touché comme ceci. Au même titre que sa vie professionnelle. Sa vie sentimentale ne ressemble en rien à des montagnes russes. Elle a mis fin à sa dernière relation en date pour les mêmes raisons que les précédentes où elle en a fait autant ; aucun papillon dans le ventre. La jeune femme se demanderait presque si ce n'est pas une défiance de sa part, seulement, la preuve que non. « Elle est super bonne, et toi, t'as l'air super surprise ! » C'est le cas de le dire ! D'aussi longtemps qu'elle s'en souvienne, ils n'ont jamais été aussi proches. Sam était toujours assez distant avec elle. Milo ne cessait de dire qu'il était comme ça avec toutes les filles. De plus, il avait dix-sept ans. L'adolescence n'est pas connue pour être des plus clémente et transparente en matière de comportement. « C'est pas que je ne m'éclate pas de barboter à dix heures passées ici, mais t'as l'air d'avoir froid, princesse. » Elle reste silencieuse, depuis beaucoup trop longtemps. Faisant mine de retrouver son souffle, de ne pas paraître glacée. Elle a connu pire. Surfer en hiver, combinaison ou pas, ça raffermi. Cependant, il a vu clair depuis le début. Princesse. Après petite, voilà qu'il y va de bon train avec les surnoms. « Allez grimpe le poisson d'eau douce, je te ramène au sec. » Elle n'y voit pas d'inconvénient, à vrai dire son corps lui crie d'écouter ce qu'il dit, juste pour le plaisir d'être à nouveau proche de lui, rire à plein poumon. Mais elle se ravise, se poste à ses côtés et lui souris, avant de s'avancer d'elle-même en direction du bord. « C'est très aimable de ta part Baloo, mais Mowgli peut tout à fait retourner sur la plage de ses propres moyens. » See, She can swim. « En seras-tu capable, c'est la véritable question. » Et elle continue son avancée, elle arrivera bien avant lui. Surtout s'il reste planté là comme un bambou. « Alors Costello, ne me dis pas que c'est la première fois que tu te prends un râteau ? » crie-t-elle en se retournant quelques secondes. Elle rigole fièrement à son tour. Là voilà bientôt sur la terre ferme. Trempée. Son short et son sweat lui moule désormais ce qu'elle tentait de dissimuler comme toute jeune femme. Bucky semble très heureux de la voir saine et sauve mais se demande pourquoi il n'a pas été invité à cette petite pool party. Il se frotte contre elle et part rejoindre Sam qui arrive tranquillement vers eux. Liv n'a pas d'autre choix que d'enlever au moins son haut, sous peine de finir vraiment malade, en plein mois de juin. Elle se retourne, dévoilant ainsi son haut de maillot de bain. Quelle chance qu'elle en possède autant et qu'elle s'en sert souvent de soutien gorge. Une sécurité pour quand elle sait qu'elle peut-être amené à tout moment de prendre faire un petit saut dans l'eau. C'est une des règles fondamentales quand on vit ici, ou quand on surfe. Les vagues, ça ne se commande pas. She don't mind this kind of nudity, she used to it, but suddenly, she is vulnerable again. Like she is so weirdly around him.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 9 Juin - 20:28



Maybe you and your sad blue eyes,
Pull me through, If you come tonight.

@sayloulou

Avec du recul, la situation lui paraît ridicule. Qu'est-ce qu'ils font là, au milieu de l'eau, à rire pour un rien ? Il ne sait pas trop. Tout ce qu'il arrive à comprendre, c'est qu'il en avait besoin. De sentir que oui, quelqu'un était encore là pour lui, même si elle ne le voit pas vraiment de la même manière. D'intégrer dans son esprit que non, sa vie ne s'arrête pas parce qu'il n'est plus avec Lucy. Que oui, il est encore vivant. Le froid contre sa peau, l'eau dans ses yeux, le goût salé de la flotte, le son de son rire, l'air marin qui s'élève. Tous ses sens, ils lui disent qu'il est bien vivant. Qu'il est bien là. Qu'il ne rêve pas. Ce changement brusque de température l'a clairement ramené à la réalité. Et s'il a bien ri sur l'instant, il se rend d'autant plus compte que c'était stupide de sa part. Parce que lui, passe encore. Mais elle, elle est trempée. Genre, vraiment trempée. De la tête aux pieds. Et il peut faire bon dehors, un petit courant d'air, et demain, elle se lèvera sans doute avec un bon rhume. Tout ça pour ses bêtises à lui. Enfin, ce qu'il compte, c'est qu'il arrange un peu la situation maintenant. Donc il lui propose de la ramener sur la rive. Et comme il aurait dû s'y attendre, Liv, elle rétorque. « C'est très aimable de ta part Baloo, mais Mowgli peut tout à fait retourner sur la plage de ses propres moyens. (...) En seras-tu capable, c'est la véritable question. » Il lui tire la langue comme un grand gamin, et la regarde avancer un peu plus loin. Lui, il reste planté là. Sans trop savoir pourquoi. Peut-être qu'il ne s'attendait pas à ce qu'elle lui dise non. Peut-être qu'il voulait juste la regarder un peu plus longtemps aussi. Peut-être qu'il attendait juste une autre bêtise de sa part. Un petit sourire en coin, il échappe un soupir, et se décide enfin à se mettre un pied devant l'autre. C'est à ce moment là, qu'elle décide de se retourner pour lui crier quelques mots. « Alors Costello, ne me dis pas que c'est la première fois que tu te prends un râteau ? » Il a envie de rire avec elle. Mais ça semble un peu plus difficile que d'habitude. Il ne sait pas trop pourquoi, d'ailleurs. Peut-être parce que ça fait écho à sa situation sentimentale plutôt, désastreuse, il faut dire ce qu'il en est. Peut-être parce qu'il aurait préféré se prendre un râteau dès le début avec Lucy, et au moins, il n'en serait pas là aujourd'hui. Il ne sait pas trop. Mais il doit sortir de ses pensées pour lui répondre. Pour ne pas sombrer dans ce qui se passe dans sa tête, et retrouver cette mine triste qui s'accapare de lui un peu trop souvent, ces derniers temps. « Tu me brises le cœur Liv Riggins ! » Ajoute-t-il sur le même ton, avant d'accélérer un peu la cadence pour rejoindre la terre ferme à son tour. Bucky vient vers lui, chercher sa caresse. Sam lui flatte la tête avant de revenir vers elle. Elle en vient à retirer son haut complètement détrempé. Et pendant un instant, il se trouve un peu con, à la regarder faire. Jusqu'à juste se détourner pour rattraper son sweat qu'il lui rapporte. « Enfile ça, tu vas choper la mort. » Qu'il ajoute avec un petit sourire. Et lui ? Lui, il s'en fiche. Il tient bien le froid. Il ne compte pas s'attarder et passer sa soirée à la plage de toute façon. Pas qu'il ait envie de lui dire au revoir maintenant pour aller s'affaler sur son sofa, non, pas tellement. Mais lui non plus, il n'a pas envie d'attraper la mort, et aller prendre des vêtements secs, ce serait une première bonne étape. C'est à peu près à ce moment qu'une idée lui traverse l'esprit. Sans aucune arrière pensée. Juste comme ça. Comme deux bons amis qui se retrouvent après bien trop longtemps. « Hm. Ça te dirait de venir boire un coup à la maison ? Je veux dire. Je peux te déposer chez toi aussi, si tu préfères. Enfin comme tu veux. » Il hausse un peu les épaules, tentant l'indifférence. Il ne l'est pas tant, dans le fond, indifférent. Il est même un peu gêné. Il aimerait bien qu'elle dise oui, un peu égoïstement. Parce qu'il aime bien être avec elle. Parler de tout, et de rien. Surtout de tout, même si du n'importe quoi les trois quarts du temps. Il jette un coup d'oeil à Bucky, qui reste en attente. « Il est invité aussi, bien sûr. » Il rit doucement, lui offre un demi-sourire. Et en attendant, il se remet à marcher, en direction de sa voiture, garée un peu plus haut. Maintenant que l'agitation est retombée, il a l'impression que ça se lit sur son visage, que ça ne va pas tant. Alors il essaye de garder la tête haute. De faire comme si. Juste parce qu'elle est là.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mer 10 Juin - 16:57


Caught in this pool held in your eyes
Caught like a fool without a line
We're in a natural spring
With this gentle sting between us

@rhye

Des frissons s'invitent sur sa peau à nu. L'air marin danse autour d'elle, dressant ses poils. L'eau salée tiraille sa peau. Elle y est habituée. Cela fait partie d'elle. Son père avait constamment la peau sèche, elle se rappelle de ses mains rugueuses. Usées par le temps, par sa passion, par la seule chose qui l'a jamais fait vivre, ça. Elle se perd quelques instants au loin, au son des vagues. Il lui manque. Elle sait qu'il est là quelque part, peut être même lui aussi, face à l'océan. Où pourrait-il se trouver autrement ? Cette eau, c'est la seule chose qui les connecte aujourd'hui. Cela et une conversation en réseau sur Skype deux fois par mois. Récemment, elle n'a pas grand chose à lui dire, alors elle l'évite. Sa vie est morne. Le plus effrayant c'est qu'elle est consciente de s'y être habitué, presque confortablement. Elle s'est beaucoup trop assagie, trop ramollie. Elle se laisse beaucoup trop aller, porter par une routine dont elle n'est pas particulièrement fière, porter par le néant. Jusqu'à quelques semaines, elle n'y faisait pas face. Préférant vivre dans le déni. Souris, ça ira mieux dans quelques jours. Seulement, les jours se ressemblent tous. Elle pense à partir. Mais sa mère est là pour le moment, l'Australie n'est donc pas une option. Il serait peut-être temps d'aller le voir en Afrique du Sud, son père. Mais elle n'y songe plus, pour les mêmes raisons, plus haut. Elle songe à sa vie, qui aurait pu être tellement différente, mais qui ne l'est tout bonnement pas. C'est peut-être mieux comme ça. Elle n'a jamais été confortable avec trop de bonheur. Il est surfait de toute manière. Il faut savoir balancer les choses. Elle revient à elle. « Enfile ça, tu vas choper la mort. » Lentement elle accepte, après y avoir réfléchi à deux fois. Mais elle a tellement froid. Détrompez vous. Australienne ou pas. Cette jeune femme est des plus frileuses. Elle l'enfile délicatement, l'adoptant beaucoup trop vite. Elle se revoit enfant, endormie dans la penderie de son paternel, après y avoir construit un château fort avec ses vêtements. Ce sweat est aussi confortable que ce doux souvenir. Liv commence à se demander pourquoi elle est si nostalgique ce soir. Peut être qu'il y est pour quelque chose. Peut être qu'il lui fait penser à Milo. Que Milo lui fait penser à son arrivée ici. Et que cela remonte naturellement à son départ à lui. Elle en parle peu. Mais elle le sait. Elle sait qu'elle regrette d'avoir toujours été si mature. Elle aurait préféré peut être, qu'ils ne lui laissent pas le choix. Ou pas. Peut être qu'elle est juste très bien comme ça. Elle est loin d'être parfaite. La maturité ne rend pas invisible. Elle a fait des erreurs. Des belles. Certains d'entre elles laissent des cicatrices. D'autres rendent plus fort, mais surtout, elles sont nécessaires. « Hm. Ça te dirait de venir boire un coup à la maison ? Je veux dire. Je peux te déposer chez toi aussi, si tu préfères. Enfin comme tu veux. » Liv relève la tête en sa direction. Cherchant le ton moqueur, le piège. Elle ne sait pas quoi répondre à cela. Ne sait même plus comment elle est arrivée là. Ils se sont retrouvés il y a seulement quelques minutes et déjà, elle a l'impression qu'il n'est jamais parti. Pourtant, elle ignore tellement de choses. Elle n'est au courant que ce que Cael veut bien dire, de ce qui se dit, mais à vrai dire, cela se résume en très peu d'informations. Il est garde-côte. Et elle est fière de lui, contente pour lui. « Il est invité aussi, bien sûr. » Bucky remue la queue. Il semble lui aussi très heureux d'être là. La jeune femme le regarde. Priant pour qu'il soit le raisonnable des deux. Qu'il lui fasse comprendre qu'il faut qu'ils rentrent. Seulement, quand Sam se remet en route dans le sable, il le suit. Sans même attendre sa maitresse. Elle finit par les suivre elle aussi. Un peu plus en retrait. Elle réfléchit, ses méninges feintes la surchauffe. Est-ce vraiment une bonne idée ? Puis elle finit par se prononcer. « Pourquoi pas. » En soulevant elle aussi les épaules, mine de rien. Liv n'est même pas sûre qu'il l'est bien entendu. Enfin elle se souvient de son état. Ses vêtements sont bien trop trempés. « Is there by any chance dry clothes at your house ? .. I mean. Not that i want to borrow your clothes, that's not what i meant. I could pick up some of mine at .. wait you know what ? Forget it. I'm not going to die today, i'm stronger than that. » You're not dying and stop acting like a freak, or the weirdo that you are. Breath god damnit. La jeune femme s'immobilise un instant. S'il n'était pas en capacité de la voir à cet instant, elle aurait déjà porté ses mains à son visage avec une mine de désespérée. Désespérée d'elle-même. Quelle ironie. Liv fait mine de faire ses poches, instead. C'est là qu'elle percute. Son téléphone.. son téléphone se trouve dans sa poche arrière. Mais il semblerait qu'il n'est pas survécu à cette petite excursion. Heureusement, ses clés d'appartement sont toujours là et non pas au fond de l'océan. Elle en soupire de soulagement. Pour le reste, paix à son âme.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Dim 14 Juin - 21:41



She had a face straight outta magazine,
God only knows but you'll never leave her.

@the1975

Ça fait longtemps que le sel de la mer ne lui brûle plus les yeux. Ça fait longtemps que la brise du soir ne le fait plus frisonner. Ça fait longtemps que de se retrouver dans des vêtements trempés, c'est devenu une habitude. Et elle aussi, en un sens, elle connaît ça. Elle donne des cours de plongée, après tout. Mais ce n'est pas une raison pour la laisser choper la crève. Ce n'est pas une raison pour se croire plus fort que la nature elle-même. C'est pour ça qu'il lui tend son sweat, là, sans plus réfléchir. Pour elle. Parce que, comme quand ils étaient plus jeunes, il se sent un devoir de la protéger. Pas qu'ils étaient très proches avant. Mais elle était la meilleure amie de Milo. Par extension, une petite partie de la famille Costello. Et aujourd'hui encore, cet instinct, il refait surface. Sans que ce ne soit volontaire. C'est.. Purement instinctif oui. Inutile de chercher plus loin. Il se remet à avancer, enfonçant machinalement ses mains dans ses poches. Un instant, il se fait la réflexion que c'est une chance, de n'avoir rien de plus dans les poches d'un paquet de clopes et les clés de sa voiture qui n'ont pas l'air d'avoir vraiment souffert. Il se pose la question pour Liv. Se demande si elle avait quelque chose d'important sur elle. Mais son esprit divague et il ne s'attarde pas sur cette question, quand une autre se présente à son esprit. C'est plus une invitation, et il n'est pas sûr que ce soit une bonne idée, ni même que ça l'enchanterait elle. Mais il a envie d'essayer. Ok, ça ne fait pas si longtemps qu'ils se sont retrouvés, quand on y réfléchit. Et d'accord, c'est peut-être égoïste de sa part. Mais Sam, il se sent cruellement seul. Sam, il a besoin de quelqu'un, d'une présence, pour ne pas constater une fois de plus à quel point son monde s'est écroulé depuis qu'il n'est plus avec Lucy. « Pourquoi pas. » Il s'autorise enfin à respirer. Sa réponse est comme une soulagement. Il ne le montre pas trop pour ne pas avoir l'air du type minable qui s'accroche. Mais dans le fond, c'est ce qu'il est devenu, malgré lui. Il lui offre un doux sourire. « Cool alors. Je suis garé un peu plus haut. » Fait-il en désignant la montée de la plage, et le retour à la civilisation et aux routes d'asphalte. Il continue alors à avancer. Jusqu'à être une fois de plus stoppé dans son élan, quand elle reprend la parole.  « Is there by any chance dry clothes at your house ? .. I mean. Not that i want to borrow your clothes, that's not what i meant. I could pick up some of mine at .. wait you know what ? Forget it. I'm not going to die today, i'm stronger than that. » Il rit un peu. C'est plus fort que lui. Liv, elle le fait facilement sourire. Et mieux encore, elle parvient à lui arracher ces quelques éclats de rire qui se font trop rares, dernièrement. Il aime la voir confuse. La voir se dépatouiller dans ses explications. Chercher du sens, et le contrer. Liv parfois, c'est un paradoxe. Et ça l'amuse, il peut l'avouer. « Pas besoin de t'inquiéter pour ça, je ne comptais pas te laisser dans cet état. » Son sourire se fait doux. Il se remet à marcher, et bientôt, ils quittent le sable. À quelques mètres de là, sa voiture. Direction la ville. Le trajet se fait dans le silence, curieusement. Peut-être parce que Sam n'est pas très bavard quand il conduit. Ou simplement car il n'y a rien à dire, et que l'on préfère, d'un côté comme de l'autre, observer la route. Toujours est-il que rapidement, ils se retrouvent dans cet ancien loft industriel. Il se rend compte qu'il n'amène pas grand monde ici. Mais que Liv, c'est pas n'importe qui non plus. Ça ne l'a jamais été. Il la laisse rentrer. Faire comme chez elle, comme le dit l'adage. Lui, après avoir allumé la lumière, il grimpe directement à l'étage. « Je t'en prie, tu peux faire comme chez toi, je vais juste récupérer des affaire sèches. » Il s'empresse d'atteindre le petit dressing pour y récupérer quelques affaires. Pour lui, pour elle. Il descend rapidement et vient se planter devant elle. « Comme promis. Je pense que ce sera un peu grand mais... ça devrait le faire. » Il faut dire qu'il n'a pas un dressing signé Chanel en taille femme. Alors la pauvre Riggins devra se contenter d'un t-shirt sans doute trop grand, et d'un bermuda de sport qui lui glissera de la taille toute la soirée. Enfin, tant qu'elle est au sec. « Hm. Je reviens, je vais enfiler quelque chose de sec. » Il sourit. Un peu confus, un peu hésitant. Et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, le revoilà à l'étage, pour attraper d'autres fringues. Il se dépêche de se changer. Pourtant, il y a le temps, pas vrai ? Oui. Il ne sait pas pourquoi, mais il se dépêche de la rejoindre. Sans calculer un seul instant, entre les parois apparemment trop étroites de son esprit, qu'elle, elle est encore en train de s'habiller. Alors à mi-chemin dans les escaliers, il s'arrête vivement. « Oh. Hm. » Fait-il en constatant qu'elle est là. Et que non, elle n'est pas totalement habillée. Il la regarde un instant, sans se rendre compte que c'est malvenu. Et l'instant de bug passé, il se tourne. « Excuse-moi. Je pensais que t'avais fini. » Il passe nerveusement une main dans ses cheveux, et n'ose toujours pas se tourner. Quelle bourde encore. À croire qu'il n'est bon qu'à ça, quand elle est là.  

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Lun 15 Juin - 15:44


Softly we tremble tonight,
picture perfect fading smiles are all that's left in sight,
I said I'd never leave, you'll never change
I'm not satisfied with where I'm at in life.

@theredjumpsuitapparatus

Liv n'était pas vraiment attaché à son téléphone. Elle a beau être une petite adepte des nouvelles technologies cela fait quelques mois qu'elle dispose d'un portable tout ce qu'il y a de plus ringard. Pas d'appareil photo, pas d'accès internet. Tout ce qu'il y a de plus classique. Il est même censé être antichoc. C'est l'une des raisons pour laquelle elle l'a pris d'ailleurs. Cela et le fait qu'elle est perdue le précédent je ne sais ou. C'est désormais réglé, elle pourra passer au modèle au-dessus et réintégrer la sphère des connectés. C'est une excuse comme une autre. Pour le moment, cet incident est déjà derrière elle. Elle enfile le pas, au rythme de ceux de Sam. Le jeune homme rigole. Comme si elle l'avait indigné en n'oubliant qu'il était galant. Elle se voile la face. Au fond, elle sait bien qu'il lui aurait proposé des vêtements secs. Parce que Sam Costello veille sur les autres, comme il l'a toujours fait. Pour Milo, pour elle, autant pour l'un que pour l'autre. Ils montent dans sa voiture. Tout ceci est si naturellement confortable qu'un sentiment étrange s'installe chez elle. Elle reste concentrée sur la route et ce qu'elle tente de discerner dans la nuit, de sa vitre passager. Tentant de penser à autre chose. La jeune femme se souvient alors de cette époque, avec Milo, de leur sortie en douce la nuit. De cette nuit là, où ils se sont endormis à la belle étoile. Ils n'avaient pas lâché l'affaire, malgré que ses parents désapprouvent l'idée. Les nuits étaient encore fraîches, l'été n'était pas encore là. Mais ils ont tout de même fini par installer leur couette dans le jardin des Costello. Le lendemain, ils s'étaient réveillés dans la chambre de Milo, au chaud. Ils se sont toujours demandés comment ils avaient fini par atterrir là où plutôt qui était l'auteur de cela. Louis et Sam étaient en top de liste des suspects, mais ils n'ont jamais confirmé celle-ci. Est-ce que Sam lui dirait la vérité si elle lui demandait ? Ou garderait-il cela secret, encore aujourd'hui. Liv porte alors son regard sur lui, comme s'il allait lui répondre à cette question. Il est concentré sur la route. Tellement qu'elle se demande s'il sent son regard un peu trop intensif. Elle tourne la tête à cette pensée là. Seul les bruits du moteur résonnent. Le silence est doux et encore une fois, confortable. Liv pense à Pulp Fiction. À ces lignes qui l'ont marqué. « - Don't you hate that ? – What ? – Uncomfortable silences. Why do we feel it's necessary to yak about bullshit in order to be comfortable ? – I don't know. That's a good question. – That's when you know you've found somebody special. When you can just shut the fuck up for a minute and comforably enjoy the silence. » Et si Mia avait raison sur une chose. Si le confort d'un silence partagé en disait long sur deux personnes. Trop souvent on nous parle du fait qu'être à l'aise avec quelqu'un est la clé. Que le confort d'être soi-même est la base de n'importe quelle relation, de tout type. Et si cela passait également par le fait de ne pas avoir peur des silences. Trop souvent ceux-ci sont appréhendés, ils effraient, questionnent, font douter, toutes ces choses qui amènent au final à créer des problèmes. Des problèmes qui ne devraient pas exister au départ. Le silence aussi possède son droit d'existence. Pourquoi chercher à l'enterrer. Les voilà arrivé à bon port désormais. Le loft de Sam est différent de ce à quoi Liv s'attendait. Elle l'a toujours imaginé dans une maison au bord de la plage, avec femme et enfants ainsi qu'un chien, voir deux. Le genre de tableau qu'on s'imagine tout gosse. Sam s'empresse de partir chercher des vêtements secs. Un vrai gentleman. Elle le voit très vite redescendre. « Comme promis. Je pense que ce sera un peu grand mais... ça devrait le faire. » Elle sourit. Pour enfin remarquer qu'elle se tient figé là. Elle tend alors la main pour récupérer les affaires que Sam lui a apportées. « C'est parfait, merci.. » Ajoute-elle en jouant du bout des doigts avec les habits du jeune homme. « Hm. Je reviens, je vais enfiler quelque chose de sec. » C'est ainsi qu'il disparaît à nouveau à l'étage. C'est aussi son feu vert pour se changer à son tour. Elle regarde autour d'elle, pas par paranoïa, mais par réflexe. Bucky reste vers l'entrée, assis. Elle finit enfin par enlever le sweat de Sam, en le posant délicatement sur le rebord d'une chaise, des empreintes d'eau sont apparues sur celui-ci au niveau de ses seins. Elle détache ses cheveux qu'elle avait ramenés en chignon dans la voiture. Ils ont pris la trace de l'élastique, formant des boucles en cascade le long de ses épaules. Elle est enfin débarrassée de ses vêtements humides et bien qu'elle y soit habituée, la sensation est si agréable qu'elle est soulagée. Une douche serait également la bienvenue. Surtout pour se débarrasser du sable restant. Mais elle s'en passera. Le sable c'est son deuxième meilleur ami, bien qu'il se soit introduit à cette place de lui-même. Alors que le t-shirt glisse le long de ses hanches Sam déboule dans l'escalier. Ce qui lui vaut un petit sursaut, de surprise mêlé à un peu de gêne, peut être. « Excuse-moi. Je pensais que t'avais fini. » Il ne semble pas très à l'aise non plus, si ce n'est pas plus gêné qu'elle. Elle se dépêche d'enfiler le bermuda, pour finalement retenter la chose après l'avoir porté à l'envers dans la précipitation. « C'est bon.. je suis présentable. » Bucky aboi. Comme pour montrer que lui, il se marre bien. « Enfin.. Cael ne serait pas de cet avis. Il irait plutôt dire, je cite, que ces vêtements ne sont absolument pas adaptés à ma morphologie. » Dit-elle en faisant la révérence. « Mais entre nous Costello, avouons-le, quelle classe ! » Ironiser sa situation, son apparence, un bon moyen de contourner la réalité. Elle physiquement parlant au plus bas. En prime, elle ne sait pas vraiment ce qu'elle fout là. Pas qu'elle est mieux à faire. Pas qu'elle est envie d'une meilleure compagnie. Just, what the fuck are you doing ? What the matter with you anyway.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Ven 19 Juin - 23:47



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@matkearney

Pourquoi est-ce qu'il lui a proposé de venir ? Il ne sait pas vraiment. Ou plutôt, il a peur de connaître la réponse. Peur d'être confronté à lui-même pour se rendre compte que c'est qu'un égoïste. Mais peut-être que c'est pas le cas. Peut-être qu'il y a autre chose encore, et qu'il n'en a pas pleinement conscience. Mais il sait qu'en partie, c'est parce qu'il se sent trop seul. Parce que quitter Lucy, ça lui a laissé un vide qu'il n'arrive pas à combler. Pas qu'il cherche à la remplacer, non. Il ne veut pas y penser, pas encore. Alors en attendant, il vit avec ce trou béant, là, au milieu du cœur. Il ne s'en sort pas trop mal. Mais il y a des soirs comme celui-ci où c'est un peu plus dur. Des soirs où le loft est trop silencieux, des instants où il se surprend à la chercher entre les différentes pièces. Et évidemment, elle n'est plus là. Elle ne sera plus là. Il doit se faire à l'idée, non ? Il doit essayer, même si ça lui pèse clairement sur la conscience. Bref. Il sort de ses pensées à l'instant ou ils débarquent chez lui. Reconnecté à la réalité. À elle, Liv. À Bucky qui traîne joyeusement jusqu'à l'entrée. Il ferme derrière eux, file comme promis récupérer des affaires. Parce que c'est la moindre des choses à faire, et que ce serait franchement bête qu'elle tombe malade à cause de lui. C'est vrai quoi, il est celui qui l'a amenée à l'eau. Le seul fautif de ce rhume qui les menace l'un comme l'autre. « C'est parfait, merci.. » Il sourit un peu. S'évite de rire, même si ce n'est pas l'envie qui manque. Parfait ? Il serait loin de dire ça. Mais il n'a pas mieux à lui proposer, pour le coup. Non, aux dernières nouvelles, il ne fait pas la même taille que la jeune Riggins. Heureusement, qu'il se dit. Pas qu'elle soit trop petite, non. Mais pour lui. Bref, plutôt que de se confondre en explications dans sa petite tête blonde, il disparaît à l'étage pour aller se changer à son tour. Il se fait la réflexion qu'une douche ne serait pas malvenue. Mais ce n'est pas tant dans ses plans d'abandonner Liv en bas, pour son petit confort. Alors il s'empresse d'en finir avec ses propres vêtements, pour retourner dans la grande pièce. Mais il s'arrête dans les escaliers. Se tourne. Ça par contre, c'était malvenu. Il serre les dents pour éviter de se dire à quel point il est abruti. Il est un peu gêné. Pas tant de la voir comme ça, non. Il est gêné pour elle, de peur que cela l'embête. De peur que cela jette un froid, sans trop savoir pourquoi. « C'est bon.. je suis présentable. » Le chien aboie un peu. Sam en sourit, et se tourne, continuant sa descente dans les escaliers. Il la regarde. La détaille avec toujours ce petit sourire amusé pour dessiner ses lèvres. « Enfin.. Cael ne serait pas de cet avis. Il irait plutôt dire, je cite, que ces vêtements ne sont absolument pas adaptés à ma morphologie. » Son sourire s'étire. Il hausse finalement un peu les épaules, parce que ce n'est pas si terrible que cela. Le tout est juste un peu grand, un peu ample pour elle. « J'approuve le conseiller en mode. » Il rit un peu, rien qu'à imaginer Cael avec un accent brésilien à donner des conseils sur comment adapter une tenue à quelle morphologie, et autres fashion faux-pas comme le bermuda sous la ligne des genoux. Mais pour le coup, c'est tellement excusé. Puis, c'est de sa faute, il n'aura de cesse de le dire. « Mais entre nous Costello, avouons-le, quelle classe ! » Il s'approche tranquillement, la détaille avec un œil d'expert, ironiquement parlant. Pas qu'il ne s'intéresse pas à la mode, non. La mode masculine, ça passe. Pour ce qui est des fringues du sexe opposé, il a une vision bien plus simplifiée de la chose. Un autre paradoxe pour expliquer ce qui se passe dans la tête de Sam Costello. « C'est pas du Chanel, mais non princesse, ce n'est pas si catastrophique. » Princesse. Il se rend compte qu'il adopte facilement le surnom. Peut-être qu'elle n'apprécie pas. Il n'en sait rien. Ça lui semble juste tellement naturel, sans vouloir être péjoratif ou quoi pour autant. Il passe derrière le comptoir pour récupérer une gamelle de Durden. Durden. Rien que d'y penser, il échappe un soupir, avant de remplir la récipient d'eau pour le déposer là, non loin, pour Bucky. Faudrait quand même pas l'oublier, le pauvre animal qui les suit depuis tout à l'heure, et subit leurs bêtises. Et le chien servit, il s'intéresse enfin dans la maîtresse. Sûrement qu'il s'est trompé dans ses priorités. « Et toi, tu veux quelque chose à boire peut-être ? Orange, Coke, quelque chose de.. Plus fort ? » Il ne veut pas l'inciter à boire. Pas vraiment. Pas du tout même. Mais lui, il a l'impression d'avoir besoin de plus que d'un verre de coca pour passer la soirée et oublier à quel point c'est fucked-up dans sa tête. « En fait. J'vais nous préparer quelque chose. Et tu vas m'en dire des nouvelles. » Well, il est barman. Autant que ça serve, non ? C'est ce qu'il se dit, alors qu'il récupère le shaker et les bouteilles. Il n'est – une fois de plus – pas sûr que ce soit une bonne idée. Peut-être qu'elle n'aime pas l'alcool. Qui sait. Peut-être que c'est une énième connerie de sa part. Et tant pis. Il récupère des verres, sert la préparation. Long island iced tea. Il se demande si elle va pas regretter son choix. Il le prendra pas mal, si c'est le cas. Il rapporte les deux verres, lui tend le premier. « Alors, dis-moi, à quoi est-ce qu'on pourrait trinquer ? D'officielles retrouvailles entre... anciens voisins ? Ma double victoire de surfjacking/te coller à la flotte ? » ça sonne bizarre à son oreille. Pas bien intelligent. Des fois, le silence vaut mieux. « J'suis sûr que t'as un tas de trucs à me raconter, outre tes exploits nautiques. » Son sourire se fait un peu taquin. Il aurait peut-être mieux fait de se taire, à nouveau. Mais Sam n'aime pas le silence. Il déteste ça.  

Désolé c'est pas top.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Sam 20 Juin - 21:19


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Liv ne sait pas quoi penser de cette manière qu'il a de l'appeler princesse. Peut être parce que c'est loin d'être adapté. Pourtant, elle ne cherche pas à débattre là-dessus. Parce que c'est ironique. Parce que c'est Sam et qu'il a toujours été un peu taquin. Elle n'ira pas jusqu'à s'y faire, mais, à vrai dire, cela lui importe peu. Il ne trouve pas son apparence catastrophique et ça par contre, elle préfère. Pas qu'elle est besoin d'être la plus belle pour lui, pour les autres, mais si on peut éviter la catastrophe, c'est toujours plus appréciable. De toute manière, après l'avoir vu trempée et à moitié dénudée, elle n'est plus à cela près. Et il aura fallu d'une soirée. Cela promet pour la suite. Pas qu'elle s'attend à une suite. Ou peut être. Peut être qu'elle peut prendre gout à ces moments avec lui. Peut être qu'au fond, c'est ce qui lui manquait.  La présence de quelqu'un d'autre, bien qu'elle le connaisse. Avec le temps qui s'est écoulé, Sam l'a ramène doucement à bord du navire de son adolescence et en soi, c'est une bonne alternative à sa vie aujourd'hui. Peut être qu'il est apparu pour cela, ou peut être pas. Peut être que demain, ils reprendront leur petit bout de chemin, comme quelques années auparavant. Peut être que ce n'est qu'une soirée en hommage au passé et qu'à la fin de celle-ci, le retour à la réalité s'opèrera naturellement. Tandis qu'émotionnellement parlant, le retour à la réalité fera mal, très mal. Parce que sa réalité est bien loin des espérances. Trop loin de tout. Jusqu'à quelques jours, quelques semaines peut-être, elle n'en avait pas tant conscience. Depuis que c'est le cas, elle est nostalgique. La nostalgie n'a rien d'amusant. Alors elle tente de la combattre avec sa plus belle arme, son humour, souvent un peu trop lourd, voir un peu trop noir. Bref, un humour spécial. Elle tente de se concentrer sur le principal. Sa vie n'est pas si terrible. Elle a la chance de passer soixante-dix pourcent de ces journées dans l'eau ou dans l'océan. Autrement dit, dans son élément. C'est ce qui lui permet d'avancer et surtout de se lever le matin. « Et toi, tu veux quelque chose à boire peut-être ? Orange, Coke, quelque chose de.. Plus fort ? » Sam vient de servir Bucky, qui est ravi qu'on fasse attention à lui depuis leur arrivée. Interpelée par cette question la jeune femme ne sait pas vraiment quelle réponse est la plus appropriée. « En fait. J'vais nous préparer quelque chose. Et tu vas m'en dire des nouvelles. » Une chance, dans ce cas, il lui mâche le travail. Elle sourit, comme sauvée. « Oui chef. » Elle se demande pourquoi elle vient de dire ça, elle le regrette déjà. Elle aurait dû demander un jus d'orange pour ne pas se mouiller, mais l'idée de quelque chose de plus fort était clairement la bienvenue.  Il est minutieux. Liv s'observe attentivement, de là ou elle est. Il sourit en remarquant son regard si curieux. « Ne pense pas que je sois impressionnée par tes compétences. Même si clairement on dirait que t'as fait ça toute ta vie.. Je surveille juste que tu n'ajoutes rien d'étrange à mon verre. Fourbe un jour, fourbe toujours. Simple précaution. » Quelques minutes plus tard, le voilà, deux verres à la main. Peut être qu'un jus d'orange aurait suffit. Elle se souvient soudainement qu'elle doit rentrer après cela et que désormais, elle est un plus loin que prévu de chez son oncle. Et le voyant lui aussi son verre à la main, elle se dit que ce n'est clairement pas Sam qui l'a ramena. Dam nit. « Alors, dis-moi, à quoi est-ce qu'on pourrait trinquer ? D'officielles retrouvailles entre... anciens voisins ? Ma double victoire de surfjacking/te coller à la flotte ? » Elle rigole. Le genre de rire ironique, menaçant, le prévenant de ne pas continuer sur ce terrain glissant. Parce qu'elle se vengera. Un jour, peut être. Au bon moment. Quand l'occasion rêvée se présentera. Quand il s'y attendra le moins. Liv, l'esprit frappeur. « Trinquons aussi à ce qui te pend au nez Costello (Ficello). » En partant du principe qu'un jour elle aura l'opportunité de s'exécuter. « J'suis sûr que t'as un tas de trucs à me raconter, outre tes exploits nautiques. » Et brusquement, son sourire s'éteint lentement. Elle prie quelques secondes plus tard pour qu'il ne le remarque pas. De manière subtile elle contre cela avec un nouveau, un peu plus difficile, un peu plus joué. C'est à ce genre de question que Liv n'aime pas répondre. Parce qu'elle n'est pas sûre d'avoir grand-chose à raconter. Her life is pretty much the same since two of three years. And sometimes, she doesn't recognize herself in it. Or at least, the idea of herself. Depuis qu'ils ne se sont pas revus, Liv a fait pas mal de conneries, pas mal échouer, pas mal changée quand même, pas mal rêvée. Elle a changé pas mal de plan. Ce n'était pas prévu. Il ne devait pas mourir, elle n'aurait pas dû faire la moitié de ce qu'elle a fait et pourtant, here she is. Les regrets elles les enterrent. Parce qu'au fond, elle n'est pas sûre de regretter les trois quarts. Elle regrette forcément quelques aspects. Mais ça ne change rien. Pour ce qui est du reste. Well, life happen. Elle prend une grande gorgée. Ce qui lui gagne quelques minutes. « Les grandes lignes ? Je suis prof de plongée, j'avais un appartement sympa jusqu'à ce qu'il soit inondé par ma connerie, je suis donc de retour chez mon oncle le temps que ça soit réglé et sinon la semaine dernière on m'a demandé ma carte d'identité pour certifier que j'avais plus de 21 ans, pas certaine que c'était une blague. » True story. Soit on lui donne plus soit moins, voir beaucoup moins. Mais les gens s'approchent rarement de son véritable âge. Ce qui peut s'avérer utile, elle n'a juste jamais su dans quelle circonstance. Pour l'instant. « A ton tour ! Si tu peux faire mieux et si ta vie ne se résume pas à jeter des gens à la flotte. » En vérité. Après son départ, elle s'est renseignée sur la vie de Sam. Les premières années seulement. Puisqu'à un moment donné, elle a arrêté. Sans raisons apparentes. Ou peut être parce qu'elle s'est aperçue que cela n'avait aucun sens. Et parce qu'elle a finalement fait comme lui. Elle a tourné la page. Du moins, elle a essayé.


Well

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 23 Juin - 13:58



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@robotkoch

« Oui chef. » Chef. Il lui offre un grand sourire. S'affaire à ses préparations. Chef. Il apprécie l'ironie. Lui, un chef. Ça le dépasse un peu. Le chef, c'était son père. Et c'est devenu Louis. Et lui, Sam, lui, il n'a jamais eu l'étoffe d'un chef. Pas qu'il n'était pas meneur dans l'âme. Mais il a toujours préféré suivre, d'un côté. Pas parce que c'était plus simple. Mais peut-être car ça collait mieux dans son caractère. Peut-être parce que la vie, plus d'une fois, elle ne s'était pas gênée pour lui faire comprendre qu'il ne fallait pas lui laisser de trop importantes responsabilités à sa charge. Milo. Il secoue la tête. Serre un peu les dents. Se concentre plutôt sur ce qu'il fait de ses mains, avant de se couper. Il est minutieux, il fait attention, pourtant. Mais un accident est si vite arrivé. Pas vrai, Sam ? Dans le fond, c'est peut-être ça le pire. Qu'on lui renvoie à la face, à la moindre occasion, ce qui s'est produit par le passé. C'est peut-être pour ça, qu'il n'a jamais réussi à vraiment tourner la page. Passer à autre chose. Comme au regard qu'a la jeune Riggins sur lui. Il arque un sourcil, avant de relever la tête vers elle un instant. « Ne pense pas que je sois impressionnée par tes compétences. Même si clairement on dirait que t'as fait ça toute ta vie.. Je surveille juste que tu n'ajoutes rien d'étrange à mon verre. Fourbe un jour, fourbe toujours. Simple précaution. » Il rit. Encore. C'est dingue comme c'est simple, avec elle. De sourire, de rire. De raconter tout et n'importe quoi, comme si on ne se souciait de rien, et paradoxalement, de s'inquiéter d'avoir dit la bonne chose. Un drôle de ressenti qui met un peu plus la pagaille dans sa tête. Ce qui ne l'empêche pas de terminer la boisson. « Hm. Je regardais justement dans les fonds de tiroir mais, lucky you, j'ai fini mes stocks de GHB. » That was fucking creepy, man. Il se trouve stupide d'avoir dit ça. Alors il préfère ne rien ajouter, et servir les deux verres, plutôt que de s'enfoncer d'avantage. Il revient vers elle, pose les verres sur la table. Il échappe un soupir et récupère le sien, réfléchissant à quoi trinquer. Et comme toujours, plutôt que de partir sur du sérieux, il préfère lui rappeler qu'il y a deux-zéro, dans leur petite bataille navale. « Trinquons aussi à ce qui te pend au nez Costello (Ficello). » Il a un grand sourire. Leur verre s'entrechoquent un bref instant. « Soit. À ce jour qui n'est pas près d'arriver dans ce cas. » Il ne devrait pas la sous-estimer. Après tout, elle connaît l'océan au moins autant que lui, si ce n'est plus. Elle ne manque pas de ressources pour le surprendre, il devrait s'en souvenir, et faire attention à leurs prochaines rencontres en bord d'océan. Prochaines rencontres. Un instant, il reste confus face à ses propres pensées. Qui dit qu'elle voudra le revoir par la suite. Et qui dit qu'elle ne voudra pas. Il ne sait pas trop quoi en penser, alors il se rabat sur un sujet qui ne le concerne pas. Enfin. Pas vraiment, en un sens. Ça l'intéresse, bien sûr, d'en savoir plus sur elle. De savoir ce qu'elle devient. Ce n'est pas qu'une distraction, non, même si ça aide. Il se laisse tomber dans un fauteuil, l'observe alors qu'il prend une gorgée de sa boisson. Elle semble perdre un peu de son sourire. Et il regarde ailleurs un instant. Qu'est-ce que t'as encore fait, Costello? C'est bien la question qu'il se pose, jusqu'à ce qu'elle lui réponde.  « Les grandes lignes ? Je suis prof de plongée, j'avais un appartement sympa jusqu'à ce qu'il soit inondé par ma connerie, je suis donc de retour chez mon oncle le temps que ça soit réglé et sinon la semaine dernière on m'a demandé ma carte d'identité pour certifier que j'avais plus de 21 ans, pas certaine que c'était une blague. » Il a un grand sourire, à nouveau. Le malheur des uns fait le bonheur des autres, pas vrai ? Il rit un peu au coup de la carte d'identité. La détaille. Se rend compte que oui, c'est vrai qu'elle peut faire facilement beaucoup plus jeune que son âge. Pas qu'elle soit vieille non, pas du tout. Mais Liv, elle garde quelque chose d'enfantin sur son visage. « A ton tour ! Si tu peux faire mieux et si ta vie ne se résume pas à jeter des gens à la flotte. » Il en était à peu près sûr, que ça allait lui retomber dessus. Et ça ne l'enchante pas vraiment. Même si quelque part, il lui doit bien ça. Puis, il n'est pas obligé de lui dire toute la vérité, pas vrai ? Il devrait. Il est intègre après tout. Et puis, qu'est-ce que ça pourrait bien changer, qu'elle soit au courant ? Pas grand chose. Il hausse un peu les épaules. « Bien, normalement, je les récupère de la flotte. T'es un peu une exception Riggins, il n'y a que toi que je balance volontairement à l'eau. » Il hoche doucement la tête, avec son petit air fier, toujours exagéré. Expression qui ternit, doucement. Bonne humeur qui s'étiole tranquillement. Parce qu'elle le met face à lui-même, et qu'il déteste ça. Mais il ne lui en veut pas. Si elle ne le fait pas, qu'il ne le fait pas ; qui donc le fera pour lui ? Il a perdu son sourire. L'a troqué pour quelque chose de moins vivant, de plus sarcastique. Son regard se noie dans le liquide brun de son verre. Le silence l'écrase. Il relève finalement les yeux pour l'observer elle. « J'ai déménagé moi aussi, y'a un peu moins d'un mois. J'ai quitté ma fiancée, et elle a gardé la maison. Et même le chien. Putain. » Vulgarité qui n'était pas nécessaire, et qui souligne pourtant l'amertume qui lui colle à la peau depuis quelques semaines. Il finit son verre cul-sec, se relève et retourne du côté du comptoir. « Sinon j'ai pas à me plaindre pour ça. Mon job me plaît. J'aime me dire que tout va pour le mieux. Après tout, je suis libre maintenant, pas vrai ? » Il tente de rire un peu, pour sauver les apparences. Il glisse une main dans ses cheveux en bataille, se retourne vers elle après quelques longues secondes de silence. « Tu veux quelque chose à manger ? On pourrait commander si ça te dit. » Manger un bout devant un film d'action douteux. S'oublier un peu. M'oublier moi-même. T'as vu Riggins, ma vie, au final, elle a rien de passionnant, malgré les apparences. Je suis comme tous les autres. Je suis de ceux qui bataillent pour rester à la surface, la tête hors de l'eau.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 23 Juin - 18:42


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@patrick park

Ceci est réconfortant. Toutes ces années sans un signe de l'autre, toutes ces années occupées à vivre leur vie, l'humour reste la base de ce tout ceci, quoique cela puisse bien être. Certaines choses restent inchangées, le plus important persiste. C'est un humour, un jeu plus affirmé certes, mais toujours dans le même esprit qu'auparavant. Chercher la petite bête. Rigoler. A plein poumons. Sans répercussions. Milo était lui aussi doué pour cela. Pour ne pas dire le meilleur. Mais en plus timide. Peu de gens avec accès à cette partie de lui-même. Heureusement, Liv a eu la chance d'en faire partie. Il a d'ailleurs participé à son développement. Si elle s'accroche à cette partie d'elle-même c'est en grande partie à cause de lui. Alors quand Sam parle de GHB, elle sourit, à s'en étirer les lèvres jusqu'aux oreilles. Pendant que d'autres auraient peut-être vacillé à cette remarque, elle l'a trouve appropriée. Elle pourrait même applaudir sa répartie. Mais cela ne ferait qu'encourager son ego. Et ce n'est pas le principe de ce petit divertissement. Non. Elle veut autant que lui être la meilleure à ce jeu-là. « Soit. À ce jour qui n'est pas près d'arriver dans ce cas. » C'est d'ailleurs pour cela qu'elle n'ajoute rien à cela. Rien de plus qu'un regard transparent, l'avertissant de ne pas être si sûr de lui. Il pourrait finir par tomber de haut. Elle a grandi Liv. Elle n'a plus autant de retenue qu'avant et elle n'est plus aussi aveuglée naïvement par son petit crush pour le cadet des Costello. Elle ne viendra pas rougir au premier round. Du moins, tu as plutôt intérêt. Elle se sent plus légère. Les grandes lignes auront suffit. De toute manière, pas la peine d'entrer dans les détails. Peut être qu'il ne la verrait plus comme avant. Et ça, elle en a une peur bleue. Sans raisons particulières. Elle s'attache à l'image qu'il a toujours d'elle. Parce qu'elle lui manque, cette Liv là, en quelques sortes. Bien qu'elle n'est pas tant changée que cela. Si ce n'est qu'elle n'a pas subir le point des décisions prises entre temps. Et ça, c'est déjà une sacrée raison. C'est autour du sourire de Sam de faner. Apparemment, lui non plus n'aime pas faire le récapitulatif de sa vie. Elle pensait peut-être qu'il avait la vie parfaite. C'est Sam. Sam est intelligent. Sam est drôle. Sam possède ce genre de sourire qui illumine votre journée, votre nuit, voir votre vie pour aller au plus haut de notre exagération. Sam est sensible bien qu'il ne cherche visiblement pas à l'être. Mais Sam est aussi avouons-le, vraiment agréable à regarder. Ce genre de personne dans la vraie vie, ça ne fait pas long feu sur le marché. Que ce soit le marché du travail ou le marché dans le sens que l'on entend. Mais peut-être que c'est parce qu'elle connaît un bout de son histoire, parce qu'elle le connaît ou at least elle pense le connaître. Peut être qu'elle est y attachée par procuration. Par un passé commun. Par un incident tragique en commun. Mais peut-être qu'elle se trompe aussi, sur toute la ligne. Peut être que cela ne nous met à l'abri de rien. Elle est bien placée pour le savoir.  On a beau mettre en place tous nos efforts, mettre toutes les chances de notre côté, rien ne certifie le résultat que l'on espère. Peut être que ce qu'il nous manque en plus c'est de la persévérance. Beaucoup d'énergie. « Bien, normalement, je les récupère de la flotte. T'es un peu une exception Riggins, il n'y a que toi que je balance volontairement à l'eau. » Une exception. Le reste de cette sentence n'est qu'un sifflement en résonance. Elle en rigole tout de même. Elle apprécie l'attention. Elle n'en attendait pas moins de lui. « To be honest, I don’t know if I have to be happy of being "your exception" or be afraid of the way you treat them. » Les exceptions finissent toujours mal. C’est peut être pour cela que nous les appelons exceptions. « J'ai déménagé moi aussi, y'a un peu moins d'un mois. J'ai quitté ma fiancée, et elle a gardé la maison. Et même le chien. Putain. » Déménagement. Rupture. Séparation de biens matériels et immatériels. Elle a gardé le chien, sale histoire. Peut être bien qu'il arrive à faire mieux qu'elle finalement. Elle visait plutôt au maximum un ex æquo mais soit. Pour la première fois, Liv reste là, en silence, sans savoir trop quoi dire. Ne sachant pas si cela serait réellement approprié. Tout comme poser des questions. Des questions qu'elle se pose. Forcément. « Sinon j'ai pas à me plaindre pour ça. Mon job me plaît. J'aime me dire que tout va pour le mieux. Après tout, je suis libre maintenant, pas vrai ? » La liberté, c'est surfait. Comme beaucoup d'autres choses, trop même. Liv est libre et pourtant, regardez là ! La liberté n'est qu'une surface de plus à franchir vers l'idée qu'on se fait du bonheur. Mais être libre ne fait pas de nous des gens heureux. Ou malheureux. Elle fait seulement de nous ce que nous sommes. Des êtres humains bataillant, seuls, pour faire face, survivre. Des êtres humains rêvant un jour d'entrevoir le haut, le pic de l'iceberg. Des êtres humains fatigués de la partie immergée de celui-ci. En tout cas, Sam ne semble pas vouloir émerger, puisqu'il disparaît quelques secondes derrière le comptoir. Mais Liv ne pourrait lui en vouloir. Pas après ce qu'il doit vivre. Elle aimerait l'aider. Mais pas sur qu'elle sache comment. Peut être même qu'elle ne ferait qu'empirer les choses. Peut être que c'est déjà le cas, à cause d'une stupide question. « Être libre ne rend pas pour autant cela facile. » Elle regrette assez vite sa réponse, son automatisme. Sa manière d'être trop directe. Liv n'est pas de celle qui marche sur des œufs, non elle, elle est plutôt du genre à les éclater involontairement avec la délicatesse d'un éléphant. Puis le voilà de retour. Un verre de nouveau plein. Il possède déjà une longueur d'avance sur elle. Elle tente de contenir son envie insensée de le rattraper. Comme pour prouver quelque chose. Quoi ? Elle ne sait pas vraiment. C'est un peu le résumer de sa vie. Prouver quoi, à qui ? Peut-être prouver qu'elle est heureuse. A elle-même, plus qu'à quiconque. Le prouver malgré que quelque chose soit absent, le prouver malgré ce vide quelque part. Son père ? Milo ? Maybe the one that everyone talks about in the movie, books or whatever ? « Tu veux quelque chose à manger ? On pourrait commander si ça te dit. » Ou peut être qu'il est temps qu'elle se défile. Si c'était le signe, le signal d'alarme ? « Comment dire non à la nourriture. » Voilà pourquoi sa réponse fut surprenante. Elle lui sourit, un peu trop intensivement même. Ne sachant pas réellement ce qui la pousse à rester. La gravité peut être ? Une attraction mystérieuse.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mar 23 Juin - 23:27



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Parler de lui. Il n'aime pas ça. Il n'a jamais aimé. Répondre aux questions trop intrusives. Devoir broder pour éviter de dire la vérité. Il n'aime pas parler de celui qu'il a été, et de celui qu'il est aujourd'hui. Du moins, à partir de ses dix-huit ans. Avant, il s'en fiche un peu. Il n'y a rien à dire sur avant. Petit garçon né à Ancône, passionné par la mer, passionné par le surf. Well, et après ? Rien de plus. La chute de son histoire, elle se déroule à ses dix-huit ans. Et ça, il déteste en parler. Depuis ça, il n'aime pas répondre aux questions portant sur sa personne. Mais avec Liv, il semble que c'est différent. Qu'il n'a pas besoin de se braquer. Qu'il peut tout dire tout naturellement. Peut-être parce qu'il y a une espèce de confiance aveugle entre eux. Peut-être parce qu'ils ont traversé la même tragédie. Et que d'une manière inexplicable, ça les met sur un pied d'égalité. Que ça les lie, comme ça, même si ce n'est pas pour une bonne raison. C'est peut-être ça, qui le pousse à être sincère. À dire la vérité, même si elle lui écorche les lèvres. « To be honest, I don’t know if I have to be happy of being "your exception" or be afraid of the way you treat them. » Elle a raison. Être une exception, ce n'est pas toujours bon. Ça l'est même rarement. Beaucoup de philosophes s'accordent pour dire que chacun est unique. On peut être unique et ordinaire à la fois. Mais quand on est unique etLe  exceptionnel, c'est encore différent. Ça attire les regards. Ça attise la curiosité. Et avec les deux viennent la jalousie et l'envie des autres. Puis les critiques. Les coups bas. Être une exception, ça n'a jamais été bien bon, apparemment. Mais pour lui, Liv Riggins, c'est son exception. Et il n'y peut rien, si c'est mal comme étiquette. C'est le cas. Malgré lui. Malgré elle. Malgré eux. Et on peut l'envier. On peut la jalouser. On peut la critiquer. Elle n'en est pas moins exceptionnelle à ses yeux, pour des raisons qui demeurent encore trop floues, trop obscures pour les dévoiler. C'est ainsi. Et c'est tout. Il n'hésite pas à lui dire la vérité. Sans pour autant trop s'étendre. Le strict minimum pour qu'elle comprenne. Fiancée larguée. Maison abandonnée. Chien délaissé. Le tout se résume bien vite, et assombrit son humeur. Pour quelques instants, puisqu'il s'efforce de retrouver le sourire. De faire mieux. Pour elle. Il se lève. S'éloigne avec son verre vide. Lui tourne accessoirement le dos. Comme si c'était trop dur de la regarder en face. C'est peut-être le cas. Peut-être qu'il a honte. Ou bien qu'il a peur. Pour quoi passe-t-il ? Un connard sans cœur, peut-être. Un sale con qui aura largué sa fiancée comme ça. Un pauvre crétin qui ne pense qu'à son chien, dans un mess bien plus gros que tout ça. « Être libre ne rend pas pour autant cela facile. » Il hausse les épaules. Elle n'a pas tort. Elle a même tellement raison qu'il s'en sent con. Mais il essaye de se consoler à l'idée qu'il est libre maintenant. Qu'il a l'opportunité de chercher plus loin, de trouver mieux qu'une fille qui lui aura piétiné le cœur au bout de tant de temps à s'aimer. « Peut-être. Mais ça me console. Sort of. » Il sourit un peu. Se dit que tout va pour le mieux. Qu'il n'a pas à s'étendre, si elle ne pose pas de question. Oui, ça le console. C'est peut-être complètement débile. Mais c'est tout ce qu'il a pour l'instant, pour ne pas culpabiliser, et pour ne pas penser de trop à la brune. Le silence installe. Sam, ça le met mal. Il a du mal avec le silence. Il a toujours l'habitude que quelque chose ne va pas, quand il n'y a pas un bruit autour de lui. Il remplit son verre à nouveau et se tourne vers Liv, revenant tranquillement vers elle. Un autre sujet. Autre chose. Son regard glisse brièvement de la cuisine à la télévision. Well. C'est tout vu. T'as faim ? C'est complètement bancal. Et que dire d'autre ? Et si elle refusait ? « Comment dire non à la nourriture. » Elle n'a pas l'air de refuser, au contraire. Il semble un peu surpris sur le coup, rien qu'à en constater par le sourire bête qui étire ses lèvres. « Oh. Cool. » Il hoche légèrement la tête et se détourne lentement pour aller choper son téléphone. Chinois. Pizzas. Il ne sait pas trop, mais le premier papier qui lui tombe sous la main est celui d'une pizzeria. La classe. Non franchement Costello. So healthy. Le temps de composer le numéro, et il lui donne le papier. Histoire qu'elle choisisse. Lui, il s'en fiche. Il aime tout. Ou presque tout. Et quand bien même il n'aimerait pas, il mangerait quand même. Juste pour ne pas la vexer. Parce qu'il est comme ça, Sam. Il est un peu débile, quand il aime bien quelqu'un. Il passe rapidement commande à la pizzeria. Le type lui dit que ce sera rapide, qu'il n'y en aura pas pour longtemps. Tant mieux. Son estomac lui en est reconnaissant. « Comme tu le constates, on mange très diététique chez moi. No offense si t'as un régime alimentaire particulier. J'ai juste pas la foi de me la jouer Gordon Ramsay ce soir. » La référence est peut-être douteuse. Mais à trois heures du matin, il lui arrive de s'extasier devant des émissions de cuisine, quand le sommeil ne vient pas. Un niveau en général bien plus haut qu'une pizza. But still, pizza's awesome. Part of his italian pride, maybe. Il récupère la télécommande la tv, la lui apporte. « Tu n'as qu'à choisir un film, je reviens. » Il prend des initiatives. Sans même être sûr qu'elle le veuille. Peut-être qu'elle veut juste discuter. Ou lire. Pourquoi pas lire. Non, c'est complètement débile. Il file chercher l'argent pour le livreur. Histoire de l'avoir à portée de main quand les pizzas sonneront à la porte. Well, quand le livreur sonnera. A croire que ton cocktail est un peu fort Costello. Il revient, son verre aux trois quarts vides, et le pose sur la table, avant de se laisser tomber à côté d'elle dans le sofa. « Alors, qu'est-ce que la grande cinéphile que tu es nous a choisi ? J'ai envie de parier sur une comédie. Ou. Non. Wait. Un film romantique. T'es une fille romantique Liv Riggins, pas vrai ? » Il rit un peu. Il la taquine, encore. Et il soupire profondément. Désespéré par sa propre connerie. Définitivement, boire n'était pas une si bonne idée.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mer 24 Juin - 14:57



Oh no, oh
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@sigur ros

Une consolation qu'elle peut concevoir. On se console avec beaucoup de choses. S'enfermant parfois dans une bulle qui n'est pas la réalité. Pour y échapper. Pour faire semblant. Pour finir par y croire soi-même. Il est toujours plus facile de faire semblant. Mais avec certaine personne cela ne marche pas. Elles nous connaissent beaucoup trop bien et nos mensonges finissent par passer entre les mailles du filet. Liv ne prétend pas connaître Sam. Elle l'a connu. Ça, elle le sait. Et en soi, il l'a connu aussi. Sans même en parler, ils savent. Ils savent que ce qu'ils ont vécu. Que trop bien. La perte d'un être cher, d'un frère, d'un meilleur ami, ça rapproche. Ça sépare aussi. Mais dans les deux cas, le lien est là. S'ils n'en ont à vrai dire jamais parlé ensemble, ils savent. Un regard plongé dans celui de l'autre et cela les ramène là-bas. Elle voit en lui ses gênes, il voit en elle sa personnalité. Milo et Liv étaitLiv étaient très similaires, mais à la fois différent. Ils se complétaient. Elle compensait sa timidité, il compensait sa foi bancale en l'humanité, en pratiquement tout. Car si une chose était remarquable chez lui c'était ça, sa foi. Dans ses yeux tout était beau, tout le monde méritait une seconde chance. Rattachés par une tragédie. Voilà par quoi ils sont retenus vers l'un et l'autre. Pourtant rien de comparable. Sam a perdu un frère. Quoiqu'on en dise, Liv ne partageait pas le même sang, elle avait seulement douze ans la première fois qu'elle l'a rencontré. Trois plus tard, il n'était déjà plus là. Trois ans seulement. Sam lui l'aura vu naitre, grandir pendant quinze années. Puis il l'a vu disparaître, sous ses yeux. Elle ne l'imagine même pas. Elle n'imagine pas tenir debout après cela. Mais Sam est courageux, brave. Il tient bon. Même si encore une fois, tenir bon est surfait. On tient tous bon finalement. Parce que nous n'avons aucun autre choix. C'est notre seule option. Seul recours. « Oh. Cool. » Le verre de la jeune femme se vide doucement. Elle avait pratiquement oublié qu'il était là. Elle se rend compte que c'est peut-être une mauvaise idée. Pourtant d'une traite elle le termine. « Comme tu le constates, on mange très diététique chez moi. No offense si t'as un régime alimentaire particulier. J'ai juste pas la foi de me la jouer Gordon Ramsay ce soir. » Sam commande tranquillement. Un silence s'installe. Elle aimerait revenir sur le sujet d'avant. Mais c'est déjà trop tard, n'est-ce pas ? Elle a toujours un train de retard. Elle met toujours trop longtemps à réfléchir. Ou alors elle ne réfléchit pas. C'est tout l'un ou tout l'autre. Puis elle n'est pas sûre que ça soit une bonne idée. Cependant, elle a l'impression de ne pas avoir assuré. Elle ne s'est pas montrée assez bienveillante. A part une remarque déplacée à deux francs. Elle s'en veut. Elle aimerait l'aider. Parce qu'aider les autres c'est plus facile. Elle se contente de sourire, bizarrement. « Oui puis, ça n'serait pas marrant si en plus de ça t'étais un cordon bleu. Grille tes chances de remporter des points, ça me va ! » Bucky s'approche doucement, comme pour demander la permission. Elle l'aurait presque oublié le pauvre. Il doit les observer depuis tout à l'heure. Sacré divertissement. Elle lui fait signe de rester calme mais le laisse s'approcher et se mettre à ses pieds. Il adorerait venir sur le canapé, mais il a compris que ce n'était pas une bonne idée. Il a surement hâte que la pizza arrive pour tenter de faire les yeux doux. « Tu n'as qu'à choisir un film, je reviens. » Elle commence à paniquer. Elle met toujours beaucoup trop de temps pour ce genre de choix. En général, les gens perdent patience et finissent par se charger de choisir à sa place. Elle n'a pas de télé. Quand elle regarde un film, c'est principalement sur son ordinateur et c'est souvent au pif. Ou alors en salle. Elle aime l'ambiance des salles de cinéma et juge qu'il ne faudrait regarder des films que là-bas. C'est pourquoi parfois elle est dépassée par le cinéma. Parce qu'elle y va assez peu souvent finalement. Manque de temps. Ou de motivation. Elle préférera toujours l'océan comme alternative à l'ennuie. Sinon elle est plus calée musiques et émissions de surf ou national géographique. Elle passerait des heures à regarder ça, surtout sur les fonds marins, mais c'est sa passion de biologiste qui parle. De plus, elle n'apprécie guère les comédies romantiques et les films d'horreurs ou elle sursaute trop facilement. Et au fond c'est ce qui l'agace. Se faire surprendre elle aime ça que dans certaines circonstances. Le contrôle est beaucoup plus sur et rassurant pour elle. Elle contrôle tout depuis aussi longtemps qu'elle s'en souvienne. C'est pourquoi, quand il vient se poser à ses côtés, elle se sent quiche, n'ayant pas vraiment eu le temps d'aller plus loin que d'empoigner la télécommande. « Alors, qu'est-ce que la grande cinéphile que tu es nous a choisi ? J'ai envie de parier sur une comédie. Ou. Non. Wait. Un film romantique. T'es une fille romantique Liv Riggins, pas vrai ? » Il rigole et elle le rejoint. Seulement pas pour les mêmes raisons. La télévision affiche toujours le menu principal. Il n'est qu'une question de temps avant qu'il le remarque. Elle lui tend la télécommande. Sinon elle pourrait zappé pendant des heures. Abrégeons ces souffrances. « Pour être honnête, ceci est incorrect du début à la fin. Mon éducation cinématographique reste assez basique et j'ai horreur des comédies romantiques. Quand au fait de savoir si je suis justement, romantique, hmm, je ne suis pas sûre de pouvoir répondre à cette accusation. Mais il paraît que je suis drôle et adorable quand je m'y mets, ça compense pas vrai ? » Elle cligne des yeux à la façon des petites filles sages qui cherche à se faire pardonner. Puis elle rigole. Pas certaine que tout ceci soit nécessaire. « Je suis pourtant certaine que c'est une suggestion de ta part, pas vrai ? Tu es juste un grand sensible et les films romantiques sont ton petit jardin secret ? Là où tu apprends toutes les ficelles ? » Ce serait la meilleure. Elle rigole à cette idée. Qui sait, c'est peut être vrai, peut être que c'est un grand romantique à ces heures perdues. Elle n'a jamais été témoin d'un acte romantique. Ou peut être que si. Mais elle était trop naïve pour le comprendre à ce moment là. Pour elle le romantisme c'est deux être avant tout à l'aise avec l'autre. Pas d'artifices. Juste, eux même. Autrement dit, quelque chose de normal. Mais peut être qu'elle a tort. Peut être qu'elle aimerait en être témoin un jour. « C'est donc comme ça que tu fais fondre mes congénères ? » A coup de "je te jette dans la flotte", mais "je me fais pardonner avec de la pizza".  « J'ai toujours su que tu étais un vrai marshmallow Costello. » Elle balance le haut de son corps en direction du sien, entrechoquant son épaule contre la sienne en souriant. Fière d'elle. Fière de sa connerie. Et alors ? This is not what it is about ? Just simply messing with each other. Laugh, forget for a few seconds that they are both broken since that day.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mer 24 Juin - 16:05



I shouldn't say it, but I'm starting to think I care
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« Oui puis, ça n'serait pas marrant si en plus de ça t'étais un cordon bleu. Grille tes chances de remporter des points, ça me va ! » Il a envie de rire à nouveau. Et c'est là qu'il se rend compte qu'en une soirée avec elle, il rit plus qu'en une semaine avec d'autres. C'est étrange. Incompréhensible même. Peut-être que c'est tellement naturel avec elle qu'il ne cherche pas à aller contre. Peut-être que ça fait juste du bien, de rire pour un rien, pour quelques débilités qui ne font pas vraiment de sens. Ne pas se prendre la tête. Profiter de l'instant présent. C'est peut-être ça, la clé pour être heureux. Juste laisser aller les choses. Se laisser porter par le courant, même si parfois, il nous emmène un peu trop loin de la rive. C'est prendre des risques, et peut-être se louper. Mais ça vaut toujours le coup d'essayer, ça vaut mille fois le regret de ne pas avoir tenté. Alors Sam, ce soir, il se laisse juste aller aux rires, et aux répliques ridicules. Qu'a-t-il de plus à perdre ? Rien. Si ce n'est Liv. Et ça, quoi qu'il en dise, ouais, ça lui ferait vraiment drôle. Mais pourquoi est-ce qu'elle partirait pour l'instant, hm ? Il n'a pas encore assez pourri la soirée pour qu'elle prenne la fuite, non ? Alors il récupère la télécommande, la lui colle entre les mains sans réfléchir, et il s'éloigne. Elle peut bien se débrouiller pour choisir un film, elle est assez grande pour ça. Puis Sam, il n'aime pas choisir. Il ne sait jamais trop quoi mettre, alors souvent, il choisi l'option aléatoire. Des fois, il est agréablement surpris. D'autres, il aurait préféré ne jamais allumer la télévision. Bref. Pour l'instant, il fait son petit tour, revient assez rapidement et s'assoie à côté d'elle dans le sofa. Il se demande ce qu'elle a choisi. Exprime sa question à voix haute, avant de constater que c'est toujours le menu et que non, elle n'a rien lancé. Il récupère la télécommande qu'elle lui tend. « Pour être honnête, ceci est incorrect du début à la fin. Mon éducation cinématographique reste assez basique et j'ai horreur des comédies romantiques. Quand au fait de savoir si je suis justement, romantique, hmm, je ne suis pas sûre de pouvoir répondre à cette accusation. Mais il paraît que je suis drôle et adorable quand je m'y mets, ça compense pas vrai ? » Il hoche doucement la tête, avec un petit sourire espiègle pour border ses lèvres. Et il éclate tout bonnement de rire quand il la voit mimer l'innocence. Enfin, c'était bien de l'innocence ça, non ? « Tu pourrais presque m'attendrir Riggins. » Qu'il ajoute avec son grand sourire. « Je suis pourtant certaine que c'est une suggestion de ta part, pas vrai ? Tu es juste un grand sensible et les films romantiques sont ton petit jardin secret ? Là où tu apprends toutes les ficelles ? » Il la rejoint dans son rire, une fois de plus. Hausse un peu les épaules. Lui, un grand romantique ? Il n'en sait trop rien. « Touché. » Répond-t-il simplement en hochant la tête. Pas qu'il soit sûr de la réponse. Il ne sait pas trop ce que ça fait, d'être romantique. Peut-être qu'il l'est malgré lui. Peut-être qu'il est à l'opposé. Toujours est-il que, la dernière fois qu'il a essayé, ça ne l'a pas vraiment réussi. Même pas du tout. Apporter des fleurs, l'inviter au resto. Pour se rendre compte qu'elle était avec son collègue dans leur lit. La vie a un drôle de sens de l'humour, parfois. « Le romantisme, c'est nul. Je suis plus cuir, moustache et fouet. Surtout fouet. » Qu'il balance très sérieusement en la regardant. Puis c'est plus fort que lui. Il se met à rire à nouveau. L'autodérision, c'est ce qu'il a de mieux, ne pas se prendre au sérieux, pour que les autres en face autant. Le temps de cette soirée, du moins. « C'est donc comme ça que tu fais fondre mes congénères ? (...) J'ai toujours su que tu étais un vrai marshmallow Costello. » Il hoche la tête. C'est possible. Un marshmallow, ça flotte, il a envie de lui dire. Mais il s'abstient. Il lui a assez rabâché sa victoire pour ce soir. Il l'observe. Le silence s'installe. Un silence agréable, pour une fois. Un vide qu'il n'a pas envie de combler. Un silence pour la regarder. La détailler. Liv, elle a toujours été mignonne. Et maintenant, c'est plus la petite voisine. Maintenant, c'est une femme. Ça fait bizarre, rien que d'y penser. Il se comporte avec elle comme il l'aurait fait quand ils étaient plus jeunes. Mais ils ne sont plus aussi jeunes, aujourd'hui. Et ça fait bizarre, oui. Il retrouve son sourire malicieux. « Hm, je sais que mon charme est légendaire, mais je ne sais pas si c'est toujours vrai. » Il regarde l'écran un instant. Appuie sur aléatoire. Un film d'horreur. Avec des zombies. Génial. Il lâche la télécommande, se relève. « Toujours est-il qu'à une époque... On m'a dit qu'une certaine blonde fondait pour Costello le marshmallow, oui. » C'est pas fair, de revenir là-dessus. De lui mettre sous le nez que oui, il sait. Oui, il est au courant, pour ce petit crush d'adolescente. Ça le faisait sourire à l'époque. Et ça le fait toujours sourire aujourd'hui. Il lui accorde un petit clin d’œil. S'éloigne pour récupérer un plaid qu'il étale sur un fauteuil, qu'il tire ensuite près du sofa. Le temps d'appeler Bucky, et ce dernier se fait une place. Puis il déambule à nouveau, jusqu'à aller éteindre toutes les lumières. Le film commence, et il revient s'asseoir à côté d'elle. « Sache une chose Riggins. Si tu cries. Je ruine ta réputation. Et tout Auckland saura que tu es une poule mouillée. » à nouveau, il prend un air sérieux, hochant doucement la tête. C'est dur de ne pas rire de sa propre connerie. À croire que l'alcool commence à lui monter à la tête. « Et en fait j'aimerais surtout que les voisins n'appellent pas les flics parce qu'ils pensent que l'étrange type célibataire du loft coupe des filles en cubes à la nuit tombée. » Il s'enfonce un peu plus dans le sofa. Finit son verre. « Je tiens à garder mes activités secrètes. » Creepy guy, right ? You're a fuckin nightmare Costello, when you drink a little too much.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mer 24 Juin - 17:36



If you must fight,
Fight with yourself and your thoughts in the night
If you must work,
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@keatonhenson

« Tu pourrais presque m'attendrir Riggins.  » Elle aurait été debout qu'elle aurait trébuchée. A la surprise de ces quelques mots. Insignifiants pour certains. Mais pas tant pour elle. Parce que personne n'a jamais été attendri par la jeune femme. Enfin c'est ce qu'elle pense. Elle ne pense pas être attendrissante. Mais la maladresse la rend tout de même ainsi. Alors que sa maladresse, elle voit plutôt cela comme un fardeau. Bien qu'elle y soit habituée depuis. Par manque d'autres choix. Est-ce si difficile de croire que ce petit bout de femme puisse être attendrissante ? Pas tant que ça quand on y pense. Et si Liv Riggins était elle aussi un vrai mashmallow ? You never thought of that don't you ? Elle se contente de sourire. Encore.ddd « Le romantisme, c'est nul. Je suis plus cuir, moustache et fouet. Surtout fouet.  » Elle hausse les sourcils à son air sérieux et son regard fixe posé sur elle. Elle aurait pu y croire pendant quelques secondes. Peut-être même prendre peur. Mais il casse son air sérieux et elle en rigole de plus belle. Elle commencerait presque à attraper un point de côté. Depuis quand n'a t-elle pas rit autant ? Cela fait tellement du bien, un bien fou. Pour la première fois depuis bien longtemps, ça lui manque. Ça. Lui. Lui et elle. Dans la même pièce. C'est étrange. Mais agréable. Inattendu mais bienvenu. Bon dieu, ce qu'il lui avait manqué. Mais soudain, elle a peur que ce ne soit pas totalement la vérité. Que ce ne soit pas lui qui lui manque tellement. Si c'était à moitié vrai. Milo lui manque. Ou peut être juste l'idée qui lui reste de lui ? Mais Sam n'est pas Milo. Milo n'est pas Sam. Sam lui a manqué aussi. Aussi excentrique que ça paraisse. Mais pas pour les mêmes raisons. Pour des raisons qu'elle a du mal à définir à vrai dire. Parfois elle se dit qu'il est le plus proche de ce qu'ils avaient et qu'elle pourrait le retrouver avec lui. Mais elle se ravise en pensant que ce n'est peut-être pas sain. Qu'il pourrait mal le prendre. Que ça ne pourrait même pas marché. Que c'est impossible au fond. Il est différent. And the way of she feels about him is very different too. Strong, but different. « Hm, je sais que mon charme est légendaire, mais je ne sais pas si c'est toujours vrai.  » And suddenly, it's like he was reading in her mind. « Toujours est-il qu'à une époque... On m'a dit qu'une certaine blonde fondait pour Costello le marshmallow, oui.  » He knows. Mais cela ne la surprend qu'à moitié. Après tout, c'était si évident pour les personnes matures qu'ils sont aujourd'hui. Elle pensait être totalement de marbre à l'époque alors que c'était si transparent. Est-ce que tout le monde était au courant ? Pratiquement. Pendant quelques secondes elle reste sans voix. Ne sachant pas vraiment quoi répondre. Prise la main dans le sac. Elle ne pensait pas qu'un jour tout ceci ressortirait des placards. Ou du moins, elle ne pensait pas qu'il y ferait référence. Mais elle aurait du s'y attendre. C'est une carte à jouer. A sa place elle n'aurait pas hésité non plus. Alors elle reprend ces esprits. Aborde un air sur d'elle pour cacher sa gêne d'adolescente. « Oh, sérieusement ? On se demande bien pourquoi.  » Tu es déjà grillée Riggins et tu t'enfonces. Elle espère brusquement ne pas avoir été vexante. Elle ne le pensait pas de cette manière. Mais encore une fois, Liv la maladroite a frappé. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, Sam met à l'aise Bucky, à leur côté sur le sofa. Drôle, intelligent, mignon et bienveillant envers Bucky. Ceci commence à devenir dangereux. Elle ne remarque même pas de quel film il s'agit. Jusqu'à ce qu'il ajoute quelque chose. « Sache une chose Riggins. Si tu cries. Je ruine ta réputation. Et tout Auckland saura que tu es une poule mouillée. » Il ne vient pas de faire ça. Des zombies ? Bon, ça devrait aller. Les zombies elle aime bien ça. C'est mieux que le reste. Mais ça ne l'empêche pas de sursauter quand même et elle espère que ça n'arrivera pas. Pas devant lui, pas ce soir, pitié. Sûre de toi, sûre de toi qu'elle se répète. Ce n'est pas le moment de flancher Riggins, pas le moment. Depuis qu'il remit l'histoire du crush sur la table, elle est perdue, déstabilisée. Ce n'est pas quelque chose qui lui arrive souvent à vrai dire. Comme perdre le contrôle. Autrement dit. Tout ce qui lui fait un peu peur. Pourtant, à ces côtés, elle a du mal à avoir peur. Ou du moins, c'est une peur différente. Une peur qu'elle préfère cacher. Une chance que les lumières soient éteintes, se cacher devient facile. « Et en fait j'aimerais surtout que les voisins n'appellent pas les flics parce qu'ils pensent que l'étrange type célibataire du loft coupe des filles en cubes à la nuit tombée (…) Je tiens à garder mes activités secrètes. » Pourquoi Sam arrive à rendre des choses aussi horribles aussi… cocasse. N'allons pas nous mouiller sur un autre adjectif. « Espérons donc que je t'attendrisse assez pour ne pas subir le même sort ! » Pas que cela soit son intention. Pas qu'elle veuille insinuer quoique ce soit. Mon dieu faites qu'il ne pense pas qu'elle insinue quoique ce soit. Elle s'enfonce un peu plus dans le canapé, un peu comme à l'image de sa situation à l'instant. Elle tente de ne pas le regarder. Pour ne pas rendre tout ceci plus gênant. Elle se sent sacrément conne. Soyons vulgaires mais francs. Conne d'avoir sorti une chose pareille, conne de n'appuyer qu'une seule chose. Ce petit béguin est toujours là quelque part et elle ne sait pas comment l'aborder. Elle n'est même pas certaine qu'il soit pertinent. Un peu comme sa vie. Mais entre nous, ou se trouve la pertinence ?

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Mer 24 Juin - 21:02



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Il n'arrive pas à être sérieux. Il ne sait pas trop pourquoi. Il aimerait mettre ça sur le compte de l'alcool. Ce serait tellement plus simple. Mais il y a plus qu'un peu d'éthanol dans le système, pour justifier ses propos dérisoires. Peut-être qu'il ne veut juste pas être sérieux. Parce que y'a rien de bon à se montrer un peu trop strict, pas vrai ? Puis, c'est tellement plus simple de faire comme si on pouvait rire de tout. Est-ce réellement le cas ? Peut-être pas. Mais Costello tourne tout à la dérision, à commencer par lui-même. Juste pour la voir sourire. L'entendre rire. Il a gagné sa soirée, un peu plus quand il la voit se marrer. Ça lui semble si enfantin. Si facile, avec elle. Presque trop parfait pour que ce soit réel. Cette soirée pizza. Cette soirée film. Il vient de la retrouver. Ils ne se sont pas réellement parlés depuis des années. Et voilà qu'ils agissent comme si toutes ces années n'étaient pas passées. Comme si cela n'avait été qu'une pause pour grandir, pour mûrir, avant de continuer sur la même relation. La même, vraiment ? Les doutes s'imposent. Les questions s'intègrent. C'est dur de l'imaginer. Après tout, comment serait-ce possible ? Ils ne sont eux-mêmes plus les mêmes. Deux nouveaux personnages. Une relation remise au goût du jour pour résultat. Si ce soir est un aperçu, Sam est loin d'être déçu. Mais nouveau, ça ne signifie pas jeter le passé aux oubliettes, loin de là. Il y tient, à ce passé. C'est la seule chose qui les relie encore à Milo. Et même si ça fait mal, faut pas oublier. Juste pour lui. Et puisque ce passé ne se résume pas qu'au plus jeune des frères Costello, Sam s'en sert. Notamment cette histoire de crush qui, il le savait, lui servirait à un moment ou à un autre. Ce moment, il est venu. Et elle n'a pas l'air très à l'aise d'en entendre parler, malgré ce qu'elle prétend. « Oh, sérieusement ? On se demande bien pourquoi.  »  Il rit un peu, secoue la tête. Des mots qui sont loin de l'atteindre, car dans cette même lignée de leur bêtise commune. Rire et sortir des conneries, en continu. Enfin, il croit que c'est le cas. Tant pis. Il est déjà passé à autre chose, alors qu'il s'occupe de faire une place pour Bucky. Lui aussi, c'est son invité. Et Sam, il aime les chiens. Du moins, il aimait beaucoup Durden, avant que Lucy ne décide de le garder pour elle. Il a bataillé, mais il a perdu, et accepté de laisser le pauvre animal chez son ex-fiancée. Ce trop plein d'affection pour son propre chien, il le déverse sur Bucky, qui, il faut le dire, s'est montré adorable depuis le début de la soirée, à les subir tous les deux. Les lumières éteintes, Sam revient se laisser tomber dans le sofa, juste à côté d'elle. Pour voir le film qui commence. Des zombies, du sang, des boyaux, une ou deux blondes écervelées avec des gros seins. Well. Un bon navet, de toute évidence, mais il en rit d'avance. Il n'est pas trop films d'horreur normalement. Il a la sainte horreur de sursauter, et il est un peu parano sur les bords quand il entend des bruits. Et pour le coup, il se dit que si c'est lui qui sursaute comme une fillette, il va avoir l'air fin. Qu'importe. Le film est lancé. Hors de question de revenir en arrière et de se dégonfler. Et pour faire passer le générique de début, il ne trouve rien de mieux que de lancer une ou deux remarques franchement douteuses. Again, that was damn creepy, boy. Mais c'est le genre de remarques qui semble passer avec Liv. Alors, même s'il se sent un peu bête après coup, il en sourit. « Espérons donc que je t'attendrisse assez pour ne pas subir le même sort ! » Il la regarde. Elle est là. Juste à côté de lui. Épaule contre épaule. Il sourit toujours, secoue doucement la tête. « Tu crains rien, mon congélateur déborde déjà des dix précédentes filles. » Il l'observe toujours. Peut-être qu'il devrait se détourner. Se plonger dans le film. Mais rien n'y fait. Il la regarde, comme ça, sans gêne, aucune. Ça ne se fait pas. Peut-être qu'elle va mal le prendre. Il ne peut pas s'en empêcher. Son sourire s'adoucit avec son humeur. Il reprend la parole, un peu plus doucement. « Et entre nous, t'es trop mignonne pour être coupée en cubes. » Il ne sait pas pourquoi il a dit ça. Et pire encore, il ne sait pas pourquoi il n'arrive pas à regretter ses paroles. Il se sent bête, une fois de plus. Mais son expression ne le trahit pas. Ses yeux glissent de ceux de la jeune femme à ses lèvres, lentement. Quelques maigres secondes, ils s'y attardent. Ce serait si simple. S'avancer. Se pencher un peu en avant. Tout remettre en question, comme ça, d'un geste, d'une erreur peut-être. La fragilité de leur existence, résumée à ce simple fait. Il s'y attarde. Jusqu'à ce qu'on sonne à la porte, et qu'il se détourne pour rejoindre l'entrée. Pourquoi ? Pourquoi t'as fait ça Sam ? T'es complètement débile ou quoi ? Il secoue la tête un peu désespérément la porte, récupère les pizzas et donne l'argent au livreur qui repart aussitôt. « Damn. Ça sent bon. » Ou comment changer de sujet, par Sam Costello. Il rapporte la pizza, deux verres et de quoi boire jusqu'à la table, y pose le tout et se réinstalle. Il fait mine de s'intéresser au film. Comme si rien ne s'était passé. Really Sam ?

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Jeu 25 Juin - 18:12



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Des flashs de lumières illumine la pièce par moment. Des ombres jouent sur leurs visages, sur le sien. Des images sont en mouvement sur la télévision en face d'elle. Seulement, son regard est soudainement loin. Ces images font partie intégrantes du décor auquel elle ne s'attarde pas spécialement. Liv a de gros problèmes de concentration. Alors parfois, les films, elle les regarde en trois fois. Si ce n'est pas plus. Pour se concentrer, il faut qu'elle se concentre. Et la concentration ce n'est pas son fort en dehors du travail et du surf. Elle est trop vite distraite par n'importe quoi. Les détails. Liv porte beaucoup trop d'attention aux détails qui l'entourent pour se focaliser sur une seule et unique chose. C'est son plus gros problème. Ça l'a toujours été. À l'école c'était son plus gros handicape déjà. Mais elle a fini par arriver à quelque chose quand même. La preuve. Elle a eu son diplôme, son permis, elle a réussi ses examens sans trop de difficultés. En dehors de la concentration bien entendu. Du coup, regarder un film en compagnie de quelqu'un d'autre, c'est deux fois plus compliqué pour elle. Elle ne peut pas s'empêcher de regarder cette personne, entendre sa respiration, observer les jets de lumières autour de la pièce, surveiller Bucky du coin de l'œil. Les détails, les petites choses simples, c'est si beau. « Tu crains rien, mon congélateur déborde déjà des dix précédentes filles. » Décidément. Costello en a dans le ventre. Il est coriace. Mais Liv, ça la fait rire. Tellement rire. Elle se met à penser que ça doit être un carnage. Parce qu'il l'observe et que Liv, elle n'est pas super fan de son rire. Elle se sent bête brusquement. Mais la vérité, c'est qu'elle s'en fout un peu. Elle ne soutient pas son regard. Parce que ça serait doublement gênant de voir sa réaction. « Et entre nous, t'es trop mignonne pour être coupée en cubes. » Seulement, à ces quelques mots, elle ne peut s'empêcher de tourner doucement la tête. Elle déglutit presque. Ravalant la fin de son rire, en essayant d'être le plus naturel possible. Mais ce n'est pas vraiment quelque chose qui se contrôle facilement. Sam vient d'admettre qu'elle était mignonne. Qu'est-ce que c'est censé vouloir dire ? Mignonne ? Comme une gamine de douze ans ou ? C'est une femme merde. Il ne doit surement pas parler d'elle. Bien sûr que si andouille. Y a que toi dans la pièce. Bucky, aide-la. Ne pas rougir. Ne montrer aucun signe troublant et honteux. Trop tard. À partir du moment où elle a tourné la tête, elle a grillé sa carte de sortie. Le coup de l'épaule, c'était peut-être trop déplacé. Bien sûr que non. Elle fait sans cesse cela à Cael et pourtant, c'est son cousin, son frère. Pourquoi elle réagit comme ça ? Elle a déjà rêvé d'un moment comme celui là. Il y a très longtemps certes. Mais, maintenant que ça lui arrive, elle réagit vraiment comme une gamine. À cette idée, elle reprend ces esprits. Lire entre les lignes, ça n'a jamais été son truc. Mais il se passe quelque chose. Un silence s'installe et son regard.. ce regard qui la détaille. Elle finit par faire pareil. Elle se rend alors compte de la proximité de leurs visages, de leurs corps même. Ces traits sont si nets d'ici. Rapidement, elle est sereine. Presque trop. Elle attend de voir ce qui va se passer, si ça se passe comme elle l'imagine à cet instant. Elle le sait. À tel point qu'elle prend peur. Afraid of being wrong and afraid of the fact that all of this was wrong. Puis, le karma entre en jeu. Comme à chaque fois. Il se matérialise en une sonnerie à la porte. Le livreur de pizza et là. Elle souffle un grand coup une fois que Sam se lève pour y répondre. De soulagement ? De frustration ? Un peu des deux, mélangé à de la profonde honte, pour y avoir cru une seule seconde et le vouloir encore. « Damn. Ça sent bon. » Elle sourit, pas à cette idée, plus pour faire bonne figure. Elle s'aperçoit aussi qu'elle n'a pas dit un mot depuis tout à l'heure. Pour ne pas qu'il pense qu'elle est muette, elle cogite. Histoire de trouver quoi dire. Mais rien de vient. Parler pour rien dire, ça craint. Mais si rien dire traduit son niveau de nervosité non justifié à l'heure actuelle, ce n'est pas mieux. Alors elle se force à sortir un truc bateau. Peu importe après tout. « En espérant qu'on se régale autant que ces zombies avec tous ces cerveaux. » Ne pas suivre le film ne t'empêche pas d'y faire référence. Toujours minutieux, il rapporte tout le nécessaire sur la table. Sam Costello, l'hôte parfait sous toutes les coutures. Comme de rien. L'incident d'il y a quelques minutes est totalement dissimulé. Aussi bien chez lui que chez elle. Du coup, elle s'y force. Mettons ça sur le coup de l'alcool. Bien qu'ils n'ont pas bu tant que cela encore. Liv s'avance au niveau de la table pour prendre une part de pizza à son tour. Mais elle ne calcule pas la bonne trajectoire et rien ne se passe comme prévu. La part de pizza vient rencontrer préalablement le t-shirt de Sam, ce qui lui vaut un mouvement d'avancement et c'est ainsi que la nourriture termine son ascension sur le sol. Elle ne pourra pas tomber plus bas. Un peu comme toi. Bucky se précipite sur eux, ou plutôt sur la part de pizza qui a procédé à une chute libre. « Ma maladresse ne connaît vraiment aucune limite.. Je suis désolé. » En soi, ce n'est pas grand choses. C'est comme si elle s'excusait pour autre chose. Comme si elle allait partir. L'idée lui effleure l'esprit. Elle se sent un peu mal à l'aise d'un coup. Mal à l'aise à cause de ses propres envies. Les battements de son cœur accélèrent. La jeune femme se relève lentement. Elle a réagi de manière impulsive, de manière exagérée. Elle perd un peu pied. Elle est en train de se dire qu'il doit flipper en la voyant comme ça. Ou alors il doit juste se demander ce qui lui prend. Elle vient juste de gâcher un simple et bon moment de calme, pas vrai ?

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Ven 26 Juin - 18:09



Is it over, or has it begun?
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@zolajesus

Peut-être qu'il est juste un peu perdu. Peut-être qu'il a juste besoin de repères. Mais est-ce que Liv est la personne la plus stable pour cela ? Il n'en sait rien. Il ne sait pas plus s'il veut l'entraîner là-dedans. Il ne sait rien de ses propres envies, en réalité. Il n'a pas l'habitude de chercher de l'aide chez les autres. C'est lui qui aide, normalement. Et normalement, même quand ça ne va pas tant, il préfère prétendre le contraire que d'embêter les autres avec ses propres problèmes. Tantôt pour faire taire la curiosité. Tantôt car il ne veut tout simplement pas en parler. Mais là. Ce soir. C'est différent ; pas que ce soit écrit sur son front, qu'il ne va pas si bien. Mais ça va faire un mois, un long mois qu'il est incapable de faire un pas en avant. Peut-être qu'il pense encore trop à elle. Peut-être que ça ira mieux dans une semaine, et même demain. Mais le temps lui semble long, quand la situation elle, paraît stagner. Il n'aime pas ça. Là, avec la jeune Riggins, c'est différent. Il se sent vivre, pour la première fois depuis un mois. Sûrement car il n'y a aucune prise de tête à l'horizon. Parce que, avec elle, tout semble si simple. Pourquoi, comment. Un millier de questions auxquelles  il n'a pas plus de réponses. Mais il se contente de laisser les choses se dérouler d'elles-mêmes. Et jusque là, c'est franchement pas mal. Vous vous en sortez bien. And this happens. Il la regarde. Sans vraiment réfléchir. La regarde, parce qu'il la trouve mignonne. Parce que la solitude lui monte un peu à la tête aussi, sûrement. Il détaille ses traits. Ses yeux. S'attarde sur ses lèvres, sans vraiment se rendre compte que ça ne se fait pas. Que son regard est plus insistant qu'il ne le voudrait. Quitte à être cramé. Elle l'a vu. Il s'en doute. Il le sait. Et il faut dire qu'elle ne fait rien pour aider. Elle ne recule même pas. Wait. What ? Il ne comprend pas. Il ne comprend pas pourquoi elle ne s'est pas déjà détournée. Éloignée. Pourquoi elle ne s'est pas juste plongée dans le film. Non, elle reste figée là un instant. Jusqu'à ce que l'on sonne à la porte, et qu'il se relève pour aller ouvrir au livreur. Il est un peu perturbé. Oui, il peut l'avouer, il ne s'y attendait pas. Il pensait qu'elle allait juste en revenir au film, et oublier ce petit incident. Un peu comme lui essaye de le faire en souriant, en récupérant la pizza et le reste pour l'amener sur la table. Comme si rien ne s'était passé. Il lance une remarque pour combler le vide. Vraiment Sam ? T'en as vraiment quelque chose à faire, de la pizza ? A vrai dire, non. Il s'en fiche, de la pizza. Son esprit, il est déjà ailleurs, malgré ce qu'il prétend. Son esprit, il est tourné sur ce qui s'est passé, ou aurait pu se passer quelques secondes plus tôt. Il se sent un peu bête. Se ramène plutôt avec la nourriture plutôt que de s'enfoncer. « En espérant qu'on se régale autant que ces zombies avec tous ces cerveaux. » Il sourit franchement, approuve silencieusement. Il la regarde, et finit juste par s'asseoir. Essaye de te concentrer sur le film. Essaye Costello. Il prend une grande inspiration, regarde brièvement les images qui défilent. Ça dégueule de mauvais acteurs et d'un jeu de rôle douteux, mais ça a l'air plutôt marrant. And this happens. Yes. Again. Mais cette fois, c'est pas tant de sa faute. Ni de celle de la part de pizza. C'est Liv. Liv et sa maladresse. Il regarde la pizza s'échouer sur son t-shirt. Glisser avec mollesse sur son jogging. Et finir par terre. Splash. Just like that. « Ma maladresse ne connaît vraiment aucune limite.. Je suis désolé. »  Bucky est déjà en train de manger les restes. Sam prend un temps de réflexion. Bien, c'était pas vraiment prévu. Il a composer avec, comme toujours. « Hm. C'est rien, t'inquiète. » Il sourit doucement, et lève le regard vers elle alors qu'elle se retrouve debout. Il arque un sourcil et se relève maladroitement à son tour. Elle n'a pas l'air bien. Et lui, il est tellement doué qu'il préfère s'éloigner. Attraper de quoi essuyer par terre. L'excuse. Il ferme brièvement les yeux et se rend jusqu'à l'évier pour détremper une serpillière. Il constate en même temps que son haut bleu chiné fait la tronche, avec la tache de sauce tomate et huiles en tout genre pour lui apporter un peu de couleur. Well. Il le retire, le laisse là sur le comptoir, et revient avec la serpillière vers les lieux de crime. Le temps de tirer légèrement le sofa vers l'arrière, et il est déjà là. Bucky a fait un travail presque impeccable. Mais laisser de la bave de chien au sol, c'est pas tant dans son délire. Alors il passe un bon coup par terre. « C'est rien. C'était qu'une pizza. Je vais bien, mon t-shirt un peu moins mais. C'est qu'un t-shirt. Who cares. » Il secoue un peu la tête. Tout prendre à la légère, comme d'habitude. Tout prendre à la légère pour ignorer ce stress là, qui lui colle à la peau depuis tout à l'heure. Du stress ? Faut croire. Il ne se sent pas bien, lui non plus. Et pourtant, il se sent parfaitement bien en même temps. Fucking paradox. Il se redresse. Lui accorde un autre sourire. Un peu plus ténu que les précédents. Le film n'a plus aucune importance, soudainement. Pas plus que la pizza, ni même ce brave Bucky. Encore moins le t-shirt bleu, ou même son jogging. Toutes ses pensées sont tournées vers elle, là. Vers elle, Liv Riggins. Il s'avance un peu. Timidement. Il hésite. Il ne devrait pas. C'est une erreur, pas vrai ? Sans doute. Mais les secondes s'égrainent, la réflexion s'éclipse avec sa conscience. La suite lui semble logique, automatique. Le tissu lui tombe des mains, lesquelles encadrent doucement le visage de la jeune femme. Ses lèvres rencontrent les siennes. Il ne pense plus à rien, rien sauf à elle. Sa vie à pile ou face, une fois de plus.

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Ven 26 Juin - 22:32



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@red

La jeune femme se trouve légèrement stupide. Elle aimerait en rire. Mais quelque chose semble coincé au creux de sa gorge, pour ne pas dire au creux de son cœur. Au moins Bucky est là pour rattraper les dégâts. Cet estomac sur patte est toujours d'une grande aide. Elle est ravie qu'il soit là ce soir, c'est une distraction en or. « Hm. C'est rien, t'inquiète. » Le voilà quelques minutes plus tard debout lui aussi. S'il voulait suivre le film tranquillement, il n'aurait pas dû l'inviter, elle. Les choses ne se déroulent jamais dans le calme plat avec Liv. Sa maladresse refait toujours surface à un moment ou à un autre. Certains trouvent ça mignon, d'autres trouvent cela agaçant. Disons plutôt qu'ils trouvent d'abord cela plutôt mignon et ensuite, avec le temps, ça agace. C'est toujours l'une de ces plus grandes craintes. S'il y a bien une chose qui peut faire tout foiré c'est ça. Les "c'est rien" se transforment vite en "ce n'est plus possible". Mais peut-être que cela ne vient juste pas que de sa maladresse. Peut être que c'est bien plus que cela. Puis dans le fond, cela résulte peut-être juste d'un problème de compatibilité. Liv a peut-être besoin de quelqu'un d'autant maladroit qu'elle. Si seulement c'était la solution. Puis ce n'est pas comme si on pouvait trouver des maladroits à chaque coin de rue. Quoique. Elle ne s'est jamais penchée sur la question. Sam finit par s'éloigner. Il va surement chercher à réparer ses conneries. Elle aurait aimé en faire autant, seulement ce n'est pas chez elle, elle ne peut pas faire grand-chose. Elle se sent inutile planter là et extrêmement idiote aussi. Mais ça, on l'aura compris. Il réapparait quelques minutes plus tard avec de quoi faire disparaître les preuves, mais également torse nu. On ne va pas se mentir, c'est ce qu'elle remarqua en premier. And that is your fault young lady, should I say bravo.. Elle recule, le laissant ainsi essuyer le sol. Un silence gênant plane, mais heureusement le jeune homme vient abrégé ses souffrances. « C'est rien. C'était qu'une pizza. Je vais bien, mon t-shirt un peu moins mais. C'est qu'un t-shirt. Who cares. »  Enfin à moitié. Son t-shirt risque de ne pas survivre à cette sauce à pizza.. T-shirt qui n'est plus sur sa peau, sa peau nue.. Elle détourne le regard. Pour faire mine de ne pas avoir remarqué, par respect ou juste pour elle. Pas que ça soit si désagréable à regarder. Bien au contraire. Mais cette barrière, c'est pour elle une protection. Il aurait pu se passer quelque chose pas vrai ? Mais il n'en est rien. Il s'est retiré. Signe que ceci est totalement hors contexte. Le temps d'une soirée, elle n'aura jamais autant vu le corps de son voisin. Pour tout dire, lui non plus. Et si celle-ci avait mal commencée, depuis le début. Si elle était pleine de sous-entendus. Elle se sent soudainement bête d'avoir accepté. Puis pas tellement. Encore un sacré paradoxe, par Liv Riggins. Car après tout, cette soirée est agréable. Sa compagnie est agréable. Elle l'apprécie. Elle ne sait juste pas comment se tenir, comment agir. Elle n'est régulièrement pas comme ceci. Si c'était de sa faute à lui. Sam détient un pouvoir sur elle qu'elle a du mal à comprendre. Qui la déconcerte. Mais qu'elle a surtout du mal à contrer. Il s'est passé tellement de choses en douze ans. Mais aujourd'hui, elle se retrouve propulsé en arrière, avec lui. Quand il se redresse, elle reporte son regard sur lui. Elle le détaille. Son visage. Il n'a pratiquement pas changé. Certes, ses traits sont plus obscurcis par l'âge. Mais c'est toujours Sam et il est bien là. En face d'elle. Il sourit. Elle en fait de même. C'est tout ce qui compte. Parce que quand elle échange un sourire avec lui, ce qui se passe autour passe au second plan et c'est formidable de sourire à des gens qui font la même chose en retour. Le temps qu'elle pense à tout ça, le jeune homme s'est avancé. Il est dangereusement proche d'elle. La serpillère qu'il avait en main tombe au sol et elle s'attarde trop longtemps à observer sa chute. Du moins, dans son esprit, c'est ainsi qu'elle l'entreprend. Comme un ralenti. Ils sont tous les deux conscients à cet instant de la suite des évènements. Ou du moins, ils s'en font une idée. Liv est même prête pour cela, autant qu'elle en reste un peu surprise. Les mains de Sam sont délicatement pendues à son visage. Son touché est doux et rassurant. Il paraît tellement grand de cet angle là. Plus de dix centimètres les séparent. Elle se rapproche à son tour. D'un pas un peu hésitant, d'une timidité qu'on ne lui connaît pas. C'est différent avec lui. Il la connaît et cette partie-là l'effraie. Bien que ceci se présente aussi simple, pas mal de choses sont en jeu. Des choses qu'elle ne pourrait plus énuméré, hypnotisé par l'instant, elle vient à oublier où elle voulait en venir. Ses lèvres viennent enfin rencontrer les siennes. Les mains de la jeune femme glissent sur son torse, puis finissent par remonter à l'arrière de sa tête. S'il souhaite réfréner cet instant, ce baiser, revenir sur ces actes, elle lui laisse l'initiative. Puisqu'elle, elle en est bien incapable. Si ses lèvres n'étaient pas occupées à faire autre chose, elles seraient étirées jusqu'à ses oreilles. And now she can said that, she is happy. For a second, she is right where she's supposed to be. Or at least it's what she thinks. Hoping that he feels the same way.

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if i find some way out, then i will stay, with heart split two ways down, like tears down my face. we'll find our way out, without a map just our hearts and when we get out we'll topple off your house of cards.


Dernière édition par Liv Riggins le Dim 28 Juin - 13:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Dim 28 Juin - 11:09



You were all just perfect little satellites
Spinning round and round this broken earthly life

@sarabareilles

C'est dingue comme sensation. C'est effrayant. Clairement, ça en vient à lui faire peur, s'il y pense de trop. Déconcerté par la fragilité de leur existence. Un simple geste pour tout remettre en question, de a à z. Deux vies remises en question juste comme ça, pour une envie soudaine, et peut-être passagère. Ça lui rappelle un peu plus à quel point la vie, c'est pas juste un grand jeu de hasard. Qu'ils ont aussi leur part, dans le malheur, comme le bonheur qui leur tombe dessus, ici et là. On a tendance à remettre la faute sur la fortune, quand quelque chose ne se passe pas comme prévu. Là, il n'y aura personne à accuser, pas même elle. C'est lui qui déraille. Lui qui espère. Lui qui agit. C'est lui le fautif. Et le pire, c'est qu'il en a conscience. Il le sait, intérieurement, que ça va tout changer, et que demain et les jours d'après, rien ne sera plus jamais pareil. Ça l'inquiète. Ça l'effraie. Pourtant, il est bien là. Il ne va nulle part, les mains posées contre le visage de la jeune femme. Il la détaille. Retrace dans son esprit les traits de son visage. De la couleur de ses yeux à celle de ses cheveux. De la forme de son nez à celle de ses lèvres. Ses lèvres. Il s'y attarde. Hésite un peu, mais pas vraiment. Comme figé dans l'instant. Tout lui semble si simple, avec elle. Et pourtant, si compliqué à la fois. De ne pas vraiment savoir comment s'y prendre. Ce qui est bien, ce qui est mal. Douze ans qu'ils se connaissent. Il n'avait jamais envisagé que les choses dérapent comme ça. Pourtant, ce n'est qu'une question de secondes, avant que ses lèvres ne trouvent les siennes. Qu'il l'embrasse, comme ça, comme si c'était normal. La situation n'a rien de normale. But still, it feels right. Ça ne devrait pas, pas vrai ? Il devrait se sentir mal. Vis-à-vis de Milo. Vis-à-vis d'eux. Il n'y arrive pas. Peut-être parce que, ce qui se passe, il en avait besoin, quelque part. Pour se sentir mieux. Pour se rassurer. Pour se dire que oui, il y a bien une vie, après Lucy. Mais est-ce que cela fait de lui un con, un égoïste, de ne penser que dans ce sens là ? Il serait tenté de dire oui. Mais quelque part, non. Parce que ce qui se passe, il l'a voulu. Et il le sait, ils le savent tous les deux, à ses yeux, Liv n'a jamais été n'importe qui. Non, rien de tout cela n'était prémédité. Il aime croire que tout cela est dû au hasard. Et pourquoi pas même au destin ; c'est vrai, quelle était la probabilité qu'ils tombent l'un sur l'autre à la plage, à cette heure-ci ? Il aurait très bien pu décider d'aller ailleurs. Ou de marcher dans la direction opposée. Il aurait pu s'écouter et quitter la plage dix minutes plus tôt. Elle aurait pu ne pas aller promener Bucky sur cette plage ce soir là. It's like it was meant to be. Il finit par se reculer un peu. Rouvrir les yeux pour la regarder. Il reste proche, là, son front contre le sien. Il aime bien sentir ses mains contre sa nuque. Il aime bien la garder proche, là, même si c'est totalement inédit tout ça. « Oups. » Murmure-t-il. Ce n'est pas vraiment de l'ironie. Quoique. Il ne sait pas pour elle, mais lui, il ne regrette pas une seule seconde ce qui vient de se passer. Il regrettera peut-être demain, si ça a contribué à envoyer en l'air une autre relation à peu près stable avec quelqu'un qu'il apprécie sincèrement. Mais pour l'instant, ce n'est pas le cas. Il appréhende juste qu'elle le prenne mal, et qu'elle décide de prendre la fuite. « Je suis désolé, c'était un peu. Enfin c'était pas prévu – prémédité. Pas du tout. » Il regarde un peu ailleurs. Pourquoi être gêné ? Il n'en sait rien. Peut-être parce que c'est Riggins. Et qu'elle est si importante pour lui que ce serait vraiment bête de la perdre pour une petite erreur. Mais c'est le jeu, Sam, tu te souviens ? Et des fois, faut juste accepter de perdre. « C'est pas le moment où t'es censée me gifler ? Non vraiment, je le prendrai pas mal, vas-y. » Il sourit un peu. Doucement. Tout prendre à la rigolade, partie deux. Parce que Sam, quand il stresse, il ne fait pas mieux que de sortir tout un tas de petits conneries insignifiantes. Et depuis tout à l'heure, il stresse, parce qu'elle est là, et qu'il l'apprécie peut-être un peu trop. Un simple geste pour tout remettre en question, Sam, tu te souviens ?

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MessageSujet: Re: did you see the flares in the sky ❖ (costings)   Dim 28 Juin - 16:09



Tell me
It troubles your mind
Like it troubles mine

@racing glaciers

Ce baiser est si naturel que la jeune femme ne peut s'empêcher de se demander si c'est réellement la première fois que cela arrive. Elle s'en souviendrait, c'est certain. Mais, son touché, son odeur, quelque chose de déjà-vu plane, quelque chose de rassurant, like home. Peut être qu'elle se fait des idées. C'est l'adrénaline, tout ce qui se passe dans son corps qui lui fait penser à n'importe quoi, ou à vrai dire, à rien du tout. Juste l'instant. L'instant dont elle ne niera pas avoir rêvé il y a tant d'année. L'instant qu'elle n'aurait jamais pensé réel. Et c'est soudain étrange de se raccrocher à cela. Kind of creepy. Pas qu'elle est passée sa vie à l'attendre. Loin de là. Elle n'aurait jamais pensé à faire une chose pareille. Pour elle, c'était le genre de combat perdu d'avance. Puis tout a commencé par une amourette d'adolescente, rien de plus, et nous savons tous comment celles-ci se terminent. C'est donc peut être pas si mal que cela, que ceci, ne se déclare que maintenant. Peut être qu'ils ont eu le temps de faire des conneries et que désormais ça ne sera plus le cas. Ou alors, c'est juste reculer pour mieux sauter. Peut être même que ceci est la pire idée qu'ils puissent avoir. Si c'était le cas ? Et si cela ne l'était pas ? S'il n'y avait qu'une manière de le savoir vraiment ? Si c'était quitte ou double ? Il finit par se détacher un peu, sans pour autant finir au bout de la pièce. C'est bon signe. « Oups. » Front contre front. Elle rigole. Visiblement, elle ne s'attendait pas à cela elle non plus. Il finit par s'excuser. « Je suis désolé, c'était un peu. Enfin c'était pas prévu – prémédité. Pas du tout. » Une excuse non nécessaire. Enfin, n'est-ce pas ? Elle est consciente du fait que rien de tout ça n'a été prémédité. Liv ne voit pas Sam comme le garçon qui l'a ramené chez lui dans un seul but. Non. Loin de là. Mais c'est peut être cette confiance aveugle en lui qui la perdra un jour. « Face à nos têtes d'ahuris, je pense que sur ce point-là, c'est plutôt évident. » Elle sourit, pour dédramatiser la situation. Elle a soudain peur qu'il regrette. Et aussitôt, elle aussi. Peut être qu'il s'est ravisé à la minute ou leurs lèvres se sont touchées. Peut être que c'est juste parce qu'il l'a vu planter là, mal pour un pauvre bout de pizza et qu'il s'est dit que c'était une manière comme une autre de la calmer. Certes, cela a plutôt bien marché. But that's not the point. Elle baisse le regard. L'évite un instant. « C'est pas le moment où t'es censée me gifler ? Non vraiment, je le prendrai pas mal, vas-y. » Elle ne sait pas trop quoi répondre à cela. Le gifler ? Jamais cela ne lui serait venu à l'esprit. Elle sourit, encore, pour changer. Redresse le regard. Il fait une tête de plus qu'elle est ceci est impressionnant vu d'ici. Elle aimerait être un peu plus grande. Elle se hisse d'ailleurs sur la pointe des pieds. Pas dans l'optique de le gifler, mais pour l'embrasser, une seconde fois. De son propre chef cette fois ci. De sa propre initiative. Ce qui répond indirectement à la question qu'il se pose. Cependant, au bout de quelques secondes, elle a bien du mal à tenir en équilibre. Elle trébuche. Mais c'était sans compter sur le jeune italien plein de ressources, il la rattrape, en plaçant ses mains au creux de son dos, et une nouvelle fois il réduit l'espace beaucoup trop grand entre leurs bouches. Elle sourit malgré tout, malgré qu'elles soient collées. Sans pouvoir s'en empêcher. Sa maladresse viendra à bout de tout, même des moments comme celui-ci. Parfois, elle de demande comment c'est possible, comment peut-elle assurer sur une planche de surf, à des mètres de profondeur, mais pas sur la terre ferme. Peut être que la solution est simple, peut être que c'est dû au fait qu'ici, elle n'est pas réellement à l'aise, alors que dans l'eau, rien de n'arrête. Elle s'accroche de nouveau à lui, par sécurité autant que par envie. Ses mains contre sa peau nue. Elle a une longueur d'avance sur lui. En partant du principe que le coup de la pizza, n'a rien d'un coup monté. Elle recule son visage du sien et en le regardant droit rapidement. « Frapper les autres, c'est pas mon truc, je suis une grande pacifiste Costello. » L'humour, c'est important pour elle. C'est une seconde carapace et avec lui, ça fait partie du jeu. Ce qui est deux fois plus apaisant. Elle sait que c'est ce qui le rapproche, ce qui rend tout ceci aussi simple. Quoi qu'il se passe. Ils en rigoleront. Enfin, ce dernier point, c'est ce qu'elle s'obstine à se dire à elle-même. Elle n'est pas certaine de cela et elle n'est pas certaine de savoir comment réagir si ce n'est pas le cas.

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did you see the flares in the sky ❖ (costings)

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